KIFFA

6102009

A propos de l’attribution des terrains

 

Kiffa, capitale de l’Assaba, a connu un accroissement rapide de sa population au cours des dix dernières années, en raison essentiellement de l’exode rurale qui a profondément bouleversé la vie des populations nomades, les obligeant à se sédentariser autour des grands centres urbains.

En ma qualité de natif de Kiffa (Ghadima), je ne peux rester indifférent face à certaines attributions de terrains insolites, et parfois contraire au respect des valeurs islamiques. Il s’agit de ces attributions faites sur d’anciens cimetières, avec leurs tombeaux, et sur lesquels les nouveaux propriétaires ont édifié des murs (voir à côté de l’ancien Château d’eau). Beaucoup d’édifices publics également n’ont pas échappé à la boulimie des administrateurs. Le domaine de l’Etat a ainsi été bradé, comme c’est le cas devant le portail du service météo, relevant de l’Asecna de Kiffa, aux alentours de l’ancien Palais de justice, côté ouest du mur du dispensaire de Ghadima, côté est de l’hôtel de ville….Toute cette anarchie est le fait des différents administrateurs (Walis et Hakems) qui ont servi tour à tour à Kiffa. Pourtant, ils ont tous passé service à leurs remplaçants sans jamais été inquiétés, au vu et au su de tous. Mieux, quelques uns parmi eux ont même été gratifiés de postes plus importants dans la haute administration, comme Ministre, Wali ou Hakem dans des centres plus importants, ambassadeurs…

Incroyable mais vrai, il existe un désordre sans précédent dans la gestion du patrimoine foncier régional. La subdivision des Travaux Publics pouvait au moins éclairer ces responsables administratifs (Wali et Hakem) quant à l’application stricte du schéma de développement urbain établi en 1989 par le Ministère de l’Equipement sur financement de la coopération française.

N’oublions pas aussi que l’ensemble de l’autorité administrative est ampliataire des textes régissant le patrimoine foncier, tels l’ordonnance 87/289 du 7 octobre 1987, l’Arrêté R-018 du 26 janvier 1987 et l’ordonnance 89/012/CMSN.

A cela s’ajoute le phénomène des doubles, triples ou quadruples emplois, ces terrains attribués à plusieurs personnes à la fois et qui entraînent bagarres, litiges fonciers et recours interminables devant les juridictions.

A Kiffa, tout au long de la route de l’Espoir, certaines concessions empiètent carrément sur l’emprise de la voie, au mépris des dangers sur la sécurité publique. Parfois, la rue et les espaces vitales sont considérées comme places vacantes.
La restructuration de la ville de Kiffa s’impose dans les plus brefs délais. Il faut revoir la restructuration des quartiers, reprendre les études du plan de cadastre, revoir l’implantation des bornes et l’aménagement de la Bat’ha.

Fouad Barrada Aziz

CP/Kiffa

Source : barrada.unblog.fr




KIFFA:

6102009

L’indifférence de la Commune centrale

Carrefour d’échanges entre le Mali, les deux Hodhs, le Tagant et le Guidimagha, deuxième ville la plus peuplée de Mauritanie, Kiffa à l’instar des autres grandes mégapoles du pays continue de connaître les effets de la mal gouvernance locale et de la gabegie qui ont plongé le pays dans une longue période de gaspillage de ses ressources.
C’est bien dommage pour les familles de Kiffa qui on gardé ainsi des noms Songhaï, Wolof, Sérères, Bambara, léguant à ce bastion de la coloniale un melting-pot culturel qui fait toute sa fierté.

Disons haut et fort que Kiffa est envahie par les ordures et les eaux usées, respire la saleté et dégage une puanteur nauséabonde qui donne au voyageur de passage l’envie de déguerpir plutôt que de s’y attarder. D’une manière générale, la ville est devenue une véritable porcherie où se chevauchent des tacots poussifs et des hangars délabrés jetés ça et là, pêle-mêle au bord des artères. Les amoncellements de détritus et l’écoulement putride des flaques d’eau obligent les habitants à se boucher le nez en permanence pour ne pas vomir, devant l’indifférence des autorités municipales plus promptes à collecter les taxes qu’à soulager les populations. La nuit, c’est l’enfer pour les habitants de la Ghadima (derrière le dispensaire côté ouest en allant vers le marché). C’est le moment où le vent du soir soufflant répand sur ce vieux quartier les odeurs fétides. Monsieur le Maire est souvent absent, et on a l’impression qu’il préfère respirer la brise de l’océan à Nouakchott qu’à partager les souffrances de se administrés.
Camions et bennes de la Commune sont sur calle depuis fort longtemps, ainsi que le chargeur de l’Inspection régionale du Développement Rural, en panne lui aussi depuis belle lurette. C’est comme si le chapitre budget de fonctionnement de la ville de Kiffa n’existe pas. L’autorité en charge de l’Exécutif au niveau régionale, représentée par le Wali et le Hakem ne cherchent pas de solution pour leur région et sa capitale, ne serait-ce que définir avec les autorités municipales les solutions pour améliorer le bien-être des populations et mettre un terme à l’absentéisme chronique du Maire central.

A Kiffa, ce que l’on voit, ce sont des bicoques délabrées, des animaux qu’on abat ici et là, laissant des flaques de sang et de restes d’animaux qui pourrissent à même les rues, des excréments partout, des sabots et cornes qui viennent se mélanger aux mauvaises odeurs non loin de la principale route, celle de l’Espoir par laquelle passent des milliers de voyageurs en provenance d’Europe ou de l’Afrique profonde. Se mêlent à tout cela, les huiles de vidanges des garages mécaniques installés dans la plus grande anarchie, des carcasses de voiture qui jonchent les grandes artères de Ghadima, Jedida, Toueimirit, la gare….On butte sur des montages d’ordures où se rencontrent sachets en plastic, os récurés, sandales usés, vieux boubous rapiécés, canettes de boisson rouillées, bidons, chiffons, cartons…Et ça s’entasse, s’entasse devant l’indifférence de tous, des autorités comme des populations incapables de s’organiser pour nettoyer leur quartier.

Fouad Barrada Aziz

CP/Kiffa




Rosso ville sinistrée

9092009

 

 La ville est littéralement sinistrée : à 70% dans certains quartiers et à 90 % dans d’autres comme à Sattara. Les secours commencent à arriver. De Nouakchott  20 éléments des sapeurs pompiers  sont venus  avec deux ambulances, un camion citerne et deux motopompes. La délégation  régionale de l’agriculture a apporté une contribution de tailles avec cinq motopompes de deux cylindres. 

Samedi 29 août : Dans l’après midi une importante délégation est venue de Nouakchott pour rendre visite aux sinistrés. Outre le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, il ya avait les ministres de l’hydraulique, de l’artisanat du commerce et du tourisme, de l’équipement, du développement rural et les commissaires aux droits de l’homme et à la sécurité alimentaire. 

D’ores et déjà les autorités ont reçu 50 tonnes de blé, 50 T de riz, 10 T de sucre, 5 T d’huile, 12 T de poulet et 300 kits (tentes et  divers matériels) pour les distribuer aux populations sinistrées. 

Deux jours après ces pluies diluviennes, les rossossois craignent le pire. Les fosses septiques sont pleines et se déversent dans les rues ; des rues transformées en fleuves où se mêlent allègrement toutes les saletés de la ville. Et il faut pourtant circuler Il faut nécessairement circuler dans les rues transformées en fleuves dans cet immense cloaque où l’on retrouve toutes les saletés imaginables. Les rossossois scrutent le ciel et sont inquiets. Les stratus, cumulus et autres nuages qui se forment dans le ciel n’inspirent guère confiance. 

Quarante huit heures après les premières pluies les autorités administratives continuent à tenir des réunions. Si le wali mouçaïd Mohamed Abdallahi Ould Leghnim est prompt à donner des informations à la presse, il faut dire qu’il y a un déficit de communication, ce qui donne aux populations l’impression d’être abandonnées à leur sort.  Il faudrait sans doute instituer un point de presse hebdomadaire pour obliger  les autorités à rendre compte – et régulièrement – de la gestion des affaires publiques. 

  

Mercredi 2 septembre : les journalistes de la presse locale sont appelés à l’hôtel de ville par le maire qui dot faire le point de la situation. Ils attendront en vain pendant plus de deux heures. Le maire a fait faux bond parce qu’il recevait le ministre du commerce de l’artisanat et du tourisme. Un ressortissant de la ville qui venait sur pace pour la seconde fois en quelques jours. Le maire sans doute débordé n’aura pas le réflexe d’informer la presse. La délégation ministérielle terminera sa visite par la station de pompage située près du fleuve où sont concentrées les motopompes. 

Jeudi 3 septembre : le nouveau quartier de ‘Sept’ grouille de monde.  Des femmes se bousculent sur le bord de la route et les gardes matraque à la main essaient de les contenir. Plus loin il y a affluence prés des ambulances du SAMU social de Rosso ; l’incontournable  colonel Sow, son mégaphone à la main s’égosille pour mettre de l’ordre. De l’autre côté de la route deux camions sont chargées de vivres. A proximité de ces camions d’autres vivres sont disposés ostensiblement : c’est une partie du don du sénateur. 100 sacs de riz (5 Tonnes), 100 sacs de sucre, 50 sacs de lait en poudre, 100 bidons d’huile (1000 litres), 100 nattes, 100 couvertures et 100 moustiquaires. 

Beaucoup de personnes sont venues de la ville et des environs dans l’espoir de recevoir une partie de l’aide aux sinistrés ; mais il faut être recensé et là c’est le désordre le plus inimaginable. Pourtant c’était simple de recenser les déplacés à partir des points de ramassage ou au fur et à mesures qu’ils débarquaient à ‘Sept’. Une semaine après les pluies diluviennes, les autorités administratives malgré leur agitation sont encore dans l’improvisation. L’organisation des secours est nulle et le chef de l’exécutif régional  a fait dans la langue de bois en tentant sur une chaîne de télévision étrangère de minimiser l’ampleur des dégâts. 

Des ratés dans l’organisation des secours 

Pendant que le don du sénateur était réceptionné par les autorités, des femmes protestaient vivement et se plaignaient après plusieurs jours sur place de n’être pas recensées et de n’avoir rien reçu. Le wali mouçaid à qui des journalistes demandaient d’écouter ces femmes a précisé que ce n’était pas possible de satisfaire tout le monde et que de manière générale, les familles se divisaient en deux ou trois groupes pour recevoir des quantités de vivres supplémentaires. 

En ville les motopompes étaient concentrées vers le fleuve. Mais la priorité était ailleurs. Car avec la baisse du niveau du canal, il était désormais plus urgent d’aller ans les quartiers inondés pour pomper l’eau et sécuriser les habitations. Mais il se trouve que  de manière générale les autorités administratives ne connaissent pas la ville. Elles ne connaissent que la ‘ville légale’ c’est-à-dire le quartier administratif.  Le wali, ses adjoints et certainement le hakem ne connaissent sans doute ni ‘garage Bedioura’ ni ‘sem’at rakkal’ ou ‘boutique Ould Moïssa’ et ‘boutique zaawiya’,  encore moins ‘dar Hanana’ ou ‘angal niakh’, des  coins  pourtant familiers à tous les  rossossois  bon teint. Dans ces conditions on ne peut pas raisonnablement attendre beaucoup de ces autorités dont certaines passent le plus clair de leur temps à se tourner les pouces dans des bureaux climatisés de la wilaya. Quant au maire, sa formation de militaire et de médecin fait qu’il est plus proche du peuple mais il ne peut rien faire avec des moyens dérisoires. Beaucoup de résidents sont très remontés contre lui, en oubliant par exemple que le SAMU social qui joue un rôle considérable est son œuvre. 

Il y a quelques jours nous écrivions dans ces colonnes qu’à Rosso ‘en matière d’assainissement, c’est sans doute la 25ème heure, c’est-à-dire l’heure à laquelle même l’arrivée d’un messie ne pourrait rien changer.’  (La Tribune N° 464 du 17 août 2009, page 6). Une semaine après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville le problème d’assainissement se pose ;  les risques d’épidémie sont grands. Dans une ville transformée en immense cloaque, toutes sortes de maladies peuvent se développer. Le pire est donc à craindre. Et comme l’a rappelé le citoyen  Sidi Ould Brahim  au Premier ministre lors de sa visite sur les lieux, il s’agit de trouver une solution définitive à ce problème récurrent à Rosso. En effet il ne sert à rien de distribuer ponctuellement des couvertures et des vivres ; ce qu’il faut c’est faire en sorte que les populations soient à l’abri de ces catastrophes. Le maire qui a tenu son point de presse le samedi 5 août est conscient de cela. Espérons qu’au moment où se prépare l’atelier  sur l’élaboration du plan d développement local de la ville, toutes les leçons de cette catastrophe naturelle seront tirées. 

  

Djigo Aboubakry

La Tribune n° 466




ACTU/REGIONS

13072009

Guidimagha

Les démonstrations des candidats de l’opposition et  Les promesses d’Aziz pour le Guidimakha

 

 

Quatre des neufs prétendants au fauteuil présidentiel, malgré l’enclavement de la Wilaya en cette saison d’hivernage, ont foulé le sol de Selibabi cette semaine.

Mohamed Jemil Ould Mansour, candidat du parti Tawassoul, est le premier à ouvrir la brèche de la fièvre électorale. Vivement  accueilli le 05 juilletcourant par les fidèles et sympathisants de son parti, le patron de Tawassoul avait organisé à la place publique de l’hôtel de ville un meeting au cours duquel il a passé en revue les principaux axes de son programme électoral ; basé sur la religion musulmane comme foi et méthode. Ould Mansour  s’est engagé à consolider l’unité nationale et à assurer  la bonne gestion de la chose publique.

Deux autres grosses pointures de ces échéances électorales se sont mesuré le gabarit, le 7 juillet : Messaoud Ould Boulkheir, le candidat du FNDD et Mohamed Ould AbdelAziz le l’ex président du HCE.

Accueilli massivement à la tribune de l’hôtel de ville par les fidèles et sympathisants dans une Wilaya où l’APP était solidement représentée et où la coordination régionale de la campagne est assuré par Sidney Sokhona, originaire de la Wilaya, Messaoud ould Boulkheir, a dressé  le fil directeur de son programme électoral tout en soulignant au passage ses remerciements pour la confiance placée en sa personne.

Ahmed ould Daddah était au rendez-vous. Un meeting populaire a été organisé. La participation des masses était élevée malgré les défections importantes dans les rangs de ses premiers sympathisants au profit de  l’UDP.

Le score enregistré  dit –on  est le fruit du travail de mobilisation effectué par Mohamed ould Zamel, l’ex directeur de la filiale BNM de Selibabi envoyé récemment comme coordinateur régional et celui du chef d’agence BMCI, Jafar ould Jafar.

Deux banquiers bien implantés et bien appréciés sont arrivés à décrocher un gros poisson des filets de la coordination de la campagne d’Ould Abdel Aziz au Guidimagha : Tarba Mint Amar, coordinatrice des femmes, avait reçu Mohamed Ould Zamel  quelques minutes avant de prendre place dans  l’avion  d’Ould Daddah.

 

             

Le candidat de Mohamed ould Abdel Aziz a été accueilli  à la faveur d’une mobilisation de jeunes de l’initiative « Conscience convergente » et du « Forum de concertation, fer de lance de l’alternance au Guidimagha » sous la supervision éclairée et le soutien sans faille de Aly Gandéga dit Hammet.

Malgré la ceinture en roc de la jeunesse et  les efforts titanesques de la police pour le maintien d’ordre, rien ne pouvait organiser la foule en liesse.

C’est dans cette atmosphère de l’accueil  pompeux que le candidat Mohamed ould Abdel Aziz fut reçu au Guidimagha après le rendez vous raté du 5 juillet qui avait coïncidé avec la pluie et qui rendait la piste d’atterrissage impraticable. En dépit de ce désagrément climatique, la forte mobilisation est toujours  maintenue voire les rangs même resserrés et renforcés, cachet d’un engagement inébranlable et déterminé des fidèles et sympathisants de la Cause Aziz.

Ouvrant le meeting, Yahya ould Hademine, coordinateur régional de la campagne du candidat Mohamed ould Abdel Aziz, salue et apprécie ce gigantesque rassemblement de masse, témoignage palpable d’une volonté d’adhésion au projet de société que le candidat Aziz aura à réaliser.

Mohamed ould Abdel Aziz a promis le désenclavement du Guidimagha par l’installation d’un bac (Gouraye –Bakel), la construction des routes (Bouanze- Daffort) ; (Tektaake-Ould Yengé)  et le désenclavement de Khabou.

Le Candidat assure qu’une liaison aérienne directe France –Selibabi sera assurée par des vols réguliers ce qui a fait la fierté des populations dont une grande partie vit dans la légalité à l’Etranger.

Poursuivant les rubriques des réalisations à effectuer au Guidimagha, le candidat promet la réhabilitation et la construction des mosquées tout en améliorant les conditions de vie des Imams.

Le secteur du tourisme ne sera pas en reste : le candidat du changement constructif dira que le « tourisme sera réhabilité, redynamisé et sécurisé ».

Le clou est cette bagatelle de dix millions  qui serait injectée pour le compte de l’hôpital régional et qui se traduirait en termes d’achat de médicaments et construction des centres de santé.

Au niveau du secteur de l’agriculture et de l’élevage, l’accent est mis sur l’accès au crédit agricole  et la mise en place d’une usine de transformation des produits issus du cheptel.

Quant à la jeunesse, pierre angulaire du développement et du changement, le pragmatisme aidant, le candidat Mohamed ould Abdel Aziz s’exprime en ces termes « j’ai offert trois millions de plus pour la jeunesse ».

Enfin il y a cette note de service ainsi libellée et qui défraie la chronique de la scène politique locale : «  Il est porté à la connaissance du public que le coordinateur régional Monsieur Yahya ould Hademine a mis fin aux fonctions de Madame Tarba Mint Amar, coordinatrice Régionale des femmes pour sa traîtrise et son comportement inadmissible ».

 

 

Mbaye Demba Yero CP Guidimagha

 

 

 

Nouadhibou 

Récit d’une agression barbare

Vendredi 10 juillet 2009 à 19 heures. Par hasard, je passais  en voiture  devant le siège de campagne du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz. Un grand attroupement de femmes attire mon attention. Je descends et saisis en aparté quelques unes d’entre elles pour recueillir des informations. Je me présente comme journaliste. Ceci les met en confiance. Elles racontent: « Nous sommes là depuis 06 heures du matin, nous sommes venues parce que le candidat Aziz a laissé dix millions pour nous. Il a demandé au directoire de campagne de nous les distribuer, à nous les pauvres. Jusqu’à présent seules six d’entre nous ont reçu chacune 5000 um. Nous réclamons notre argent. » Elles exhibent des photocopies de leurs pièces d’identité.’ Ils nous ont demandé de leur laisser ces photocopies et ont enregistré nos numéros. Je sors mon appareil photo et je prends quelques photos de la foule très dense.

Puis je pénètre à l’intérieur du siège où je suis reconnu par quelques cadres de la campagne. Les femmes me saisissent par le boubou et m’entrainent : « pour m’expliquer », disent-elles. Le sol est jonché de photocopies de pièces d’identité. J’en photographie un gros paquet. Des femmes me disent que les photocopies c’est pour justifier qu’ils ont distribué effectivement l’argent. Là, à ma grande surprise, surgissent deux individus. L’un me saisit par le col, l’autre m’empoigne la main alors qu’un troisième (le responsable de la permanence ce soir) me tord la main pour saisir l’appareil. Je résiste farouchement. Alors un jeune me donne un coup violent sur la tempe. Colère des femmes qui crient : « voleurs, voleurs » à l’endroit de mes agresseurs. Le responsable me dit : « vous ne sortirez pas d’ici sans remettre votre appareil ». Je lui rétorque qu’il n’est pas habilité à me le prendre. Je veux sortir, il tire la porte et appelle des renforts. Ils me donnent deux coups, je réplique, la porte cède, un groupe de femmes entre. Elles me tirent vers la sortie tandis que les autres me tirent à eux. Mon boubou se déchire et mes verres correcteurs tombent et se cassent. Les femmes se mettent en bouclier pour me libérer de l’emprise des agresseurs. Je réussis à sortir sous les acclamations des femmes qui scandent : « vive le journaliste. Voila un qui fait son travail. Vive l’opposition. »

La sécurité de la campagne d’Aziz me poursuit à l’extérieur et demande l’appareil. Je refuse de nouveau. Le responsable me saisit à la main et la tord devant un policier de faction. Les femmes nous entourent et essaient de me protéger. Cheuikh Bouya, un cadre à la SMCP me reconnait et me dit : « Athié si tu as pris des photos efface –les ». Je dis : « Jamais ! »

Le policier (Sidina) me dit de monter dans la voiture de police. Croyant que c’est pour ma sécurité, je monte. Cheikh Bouya monte avec nous. Direction, le commissariat central où Cheikh Bouya  expose aux policiers les faits, en aparté. On me demande si j’ai pris des photos. Je réplique : »Est-ce interdit ? »

Une heure plus tard, les policiers en faction me disent que je peux rentrer.

Je porte plainte contre mes agresseurs que je connais de vue.

Numéro 4021 du 10-07-09.

Si Ould ABDEL Aziz a ordonné à son directoire à offrir 4 millions aux pauvres de la ville, il n’a aucunement dit de prendre les numéros de leurs cartes d’identité ni leurs cartes d’électeurs, encore moins à tenter de les obliger à voter pour lui. C’est ce que son directoire ne cesse de faire.

 

Athié Youssouf

CP.NOUADHIBOU

 

 

ECHOS DE LA CAMPAGNE

La campagne bat son plein dans la capitale économique où chaque camp tente de rallier le maximum d’électeurs à sa cause.

En attendant les meetings d’Ahmed Daddah et d’Ely Ould Mohamed Vall c’est le candidat Ould Abdel Aziz qui a réalisé la grande opération de charme en réussissant à mobiliser des dizaines de milliers de personnes. Tous sont unanimes pour reconnaitre que c’est le rassemblement le plus immense jamais réalisé par un individu.

Comme d’habitude le candidat s’est voulu proche du peuple. Au mépris de toute règle protocolaire il a « tenu à toucher le peuple, à aller voir les ‘pauvres ». Autant dire la moitié de Nouadhibou. Comme à son habitude, il a fustigé « les prévaricateurs », a promis de « châtier la maffia de la pêche ». A ces mots, la foule a montré du doigt les notables assis au premier rang, les désignant comme la vraie maffia. Géne dans les premières loges. Le reste du discours, fait de populisme et de promesses dont on ne sait avec quels moyens Aziz va les honorer.

En effet ces opérateurs des pêches ont mis leurs moyens financiers et matériels, ont déplacé leurs travailleurs, ont donné de l’argent pour rallier des masses à sa causes. Si Aziz compte s’en séparer, autant le faire tout de suite. Du reste, le soutien de cette ‘maffia ‘ n’est pas fortuit. Elle compte en récolter les dividendes. Une fois Aziz élu, ce qui ne semble guère faire de doute, il leur renverra l’ascenseur. Ils l’espèrent. Une autre cible du candidat est les tacherons. Ce marché juteux est entre les mains d’une seule tribu, l’une des principales de Nouadhibou. Celle-ci le soutien majoritairement .Espérant aussi une récompense. Ould Abdel Aziz a remis dix millions de sa campagne pour l’achat de couveuses pour le centre hospitalier régional. Côté largesses, il a remis 4 millions d’ouguiyas à son directoire de campagne pour les distribuer aux pauvres de la ville. Devant son hôtel, ils étaient des milliers à réclamer des sous.

 

La campagne d’Ely Ould Mohamed Vall  a décollé avec  le soutien de taille de « l’homme aux  7000 voix », le très populaire député El Ghassem Ould Bellali. Avec cependant plus de discrétion que celle du ‘cousin’. Un travail de terrain est mené pour enlever quelques voix à Aziz. Le maire d’Inal réalise lui aussi un grand travail pour le compte de Ely.Il a réussi à rallier plusieurs jeunes à travers son mouvement ‘ Jeunesse de Ely’.

Sarr Ibrahima ne tiendra pas de meeting à Nouadhibou. Le terrain est ‘ suffisamment préparé’ dit son directoire. Les meetings de quartier continuent avec un leitmotiv, le partage du pouvoir et des richesses. Le camp de Sarr continue à crier à la marginalisation des négros africains. Son directoire répète qu’il n’y a qu’un seul candidat : Sarr se damandant « Où étaient les autres quand on vous déportait, vous massacrait et torturait ? »

Messaoud a tenu son meeting. Son directeur de campagne Boydiel Ould Houmeit  censé être un poids lourd, traine trois boulets .D’abord il fut le principal soutien de Ould Taya dont il continue à défendre le bilan.Ensuite , sa fortune qu’il affiche ostentatoirement. Enfin son mépris de la classe pauvre qu’il toise de haut. Il n’a pas hésité, à plusieurs reprises, de tenir des propos acides à son endroit. Une nuit que des femmes faisaient le pied de grue devant son siège, il sort et leur lance ‘ dégagez, je n’ai pas votre temps’. Sacrilège quand on sait que son nouveau mentor, Messaoud prétend lutter pour cette classe. Le directeur de campagne de Messaoud est décrit comme inaccessible, dur.

Ahmed Daddah est attendu ce dimanche .Son directoire de campagne est actif mais les chances locales de leur poulain sont minces. Départ des négros -africains qui sont partis avec Kane, des barrikallah qui sont allés avec le député ex-RFD Cheikh Ould Hamdi.

L’argent est sur toutes les lévres.L’achat , réel ou déguisé , des voix est réel. Même l’argent qu’Ould Abdel Aziz a destiné aux pauvres est monnayé. Sinon comment expliquer que l’on demande à de pauvres mendiantes d’apporter avec elles leurs pièces d’identité et les isoler pour leur faire subir un vrai lavage de cerveau ?

A. Y.

 

Zouérate

L’Initiative Action pour une Mauritanie Unie soutient Aziz

 

Cette  initiative qui a un poids dans l’échiquier politique régional a commencé à faire un travail sur le terrain pour assurer une victoire de son  candidat.

Selon les responsables de l’Initiative, le site qui abrite une vingtaine de tentes reflète la vision d’une Mauritanie multicolore loin des considérations tribales, régionales ou ethniques. C’est l’image de cette Mauritanie qu’ils veulent brandir par la communication des messages politiques pour fidéliser les militants et sympathisants.

Ainsi, les responsables ont mis sur pied des commissions de sensibilisation et d’orientation qui travaillent d’arrache-pied pour vérifier les inscriptions sur les listes électorales et s’assurer du retrait des cartes électorales grâce à des unités informatiques gérées par des jeunes. Ils cherchent par la même occasion à convaincre des indécis à adhérer au programme de leur candidat.

Selon les mêmes responsables,  ils œuvrent pour une Mauritanie où la constitution garantit l’égalité des citoyens et l’Etat est au- dessus de tous.

Prônant pour le renouvellement de la classe politique, ils estiment que leur candidat est apte à redresser le pays car affirment-ils en 08 mois de pouvoir, il a honoré ses engagements par des réalisations concrètes.

En outre, L’Initiative salue le courage des discours de campagne du candidat Aziz qui a promis des réformes de l’administration, de la justice, de l’Etat Civil…

Les initiateurs de ses soutiens ont enfin affirmé qu’ils ont mobilisé des ressources humaines et  matérielles pour élire leur candidat.

Djiby SY CP/ Zoueiratt.

BRAKNA : BOGHE UN POLICIER SE FRACTURE

ET UN AUTRE SE BLESSE

Une voiture blesse un agent de police et écrase la jambe d’un brigadier de la police.

Les faits remontent au 08 juillet 2009.  Au petit matin une voiture de marque Peugeot R21 immatriculée 2800AC00 conduite par le chauffeur sidi Mohamed Ould Mouhamedou transportait une femme qui avait des difficultés pour accoucher. La femme venait de Lougatt une localité située à une distance de 60km sur l’axe Rosso – Boghé. Le chauffeur roulait à une vitesse excessive, arrivé au croisement des routes Rosso – Boghé et Aleg Boghé. Il n’a pas pu amorcer son virage et n’a trouvé mieux que foncer tout droit sur l’estrade qui servait de rond point et là il heurta l’agent de police Dia Mountaga qui était en faction. Le policier s’écroule et se retrouve avec des égratignures sur son corp. La voiture heurte le brigadier de police Sidi Mohamed Ould Ahmedou qui se retrouve avec deux fractures au niveau de la jambe et un déboitement au niveau de la hanche. Le véhicule termine sa course à une trentaine de mètre heureusement que la femme qui était en travail ne se blesse que légèrement.  Elle est transportée dare-dare au centre médical de Boghé distant du carrefour de 5km où elle met son enfant au monde.

Le chauffeur se blesse légèrement présentement il est en garde à vu au commissariat de Boghé selon les premières informations qu’on a eu de lui il dit « qu’il a perdu le contrôle de la direction de sa voiture à cause de la vitesse et craignant de renverser la voiture en donnant un virage brusque  c’est pour cette raison qu’il à fait malheureusement  cet accident  qu’il regrette fort».

Bababé un Toyota écrase le vieux Dia Hamidou

Malgré la construction des ralentisseurs par l’ancien maire de la ville de Bababé à la suite des accidents mortels qu’avaient connus sa cité, le 09 Juillet 2009 juste après le crépuscule, une Toyota Immatriculée 49247AG00 conduite par Amadou Diallo venant de Nouakchott et qui roulait d’une manière excessive en plein milieu de la écrase  le vieux Dia Hamidou dit Bess âgé de 73 ans alors qu’il revenait de sa prière. Le véhicule le traine sur une distance de 150m. Immédiatement la police qui n’était pas loin arrive sur le lieu accompagné riverains et procède au constat. Parmi les personnes qui étaient présentes il y avait des personnes de la famille de Bess vu son état personne n’a pu l’identifier. C’est grâce à son portable que les policiers ont appelé son dernier correspondant pour l’identifier.  Vu les accidents répétitifs il est temps que nos conducteurs face leur auto discipline pour épargner la vie de nos paisible citoyens certes l’état a fait des campagnes de sensibilisations sur le comportement des conducteurs sur les axes routiers mais ils doivent redoubler d’effort pour préserver la vie de nos citoyens.

Abou Boubou, CP/Brakna

Source : La Tribune n°458




ACTU/REGIONS

19052009

Hodh El Gharbi 

 

AJD/MR en pré campagne 

Ba Bocar, Secrétaire Général adjoint du Parti AJD/MR, accompagné de Hadji Bâ, le coordinateur de campagne du parti de la wilaya pour les échéances présidentielles  du 06/06 a sillonné la wilaya du Hodh El Gharbi. Objectif : rencontrer les différentes composantes ethniques. Et leur expliquer les raisons de la candidature  à  la magistrature suprême d’Ibrahima Moctar Sarr président du parti. A l’occasion de cette visite préparatoire de la campagne électorale prévue jusque-là pour le  21 mai, les missionnaires se sont employés à convaincre un grand public composé essentiellement de négro-africains et de haratin à Tintane et environs.

A Aioun les missionnaires ont préside un grand rassemblement. Après avoir remercié l’assistance venue nombreuse assister,  Ba Bocar a  exposé en sont trois points les raisons profondes de la participation du parti  à la course de la magistrature suprême  fixée le 06/06. « Avant tout qui dit parti dit élection et un parti qui refuse de participer aux élections vire de ses objectifs et ne pourra en aucun cas être crédible ». a dit le Secrétaire Général adjoint du Parti AJD/MR.  Il a par ailleurs ajouté que le résultat qu’a obtenu le parti, en dépit de sa non préparation à la présidentielle de 2007 (8%, ndlr.)  Constitue aussi une motivation suffisante de s’engager à nouveau dans la bataille. « Cette fois-ci le parti remportera les élections ou obtiendra un pourcentage effectif », a-t-il déclaré.

Il a terminé par dire à l’assistance qui buvait littéralement ses mots que la Mauritanie est  dans un  gouffre depuis des années et qu’elle a besoin de sortir de ce gouffre car elle a soif d’intégration et d’unité nationale. Et « IMS est le seul candidat qui peut réaliser ce rêve », appuie-t-il.

Bâ Aliou Nango, son accompagnateur prend la parole   pour demander avec force  l’assistance de « voter massivement en faveur du candidat IMS  au scrutin du 06 juin prochain ».

Les sympathisants se sont rentrés enthousiasmés et les missionnaires rassurés.

Adama Sy cp Hodh El Gharbi 

 

 

Garva 

Un instit casse la figure à son directeur pour une cantine scolaire 

La scène se déroule à Garva localité située dans la commune d’Omoul Lahayat située à soixante dix kilomètres d’Aioun. Le directeur de l’école fondamentale du village est d’abord  entré en conflit avec deux  de ses subordonnés à cause d’une cantine scolaire.

Selon des sources témoins de la scène  le directeur était mis en garde par ses subordonnés qui réclamaient leurs parts du ‘’gigot’’. « Pas question l’os est  à moi. »

Dans une simple discussion, une simple demande des clefs des salles de classes a suscité  un échange de coups de poings entre le directeur et son enseignant.  Bagarre qui a coûté cher au directeur : une figure cassée et un œil enflé. Avec sa douleur, le directeur se dirige à la gendarmerie pour porter plainte contre  son subordonné. Sans passer par le DREN. Un geste qui n’a pas plu  à ce dernier. Les deux adversaires ont été convoqués à la gendarmerie .Le dossier reste dans les mains de la justice mais le DREN de la wilaya et d’autres responsables concourent pour le retrait de la plainte.

Selon les mêmes sources  les habitants de la  localité se divisent en deux clans : les alliés  du directeur et les alliés de l’instituteur. Mais la majorité de la localité accusait déjà le directeur de détournement de la cantine.

Il faut rappeler que les cantines sont distribuées pour les enfants défavorisés. Elles  sont devenues pour certains  instituteurs des  vaches laitières’’. Les écoles possédant des cantines sont devenues  des pôles d’attraction. Comme si la cantine leur était destinée,  oubliant qu’elle est destinée aux enfants défavorisés pour alléger leur souffrance  et les amener à mieux supporter l’école, des enseignants font des pieds et des mains pour se retrouver dans les établissements où il y en a.

Quand il se fait gentil, un directeur d’école peut céder une partie de ce don, octroyé par le PAM, à ses pauvres élèves. Mais la cupidité l’emporte le plus souvent sur la vertu.

A. S. 

 

 

 

 

 Aioun 

La CENI recrute de superviseurs   

La CENI, comme en 2007, recrute des superviseurs pour le scrutin. Sa coordination d’Aioun a reçu plus de 400 inscrits sur la liste d’attente. La procédure est simple : il suffit tout simplement  de donner son nom et son numéro de téléphone.  Sur la liste figurent des cadres, des fonctionnaires, des élèves du secondaire et d’autres personnes presque inaptes à exécuter la tache. Or, pour la tache de superviseur, la  CENI aurait besoin de personnes instruites capables au moins de rédiger des rapports. Mais la majorité des postulants sont des collégiens et lycéens venus pour empocher le perdium. Le président de la CENI a jugé nécessaire de faire d’abord un  test de pré- sélection pour parer à toute déception. Ce test a eu lieu vendredi 15 mai au lycée d’Aioun.  Parmi les candidats seulement  70 seront retenus.  Durant les élections passées, il a été constaté que beaucoup de  superviseurs n’avaient pas pu jouer pleinement le rôle qui leur était assigné.

A. S. 

 

Traraza/Assainissement : Garack arrive en tête dans l’approche ATPC

Garack, petite bourgade  wolof situé à 7 km au nord-est de Rosso a accueilli le 16 mai le comité  national de l’approche ATPC
(assainissement total piloté par la communauté) pour la cérémonie de certification du village comme première localité en Mauritanie à
atteindre le stade de FDAL (Fin de la défécation à l’air libre).
Il y a un peu moins de deux mois, du 26 au 29 mars se tenait à Rosso un atelier sur l’approche ATPC (La Tribune N° 443 du 6 avril 2009, p
8). Une approche qui consistait à construire des latrines sans subventions externes. Cette approche expérimentée pour la première
fois au Bengladesh était lancée à Rosso pour être généralisée progressivement dans le Trarza et en Mauritanie.
Garack, une des localités cibles a été la première à atteindre l’objectif. La localité est désormais considérée comme libérée du
péril fécal ce qui va éviter plusieurs maladies et sauver des vies humaines.
Au cours de la cérémonie à laquelle ont assisté notamment le hakem de Rosso, le chef d’arrondissement de Jidrel Mohguen, le DRPS  Dr
Abdallahi Traoré, le coordinateur du projet Abou Fall, le chef de village de Garack, plusieurs personnes ont pris la parole ; parmi
elles Codou Diagne présidente de la coopérative des femmes, le directeur de l’assainissement, le wali mouçaid, la représentante de
l’Unicef Mme Suzanne Sandoz, le Pr Fassa Yérim, maire de la commune de Rosso.
Après les allocutions, un sketch très applaudi a été présenté par l’équipe de l’AMPF pour fustiger la défécation à l’air libre et montrer la  nécessité de la construction de latrines.
Le wali  a remis par la suite une attestation et un prix à la présidente de la coopérative des femmes Mme Codou Diagne et un autre
prix a été remis à la facilitatrice dont le travail de sensibilisation  a été salué. Le chef de village a dévoilé la plaque de certification
pour clôturer la cérémonie.
Djigo Aboubakry

 

Encadré
L’ATPC en bref L’approche ATPC a commencé avec l’évaluation du programme d’assainissement traditionnel (construction des latrines
subventionnées) faite au Bangladesh fin 1999. L’approche ATPC permet aux communautés locales de se pencher sur leurs conditions sanitaires
et de prendre conscience collectivement de l’impact de la défécation à l’air libre sur la santé publique et sur la saleté de leur
environnement proche.
Déclenchée de manière systématique, l’approche ATPC impulse une action locale collective et rapide de la part des communautés pour atteindre l’état FDAL (Fin de la Défécation à l’Air Libre). Il faut emmener les communautés locales sur les zones les plus sales et les plus
dégoûtantes du voisinage. Elles évaluent ainsi et analysent leurs propres pratiques, ce qui finit par les choquer et leur faire honte.
C’est cela qui aboutit à la prise de décision et à l’action de la communauté.
L’approche ATPC expérimentée au Bangladesh, en Inde, au Cambodge, en Indonésie et au Pakistan  s’est répandue ensuite en Chine, en Mongolie et au Népal. En Afrique elle a commencé en Éthiopie, au Kenya, en Zambie, au Nigeria, en Sierra Leone. Elle a été introduite au Mali, au Cameroun et tout récemment en Mauritanie. Elle est sponsorisée entre autres par  la Fondation Bill et Melinda
Gates, le Fonds Social pour le Développement au Yémen et l’UNICEF. L’Assainissement Total Piloté par la Communauté (ATPC) cherche à
susciter un changement dans le comportement. Cela passe par des facilitateurs qui font un travail intense de sensibilisation sociale.
Le principe est de responsabiliser les communautés locales pour qu’elles prennent les mesures nécessaires pour s’affranchir du
phénomène de  la Défécation à l’Air Libre.
L’ATPC ne donne  pas de subvention en matériel et ne prescrit pas de modèles de latrines. Les populations doivent rechercher des modèles de
toilettes à bas prix utilisant des matériaux locaux. L’assainissement total aboutit à une série de comportements : arrêter de déféquer à
l’air libre, s’assurer que tout le monde utilise des toilettes hygiéniques, se laver les mains avec du savon avant de cuisiner ou de
manger et après tout contact avec les matières fécales, etc.
Le premier pas significatif et point de départ du changement des comportements de l’approche ATPC est l’éradication de la Défécation à
l’Air Libre. Naturellement elle doit être totale, c’est-à-dire qui concerne toute la communauté ainsi que ses visiteurs.

 

 

Politique

Garack soutient le Général

Le 15 mai courant Garack a abrité une importante réunion autour des cadres du village. Ils étaient tous là : Ba Madine,  patron de l’ANAIR ,  Nguissaly Fall directeur de l’AMEXTIPE, Khayar Fall directeur adjoint de la programmation au ministère des finances, Dr Mohamed Salka Fall, Bara Fall conseiller à la Dren du Trarza, Dame Saër Fall et bien d’autres personnalités. Les notables, le chef de village en tête, les femmes et les jeunes ont répondu massivement à l’appel  de leurs leaders politiques. La rencontre a eu lieu sous l’arbre à palabres près de l’ancien poste de santé.

Ouvrant les débats par une prière, le chef de village, Ahmed Rokhaya Fall a exhorté l’assistance  à cultiver l’unité sans laquelle toute entreprise serait vouée à l’échec. Son adjoint Marfall Taleb Fall,  et messieurs Dame Ngouni Fall, Malick Ndiaye, Mar Fall Ndiaga Fall  ont abondé dans le même sens.  Adama Diagne  quant à lui a tenu à rappeler la mobilisation totale des jeunes au nom desquels il a parlé.

La porte-parole des femmes et présidente de la coopérative féminine,  Mme Codou Diagne a insisté sur le fait que depuis que les fils de Garack sont entrés dans l’arène politique, les habitants du village ont cessé de militer dans la dispersion  pour former un bloc solidaire afin de soutenir leurs candidats. Ce fut le cas pour Ba Madine  lors des municipales de 2007. Parce que dira-t-elle, les garackois placent leurs ressortissants avant toute autre personne. Codou Diagne a assuré que les  politiciens du village pourront toujours compter sur le soutien des femmes du village.

Prenant la parole, M. Nguissaly Fall a rappelé  les  cas d’injustice dont des cadres de Garack ont été  victimes  à commencer par lui-même sous  le régime de Sidioca. Il a souligné  que c’est le général Ould Abdel Aziz qui a réparé ces torts.

Auparavant, Ba Madine qui pouvait se frotter les mains pour avoir réussi à mobiliser tout le village avait pris la parole et  expliqué les raisons pour les habitants de Garack de choisir le candidat Ould Abdelaziz. ‘C’est l’homme qui depuis son arrivée a mis fin aux détournements massifs de deniers publics et qui se préoccupe réellement du devenir des mauritaniens’. Il a évoqué les dérives qui ont caractérisé le régime déchu et  exhorté les garackois à se mobiliser massivement pour élire le général.

M. Malick Sarr a abondé dans le même sens que ses prédécesseurs avant de remercier publiquement la volontaire du corps de la paix, Kenbougoul Fall qui a apporté une contribution personnelle (75 % du coût) pour la réhabilitation de l’école. Quelques intervenants ont posé le problème de l’enclavement du village pendant l’hivernage. En effet la piste qui mène de Rosso à Garack est généralement impraticable dès que les premières pluies tombent.  Après ces allocutions les responsables se sont rendus à Tounguène pour une manifestation similaire. Une manifestation qui se terminera aux environs de minuit.

D. A.

 

Tékane reçoit des rapatriés

 

Il ya dix jours un contingent de rapatriés est arrivé dans l’arrondissement de Tékane. Douze familles comprenant 86 personnes en tout. Un premier groupe de 40 personnes a été installé à Djolli. Le deuxième groupe originaire de Fada a été conduit à un site à environ un kilomètre du village. Les rapatriés ont alors catégoriquement refusé de descendre des camions du HCR qui les avaient acheminés.  Ils tenaient à réintégrer leur village d’origine. Un village qui avait malheureusement cédé en 1989 à une collectivité Rhahla expulsée du Sénégal.

Les autorités administratives saisies de ce problème se sont attelé à le résoudre rapidement. Elles ont proposé des solutions de rechange : la dispersion des rapatriés dans le village en fonction des places libres, l’installation dans un site à 700 m de Fada ou un autre site de l’autre côté du village à environ 45 m.  Les rapatriés  ont d’abord exigé de retrouver leur village avant de proposer de s’installer entre  le village et le fleuve ce que les Rhahla refuseront.

Finalement les  rapatriés finiront par accepter le site situé à 45 m de Fada. Un site qui se trouve à proximité de deux puits utilisés par les Rhahla. En s’y installant, ils récupèrent quelques manguiers  qui s’y trouvent dont quatre  plantés par les derniers occupants de Fada.

Après d’intenses négociations qui ont duré deux nuits et deux jours, c’est ce dernier site qui a été accepté par les rapatriés. La médiation a été entreprise notamment par les chefs de village de Djolli et de Sayetoli. Durant ces deux jours de négociation la commission de sécurité (commandant du GR 5, commandant de  compagnie, le DRST ont passé la nuit sur place à la belle étoile. Même le wali a dû passer une nuit  sur place.

D.A

 

Un site web pour la Commune de Rosso

 

Le maire de Rosso le Pr Fassa Yérim vient d’adresser au wali du Trarza une correspondance pour demander l’arrêt des travaux de creusement d’un canal de plus de trois kilomètres entre Garack et la ville de Rosso. Selon le maire cet ouvrage ‘porte atteinte à l’extension de la ville… et constitue un goulot d’étranglement pour (la) commune’.

Le Pr Fassa Yérim vient d’installer une connexion wifi à l’hôtel de ville. C’est à notre connaissance la première commune à le faire. D’ores et déjà les journalistes basés à Rosso bénéficient de cet accès gratuit à Internet à partir de la commune au même titre que les conseillers municipaux, employés de la mairie. C’est un pas de plus après la mise en place du site www.mairie-rosso.org

Un site qui sera sans doute bientôt amélioré avec la mise en place d’un système permettant aux  citoyens d’accéder en ligne à certains services  ou du moins à des informations pratiques.

Guidimakha 

On prépare le retour des réfugiés au 

 Le Wali du Guidimagha, Isselmou ould Abdarrahmane ould Meinouh a effectué le 12/05/ 2009 une mission dans la commune de Gouraye. Cette mission s’inscrit dans  le cadre des préparatifs du retour organisé des réfugiés revenant du Sénégal, prévu le 18 du mois courant.

 Accompagné du  Hakem de
la Moughataa de Selibabi, des services de sécurité et des chefs des services concernés par le rapatriement volontaire des réfugiés, le Wali s’est rendu successivement  à Diam Diam, une localité des Foulaabé, fondée en 1902 et qui constitue le site d’accueil officiel et à Gouraye, site d’accueil provisoire.

Le Wali a tenu une réunion de sensibilisation au cours de laquelle il a expliqué la politique de l’Etat en matière de retour organisé des réfugiés. Isselmou ould Abdarrahmane ould Meinouh a exhorté les habitants de Diam Diam à  faire preuve de plus de « disponibilité, d’amabilité et d’hospitalité à l’égard des concitoyens » revenus du Sénégal.

En réponse, les populations se sont montrées disposées à mettre tout le poids sur la balance afin de faire réussir ce retour organisé. Elles  ont néanmoins fait certaines doléances dont la plus récurrente est l’alimentation suffisante de la localité en  eau potable.

Elles ont  demandé en outre l’aménagement de l’oued par la création d’une digue, la clôture de la zone de culture, fertile mais exposée aux animaux prédateurs, l’appui aux coopératives féminines, l’ouverture d’un poste de santé et l’acquisition d’un moulin à grains.

Dans sa réplique le Wali a rassuré les populations de la prise en compte totale de leurs doléances qui seront soumises  tout de même à l’étude et traitées par ordre de priorité et d’urgence.

Au problème d’eau qui se pose avec acuité et les contraintes qui s’y rattachent, le wali demande à ce que les mesures appropriées soient prises pour une solution urgente d’approvisionnement en eau potable et cela à travers les services de l’ANAIR et du HCR.

 

Mbaye Demba Yero CP/ Guidimaka

 

 

 

Éducation 

Journée pédagogique à Ould Yengé.

Une journée pédagogique qui s’inscrit dans le cadre des activités éducatives sanctionnant la fin de l’année scolaire a été organisée dans
la Moughataa d’Ould Yengé.

Cette journée fut effectuée conjointement par les deux écoles d’Ould Yengé et celle de Gouvava le 15 mai 2009 dans l’enceinte de l’école 1 d’Ould Yengé sous la supervision de Lamena Ould Souweidana, l’inspecteur départemental de
la Moughataa.

A l’honneur, Salek ould Bilal, Directeur Régional de l’Education nationale de
la Wilaya de Guidimagha qui s’est pleinement investi dès son arrivée, et avec la collaboration étroite et franche de son staff, à relever les défis qui interpellent l’opération éducative était au Grand rendez –vous de Ould Yengé .Une présence de marque qui a  qui a fait la joie de la famille scolaire.

Etaient présents à la rencontre, le Hakem de
la Moughataa, le colonel, chef de bataillon de Ould Yengé, le coordinateur du GRDR.

Prenant la parole pour la circonstance, Alassane Thioye, coordinateur de l’ONG, Groupe de recherche et de réalisations pour le développement rural (GRDR), dira en substance que le « développement sans éducation n’a pas de sens ».C’est dans cette optique, poursuit Thioye qu’en « Mauritanie, une ONG, (GRDR) a mis en place avec l’ensemble des acteurs locaux un programme d’enseignement basé sur la connaissance des enfants de leur milieu géographique, civique et institutionnel. »

Mbaye Demba Yero

                                                       

 

 

 

 

Brakna :

 

Niabina un nouvel opérateur politique

Le paysage politique locale de Niabina dans la Moughaaa de M’Bagne s’est enrichit d’un nouvel opérateur politique de poids en la personne de Bâ Yéro Sidi di Bellou. Après s’être investi dans les affaires en Mauritanie et à l’étranger, fait le mécénat et l’assistance sociale dans sa localité le voilà qui investit l’arène politique en créant une initiative unitaire des cadres et des ressortissants de Niabina. La première réunion a eu lieu à Nouakchott le 08 Mai 2009 où les frères ennemis politiques se sont retrouvés autour  de la personne de Bellou. au cours de cette réunion, on a noté la présence de l’ancien directeur départemental de campagne d’Ahmed Ould Dadah lors des dernières élections présidentielles Mr Bâ Amadou Samba accompagné de l’inspecteur des postes Bass Mamoudou et de leurs amis politiques et aussi on a noté des cadres qui ont soutenu l’ancien Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

Au cours de cette réunion, ces acteurs politiques ont analysé la situation du pays et ont constaté une impasse et ils ont décidé de créer un cadre unitaire de travail et d’oublier les divisions et les querelles intestines passées qui les ont empêché de bénéficier des faveurs des régimes passés.

Suite à cette réunion, les ressortissants de Niabina à Nouakchott une délégation a été choisie et envoyée à Niabina composée des cadres du village en leur tête l’homme d’affaire Bellou  Bâ pour revoir leur base. C’est dans cet esprit qu’une assemblée générale a été organisée cet après midi le 16 Mai 2009 à Niabina ou la population est venue massivement les écouter. A l’ouverture de l’assemblée, l’ancien et transfuge du RFD Bâ Amadou Samba a expliqué à l’assistance le but de l’assemblée et leur a fait un compte rendu de la réunion de Nouakchott et les a demandé de se mobiliser pour l’échéance électorale du 06 juin et aussi il les a informé que son groupe e lui ont quittés les rangs du RFD pour rejoindre le cadre unitaire pour élire le candidat Mohamed Ould Abdel Aziz.

Quand à Sall Yérino, membre de la délégation, il a dit que le bon choix c’es la personne de Mohamed Ould Abdel Aziz car il connaît l’homme pour avoir travaillé avec ce dernier. C’est un homme pétrit de bonnes qualités et capable de faire avancer le pays dans la paix, la fraternité et la justice.

Ensuite, Monsieur Bâ Yéro a pris la parole pour expliquer son engagement politique et le fait que la localité a été toujours marginalisée à cause des querelles politiques, raison pour laquelle il s’investit dans l’arène, il demande à la population de le rejoindre pour élire Mohamed Ould Abdel Aziz qui est le seul parmi les quatre à solutionner les problèmes du pays et apporté le bien être aux populations et particulièrement la population rurale.

  En partant des résultats obtenus pendant le cours moment de gestion du mouvement rectificatif ; la résolution du passif humanitaire, la résolution du problème de l’esclavage, la réduction du prix des denrées alimentaires etc…

Bellou pense seul Mohamed Abdel Aziz est capable de solutionner les maux don souffrent la population et il demande à la population de voter massivement le 06 juin pour Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le représentant de la population se dit très enchanté et réconforté du cadre unitaire et surtout dirigé  par Bâ Bellou qui a fait ses preuves dans le domaine social et économique et qui vient sur le champ politique. Selon le représentant de la population, le candidat qu’à choisit Bellou et ses amis ne peut qu’être que bon et par conséquence ils ne peuvent qu’adhérer à cette idée et voteront massivement pour Mohamed Abdel Aziz ; cependant, le représentant a formulé les doléances très nombreuses dont les plus cruciaux sont : l’état civil bloqué à M’Bagne e l’édification d’un collège à Niabina.

Sur ces deux points, Bellou a répondu : « dès demain, je me rendrais à M’Bagne pour résoudre le problème de l’état civil et que Niabina aura son collège dans un avenir très proche ». la population a accueilli cette réponse par des salves d’applaudissements et des youyous.

La séance a été levée sur ce mot.

                                                                                              CP Brakna: Abou Boubou Fall 

                                                                                                          Tél : 670 51 63 

NOUADHIBOU

ENCORE UN SOUTIEN AU CANDIDAT AZIZ

L’ancienne maison des jeunes de Nouadhibou a abrité samedi un meeting du parti du regroupement de la jeunesse nationale (PRJN).

L’objet de la rencontre était , selon les organisateurs  , de soutenir la candidature de Mohamed Ould Abdel Aziz et de  tout faire pour qu’il gagne ‘la main haute’.

Le président du parti M Mohamed Ould Ahmed Baba Ould Deya a, lors de sa prise de parole , loué les qualités du candidat Aziz ‘ seul à mesure de ramener la stabilité dans notre pays’.Il reviendra longuement sur la crise qui a abouti au 06 août 2008.Et d’ajouter que seule l’armée est garante de notre survie .’ Ceux qui pointent un doigt accusateur sur l’armée ignorent que tous les changements qui ont eu lieu sont de son fait’.

Un communiqué -programme sera distribué qui parle de la démocratie, de l’unité nationale , de la place de la langue arabe et des autres langues nationales , la situation en Palestine , l’unité arabe et africaine.

Sur de grandes banderoles, on pouvait lire en arabe et français ‘OUI AZIZ’

Athié Youssouf

 

 

LA CBD- HABITAT INTERVIENT

Les 15 et 16 mai 2009 l’ONG CBD- HABITAT a effectué une mission d’intervention à Inal -250 km de Nouadhibou- pour la préservation des espèces menacées.

Dans cette zone, unique aire de reproduction de la région – les gazelles, fennecs sont principalement menacées d’extinction à cause du braconnage.

La mission de CBD -HABITAT a consisté à sensibiliser les populations sur la nécessité de préserver ces espèces dont l’existence est intimement liée à celle des éleveurs.

L’autre aspect de la mission a consisté à créer une aire protégée où seront regroupées toutes les espèces en danger.

Selon le directeur général adjoint de CBD-Habitat, M.Hamdi Ould Mbarek, les populations ont accueilli favorablement l’idée et collaborent à sa mise en place.

L’ONG a procédé également à des consultations aussi bien humaines qu’animales. Un vétérinaire accompagnait la mission. C’est ainsi que des antibiotiques et antiparasitaires ont été gracieusement offerts.200 éleveurs ont eu droit chacun à une dose de 04 injections et une seringue. Le centre médical d’Inal a reçu du matériel et des médicaments.

Des doses de vaccin comme Alfamec et Tétracycline sont ainsi mises à disposition des éleveurs.

Ce projet est financé par le ministère espagnol de l’environnement à travers la société TRAGSA. Son exécution est confiée à l’ONG CBD-Habitat (Conservation de la  biodiversité et son habitat).

Cette ONG qui opère depuis 12 ans en Mauritanie s’était spécialisée dans le sauvetage du phoque moine .C’est la première fois qu’elle s’intéresse à des opérations terrestres.

A son actif la réalisation d’un manuel d’éducation environnementale au profit des enseignants, la construction d’un marché de poisson à Nouadhibou, un centre d’interprétation à Cap blanc…

Athié Youssouf

 




ACTU/REGIONS

27042009

NOUADHIBOU  ENTRE DEUX DELESTAGES, LA SOMELEC S’EXPLIQUE 

Depuis une semaine Nouadhibou vit à l’heure des coupures intempestives de courant. De nuit, de jour, pas un quartier n’est épargné. Des délestages comme cela on n’en a plus connu depuis 2005 quand la SOMELEC avait révisé son groupe. Plus jamais ça, disait-on à l’époque. C’est sans connaitre les caprices de la mécanique. Quand le 15 avril, la SOMELEC, avisant que son groupe avait atteint les limites, décida de le réviser, non sans au préalable solliciter l’appui de la SOMIR (société mauritanienne des industries du raffinage) , c’était pour anticiper ces coupures gênantes à tous points de vue. Malheureusement le groupe de la SOMIR tomba en panne dés que la SOMELEC y bascula l’alimentation de la capitale économique. 

C’est ce que le chef du département de la SOMELEC Nouadhibou , M. Athié Abdoul Wahab , dira sur les ondes de FM Nouadhibou qui , pour la circonstance avait mobilisé ses journalistes ( en  français , arabe , pulaar , soninké et wolof )  pour que M.Athié puisse expliquer aux citoyens les raisons de ces coupures, leurs durées ainsi que les comportements à adopter pendant cette période qui peut durer de ’48 heures à un mois’. Le chef du département de la SOMELEC s’excusera au prés des usagers avant de dire que les équipes de la SOMIR et de la SOMELEC travaillent d’arrache pied pour résoudre ce problème. 

A un boutiquier qui se plaignait de perdre ses (crèmes) -glaces à cause des coupures et qui souhaitait être dédommagé, Athié demandera pardon ainsi qu’à ceux qui auraient du matériel grillé à cause des déclenchements du courant. 

A noter que la SOMELEC prévoit un planning des délestages pour que les citoyens puissent se préparer à ces éventualités. Nouadhibou a connu une progression démographique dépassant toutes les prévisions (si prévisions il y a) et les infrastructures n’ont pas suivi. 

C’est en tout cas  une des toutes premières fois qu’un responsable accepte de venir de son propre chef s’expliquer et expliquer aux populations  des désagréments d’un service public et s’excuser publiquement .C’est ce qu’a fait Athié , chef du département de la SOMELEC Nouadhibou Même si , on l’a vu  plus haut, la faute n’en revient pas à la SOMELEC  , encore moins au chef du département. Et la population n’a pas été ingrate, qui lui a témoigné satisfaction et compréhension. Comme quoi l’administration doit être proche des administrés. Athié Youssouf 

  

MEETING DU RFD 

Samedi 24 avril le rassemblement des forces démocratiques (RFD) a tenu un meeting au parc sis prés de la mosquée Ridwane de Nouadhibou. Ce meeting est, selon les organisateurs  une  sensibilisation au ‘grand meeting que va présider le président Ahmed Ould Daddah, samedi le 02 mai 2009.’ 

Pour cette répétition plusieurs orateurs ont pris la parole pour dénoncer le calendrier unilatéral imposé par les militaires et réaffirmé la cohésion du parti qui , malgré ‘les tentatives de le saborder reste un parti fort et soudé’. Ils ont, en outre, dénoncé un ‘plan machiavélique concocté sous d’autres toits , avec la bénédiction du général Mohamed Ould Abdel Aziz , visant essentiellement à saper les structures fondamentales du parti’. 

Et la coordination régionale de rappeler sa confiance dans le parti qui sortira de cette crise plus uni et renforcé. D’autres orateurs ont rappelle le combat que mène le parti pour l’instauration  de la justice et pour l’ancrage de la démocratie. 

Sur les banderoles on lisait ‘Non aux tentatives de déstabilisation des formations politiques’ , ‘Non à l’agenda unilatéral des militaires’ , ‘Oui à une sortie de crise consensuelle ‘. Le RFD dit lutter pour faire échouer ce coup d’état car un ‘seul homme ne peut bâtir un état’ et que l’armée doit s’occuper de sa mission de défense du territoire.’ 

Beaucoup d’observateurs se demandent par quels moyens le RFD compte tenir tête aux militaires. Tant sur le plan comptable c’était pathétique. En effet peu de personnes se sont déplacées et même le renfort de l’UFP n’y fera rien. Si on ôtait les curieux et les enfants, ce meeting n’a pas mobilisé. Ahmed Daddah fera t-il mieux le 02 mai ? La fédération régionale n’en doute pas. Ou est ce dû au départ du député Cheikh Ould Hamdi qui, on le sait, a rejoint les militaires ‘avec ses cousins Ehel Barrikallah ‘ si l’on en croit une annonce parue dans CRIDEM ? 

Un ex- cadre du parti dit ne ‘plus reconnaitre ce grand parti qui dit une chose et son contraire. Le peuple n’est plus dupe.’ Cet autre  cadre  reconnait que ‘le parti s’était trompé (sur les militaires ? Mais qu’il s’est ressaisi à temps’.  Athié Youssouf CP.NOUADHIBOU 




Régions/ACTU

13042009

Hodh El Gharbi Colère des enseignants contractuels  

Pour combler le manque de personnel enseignant, l’état a eu recours, comme d’habitude, aux enseignants  contractuels. C’est ainsi que dans la wilaya du Hodh El Gharbi 27 instituteurs et une dizaine de professeurs ont été recrutés pour un  contrat de 9 mois allant de novembre à juillet 2009. Dans l’engagement était prévu pour chaque contractant  une somme forfaitaire de 45 000 ouguiyas juste après la signature du contrat ; équivalent à la une somme d’insertion. A la fin de chaque mois,  les contractants devaient percevoir régulièrement leurs salaires.

Depuis la signature du contrat, les enseignants grattent la craie sur le tableau et se nourrissent d’espoir de toucher leur rémunération du jour au lendemain. Jeudi passé, ils  ont affirmé que jusqu’à cette date ils n’ont même pas senti l’odeur de l’argent.

 »La situation est inquiétante du fait que les élections présidentielles sont proches, une fois si la campagne démarre on va nous dire que le responsable est parti en campagne », a confié un contractuel.  Un autre a affirmé :  »depuis la signature du contrat on s’acquitte de nos taches alors que l’état ne se soucie pas de nous ». Une autre contractuelle a ajouté  qu’elle a 28 heures par semaine et une minute de retard suffit à son  directeur pour lui crier dessus et alors qu’elle  ne sait même pas est-ce qu’elle percevra ou non ses sous  . Quant à SB il dit que c’est bizarre le président du HCE chante pour la justice et nous ne sommes pas victimes d’injustice. AB a conclu que notre situation est la grande farce que l’état a toujours fait  comment se fait-il qu’au départ que la paye était prévue au niveau régional et ils attendent à la dernière minute pour  nous demander d’ouvrir des comptes bancaires et tous ça c’est pour retarder le processus. Et maintenant les comptes sont entre leurs mains depuis plus d’un mois.

Parmi ces contractuels il y’a certains qui ont laissé leurs boulots pour se livrer au contrat. En tout leur situation est pitoyable. Comment se fait-il un chef de famille travaille d’arrache pieds pour arrondir ses difficiles fins de moi reste plusieurs mois sans percevoir son salaire alors qu’ils existe des enseignants fonctionnaires qui se vaquent alors préoccupations et à la fin de chaque fin du mois viennent à la banque pour retirer l’argent qui ne résulte pas de la sieur de leurs fronts ?   Il est à savoir que le manque du personnel enseignant n’est pas seulement lié au faible effectif mais aussi à la mauvaise gestion du personnel.

Adama Sy cp Hodh El Gharbi NOUADHIBOU FIERE DE SA RADIO

Le directeur général de Radio Mauritanie, M. Hama Ould Soueilim, était à Nouadhibou ce lundi 06 Avril 2009.L’objet de sa tournée : Voir le travail accompli par le directeur de la station FM, M. Adahi Ould Lakhtera et son équipe, discuter avec les employés et collaborateurs de la station, s’enquérir de leurs difficultés, évaluer le rôle de FM Nouadhibou et son impact.

Le directeur général de Radio Mauritanie s’est d’abord rendu au centre émetteur pour visiter les installations. Puis s’est rendu chez le wali de Dakhlet Nouadhibou .M Bocar Ould Nah n’à pas manqué de lui confier ses bonnes impressions sur la radio FM et les compétences de son directeur. Le wali a, en outre, loué le rôle non négligeable de la station pour le développement de la wilaya ainsi que sa mission dans la sensibilisation et les changements de mentalité.

Le maire de Nouadhibou, M. Vadel Ould Aboubekrine que le DG de Radio Mauritanie rencontré par la suite, a, lui, souligné le ‘partenariat stratégique , excellent et bénéfique entre la radio FM et la commune de Nouadhibou’.

Vers 13 heures dans les locaux neufs et bien entretenus de FM Nouadhibou, le DG a tenu une réunion avec les journalistes, techniciens, animateurs, collaborateurs de la station. M.Hama Ould Soueilim a loué les efforts consentis par le groupe pour faire jouer à la station sa mission de service public. Tous ont parlé en des termes élogieux du directeur de la station régionale, M Adahi Ould Lakhtera dont la compétence et le sacrifice pour la station n’est pas à démonter. Autre geste apprécié c’est la demande de M Ould Lakhtera pour qu’un membre de la famille du défunt collaborateur Houssein Ould Taleb Ethmane, qui s’était lui aussi donné à fond pour la station, puisse être recruté .Demande acceptée par le DG.

Après un exposé détaillé de la situation de la station régionale faite par son directeur , le DG de Radio Mauritanie a promis de recruter au plus vite le maximum  de collaborateurs .Pour cela un comité devrait voir le jour prochainement qui étudiera la question.

FM NOUADHIBOU : UNE RADIO, UN HOMME

Ses collaborateurs ne tarissent pas d’éloges sur Adahi Ould Lakhtera, directeur de la station FM Nouadhibou.

Quand il a pris fonction le 30 août 2004, Nouadhibou n’avait de radio que le nom. Adahi a relevé le défi et pour cela il a fallu aller au charbon. En effet la radio ne disposait pour équipements de production que de 2 PC dont le volume d’utilisation frôlait la saturation. Aujourd’hui la station en compte une dizaine.

La radio ne disposait pas de moyen de transport. Ce qui lui  empêchait de réaliser le minimum de reportage et de recueils d’éléments sonores. C’est chose réglée avec l’acquisition d’un bus, fruit d’un partenariat judicieux avec l’UNICEF. Finies les rediffusions qui entamaient jadis sa crédibilité.

Finies aussi les coupures intempestives d’électricité. La station n’est plus raccordée à un secteur secondaire.

Le déficit de taille que la station a relevée c’est le déficit en ressources humaines. Cet obstacle de taille est derrière nous. De 09 personnes à sa prise de fonction, l’effectif dépasse aujourd’hui la quarantaine. Personnel venu à la radio par vocation. Ce personnel a pu profiter des compétences de son directeur régional .Au point que Radio Mauritanie s’est reposée entièrement sur lui pour la couverture de la visite du président.

Ce dont les habitants de la capitale économique sont le plus sans doute fiers, c’est sans doute la construction/rénovation des locaux de la station. Le bâtiment a été réhabilité et équipé en unités informatiques, matérielles de diffusion, bureaux avec tables et chaises.

Aujourd’hui FM Nouadhibou, 98.0 qui diffuse presque 15 heures par jour est très  écoutée et ses programmes appréciés. Le personnel a tout de même demandé au DG de Radio Mauritanie d’autoriser à nouveau les lignes téléphoniques. En effet depuis le 06 août 2008 les animateurs ne peuvent plus communiquer en direct avec les auditeurs.

Autre fait qui mérite une attention particulière c’est la place donnée aux langues nationales Pulaar, Soninke et wolof. C’est Ould Lakhtera qui a ‘osé’ donner des plages horaires à ces langues. Ce que les membres de ces communautés respectives n’ont pas manqué de lui en remercier.

Les émissions de sensibilisation sur les maladies comme le SIDA, la sensibilisation sur l’immigration clandestine, la prévention routière rencontre de grands succès.

De nombreux défis restent à vaincre a dit  modestement le directeur de la station. Parmi ceux -ci on peut citer l’absence d’un budget pour le bon fonctionnement de la station, l’absence d’un groupe électrogène pour pallier à d’éventuelles pannes de courant. La non formation du personnel est aussi un handicap.

Athié Youssouf

CP.NOUADHIBOU




Hodh El Gharbi

9032009

L’instit du village piégé
« Qui est cet homme qui vient te visiter »

L’histoire remonta du début du mois février. La scène se passa dans la commune de laglik Edia dans la Moughata de Kobeni. Un instituteur répondant au nom de S.B se dirigeait toujours vers la station Mauritel située à M’Barat, une localité voisine pour alimenter en électricité la batterie de son téléphone portable. Un outil enquiquinant du reste. L’instituteur se rendait toujours chez une femme pour siroter le rituel des trois normaux du thé qui est un feeling bien mauritanien. A noter que cette femme vivait séparément avec son mari se trouvant en Cote d’ivoire. Cette fréquentation a toujours suscité des débats houleux au sein de la Localité. Que vient-il chercher cet instituteur chez cette dame mariée à des heures tardives? Des questions qui ne manqueront pas de réponses. Pour certains l’instituteur n’avait aucune mauvaise intention et pour d’autres l’instituteur se soulageait avec la dame. Qui a tord? Et qui a raison.
Comme d’habitude, une nuit, le pauvre instit se rendit chez son amie. Il ne savait pas ce qui l’y attendait. Va- t-il siroter du thé?
En s’approchant du hangar, il entendit une voix rauque qui demandait à la femme: qui est cet homme qui vient te visiter à cette heure tardive?
C’était fut la voix de son mari rentré de Cote d’Ivoire.
- C’est le  »garraye » du village voisin qui vient se reposer ici en attendant que son téléphone soit chargé? Répondit la femme.
Selon l’instit il était 22 h15 et selon les autres sources il faisait minuit.
L’homme l’alerta: ne t’approche pas sinon mets fin à tes jours. L’instit voulut faire la sourde oreille pour s’expliquer. Le mari de la femme était armé d’une machette. Certainement il avait eu des échos que le garraye faisait la cour à son épouse.
On entendit la voix d’alerte de la femme pour dire à son ami de rebrousser chemin. Têtu comme un mulet, il s’approcha du hangar. Le mari sans hésiter asséna un coup sec sur le crâne du ‘mouallim’. La cible essaya de se défendre, mais en vain. Après quelques minutes de combat l’instit se retrouva avec des mains émaillées de sang et des zébrures sur tout le corps.
Le lendemain matin, le ‘’garray’’ froissé se rendit à la gendarmerie de Kobeni pour déposer sa plainte contre son  »agresseur ». Vu le scénario certains lui ont suggéré de retirer sa plainte qui n’est pas garnie de justification.
S.B n’hésita pas à entendre les conseils de ses collègues.
Après avoir pris des soins au centre de santé de la Moughata, troublé par son acte et celui de son rival, S.B vint voir les autorités en grinçant les dents pour dire qu’il ne retournerait jamais à son ancien fief car son honneur a été gommé.
Quelques jours plus tard, il voit sa demande satisfaite. S.B est alors muté dans la commune de Hassi Ahmed Bouchna précisément dans la localité Oumoulekchem, situé à une cinquantaine de kilomètres de Kobeni.
Dans sa nouvelle localité S.B n’a peut être pas saisi la leçon donnée par le venant de Côte d’Ivoire. S.B n’a pas pu attacher ses jambes afin de cesser certaines fréquentations. C’est plus fort que lui.
Une nuit SB est parti voir une autre femme de sa nouvelle localité pour peut être boire du thé mais cette fois il ne peut pas avoir comme alibi de charger son enquiquineur (téléphone).
Dans un hangar des cris de la femme sortent. Selon les sources SB a voulu abuser d’elle.. Troublé par les cris SB n’hésita pas à détaler et à rentrer bredouille chez lui
Des l’aube SB a surpris le village en pliant ses bagages pour se rendre à Aioun. Histoire à suivre…
Adama Sy cp Hodh El Gharbi
Rosso
Fête des femmes
A l’instar des capitales régionales Rosso a célébré ce 8 mars la fête internationale des femmes. Mme Mariame Mint Baba, coordinatrice régionale de l’antenne féminine récemment mutée à Rosso a ouvert la cérémonie en insistant sur le rôle des femmes dans le développement du pays. La cérémonie a été ouverte par le wali mouçaid en présence du préfet Sidi Sow. Après les discours d’usage, les autorités ont visité l’exposition de diverses productions réalisées par les femmes: artisanat, produits maraîchers etc.
L’innovation cette année a été le dépistage gratuit de cancers chez les femmes. Etaient ciblées les femmes de plus de 35 ans. Trois sites ont été ouverts : Ndiourbel, dispensaire centrdispensaire Khaïry.
Notons que selon le personnel de la Maison des femmes la fête cette année a été différente des autres années car la nouvelle coordinatrice a tenu à impliquer tout le monde contrairement aux années précédentes.
D.A.

NOUADHIBOU
MISSION DU RFD : L’ARMEE NE DOIT PAS SE CHAMAILLER AVEC LES CIVILS POUR LA CONQUETE DU POUVOIR
Une mission du rassemblement des forces démocratiques comprenant M.Brahim Ould Eddih , Yedaly Ould Cheikhna , Bechir Ould Ebeidi et Ahmed Ould Noleyat est venue à Nouadhibou pour expliquer la position du parti par rapport à la crise que le pays traverse depuis le coup d’état’ mouvement de rectification’ du 06 août 2008.
La mission entre dans le cadre d’une campagne nationale d’explication et de vulgarisation de la position du parti par rapport à la crise politique que vit le pays.
La émissaires du parti ont tenu un point de presse au siège régional du RFD le 27 février. Ils ont rappelé que le parti a adopté une position pour une sortie de crise honorable pour tous, en faveur de l’intérêt national.
Le plan de sortie de crise proposé par le RFD comprend, il faut le rappeler :
- Refus du retour à la situation d’avant 06 août, impossible et irréaliste retour du président déchu, Sidi Ould Cheikh Abdallahi,
-inopportunité de toucher à la constitution, la situation actuelle ne s’y prête pas et la ‘loi fondamentale ne doit pas être un habit sur mesure ‘, seuls les 2 tiers du congrès a pouvoir d’y toucher,
-Rejet des candidatures des membres des forces armées et de sécurité en activité .L’armée devant se consacrer à sa mission de protection du territoire national. Et de rappeler que l’armée ne doit s’immiscer dans le jeu politique, comme elle l’avait fait en 2007 en faisant élire SIDIOCA,
-Mise en place d’une commission électorale indépendante qui doit superviser les élections présidentielles,
-Un gouvernement d’union nationale devra gérer une transition. Seuls les partis représentés au parlement ou ayant une réelle assise nationale y participeront…
Lors du point de presse, les animateurs ont répondu aux questions des journalistes de la presse indépendante.
Sur la crédibilité à accorder à la médiation du leader libyen, la mission du RFD a répondu en disant qu’elle respecte le président Khaddafi, président de l’UA et qui dispose de la sagesse et de l’expérience nécessaires. A une autre question relative aux sanctions éventuelles, les émissaires disent les rejeter car elles ne toucheraient que le peuple et non les protagonistes de la crise, Sidi et le HCE.
Sur la crise du secteur de la pêche le RFD a affirmé que son président a saisi les autorités compétences en ce sens et que le parti reste sensible aux problèmes de la capitale économique et s’investit pour trouver les solutions. Et de rappeler que ses deux conseillers municipaux font entendre la voix du parti lors des conseils municipaux. Sur la question de la participation du RFD aux sénatoriales partielles, la mission est restée évasive. En effet, un cadre du parti et non moins homme d’affaires nommé Nami , est disposé à présenter sa candidature sans , dit -on l’aval du parti , qui aurait une préférence pour le sénateur sortant. La mission a ajouté qu’il n’y aucun problème au sein du parti comme l’annoncent certains.
Le RFD a ajouté n’avoir pas d’ennemis sur la scène politique mais seulement des adversaires. La mission a dit que le parti fait tout son possible pour trouver une sortie de crise et ajoute que la Mauritanie ne peut faire les frais d’un embargo. Et d’appeler tout « patriote sincère à faire un effort. Et que sans une solution juste notre pays pourrait être confronté à une hypothèque ».
A une question relative au statut de chef de file de l’opposition démocratique du leader du RFD , les émissaires ont rappelé que ce statut est conféré par le conseil constitutionnel .Le RFD n’est pas au gouvernement et que ses cadres ont droit à occuper des postes non ministériels et qu’enfin le parti soutiendra tout pouvoir qui tiendra compte de son programme , ont -ils ajouté.
Dans une déclaration distribuée pour l’occasion , la fédération régionale du RFD de Dakhlet Nouadhibou s’est félicitée des adhésions quasi quotidiennes au sein du parti d’un grand nombre de cadres , de notables , d’ouvriers et de simples citoyens .Le communiqué ajoute que ces adhérents expriment ainsi leur conviction que le programme du parti répond à leurs attentes. Et la déclaration de rappeler que le RFD rassemble toutes les communautés nationales, prône depuis sa création l’unité nationale, la justice, la justice sociale et la démocratie.
Selon la déclaration, ces adhésions sont le fruit d’un travail quotidien de la fédération à travers ses campagnes de sensibilisation. Une liste de 46 nouveaux adhérents est annexée à la déclaration
Athié Youssouf
CP.NOUADHIBOU




Mohamed Mahmoud Ould Ebaye, directeur réseau des agences Al Watani:

3032009

 

  

«De nombreux concitoyens sont sortis de la pauvreté grâce à la micro-finance islamique» 

 

Une nouvelle agence ouverte la semaine passée à Nouadhibou, des comptes qui s’ouvrent à la chaîne dans la capitale. La filiale islamique de la BNM, Al Watani, a le vent en poupe. Son directeur de réseau, Mahmoud Ould Ebaye, explique les raisons du succès de cette alternative de plus en plus mondialisée, de la finance, sur la base de l’Islam. Entretien. 

 

 

La Tribune: Quelles différences de fonds entre une banque islamique et une banque primaire classique? 

Mohamed Mahmoud Ould EBaye: L’islam ne connaissait pas le système bancaire tel qu’il existe aujourd’hui. Il a fallu attendre le début des années 1975 pour voir les premières banques islamiques fleurir à Dubaï. Avant cela, l’islam faisait des prêts mais gratuits. Il n’y avait pas de taux d’intérêt. La différence se situe surtout sur la forme: Les banques classiques prêtent avec des intérêts (le ribat), tandis que les banques islamiques fournissent la marchandise moyennant un bénéfice sur le prix d’achat. Le prophète (PSL) a dit que le ribat est un gros pêché. Il recommande la Mourabaha, c’est-à-dire de fournir une marchandise, avec laquelle le client fera ce qu’il entend. L’autre différence se situe au niveau de la date de valeur. Dans les banques islamiques, la date de valeur se fait le même jour, alors que dans les autres banques il y a deux jours de battement. Autre différence: dans le système du Mourabaha, clients et banque partagent gains et pertes. Dans les banques classiques, les pertes sont sur le dos du client.
La Tribune: Comment faites-vous des bénéfices si l’application du taux d’intérêt est prohibé? 


M.M.O.E:
Nous appliquons le même taux que les banques classiques, à la différence que nous ne prêtons pas d’argent. Quand un client désire un stylo, nous le lui livrons avec une marge bénéficiaire de 20 um si nous l’avons acquis à 100 um. C’est le même principe que pour le commerce.
En plus de la Mourabaha, il y a aussi la Moucharaka (le client a la possibilité d’avoir des actions dans la banque, ou toute autre opération de vente), l’Ijara (leasing) et la vente Selam. Ce sont des gammes d’opérations permettant de tout financer; avec bien entendu, toujours une marge bénéficiaire.

La Tribune: La finance islamique a de beaux jours devant elle en Mauritanie? 

M.M.O.E: J’en suis certain. J’ai travaillé un temps à la BAMIS où les opérations islamiques marchaient parfaitement déjà. J’avais crée un département identique à la BMCI qui fonctionne toujours. Une expérience similaire a été ensuite tentée à la BACIM BANK, mais son exploitation n’a pas été maximale. Plus récemment, la BNP et la Société générale s’y sont mises, ce qui démontre un certain engouement national. D’ici la fin mars, Al Watani prévoit d’ouvrir trois nouvelles agences, dont celle de Nouadhibou qui est très avancée. En fait, il existe une classe mauritanienne moyenne qui a gagné son argent grâce à son labeur; cette classe préfère garder son argent chez elle plutôt que de la verser dans des banques classiques. Les banques islamiques sont la vraie solution pour exhorter ceux qui thésaurisent, à déposer leur argent dans nos coffres. Des saoudiens comptent en ouvrir une avec des partenaires locaux prochainement.

La Tribune: On évoque de plus en plus la piste de la micro-finance islamique pour lutter contre la pauvreté en Mauritanie. Est-ce une vraie alternative en Mauritanie? 

M.M.O.E: C’est une réalité. Sur la demande de Ahmed Ould Khattri, ancien directeur de PROCAPEC, j’ai expérimenté la micro-finance islamique et ce fut un succès. Je crois que c’est l’un des facteurs qui a fait tripler le nombre d’adhérents aux CAPEC: De 50.000, le chiffre est passé à 160.000 membres! C’est une réussite unique. Nous avons fait des tournées dans le pays pour expliquer le système qui a l’avantage d’avoir la Baraka. C’est un moyen de lutter contre la pauvreté, et puis cela permet de ne pas détourner des crédits à d’autres fins, car nous sommes musulmans. Le problème des banques Ribat, c’est le détournement des crédits. Par exemple, si on prend un crédit d’un million, 300.000 cents mille ouguiyas sont utilisés à d’autres fins. Cela affecte les capacités de remboursement. De ce fait, on peut dire que de nombreux concitoyens sont sortis de la pauvreté grâce à la micro-finance islamique.

 

Propos recueillis par Youssouf Athié, à NDB 




NOUADHIBOU

3032009

 

La fermeté du ministre des pêches 

Décidemment M.Hacena Ould Ely, ministre des pêches aime la ville de Nouadhibou, d’ où il est originaire. Ce qui fait causer beaucoup ici c’est la nature de ses visites. Trop pour certains, sans raisons pour d’autres. Ce très ‘actif ‘ ministre, comme disent certains,  ne laisse pas indifférent. Par son franc- parler d’abord, sa décontraction ensuite. D’autres le trouvent ‘inauthentique’ avec ses ‘airs d’européen’. 

La semaine dernière le ministre était donc arrivé dans la capitale économique par le vol Nouakchott -Las Palmas.  Visite surprise, dont même le wali n’aurait pas été  pas prévenu. Dés son arrivée, M.Hacena Ould Ely s’est rendu à l’IMROP pour s’enquérir d’un vol de matériel d’une valeur de 30.000 000 d’ouguiyas. Ce matériel, don du Japon, comprend des hélices de bateau, des câbles, des filets et des bouées. Un directeur administratif, un électricien et un gardien de l’IMROP seraient impliqués dans ce vol. C’était il y a deux mois. Les trois présumés complices se seraient présentés en plein jour à l’institut et auraient chargé le matériel dans une camionnette pour, disent-ils, le réparer. Personne n’avait trouvé à redire. C’est le 23 février que la disparation du matériel sera constatée ou plutôt dénoncée. Les trois sont toujours entre les mains de la gendarmerie. Un inspecteur d’état est sur place car d’autres vols et détournements pourraient avoir été commis. 

Ensuite le ministre se rend au port autonome pour dit -on une inauguration de l’extension du port dont lui-même avait dit en conseil des ministres qu’elle est achevée. Il n’en est rien, les travaux ayant pris beaucoup de retard sans que personne dise pourquoi. Le chargé de la présentation du chantier est devant le projecteur pour commenter les travaux. Le ministre l’interrompt pour un long exposé sur ses ‘connaissances’, le sujet vire aux problèmes de terrains à Nouadhibou, sans que personne prie le pauvre présentateur à regagner sa place. On parle de l’exigüité du port, son incapacité à s’étendre, tous les terrains alentour étant distribués ou bradés ou même squattés. Le ministre continue en disant être capable de régler ce problème. Il ajoute que c’es t’interventionnisme qui gâte ce pays, que son propre père lui a demandé d’intervenir pour lui permettre d’acquérir des papiers pour un terrain qu’il occupe et qu’il ‘le vieux’ veut revendre quinze millions. ‘Je lui confisquerai ce terrain que je rendrai à l’état.’ il fait tard, le ministre doit renter à Nouakchott et demande à ses partenaires de réfléchir aux problèmes et de venir le rejoindre dans la capitale. Les épaves peuvent attendre. 

Athié Youssouf 

CP.NOUADHIBOU 

 

Touristes ou voleurs ? 

 

C’est l’histoire de trois marocains plutôt bien mis et à bord d’une rutilante Touareg. Après avoir roulé leur bosse en Grèce ils décident de retourner au bercail puis de ‘venir voir ‘ la Mauritanie, avec l’intention de vendre leur bagnole car ‘ça va mal en Europe’ diront-ils après leur arrestation. 

Nos trois marocains arrivent à Nouadhibou où ils s’installent dans une auberge et se présentent comme des touristes. Personne ne se doute qu’ils préparent un coup fourré. 

Ce mardi matin leur voiture reste longtemps devant l’agence Chinguitel de Nouadhibou qui fait légèrement face au commissariat central et la direction de la sureté. Ils jettent un coup d’œil  à l’intérieur et seraient mêmes entrés, histoire de mieux s’assurer des gains. 

Vers 20 heures le distributeur local ferme l’agence e, c’est l’heure de descente. Il doit faire un tour à la boulangerie pour acheter du pain; il est suivi par la Touarégue mais ne se doute de rien. Dans sa voiture il regagne son domicile et gare devant, les marocains se garent à côté. Le voisinage remarque la voiture mais ne s’en inquiète pas outre mesure; le lieu est habité par des cadres, à côté du domicile du wali et la prison civile où des gardes veillent. Le luxe de la voiture ne laisse pas de doute ; c’est des visiteurs de marque. Le distributeur tombe aussitôt dans les bras de Morphée. Les voleurs passent à l’acte, l’argent (2 millions 700 mille ouguiyas) et des cartes de recharge d’une valeur de 10millions d’ouguiyas sont emportés. 

Les bandits quittent les lieux non sans avoir passé chez un ‘Michelin’ pour réparer un pneu. Ce qui les perdra. Le distributeur se réveillera et remarquera le vol et avertira la police. De bouche à oreille, la cache des marocains est repérée mais ils sont partis. Ils seront signalés à 270 km de Nouadhibou le 25 février. Arrivés à Nouakchott, ils changent les ouguiyas contre des devises. Mais le signalement est lancé .Ils seront appréhendés le même jour et reconnaitront les faits. Actuellement ils sont dans trois commissariats de Nouakchott. Une arme blanche sera  retrouvée dans leur voiture. 

  

Athié Youssouf 

CP.NOUADHIBOU 

Rosso : Sit in des enseignants  

Jeudi 26 février, à 12 heures 30, tous  les enseignants (ou presque) de Rosso se sont donnés  rendez-vous à l’IDEN (inspection départementale de l’éducation nationale) pour un sit in. Les enseignants se plaignaient en effet de leur nouveau chef qui,  moins d’un mois après son arrivée a créé un climat malsain dans la moughataa. L’Iden a depuis son arrivée multiplié les maladresses ce qui s’est traduit par le malaise et le courroux chez les enseignants de Rosso. Lorsque les enseignants très remontés ont commencé à envahir littéralement l’inspection, l’Iden a appelé son supérieur qui lui aurait conseillé de recevoir et d’écouter les doléances des protestataires. C’est ainsi que près d’une centaine d’institutrices et d’instituteurs se sont retrouvés dans la salle de réunion avec  le représentant des parents d’élèves. La première intervenante n’a pas manqué de souligner que la plupart de ses collègues n’étaient jamais venus dans les locaux de l’inspection mais que trop c’était trop. Tous les intervenants ont insisté sur le fait qu’avec les nouvelles méthodes, il est difficile de faire trente heures de cours et faire  correctement les préparations. Ils ont en plus jugé que c’était absurde de venir à l’école tous les jours de huit heures à midi et de quinze heures à dix-sept même quand ils n’avaient pas cours. Les enseignants ont également ajouté qu’ils étaient près a faire les  trente heures mais à condition que la mesure soit  généralisée et que les enseignants qui sont ‘dans la nature’ ne soient pas couverts alors que d’autres se tuent au travail. Le représentant des parents d’élèves a lui aussi insisté sur le fait qu’il fallait mettre les enseignants dans de bonnes conditions. 

Finalement, l’Iden a  mis de l’eau  dans son ‘zrig’. Il aurait accepté  de laisser  le statu quo. C’est à seize heures que la réunion s’est terminée. De sorte que les écoles fondamentales n’ont pas fonctionné le jeudi après-midi. 

 







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