Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

1042012

 Suis-je fou ?

 

Ceux-ci sont des commentaires qui m’ont été adressés fraîchement: « Vous êtes fous, toutes mes proches le disent et tous ceux qui s’approchent de vous le confirme. »

« Barrada, je pense que tu ne peux tomber amoureux que des femmes qui ont une spécificité. Des femmes hyper difficiles ou égoïstes ou des femmes qui ne vous aiment pas. En effet, seuls les fous comme toi peuvent s’attacher avec de telles femmes. » Ce qui sous-entend, en partie, que je ne suis point adepte de la réciprocité affective. En fait qu’est ce que la folie ? Suis-je fou ? Un fou se considère vraiment fou ou c’est les autres qui sont fous ?

D’après tout, sommes-nous tous des fous, chacun selon sa position, sa philosophie, sa culture et son entourage ? En psychiatrie est fou celui qui a perdu la raison et présente un trouble mental, qui dénote d’un dérangement d’esprit, qui apparaît étrange et bizarre. Un regard fou. Un rire fou. Et on dit un tireur fou. On dit également « cette tragédie l’a rendue folle et une folle furieuse ». S’agissant du comportement ou les signes précurseurs de la folie, un fou est souvent hors de soi, énervé. Son comportement est envisagé comme déraisonnable, insensé. Et si quelqu’un ou quelqu’une refuse, bizarrement une offre particulière, il peut facilement être qualifié de fou. Un fou est aussi souvent calme, serein avec un regard ‘tranchant’ ou ‘égaille’. Présenté- je de tels signes ? Ou ces signes sont passagers et spécifiques à tout un chacun.

La folie est elle alors une partie de l’homme ou il s’agit de l’état intermittent de tel ou tel comportement qui touche chaque individu à des moments différents de son quotidien ou de sa vie ?

m_barrada@yahoo.fr




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

4032012

Le calvaire  d’une divorcée

Lorsque des parlementaires  de la majorité ont  sollicité le Président de la République en vue  de  détenir des  passeports diplomatiques  (à eux et  à leurs familles) à l’instar des membres du gouvernement, sa  réponse  était   significative : aucune objection, néanmoins,  cessez, je vous en prie,  de multiplier les mariages, c’est-à-dire, il  faut un minimum d’équilibre familial[1] .  

Selon toute vraisemblance, les femmes mauritaniennes  divorcées en charge d’une famille  sont nombreuses, délaissées à leur propre sort, souvent en chômage, peu instruites et  moins qualifiées en grande partie   pour décrocher un job.  ‘‘Elles souffrent du divorce’’.   Et si elles travaillent ?

 Une femme  arguait : on nous a forcées à travailler à l’extérieur pour contribuer aux dépenses du ménage (voire matérialisme), ou pour subvenir à des besoins, donc les enfants et la maison ont été mis en 2ème place, faute de temps. Mais sommes-nous, hommes et femmes plus heureux de cette situation – cette question restera toujours sans réponse définitive, car elle changera au fil du temps-.  Et pourtant nos femmes cherchent  de plus en plus  la  liberté. Elles  sont souvent dehors !  Elles cherchent  par tous les moyens des mécanismes de vie plus ou moins adaptés aux exigences de la famille. Représentant plus de 51% des mauritaniens, elles sont, semble-t-il, dans l’obligation de travailler ou…

Pour plaire  aux ‘dames’, aux bailleurs de fonds aux…, une discrimination positive  ‘législative’ du pays  leur accorde  plus de 30%  de postes de responsabilités électives. A qui profite cela ? À l’équilibre ethnico-tribal du système ?  Aux  femmes de tel ou tel chef de tribu   ou aux femmes, filles, cousines  d’un  haut responsable ou amis d’un haut gradé de l’armée  … ? 

Une chose est sûre, en Mauritanie, le gouvernement, l’opposition, les groupes de pression tribale relèguent   l’équilibre sociétal du pays au second plan. C’est dire, homme-femme, la protection de la famille, les obligations des uns et des autres pour préserver et  la pérennité et la solidarité de la petite cellule familiale, ‘indépendamment’ de la pression des parents, de la tribu, de la vision  de l’autre ou les autres.

***

En ce mois de mars, mois des festivités des femmes instruites et activistes, j’évoque une illustration, un calvaire d’une  divorcée[2].

En effet, environ minuit, à côté d’une boutique de l’un des  quartiers périphériques de Nouakchott, elle s’accroche à une partie de mon boubou  en me disant vous devriez m’écouter. Après une journée de travail épuisante, je voulais me débarrasser d’elle. Niet Monsieur, me rétorquait-elle, vous devrez m’écouter. 

Aussitôt, je me suis plié  à ses exigences. Il s’agit là, d’une  femme correctement habillée, elle était entourée par une petite foule composée de ses voisins, tous contraints à l’écouter. Elle confirmait, qu’elle a demandé à son ex-mari de lui donner de quoi payer un loyer avoisinant les 40 mille et que cette fois-ci sa ‘‘réplique’’ était négative. La femme en question  semble  assurer le fonctionnement de son foyer. Elle a, entre autres, comme charge une fille à la quinzaine, celle-ci malgré son âge, passe une grande partie de son temps à l’extérieur du ménage, elle a déjà dérobé deux véhicules.  

Derrière cette petite famille toute une histoire, pleine  d’antagonisme. Après un divorce, le degré extrême de la jalousie affectait la ‘conjointe’ qui devient subitement délaissée à la merci de ses créanciers, sans époux, ni travail. Il faut le reconnaitre, en apparence, elle ne  représente aucun symptôme de folie, toutefois, c’est au cours de la discussion que vous vous rendez compte qu’elle dévoile des vérités  arrangées dans un discours parfois incohérent. 

« En Mauritanie, les femmes sont dans l’obligation de soutirer de l’argent, par n’importe quel moyen, elles ne peuvent plus survivre. Elles ne sont plus à l’abri de la catastrophe. L’autre jour un jeune homme voulait violer ma fille. Dés lors, j’ai déposé une plainte contre lui, mais,  enfin de compte, je me suis rendue à l’évidence qu’il est de bonne famille, ce qui m’a incité  à renoncer à l’infraction dont on a été victime», martèle-t-elle avec une spontanéité extraordinaire, avant d’ajouter, « certes, ma fille a pris la voiture d’un voisin, elle a fait un tour. Cependant, elle a déjà averti celui-ci qu’il n’a pas le droit de s’arrêter devant notre maison. Tant pis pour lui ».  

Elle poursuit dans un délire appuyé par des revendications ‘bienséantes’. Les temps sont durs, il faut que les associations des droits de l’homme et celles de la protection des familles se mobilisent pour m’aider.  

Ainsi, une autre partie de son discours extériorisait ceci : j’ai démoli mon téléviseur après un rêve  cauchemardesque. Raisons invoquées : chasser une malédiction pouvant toucher la patrie et le président de  la République.

Pourtant, « mon téléviseur était comme un frère, une fille obéissante, une mère », annonce-t-elle, amèrement. 

En somme, ce cas n’est point  dénué de tout fondement. Il est révélateur d’un message, implicite, bien qu’adressé par une inconsciente, il interpelle tout un  chacun.  

 m_barrada@yahoo.fr 


[1] D’après des sources journalistiques 

[2] Les échos de Mohamed Fouad Barrada du  3/O5/2010




La Tribune n°546

18042011

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La Tribune PDF 542

21032011

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La Tribune PDF N°539 du 28/02/2011

28022011

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La Tribune PDF N°529 du 21/12/2010

21122010

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L’édito de Mohamed Fall Ould Oumère

29092010

«Quand est-ce que nous pourrons tester votre patriotisme pour en connaitre l’enracinement ? Aux affaires, vous avez pillé les richesses du pays, instauré un système inique fait d’arbitraires, compromettant à jamais les fondements de son développement. Et maintenant, vous voilà refuser de le soutenir en des moments cruciaux… allant jusqu’à reprendre les termes de l’ennemi du moment».

C’est la réplique que quelqu’un a faite à l’un de nos intellectuels (politiques) qui tentait – vainement – de justifier des «scrupules» qui n’ont pas lieu d’être. Je la trouve à propos.

Une partie du regroupement de la Coordination des partis d’opposition (COD) a qualifié l’opération mauritanienne de «guerre par procuration ne se fondant sur aucune base légale ou consensus national». La même appréciation contenue dans le communiqué d’Al Qaeda au Maghreb Islamique, l’organisation terroriste responsable de : l’attaque de Lemghayti qui a coûté la vie à 15 soldats mauritaniens (juin 2005), l’attaque de Ghallawiya qui a coûté la vie à trois soldats mauritaniens (décembre 2007), l’attaque de Tourine qui a coûté la vie à 11 soldats et un guide civil mauritaniens (septembre 2008), sans compter l’assassinat sur notre sol national de quatre touristes français, d’un citoyen américain résident parmi nous, l’enlèvement sur le territoire nationale de trois Espagnols et deus Italiens, de deux opérations kamikaze dont l’objectif était de semer la mort, sans discernement…

Et l’on prétend après tous ses dommages le droit à la circonspection ! C’est grave. D’autant plus que nous apprenons que pendant les débats au sein des partis, le plus symbolique d’entre les leaders politiques aurait dit : «pas question de déclarer son soutien à cette Armée. Ce n’est pas l’Armée mauritanienne, c’est celle de Ould Abdel Aziz…» Rien de moins.

Les salafistes jihadistes n’ont pas de projet pour ce pays. Ni d’ailleurs pour nos sociétés. Rien que le chao. Semer la mort pour, au bout, instaurer un ordre fait d’exécutions sommaires, d’injustices, d’archaïsmes meurtriers, de visions sombres, de refus du progrès, de rejet de tout ce qui est humain en nous… Il n’y a pas lieu de les traiter comme s’il s’agissait d’un parti politique ou d’un groupe d’individus exprimant une opinion qui doit être entendue. Leur slogan : «eddem, eddem, eddem…» (le sang, le sang, le sang…).

Certains d’entre nous soutiennent, par lâcheté sans doute, que «cette guerre peut amener Al Qaeda à entreprendre des représailles contre le pays». Mais qu’est-ce que AQMI n’a pas fait pour la Mauritanie ? Tout ce qui a été fait de mal au pays, ne suffit apparemment pas pour convaincre les sceptiques de la justesse de la position mauritanienne. Ni les agressions contre les garnisons de l’Armée nationale, ni les kamikazes, ni l’assassinat de résidents chez nous.

«Le nord du Mali c’est l’est de la Mauritanie, le sud de l’Algérie et le l’ouest du Niger». C’est le Président ATT du Mali qui parlait ainsi. Dit autrement, ces immensités désertiques que se partagent ces pays sont chacun l’espace vital pour l’autre. Nous avions à le comprendre. Le prolongement historique et social de l’un et de l’autre des pays. Et c’est surtout vrai pour le Mali et la Mauritanie que rien n’a séparé justement. Ni les frontières héritées par la colonisation, ni l’instabilité récurrente dans la zone, ni les périodes troubles de relations entre les gouvernants, ni la concurrence entre des Etats riverains… le Mali est le seul voisin avec lequel la frontière n’a jamais été fermée, la relation n’a jamais atteint un point de rupture. Et ce n’est pas par hasard. C’est bien parce que trop de liens existent empêchant les gouvernants des deux pays de rompre la corde.

Cette relation est un atout dans cette guerre qui ne concerne pas la seule Mauritanie. Le Mali et le Niger ont perdu quelques-uns de leurs fils par les armes de AQMI. L’Algérie en perd chaque jour. Tout le Sahel est aujourd’hui déserté par la coopération humanitaire. C’est elle qui apportait ici un semblant de vie. Aux populations abandonnées à leur sort par des gouvernements lointains, ce sont les actions humanitaires, le tourisme qui donnaient espoir. Tout ça semble finir. C’est à voir, avec l’attaque d’Arlit, si les sociétés étrangères d’exploitation de minerais ne vont pas se retirer. La menace est trop grande. Surtout que dans son communiqué de revendication de l’enlèvement des cinq français, AQMI promet de «faire payer à toutes les sociétés de croisés leur exploitation inconsidérée des richesses des pays, leur mise à l’écart des populations dans le profit de l’usufruit, et l’exposition de cet espace aux dangers environnementaux liés à l’exploitation».

En ce moment particulier, aucun peuple de la région, aucune structure politique ou sociale de la région, ne peut se soustraire à la bataille. A plus forte raison rester indifférent. Car l’indifférence, c’est déjà l’alliance avec l’ennemi. L’ennemi des valeurs humanistes que nous avons fait nôtres, des fondements démocratiques dont nous nous voulons les défenseurs, des libertés… ennemi de la vie.

MFO

La Tribune N°518 du 27 septembre 2010




Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

12072010

 

 Le chômage en Mauritanie  

Très prochainement à la  TVM  le ministre de l’emploi et de l’insertion professionnelle  sera l’invité de la semaine. Sachant  que  la croissance moyenne prévisionnelle  sur la période 2010-2015 (de l’ordre de 5%), ne conduit, aucunement, à penser que la reprise économique par l’emploi sera atteinte sur la période susmentionnée,  quelles sont alors les mesures adéquates planifiées et chiffrées qu’on  nous propose  pour rattraper le  retard  du pays en matière de lutte contre le chômage ?  Son département représente sans contraste un département sensible, moteur de la relance économique. 

 Toutefois, un constat amer à signaler :   31 % voire 32% de la population  est sans emploi.  Le taux de chômage en Mauritanie  est l’un des taux les  plus élevés au monde, il est  deux  fois   plus élevé  que dans   le reste des Pays du Maghreb. Celui de  ces derniers  constitue, en tout cas, une référence mondiale en cette  période de crise  financière internationale. Ce qui dénote d’une stabilité économique, probablement,  plus au moins acceptable et acceptée  selon les analystes. A titre d’illustration, en Tunisie, il   est de 14,2%  d’après une étude effectuée  en 2010 par  UGTT, l’Union Générale Tunisienne du Travail. Néanmoins,  « à 14,2%, le taux de chômage reste élevé (…) particulièrement chez les femmes (16%), les moins de 25 ans (30%) et les diplômés de l’enseignement supérieur ». 

En Algérie, « la classe moyenne  est consolidée  (le PIB par Habitant a été multiplié par trois, le chômage est réduit de deux tiers  (de 33% en 1999, il a été ramené à moins de 12% en 2009) et l’extrême pauvreté (personnes vivant avec moins de 1,08 dallors  par jour) concerne  à peine 10% de la population- la même proportion qu’en Allemagne ». explique l’hebdomadaire indépendant- jeune Afrique-.    

Au Maroc, le taux de chômage avoisine, quant à lui, les  9%. Officiellement,  en milieu urbain, il a atteint 13,8% contre 14, 7%, alors qu’en milieu rural, il  s’est stabilisé à 4.  « L’économie nationale du Maroc a généré 95.100 emplois nets en 2009, permettant ainsi au taux de chômage de reculer à 9,1 % au niveau national au lieu de 9,6 % en 2008.» (www.mediaterranee.com). 

En outre, le débat sur l’économie nationale devrait, à mon avis, se focaliser sur l’absorption des demandeurs d’emploi. Je reviens, à cet égard, sur une récente  mesure fiscale déplorée par  certains de nos intellectuels et «  à laquelle  le directeur des impôts en Mauritanie  a procédé  illégalement, pour contraindre des supermarchés et des grossistes  à Nouakchott à  payer des impôts formels à l’Etat », précisent-ils. Hormis  cette boutade économique, qu’est  ce qui coûte à nos petites et moyennes entreprises  formelles ou informelles, soient-elles,  de faire travailler, chacune,  un comptable et une secrétaire ?  

De fait, étant donné que 24,6 % de la population mauritanienne  s’occupe du commerce[1],  une  structure commerciale qui réalise un chiffre d’affaires dépassant les 2 millions d’ouguiyas peut  bel et bien être dans l’obligation de tenir une comptabilité même si elle n’est pas soumise au régime réel d’imposition (25% du bénéfice pour une  société qui réalise un chiffre d’affaires au delà  de 3 millions). Ce qui permettra, tout simplement, d’insérer un bon nombre de demandeurs d’emploi.  

En gros, soumettre les entreprises nationales  et étrangères à des mécanismes  plus réfléchis d’insertion des chômeurs tout en les insistant à investir représente  la clé de voûte pour relancer les activités économiques. Il faut, cependant, alléger les procédures de création des entreprises tout en luttant  contre la fraude fiscale et ‘l’informalisation’  des unités de création d’emploi.   

m_barrada@yahoo.fr   

Source : La Tribune n°509 


 



[1] Selon  une étude sur  la carte des potentialités de création d’emplois en Mauritanie, restituée pour validation au cours d’un atelier  tenu  le jeudi 8 avril 2010 

 




Faits divers de la Tribune

17052010

 

La fête tourne au vinaigre 

Jeudi soir, aux environs de minuit, des couples dansaient allègrement dans un grand salon chez Oumar S. celui-ci les avaient invités à l’occasion de sa réconciliation avec sa femme qui l’avait quitté six mois plus tôt suite à une question de jalousie.  

Tandis que les invités se laissaient emporter par la joie des retrouvailles, un fou ivre, habillé en lambeaux, fait irruption dans la salle. Les danseurs se ruent vers la porte.    Elle est fermée à clé de l’extérieur.  Le monde se précipite vers les trois fenêtres! Là encore impossible de sortir : les grilles barrent la route! Le fou détruit  tout sur son passage. La chaîne de musique et les disques CD sont endommagés. Il éteint la lumière. La scène prend une autre dimension. Les femmes ne cessent de crier et de pleurer, les hommes ne savent plus quoi faire. Deux hommes tentent de l’immobiliser. Impossible! Le fou est aussi puissant qu’il arrive à les défier. Après un « long » quart d’heure, la porte est ouverte par un voisin alerté par les cris des enfants devant la maison. Les parents du fou qui étaient à sa recherche depuis le matin, le reconnaissent au milieu de la foule. Ils veulent l’amener, les danseurs s’interposent. « Nous allons partir à la police » lance l’un d’eux dont la femme est blessée à la tête, dans l’affrontement. Des hommes de bonne volonté interviennent et règlent l’affaire à l’amiable. Selon des enfants interrogés, le fou a été introduit dans le salon par un groupe d’enfants qu’Oumar avait empêché d’entrer dans la maison. Et c’est leur chef d’ailleurs qui a fermé la porte à clé de l’extérieur. Mais heureusement qu’il n’est pas parti avec la clé. Tout revient dans l’ordre, mais nul n’a plus envie de danser. Cette scène a lieu au secteur de Mellah, jeudi dernier. 

Une histoire de véhicule volé 

Arrêté suite à une affaire de véhicule volé, S.EL.Zaid de nationalité marocaine a bénéficié d’une liberté provisoire en attendant d’être traduit devant la justice très prochainement a-t-on appris de sources judiciaires. 

Il est accusé par un Egyptien résidant en Gambie d’avoir volé son véhicule qu’il a liquidé à Nouakchott à un Mauritanien à un montant de 11millions d’ouguiyas. 

C’est suite à la plainte déposée que l’enquête a été confiée à la section PJ du Commissariat de police de Tevragh Zeina I où elle a été dirigée par le Commissaire. Selon une source policière l’enquête a donné des résultats qui ne soulagent pas S.EL.Zaid. 

D’autre part, le cas de l’accusé tend à se compliquer suite à son évasion lors de sa garde à vue au commissariat avant d’être délogé alors qu’il avait élu refuge dans un hangar dans la zone ouest de Dar Naim. 

Lors de son audition, il a souligné qu’il avait payé la voiture en Espagne et il l’a envoyée en Mauritanie via
la Gambie. Et c’est après sa vente qu’il a su qu’elle fait partie d’un lot de voitures recherchées par Interpol.
 

Lors de l’investigation, le mauritanien qui avait payé la voiture est retrouvé et ne détenant aucun papier relatif à l’achat du véhicule, il a été entendu puis déferré  avant d’être incarcéré au pénitencier de Dar Naim a indiqué une source policière. 

Informée par ses amis que son unique fils est entre les mains de la justice mauritanienne suite à l’histoire d’un véhicule volé, la mère de S.EL.Zaid débarque dare-dare  du Maroc. Elle rembourse au mauritanien une partie de son argent (à peu près 8.000.000um) et promet de donner le reste sous peu de temps, mais le véhicule est toujours immobilisé au parquet, car la justice demande à ce qu’il présente des pièces et documents qui attestent qu’il l’a payée. L’histoire est loin d’être clôturée parce qu’elle est aussi compliquée! 

  

  

Le verdict de la cour correctionnelle 

La cour correctionnelle s’est réunie mercredi 5 et jeudi6 Mai 2010  pour étudier un lot de dossiers dont celui de l’agent de police qui avait giflé et insulté le commissaire de police, patron du commissariat spécial de la police judiciaire, il y de cela quelques jours. 

L’agent de police a été jugé après avoir été envoyé en prison. C’est le mercredi 5 Mai qu’il devait entendre son verdict. Condamné à 1 mois de prison ferme plus une amende de 5.000 UM et 15.000 UM de frais de justice. Lors de la proclamation du verdict le Président de la cour correctionnelle a longuement parlé de la gravité de son geste (gifles infligées), des propos (sale esclave) qu’il a tenus et de son comportement (dépassement) vis-à-vis de son supérieur. Parlant même de la violation de la loi. C’était en présence de quelques officiers de la police qui n’ont pas caché leur satisfaction. Peut-être une leçon pour les autres? 

  

Un multirécidiviste revient avec force! 

Certains le croyaient mort comme le Rouge, Beck, Séga, Cheikhou, Boy Bâ,  M’Bareck L, connu sous le sobriquet de M’B19 fait parler de lui. Cette fois-ci, il  revient avec force sur le terrain et récupère ses troupes, fait des descentes musclées dans certaines Moughataa de
la Capitale. En une semaine, 19 – comme l’appellent ses proches –  et ses lieutenants  violent quatre jeunes filles et mènent six opérations de vol à main armée dans les quartiers d’Arafat, Riad, Nezaha et les nouveaux lots d’El Mina qui se trouvent à quelques mètres du marché du bétail.
 

Dans ces quartiers, aucune fille n’ose sortir après le coucher du soleil. Les hommes possédant de l’argent et des téléphones portables ne sont point épargnés. Avec sa force de lion, 19 ne recule devant personne. Encore jeune, il affrontait les policiers. Il leur fallait beaucoup de renforts pour le neutraliser. D’ailleurs c’est lors d’un accrochage à
la Médina R en septembre1998 avec la police qu’il a perdu son index gauche et depuis ses amis l’ont surnommé 19. Selon des sources policières, M’B 19 a été déferré 7 fois suite à des cas de viols, de vols et d’arnaques puis emprisonné 5 fois à des peines allant de 3 à 4 ans avec des amendes. Il n’a jamais été inculpé dans des affaires de consommation de chanvre indien ni de drogue selon les mêmes sources. A savoir que 19 et ses lieutenants sont activement recherchés par des brigades de recherche de la police. Ils font l’objet de plusieurs plaintes déposées par les parents des victimes.
 

 




Lettre ouverte

17052010

        

A Monsieur le Président de
la République

 

Je suis un citoyen…j’espère comme les autres, avec son histoire, ses convictions et ses espoirs. Mes convictions sont celles de beaucoup d’autres qui s’efforcent de croire que quelque chose peut changer dans ce pays ou que quelque chose doit changer afin que la loi soit la même pour tous et que nul ne soit assez puissant pour imposer aux autres l’idée qu’il se fait de
la Mauritanie. Mais mes convictions se heurtent à mon histoire.

 

Une histoire qui débute  il y a un peu plus d’une année, en janvier de l’année dernière. Un voisin, riche commerçant me signifie plus de deux mois après le décès  de mon père que la maison familiale située au cœur du marché central de Nouadhibou, est sa propriété, prétendant l’avoir achetée il y a plus de quinze ans  en 1999 d’un autre qui lui, l’aurait achetée en 1994 et qu’il y avait laissé mon père comme locataire.

 

L’affaire passe devant les tribunaux. Un an d’attente puis une première audience. Les deux parties sont entendues. Le dossier est en délibéré pour le 23Février 20 10 .Et c’est  là que s’arrête ma compréhension des choses. . Le 03 au matin le commerçant accompagne un garde pour me remettre la convocation à l’audience.  Je mets cela sur le compte d’une maladresse administrative.

 

 Le 04 Mars je vais à l’audience avec le reste de ma famille  pour le verdict .Curieusement le dossier est relancé car une lettre venant de la wilaya  et datée du 3Mars confirme sur la base d’une lettre du service des  Domaines datée elle du 4 Mars que le commerçant est le propriétaire de la maison ! Alors que dés le début nous sommes allés plusieurs fois vérifier le registre des domaines pour avoir le coeur net. Seul le nom du défunt y figurait. Brusquement deux lettres… une de la wilaya et une des Domaines arrachées de justesse par je ne sais quelle magie pendant que nous nous patientons sous l’ombre de la salle d’audience l’arrivée du juge. Celui ci fera son jugement  sur la base de celles ci, nonobstant les irrégularités manifestes citées ci-dessous: 

 

1-La wilaya interfère sur un dossier de justice et prend position prétextant avoir reçu une correspondance du service des domaines. Sauf que la lettre de la wilaya est datée du 03 Mars alors que celle des domaines est elle du 04 Mars !

 

2-Au cours du jugement, la partie adverse a présenté successivement deux (2) permis d’occuper présentant des différences notoires : l’un est signé mais sans cachet et le 2ème a un cachet mais sans signature et portant des ratures sur la date écrite à la main.

 

3-Le chef de service des Domaines a reconnu avoir ajouté de nouvelles inscriptions sur le registre sur la base d’une simple présentation de documents alors qu’il savait que l’affaire est pendante en justice ; ce qui constitue une violation grave des procédures administratives et laisse supposer l’existence d’une manœuvre en vue de déformer la vérité.

 

4-Tout au long de la procédure judiciaire, le prétendu « 1er acheteur « n’a jamais été convoqué ni entendu.    

 

5-De 1994 à 2009 le prétendant n’a jamais signé le moindre contrat de Bail, n’a jamais manifesté la moindre présence physique sur les lieux, n’a aucune preuve matérielle attestant que le défunt était un locataire dans sa propre maison en dehors de quelques reçus écrits, signés et conservés par lui .Et cela pendant 15ans ! 15ans durant lesquels le « locataire » en plus payait pour lui les impôts sur l’habitat !!!

 

15ans sans que ni lui ni le « 1er acheteur » ne daignent faire le moindre enregistrement au Domaines et qu’il faille attendre le mois d’Avril 2010 -vers la fin des auditions- pour aller obliger le Mr des Domaines à ajouter de nouvelles inscriptions !

 

6-Manifestement au niveau de la wilaya et des Domaines il y’a usage de faux en écriture mais l’on me signifie qu’on ne peut poursuivre les représentants de l’administration et qu’il faut plutôt adresser une plainte à la direction centrale des Domaines!!

 

                                                                                                       

 

 Là, mes convictions vacillent et je me renvoie l’image de la fragilité  de ceux qui n’ont pas l’administration avec eux et du peu de cas que certains, toujours se font du Droit et de la légalité dans ce pays.

 

Mr le président, je porte cette affaire à votre connaissance pour espérer ne pas être obligé de croire que certaines administrations refusent de s’inscrire sur les grands principes de moralisation de la vie publique nationale. C »est mon espoir et celui de tous ceux qui, continuent encore toujours de subir l’implacable loi de la justice des plus forts …

Très haute considération

Ibrahima Falilou Professeur







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