Boghé, ville exsangue, malade de ses fils

19012010

 

  

Peuplée de 23.000 hts, érigée en commune en 1998, la ville de Boghé couvre une superficie de 400 Km2 et s’étire sur plusieurs Km, seul centre urbain d’une certaine valeur dans la wilaya de Brakna, Boghé centralise, coordonne des activités de presque 70.000 habitants. Sa population est essentiellement halpoularen : 40 villages sur 7 haratines et 2 Beydanes. Mais ce qui frappe un regard porté sur l’intelligentsia de la ville c’est l’absence de bases d’une cohésion forte définissant généralement  une ethnie : « une conscience collective »,  des bases d’affinités », propension à des réflexes de solidarité. Comment se demande-t-on, des individus vivant dans le même espace, ayant une origine « alimentée par l’affectif et par l’intériorisation de valeurs communes » peuvent être si loin du contrôle communautaire? Aucune autorité issue de la ville n’a procédée par exemple à un recrutement massif, à une promotion significative des fils, des compétences de la ville. Pourtant leurs homologues d’Atar, de Néma, de Kiffa étaient coutumiers de ces faits possibles à l’ère Maouya. Manque de volonté ou mauvaise volonté? En tout cas Boghé dispose, à l’évidence, d’une surabondance de ressources humaine sous-employées voire mal employées. Mais pourquoi cette absence de communautarisme dans un espace où cet imaginaire est une valeur? Le Bogheen serait-il déjà un « sujet de droit » disposant d « une possibilité de choix et d’une capacité de critique »? Le refus de se diluer dans la masse est-il expression d’une autonomie que confère une citoyenneté? 

Au-delà de cette remarque, il y a un autre problème plus important parce que lié à l’économie de la ville. En effet, l’espace du walo a été aménagé, en 1983, en périmètre irrigué de riziculture. Sur 4000 hectare exploitables, 1200 hectares sont  emblavés et 800 hectares mis en valeur dont 545 pour la riziculture, 250 pour la polyculture. Mais le rendement est tellement faible, 5 tonnes par hectares, qu’on parle d’agriculture  de « subsistance » et non de commercialisation. Pourtant l’aménagement hydro agricole de la ville s’inscrit dans le cadre politique de développement économique de la mauritanie. Ce plan à pour objectif de réduire les importations de denrées alimentaires, d’équilibrer les activités régionales en mettant en place des interactions visant à faire de Boghé l’un des grenier le plus importants de la sous région. Mais ce qui étonne c’est que le protocole d’accord entre l’Etat et les paysans prévoyait un volet santé. Celui-ci est délibérément mis en veilleuse. Aucune structure de soins ni de cadre de santé n’a accompagné la réalisation du projet. Celui-ci a suscité pourtant l’émergence de plusieurs maladies hydriques : Diarrhées, paludisme, dysenterie, bilharziose urinaire. Selon le CNH 39% des cas de malades de bilharziose Urinaire viennent de Boghé. Ainsi les ressources les plus précieuses, les hommes, sur lesquels repose le développement économique se détériorent sous le regard passif de l’Etat et pour couronner tout ça, c’est a Aleg qu’on invite à se traiter alors que toutes les conditions, toutes les exigences pour l’établissement d’un centre hospitalier à Boghé sont réunies. Que devront nous penser dans cette perspective des fils de Boghé, pourtant toujours dans la cours des grands? Ne peuvent-il pas par exemple influencer les décision de l’Etat en faveur de Boghé? Le dépérissement de la ville de Boghé se manifeste en outre au niveau de l’élevage, activité en pleine progression comme l’atteste l’ouverture d’un centre de collecte de lait. L’effectif du cheptel est en effet significatif : 21658 bovins, 62398 ovins et plus de 700 équins. Il n’existe pour cette population que deux parcs de vaccination mis en place par l’association des producteurs laitiers transhumants. Le centre de « Sérum –  immunologique », patrimoine Bogheen depuis 1936, érigé récemment en  sous secteur d’élevage est transféré à Aleg où il traite et diagnostique des maladies animales, procède au vaccination préventives. Boghé perd sont importance sous le regard passif de ses Yontaabé. Ainsi
la Maoughataa la plus importante du Brakna se plasmolyse, parce qu’au lieu de parler d’une seule voix ses fils se tchadisent : Achek Ibin Oumar ne s’entend pas avec Houssein Habré ce dernier s’oppose à G. Weddaye, Celui-ci a Abdel Kader Kamougué…. 

SY ALASSANE ADAMA 

Philosophe 




Sinthiou réclame ses terres

23122009

 

   

Adama Samba Lao, conseiller municipal  du village de Dioké dans la commune Néré Walo au Gorgol a provoqué une situation de désordre dans la Commune. Il y a un mois, le conseiller est venu   en compagnie d’un occidental pour récupérer nos champs de diéry au profit de son blanc.  Lorsque les vieux de notre village de Sinthiou sont partis le rencontrer à Kaédi pour lui dire qu’il a tord de vouloir récupérer nos champs qu’on a hérités de nos ancêtres à son profit,  il y a eu une altercation entre les protagonistes. Adama Samba Lao a pris l’un des vieux par le col pour le boxer. N’eut été pas l’intervention des spectateurs, il allait sommer le vieux de coups.  

Après cette dispute, le conseiller Adama Samba Lao nous avait dit qu’il se retirait de nos champs de diéry. 

A notre grande surprise, le conseiller Adama Samba Lao est revenu aux environs des mêmes champs de diéry Yaba faire ses travaux champêtres dans un endroit qui s’appelle Toula Mabouby. Cette zone cultivable est encore pour notre village, ce qu’il n’ignore d’ailleurs pas. C’est suite à cet entêtement du conseiller de Dioké que le village de Sinthiou a mandaté quelques responsables dont le chef du village et  l’imam de la mosquée auprès des notables du village de Dioké pour mettre ce litige au clair. Résultat: Adama Samba Lao et quelques personnes du village de Dioké sont en complot pour récupérer nos terres quoi qu’il arrive au profit du blanc. 

C’est dans ces conditions que nous avons immédiatement contacter le maire de la Commune qui n’était même pas au courant. 

Nous avons dit au maire de régler tout de suite  cette affaire. Mais jusqu’à présent rien n’a été, encore, fait. 

C’est pour cela que nous interpellons le Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz pour que nous recouvrons nos terres immédiatement avant qu’il soit tard. 

Thierno N’Diaye 

Tidjane Hamady

Source : La Tribune n°480




LA MAURITANIE, MALADE DE SA SOCIETE AUTISTE

23122009

 

  

La rapporteuse des Nations Unies, Gulnara Shahinian vient de mettre le doigt sur la plaie purulente, l’esclavage, de la société mauritanienne. Elle s’est même autorisée à prescrire une potion à ce mal national inguérissable. Mais comme dit encore une sagesse africaine « l’étranger a de gros yeux mais ne voit rien ». Ce qu’ignore notre invité, c’est que la servilité est une pratique coutumière active en tant que telle bien enracinée dans les communautés. Aucun Mauritanien n’éprouve l’émotion de la honte, de la gène à l’entente des mots : esclave, abd…. Tout au contraire, c’est de la fierté, de la dignité que ressent celui qui le distille en publique : avoir des esclaves est signe de noblesse, de grandeur familiale, tribale. Franchement la servilité est une option sociale qui ne heurte ni la conscience des intellectuelles ni celle des Ulemas. Ces derniers plaident d’ailleurs en sa faveur en la référant à des interprétations périmées issues de l’incompréhension des textes islamiques. C’est pourquoi dans l’article intitulé le mal du mâle à Nouakchott que nous avons publié précédemment l’accent est mis sur l’éducation, pièce maîtresse de l’édifice théorique et pratique de la sagesse humaine. La famille est en effet, le lieu où l’enfant apprend des valeurs qu’il appliquera ensuite dans les différents contextes de la vie. L’enfant est donc une copie fidèle de son espace vital. Il devient dans cette perspective légitime de savoir : quel est le sol constitutif des valeurs qui structurent la personnalité psychique du Mauritanien ? Nous introduisons le postulat que si le mauritanien est farouchement attaché à la pratique sociale de l’esclavage et l’érige en unité de mesure c’est qu’il est gouverné dans sa vie quotidienne par un système d’évaluation provenant de la féodalité : sa paresse congénitale, son mépris des activités laborieuses, sa promptitude à faire travailler confirme notre postulat. On dirait que l’épisode du Jardin d’Edén, paradis perdu, infuse à
la Mauritanie son mode d’aperception. En fait, paresse vient de ‘’paresis’’ qui signifie paradis, lieu sans travail. Tout se passe comme si le souvenir de cette séquence des textes sacrés animait inconsciemment le mauritanien. La rondeur qui prédispose les mauritaniennes au repos, le mépris des formes taysonnienne résultant d’un effort physique intense caractérise notre imaginaire populaire et nous pousse à chercher des individus assurant cette fonction de travail pénible. Ainsi la société mauritanienne se fragmente en ‘’despotes’’ et en ‘’Doulos’’, en maître et en esclave. Le premier, pourvu d’intelligence a le don de pouvoir commander au second qui, en raison d’aptitudes physiques, est destiné seulement à être commandé. Ainsi le corps c’est-à-dire l’esclave s’oppose à l’intelligence autrement dit le Maître. La gestion des affaires de la cité mauritanienne a toujours été conforme à cette logique sociale. Nous pensons qu’avec la discontinuité actuelle, le perestroïka, la rupture qualitative inauguré par le président Mohamed Ould Abdoul Aziz, la servilité sera traité comme un ‘’péché’’ et qu’on tentera de redresser cette faute par l’art de l’éducation, donc de l’éveil des consciences, du coup ranger cette pratique sociale dans la vitrine des ‘’idôles’’, des traditions défectueuses, anachroniques implantées à nos esprits par la caverne, la préraison. A nos yeux autant d’idées reçues, autant stéréotypes mis en scène et jouées ont crée chez nous un réflexe discriminateur. Il y’a donc lieu de faire abstraction de ce que les anciens nous ont légués du fait que cet héritage, obsolète, représente souvent un sophisme qui incline a une mauvaise perception de la réalité du temps. En effet, le passé c’est l’irréversible. Le « cela a été » est la pétrification de la contingence d’un présent contre lequel notre vouloir vient s’arc-bouter. Le poids du passé nous écrase. Ce lourd fardeau brise l’avenir des relations sociales intermauritaniennes. Englué dans sa mémoire, le mauritanien n’arrive à se débarrasser de rien. Il regarde vers le passé non pas pour mieux avancer mais pour y rester. Cet enferment autiste morbide, pathogène appelle une cure psychanalytique. Car nous avons un passé différent de notre présent. Nos action d’aujourd’hui esquissent elles aussi un future qui sera différent de ce que nous vivons aujourd’hui. Nous voguons  sur un fleuve dont le cours suit une direction cohérente, unique. Il est impossible que l’eau de ce fleuve remonte à sa source, de rajeunir, de voir revenir par conséquent une période révolue. Il faut se garder de croire qu’il existe des valeurs-momies ! les besoins, les aspirations, les codes éthiques, les désirs humains ne sont pas donnés une fois pour toutes. Chaque période historique a son « langage du bien et du mal », a sa tasse de café ! tout système de vie est limité par « l’air du temps ». La pensée passée est nécessairement relative a un horizon culturel, à un milieu de vie. Ainsi ce qui a été n’est plus. Ce qui est, est destiné à n’être plus. Restons donc attentif a l’instant présent ouvert sur l’avenir, lieu du possible. 

 

SY Alassane Adama 

Philosophe 

 

Source : La Tribune n°480 




LE VICE NATIONAL

5112009

 

 

De nouveaux noms viennent encore de s’ajouter à la longue liste des prédateurs de

la Mauritanie. Après les avenants…. Nous voilà encore devant le scandale du  crédit agricole, de l’ONU SIDA. 1,5 puis 12 Milliards d’ouguiyas détournés par les fils de

la République Islamique de Mauritanie ; mais pas par n’importe quel fils, par l’élite intellectuelle et les Ulémas ! C’est le comble ! Le poisson pourrit par la tête dit un dicton populaire africain. La logique s’écarte de son cours normal. Aberrations, déviances se généralisent, la raison perd la raison. Une ombre obscurcit l’entendement. Libérons de manière incantatoire, conjurons ce mauvais sort, cette malédiction mauritanienne : car c’est de cela qu’il s’agit ! Mais pourquoi cette propension atavique, excessive au vol, au détournement du deniers public ? N’y a-t-il pas derrière cette promptitude au vol un dispositif culturel ? si les mauritaniens, dans leur écrasante majorité considèrent comme halal ces pratiques c’est que quelque part, ils sont gouvernés par les habitudes culturelles qui les qui le prédisposent à de telles activités. Ainsi l’intellectuel se trouverait enchaîné dans un carcan social contraire aux schémas théoriques modernes. Pour monter plus haut, en effet avoir de l’altitude, le cadre, le chef de service, le directeur, le ministre doivent représenter une tribu, une grande tribu, une principauté mentale aux frontières invisibles. Dans cette perspective, la résorption des déficiences économiques, sociales, politique de cette catégorie sociale devient plus qu’une obligation, mais une nécessité. La direction d’une tribu n’est assurée qu’a ce prix. Pour se hisser au sommet, il faut ainsi se construire des arches, charmer les cœurs, incarner les vertus de générosité dont l’entretien exige le pillage de l’Etat : on recrute, forme abusivement, massivement les membres de la tribu. 

L’imaginaire collectif, impose à ces autorités, dont le pouvoir est dû à la structuration sociale, le respect scrupuleux des traditions de xénophilie, de partage de solidarité parentale. D’ailleurs pour être admiré, honoré, et réussir dans toutes ses entreprises une certaine chance, une complicité tribal est nécessaire. Puisque la tribu nomme, assure, protége il faut alors se mettre au service de celle-ci. La reconnaissance d’un groupe est personnelle. Nous soupçonnons le collectivisme, la générosité  irréaliste, le désir d’être reconnu plus digne comme la source unique du mal mauritanien ; la prospérité matérielle étanche l’âme, le thymos. 

Mais ces valeurs sociales formelles peuvent-elles faire office de tableau de bord à un intellectuel conséquent officiant dans un Etat rationnalisateur ? Les valeurs sociales sont des barèmes. Elles expriment l’épanouissement vital d’une communauté, sa préférence subjective ; en tant que telle expression des besoins existentiels en relation avec l’espace et le temps. Il en résulte que les coutumes, les habitudes culturelles ne sont pas des entités neutres, mais le produit d’une certaine praxis, le signe d’une victoire remportée par une collectivité dans son devenir, dans sa volonté de plier le monde à ses normes. S’il en est ainsi peut-on obéir à une évaluation culturelle d’un autre âge ? 

La polygamie est par exemple une valeur adaptée à un espace, à un mode de production primaire sans technique ni science. La structuration sociale en tribus et castes correspond à une logique économique qui voudrait qu’il y ait une division du travail conduisant chaque composante sociale a une spécialisation. 

Sommes-nous aujourd’hui en mesure de glisser ces unités de mesures dans un espace marchant, un Etat sans être anachronique, inconséquent ?
La Mauritanie a changé d’époque mais ses fils, pris dans un rouage, une oppression culturelle n’ont pas encore pris la mesure du changement. Ils continuent à regarder vers le passé, enfance de la raison, de la culture, à reproduire des ignorances baptisées vertus sans faire attention aux exigences de l’heure. Liquider ces ‘’idoles’’ qui ont un effet corrosif sur notre système économique, purger les consciences pour les rendre apte à mettre au premier plan des options financières efficaces s’imposent de toutes urgences. 

Nous saluons donc solennellement ces propos du Général Président Son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz : « Je n’ai pas de parent…. Je n’ai que le travail… ». Nous demeurons convaincus, en cela avec Adams Smith que la source essentielle de différence dans la richesse des nations est liée « à la sagesse ou la folie des politiques gouvernementales » mais aussi au comportement économique des hommes. 

 

 

SY Alassane Adama 

Philosophe 




La Direction Générale de l’ASECNA : Il ne faut pas vendre la peau de l’Ours …… !!!

5112009

I – Des précisions : 

a)           Il n’y a pas de règle écrite pour l’attribution dela Direction Générale de l’ASECNA ; 

b)      La Direction Générale de l’ASECNA ne revient pas automatiquement à
la Mauritanie cette année, ni à aucun des 18 Etats membres : c’est un poste dont l’attribution a toujours été du ressort des chefs d’Etats des pays membres. 

Le Comité des Ministres, organe suprême de gestion de l’Agence se réunit à la fin du mandat du Directeur Général pour « ELIRE » un ressortissant remplissant les conditions de l’un des états membres, présenté et soutenu par son pays pour un mandat de 6 ans non renouvelable. Le prochain sera élu en Juillet 2010, mais il ne prendra service qu’en Janvier 2011. 

c)           Le mandat revient à tour de rôle à l’une des trois sous régions des pays composant l’ASECNA, Afrique de l’Ouest, Afrique Centrale ou Océan Indien (Madagascar et Comores). Dans cette logique, l’actuel Directeur Général est un ressortissant de l’Afrique Centrale, son prédécesseur était de l’Afrique de l’Ouest, donc le prochain devra normalement revenir à l’Océan Indien ; toutefois le bon sens peut dicter à la sous région, de deux pays seulement, de s’abstenir de revendiquer le futur mandat.  II – Procédure de nomination du DG/ASECNA A l’annonce de la vacance du poste, le pays intéressé déclare au plus haut niveau et officiellement son intention de briguer la Direction Générale de l’ASECNA. 

Pour cela, les émissaires du chef de l’Etat parcourent les pays membres, porteurs de messages à ses homologues des autres Etats présentant son candidat et demandant leur soutien. 

A la réunion du Comité des Ministres de l’ASECNA, les chefs des départements chargés des transports aériens viennent chacun en ce qui le concerne avec la décision déjà arrêtée du chef de l’Etat en faveur de tel ou tel candidat. 

Le candidat qui obtient le plus de voix, est élu pour un mandat de 6 ans non renouvelable. Il est à rappeler que 3 candidatures de 3 pays de l’Afrique de l’Ouest se sont déjà déclarées. 

III – Candidature mauritanienne : 

La fonction de Directeur Général est hors cadre, donc pas de limite d’âge et l’accès à ce poste est possible à partir de n’importe quelle position administrative ou hiérarchique, pourvu que le candidat ait le profil. 

La Mauritanie a plusieurs candidats potentiels pouvant prétendre au poste tant convoité ; deux d’entre eux ont été évoqués par la presse : A titre de contribution sous dessous est complétée la présentation : 

Dr. Kébir Ould SELLAMY est un ancien pilote. Il est ingénieur principal de l’aviation civile. Il est titulaire d’un doctorat Es-Sciences aéronautiques (Ph.D.) IL était Directeur des Transports (aérien et routier) de 1976 à 1979. Dès la création de la direction de l’Aviation en 1979, il fut son premier titulaire de 1979 à 1987. 

C’est un polyglotte qui fut pendant 11 ans (1976 – 1987, représentant de
la Mauritanie au Conseil d’Administration  de l’ASECNA). Il était également fonctionnaire de l’ASECNA et son représentant en Mauritanie de 2004 à 2007. Actuellement il est coordinateur du Projet du Nouvel Aéroport International de Nouakchott (NAIN). 

De ce qui précède il ressort que Dr. Kébir Ould SELLAMY est le plus ancien Directeur de l’Aviation Civile en Mauritanie avec de très sérieuses références académiques et professionnelles le mettant en bonne position pour se voir investi de la confiance des autorités nationales afin de briguer le poste de Directeur Général de l’ASECNA.             

DIAGANA BABOUNA. 




Un Avis…

2112009

Je vous écris pour réagir au cadeau fait à l’ancien représentant-résidant du FMI Monsieur Ségura le 25 septembre par le généreux président Wade, une valise contenant une somme de 90 millions de francs CFA…90 MILLIONS DE FRANC CFA !!! j’ai failli avaler mon déjeuner de travers, il me reste sur
l’estomac…Comment peut-on offrir au représentant d’un organisme financier qui nous maintient sous perfusion une telle somme d’argent !!!C’est irresponsable, irresponsable.Je suis en colère, très en colère…
Je m’emporte vite, ah !!! j’oubliais, le fautif c’est son aide de camp…Il s’est trompé le bougre, heureusement que nous ne sommes pas en guerre car pour un soldat, niveau stratégie il y’a à redire…Vous imaginez s’il devait appuyer sur le bouton nucléaire, on serait tous morts…Je pensais naïvement que ces pratiques avec les occidentaux sont d’un autre âge…Nous survivons en Afrique grâce à des organismes tels que le FMI, la banque mondiale et autres mais aussi avec les aides des occidentaux et aujourd’hui des chinois aussi, aides qui ne profitent pas aux populations les plus en difficulté…D’ailleurs, le président Wade qui a vécu en France pendant ses années de fac, qui a épousé une française, sait qu’il n’est pas élégant d’offrir en cadeau de l’argent à un européen…ça fait partie de nos traditions mais pas en Europe et surtout pas une telle somme d’argent !!!! On achète combien de boites de lait pour des enfants ? Combien de vaccins ? Combien de livres ? Et combien et combien…

La Franco-sénégalaise 




Réchauffement climatique : Dakar et Nouakchott bientôt sous l’eau si on ne fait rien

28102009

Réchauffement climatique : Dakar et Nouakchott bientôt sous l’eau si on ne fait rien

Tous les regards sont tournés vers le prochain sommet international en décembre sur le climat à Copenhague au Danemark. Une rencontre décisive surtout pour les africains qui demandent une aide financière estimée à 65 milliards d’euros par an pour lutter contre le réchauffement climatique .

Nul doute que c’est le continent africain qui reste le plus vulnérable à cause de son sous développement et de sa marginalisation dans l’économie mondiale.Ce triste constat ne date pas d’aujourd’hui. En attendant qu’ils soient écoutés par leurs homologues des pays riches dans la capitale danoise, les présidents Wade du Sénégal et Ould Aziz de la Mauritanie sont très inquiets des montées du niveau des mers qui risquent d’engloutir Dakar et Nouakchott d’ici 2020 si rien n’est fait.

Le Sénégal avec ses 700km de littoral et la Mauritanie avec 734 km, deux pays de l’Afrique de l’Ouest qui font face depuis une décennie à une montée incroyable des eaux qui pousse les populations à construire ailleurs ou à s’installer dans des zones à risque.

Beaucoup de villages sénégalais voire des villes situés sur la côte subissent de plein fouet l’érosion des sols et risquent de disparaître d’ici 2020 si les autorités sénégalaises ne bougent pas. Nouakchott également risque de connaître le même sort si la mer franchit un jour le cordon dunaire. Pour les mauritaniens, le plus urgent pour l’instant reste l’évacuation illiquo presto des populations qui continuent d’occuper les zones à risques c’est à dire toutes les zones inférieures au niveau de la mer.

La comparaison s’arrête là. Le gouvernement sénégalais est l’un des tous premiers gouvernements en Afrique à anticiper le mouvement pour minimiser les effets du changement climatique sur la vie des populations en adoptant en 2006 le Programme d’Action National d’Adaptation (PANA) qui avait misé à l’époque la lutte contre l’érosion côtière, les feux de brousse, la faiblesse des ressources en eau et au changement de température. Aujourd’hui, il doit parer au plus pressé parce que la menace est bien réelle .

Les 4 millions de sénégalais qui vivent dans la capitale notamment le long du littoral attendent des décisions concrètes pour sauver les 2 principales ressources du pays, la pêche et le tourisme. Le premier secteur le plus important déjà mal en point à cause de la raréfaction halieutique occupe plus de 100 000 pratiquants et génère indirectement plus de 500 000 emplois.

Autre menace sérieuse, la désertification. Situé dans la bande sahélienne, une zone où les pluies sont rares malgré une abondance ces dernières années marquées de plus en plus par des pertes de terre à cause de la sécheresse avec ses effets dévastateurs , la famine endémique et l’exode rural. Les sénégalais se souviennent encore des émeutes de la faim en 2008 dues au brutal renchérissement du prix des denrées de première nécessité notamment le riz.

Pour freiner la désertification de la frange sahélo-saharienne, le gouvernement de Souleymane Ndéné Ndiaye a pris les devants en appelant ses compatriotes à se mobiliser pour la construction de la grande muraille verte, un projet pharaonique de reboisement qui doit traverser l’Afrique d’Ouest en Est. C’est plutôt la Mauritanie le maillon faible en termes de ressources humaines et financières .

Elle souffre plus de ce phénomène de désertification avec 90% du pays désertique. Situé entre le Sahel au Sud et le Sahara au Nord , le pays ne possède que 1 % seulement des terres cultivables le long du fleuve Sénégal et au Nord dans les oasis de l’Adrar. Ce n’est pas un hasard si le pays des Mourabitounes accuse un déficit pluviométrique structurel dont les conséquences sont énormes sur l’autosuffisance alimentaire. Les deux dernières décennies de sécheresse ont fait mal et entraîné un exode rural massif.

Comment nourrir et accueillir une population qui ne cesse d’augmenter d’année en année surtout dans la capitale ?Nouakchott qui comptait à peine 6000 habitants en 1960, en compte aujourd’hui près d’un million soit le tiers de la population globale. Cette surpopulation de la capitale entraîne des problèmes d’adduction d’eau et de collecte des déchets.

L’autre menace est l’installation de ces nouveaux migrants dans les zones périphériques et les constructions anarchiques dans les zones extrêmement sensibles à côté de la mer. Malgré la présence d’un cordon sécuritaire, la menace de la montée de la mer est réelle. Les autorités de Nouakchott sont conscientes de ce danger. Face à cette situation, un département de l’environnement a été créé dont l’une des missions est de protéger le littoral.

Le conseil consultatif national et l’observatoire du littoral sont significatifs à cet égard. Mais reste toujours le concret c’est à dire des investissements lourds pour restaurer par exemple le couvert végétal. Il existe des associations qui agissent dans ce sens mais elles manquent de moyens humains et financiers pour aller jusqu’au bout de leur mission .En général les actions du gouvernement et celles de la société civile s’inscrivent le plus souvent dans une logique de court terme. La lutte contre le réchauffement climatique passe par le littoral qui abrite toutes les ressources de l’espace maritime.

Côté dioxyde de carbone, c’est également difficile pour le Sénégal et la Mauritanie comme la plupart des autres pays africains de lutter contre des émissions de gaz à effet de serre du moins sur le marché carbone où ils sont marginalisés intentionnellement par les pays industrialisés. Un marché qui consiste à financer par une action verte dans un pays du Sud pour acheter une pollution au Nord. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur 1600 projets dans le Nord, seuls 30 sont africains dont la moitié en Afrique du Sud.

Au delà de ce que les dirigeants africains attendent du sommet de Copenhague, les populations savent aussi que le changement climatique n’est pas une fatalité d’où une mobilisation autour des actes citoyens pour diminuer les émissions de co2 et rappeler ainsi les politiques leurs responsabilités dans ce domaine. Il va falloir aller très vite sinon il faudra s’attendre dans une décennie à un emballement des températures et d’autres cataclysmes.

 
Info source : Kane Mamadou




Nouakchott : deux poids, deux mesures …

20102009

  

J’ai été sidérée de voir en Juillet dernier la démesure des moyens humains et matériels qui ont servi à la campagne électorale d’une poignée d’hommes politiques, et ce malgré les crises économique et sociale que vivait le pays. J’ai été sidérée de voir toutes ces « initiatives » (de jeunes, de moins jeunes, de femmes, de cadres et même de gardiens) qui se formaient, chaque jour, pour soutenir tel ou tel candidat. 

J’ai été sidérée de voir toute cette énergie, continue 24h∕24h, durant trente jours, qui animaient de centaines de podiums et de Khaïmas à travers tout le pays. J’ai été sidérée de voir le nombre de voitures luxueuses qui sillonnaient le pays et les villes nuit et jour ! 

Aujourd’hui, et face à la démission de l’Etat (Administration, Armée, Collectivités Locales) et à son incapacité de mobiliser des ressources humaines ou matérielles, publiques ou privés pour assainir la façade du pays, gravement polluée et paralysée par quelques pluies et une grève d’agents d’hygiène ;  Je suis sidérée par la léthargie des habitants de Nouakchott, de ses citoyens, de sa société civile, de leurs organisations (surtout celles oeuvrant dans l’environnement) : aucune initiative de quartiers, de jeunes, de femmes, de foyers, d’amis, de cadres (vivement que quelqu’un me démente) ne s’est organisée ou mobilisée pour enlever les ordures ou les mares d’eaux saumâtres, qui bloquent parfois l’accès à leurs domiciles. Je suis sidérée de voir qu’aucun Homme religieux, politique, d’affaires ou autre leader, n’ait pris l’initiative de mobiliser ses réseaux pour aider les citoyens à prendre en charge la gestion de leurs problèmes élémentaires : comparez le coût d’installation d’une Khaïma sur la voie publique et celui d’une charge de 12 tonnes de sable – la location d’une sono et d’une celle d’un camion pour dégager les ordures – le coût d’un litre de gasoil et celui d’un litre d’eau de Javel ! 

Enfin, je suis sidérée de tirer le triste constat de cette comparaison : il est malheureusement réel que dans notre pays l’intérêt personnel a pris une énorme longueur d’avance sur l’intérêt général, qui devient de plus en plus un concept abstrait !

La Citoyenne Lambda

  




Visa pour la France

13102009

 

 Pourquoi certains et pas d’autres ? 

  

A ceux qui croient que la corruption est un phénomène typiquement africain certains faits peuvent bien prouver le contraire.  Aujourd’hui tous les étudiants qui avaient déposé  un dossier au service des visas de l’ambassade de France sont tous unanimement d’accord que l’obtention de ce document relève d’un parcours on ne peut mystérieux ; en tous cas les seuls critères formellement requis ne suffisent apparemment pas pour avoir le droit de partir en France. 

  

Il y a de cela un mois, un groupe d’étudiants qui manifestait au niveau de l’ambassade de France avait désigné un délégué du nom de Sall Hamidou. 

Ce dernier eut la chance de rencontrer le consul.  A la suite de cette audience il bénéficiera  du  visa. 

  

Quelques semaines plus tard un  autre étudiant nommé Sibiry Traoré avec un certain nombre d’étudiants rejetés fondent un autre mouvement. 

Sibiry Traoré s’autoproclamera délégué et aura la chance de rencontrer le consul et de bénéficier,  lui aussi  du visa. 

  

Le 27 septembre passé un autre mouvement estudiantin voit le jour ayant a sa tête Djibril Mamadou Sall et Soumaré Mohamed. Tous deux refusent  catégoriquement toute forme de nomination d’un délégué  qui pourrait être suspecte aux yeux des autres étudiants. Mais l’étudiant  Bâ Sileye qui n’est ni à l’origine de la création du  troisième mouvement ni le délégué a eu la chance d’avoir sa photo dans un  journal de la place. Il  fut reconnu par les gens du service des visas. Ces derniers  appelèrent le consul croyant qu’il était le cerveau du groupe. Ce qui lui valut l’attribution du visa. Bien entendu il avait eu un entretien avec le consul.   

Quant au consul,  dit qu’il y a deux critères sur lesquels il se fonde pour  octroyer le visa aux étudiants : le critère pédagogique et le critère financier. 

Sur le plan pédagogique,  pendant neuf mois nous avons réussi tous les tests de langue exigés par les universités françaises. Celles-ci,  par la suite, nous ont envoyé  des préinscriptions. 

  

S’attarder  donc sur cette question, n’est-ce pas remettre en cause la préinscription déjà acceptée par les universités que nous avions contactées ? 

  

Sur le plan financier, nous bénéficions d’une garantie financière de nos parents. 

Ce que nous déplorons dans la conduite des autorités consulaires, c’est qu’il y’a une politique de deux poids, deux mesures. 

Si une personne est déléguée d’un groupe et qu’à la suite de’ l’audience avec le consul, elle bénéficie automatiquement  du visa et qu’aucune autre personne du groupe n’en bénéficie cela est injuste et illégal. Du moins cela constitue matière à doute.   

Tous ces faits relatés nous amènent à nous poser les questions suivantes : 

  

-         Quel genre  de discussion le consul entretient-il   avec  les délégués ? 

-         Pourquoi les délégués qui furent rejetés comme les autres se voient automatiquement  attribuer le  visa au détriment des autres membres qu’ils représentent ? 

- Si certains se font rejeter sur le critère pédagogique, comment se fait-il que par la suite on les appelle pour déposer le dossier de demande de visa sachant qu’ils ne seront pas retenus ? A-t-on seulement conscience que ces gens dépensent 36 000 UM qui ne leur seront pas remboursées en cas de refus.   

       

  

Djibril Mamadou Sall et  Soumaré Mohamed 

Etudiants titulaire de maitrises en sociologie et en droit de l’Université de Nouakchott 




Monsieur le président de la république,

9092009

Je vous félicite avant tout pour le succès éclatant que vous avez réalisé ; succès à travers lequel le peuple mauritanien a exprimé, le jour où il vous a choisi pour mener le navire de ce pays,  rupture effective avec la gabegie, le népotisme, le tribalisme et la corruption.

Excellence, monsieur le président de la République, je suis un de vos citoyens convaincus depuis le 06 août jusqu’à votre élection comme président de la République pour le pays, par votre projet de société dans ses dimensions économiques, sociales et politiques. Car je connais en vous la sincérité et la foi aux principes ainsi que la promptitude à défendre les victimes.

Je souhaite ainsi que vous me preniez mon droit intégral avec un groupe qui a voulu se débarrasser de moi en me tuant. Fort heureusement, Allah m’a accordé la vie.

En effet, le 28/05/2009, à six heures du matin, j’ai commencé ma nouvelle journée, comme chaque matin, en tentant d’ouvrir mon espace commercial situé à l’endroit connu comme le Marché des Machines à proximité de la Clinique. Quelle ne fut ma surprise lorsque je fus pris à partie par un groupe composé de quatre individus qui sont Mahmouda Ould Mbareck, Boubacar Ould Mbareck, Begnouk Ould Mbareck, El Zeyer Oul Mbarcek. Ce groupe m’a attaqué avec des bâtons et m’a laissé à terre après m’avoir cassé les bras et les dents. De même ils m’ont  infligés d’autres blessures à plusieurs endroits de mon corps. Ils ne se sont pas gênés non plus à me voler un million sept cent mille ouguiyas dont je disposais.

Après cela j’ai été transporté à l’hôpital pour y subir des soins. Ensuite, nous avons été conduits devant la justice.

Ici je  fait mention spéciale à tout le staff de la justice : de la magistrature debout, ainsi que les juges du parquet, à commencer par monsieur le Procureur général près la Cour Suprême et tous les présidents hiérarchiques de le la magistrature du parquet et des substituts. Car ils ont prouvé qu’en vérité et malgré toutes les pressions,  ils représentent la défense du droit.

Mon affaire, monsieur le Président, reste jusque-là pendant devant la Chambre Criminelle de la Cour Suprême qui doit y statuer. Cette affaire porte le numéro : 09/640

Monsieur le Président, le groupe qui m’a agressé vit avec moi dans la même zone et je partage avec lui le même espace commercial où je travaille. Ce groupe continue à me menacer de mort et de péril matin et soir. Le groupe utilise contre moi des personnes qui dépendent de lui et sont les symboles de la prévarication dans les régimes passés. Ces personnalités qui dirigent ce groupe refusent toute tentative de reconnaissance de torts à mon endroit et ne font aucun effort vis-à-vis de quiconque cherche à éteindre le feu du conflit, maudit soit celui qui l’a attisé.

Monsieur le président de la république et défenseur des victimes et des faibles, mon honneur a été bafoué et j’ai perdu plus de quarante millions d’ouguiyas suite aux agressions corporelles et morales que m’ont infligées ce groupe qui se vante encore de ses torts. De même je ressens des douleurs morales et physiques très atroces ainsi qu’une perte économique ayant causé mon indigence…

Monsieur le président votre serment est de rompre avec l’injustice et la prévarication sur terre. Or moi, aujourd’hui, je me retrouve dans la position de celui qui s’en remet à vous ; comptant sur vous pour me rendre justice. Dieu le Très Haut a dit : « la récompense de ceux qui combattent Allah et son prophète et marchent sur la terre en prévaricateurs est d’être tués ou crucifiés, ou alors que soient coupés leurs mains et leurs pieds… » 

Monsieur le président, j’attends encore vos ordres éclairés pour retrouver mon droit car vous êtes le protecteur des victimes et la grotte de ceux qui ont peur.

Que Dieu vous accorde chance et protection.

Le citoyen victime : Ahmed Ould Fal

Adresse : Souk El Makain

Tél. 693 03 04/ 616 38 32/ 221 77 84







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