Noureddine , brigadier du GGSR applique-t-il la réglementation ?

31122013

20130908_170434Par Mohamed Fouad Barrada

 

Le dimanche 29 décembre 2013, environ 17 heures, au moment où j’étais au ralenti, un agent de la sécurité routière m’arrêta brusquement, juste à côte du carrefour BMD. Il me demanda de lui transmettre mon permis de conduire. Motifs : une verbalisation me sanctionnant. Je me suis rendu à l’évidence que je viens de commettre la bêtise et l’inattention de conduire en communiquant par téléphone en négligeant même l’autorité de notre fameux agent qui était furieux de cette action intolérable. « Le droit, c’est le droit et personne n’est au dessus de la loi », réagit-il avec une arrogance inouïe. Aussitôt, j’ai remis mon permis et je me suis plié en conséquence à l’exigence de payer l’amende auprès du trésor public. Pourtant, j’étais la seule personne parmi les passants motorisés qui portait une ceinture de sécurité et il est clair qu’il est également et légalement strictement interdit de conduire sans porter cette fameuse ceinture. Il s’agit là d’une partialité incontestable de l’applicabilité de textes qui semblent, dans cette circonstance, démesurés. Le pénalisant, face à cette réalité causante et causée, et par son acte de traitement disproportionné, a tout simplement outrepassé des prérogatives. Serait-il sanctionné ? Je m’en doute fort ! Autres partialités beaucoup plus graves : des membres du corps militaire ou paramilitaire ne sont point soumis à la « réglementation routière ». Leurs pièces (cartes crises, permis de conduire, etc.), ne sont aucunement indispensables, pourvu qu’ils brandissent leurs cartes professionnelles, avec celles-ci le droit de faire le taxi, brûler les feux de signalisation et autres interdits sont souvent amnistiés. Je rebondis, par ailleurs, volontairement, une fois de plus, sur une ancienne chronique d’un journal local. Pas si ancienne que cela. Elle date du 4/12/2007. Et elle est toujours d’actualité. Il y est question d’un accident endeuillant des familles d’Arafat. Je rends hommage aux enfants de ces familles. C’était à l’heure de la sortie de l’école, précisément au moment où la circulation routière devient insupportable, au moment où tous les chauffeurs s’empressent pour avoir des clients, au moment où … ; « Quatre enfants tentaient de traverser la voie ; une voiture s’arrête, le chauffeur leur fit signe de passer. Se tenant par les mains, ils traversent en courant ; mais un autre véhicule qui suivait le premier, au lieu de s’arrêter, contourna et doubla l’autre par la droite. A l’ instant où les enfants passaient. Choc terrible. Quatre victimes ; toutes mortes. Il y a deux jours, j’ai aperçu ce même individu au volant d’une autre voiture. Apparemment sans soucis. Et toujours aussi pressé et moins respectueux du code de la route. Comment se fait-il…!? ». Chez nous, certains compatriotes en écoutant le saint coran, dans leurs véhicules, empruntent les sens interdits, comme si le coran n’incite pas à l’organisation. D’autres doublent à droite sans être inquiétés. Quant au code de la route, c’est le cadet de leurs soucis. Certes, l’intransigeance demeure une nécessité organisationnelle en matière de respect des lois en vigueur, néanmoins, les agents du Groupement Général pour la sécurité des Routes (GGSR) sont dans l’obligation de comprendre la loi et son esprit, et cela en respectant sans favoritisme, bien sûr, et le droit, et le citoyen. Telle obligation leur permet-elle alors le qualificatif mérité d’hommes d’ordre ?

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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

17062012


 Une approche communautaire  de la diversité culturelle mauritanienne (I)  

La Mauritanie est considérée comme étant un lieu de  convergence de divers courants de civilisations, notamment les empires (du Mali, de  Ghana, des Almoravides, etc.).  

Le  brassage culturel sur la religion a offert à la culture mauritanienne des millions de poètes et une source d’unité entre Maures et « Noirs africains ».  Ainsi, les  habitants de la  Mauritanie sont des musulmans sunnites. Cela peut être une source  de multiculturalisme et  de métissage.

Plusieurs approches de diversité culturelle  peuvent être certes abordées, mais ce qui  retient l’attention demeure, semble-t-il,  l’approche locale  voire communautaire ou  intercommunale.

 

 Qu’est ce qu’une communauté ?

 Selon le dictionnaire  le Robert, il s’agit  d’un  Groupe social dont les membres vivent ensemble, ou ont des biens, des intérêts communs. On dit  une  collectivité et une  Communauté de travail.  On dit également appartenir à la même Communauté.

Cependant, « l’habitude et le langage scientifique courant, mais encore imprécis, veulent que l’on désigne cette forme de vie - au sens le plus large du terme - à partir du vocable famille : communauté de familles, communauté familiale. Ou, toujours en référence à la famille : famille étendue, joint family. Ou, en référence à l’une des formes de la communauté - seulement à l’une des formes -, Hauskommunion (« communion » domestique). Comme si la seule famille type était la famille conjugale, qui, unie à d’autres de même diamètre et de même nature, formerait, par extension verticale et horizontale, une communauté familiale ». ((Encyclopædia Universalis 2004).  

 

 On présentera contrairement  donc à la tradition, dans cette étude,  la  communauté  au sens large  du terme d’une part et de l’intercommunalité au sens spécifique  à travers une transposition  sur le cas mauritanien. Il s’agit ici  d’orienter la réflexion sur  un groupe social ou une communauté de quartier  ou des collectivités territoriales  partageant un intérêt commun. C’est ainsi que la question  de la valorisation de l’intérêt commun s’impose avec acuité, d’où  la recherche des   formes  organisationnelles  les plus adoptées  pour une meilleure cohésion sociale dans des espaces parfois regroupant plusieurs cultures différentes  ayant souvent chez nous un  unique dominateur commun, c’est celui de l’Islam.  Cela peut-il se concrétiser  sans  une société civile  forte  valorisant l’espace collectif ?

 

Diversité culturelle  et Communauté     

En Mauritanie les conditions naturelles notamment   l’exode rural   ont favorisé l’émergence de grands ensembles  culturels dans  les zones urbaines, cas de Nouakchott qui regroupe selon les estimations le tiers de la population. Là encore, la  dichotomie centre-périphérie  représente une nouvelle  clé de lecture. On peut opposer, dans cette perspective,  deux dimensions de la ville la plus peuplée du pays : d’une part, Nouakchott  des périphéries,  et, d’autre part,  Nouakchott du centre, plus  moderne à travers ses édifices  administratifs et ses villas qui regroupent l’ensemble des composantes culturelles qui ont un niveau de vie élevé. Cependant, les ensembles communautaires du centre et de la périphérie  ne partagent que   rarement l’intérêt commun, d’où la domination des  tensions  intercommunautaires accentuées bien sûr  par l’instrumentalisation par la  culture sous toutes ses formes (langues nationales, langue d’Etat, etc.).  En effet, sous la pression de la pauvreté, la conditionnalité économique relègue la culture au second plan.

A suivre 




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

10062012


Carence mariage IV

Au cours d’une soirée culturelle  évoquant  le mariage chez les soninkés quelqu’un ironisait : lorsque les familles choisissaient les époux pour leurs filles, il n’y avait point  de manquement au niveau du   mariage, toutefois en laissant le champ libre aux filles de choisir leurs conjoints, la conséquence :   une carence mariage.

Le mariage est-il alors  une institution qui devrait être solide ?  Je vous livre, en effet,  les aveux  et les réactions des amis.

-       Le mariage est la routine. J’ai une femme sympa, honnête. Cependant, depuis mon mariage, je suis un rythme infernal, c’est la monotonie.  L’heure de la coucher, l’heure du repos tout est connu à l’avance. Il me semble que la cause de tout dysfonctionnement familial revient à nous les hommes. Nous sommes toujours à la recherche du changement surtout lorsque l’on se marie tardivement. C’est une question d’habitude.

-       J’ai divorcé réplique un autre. Et pourtant  son mariage n’a duré qu’à peine une année.

-       Un troisième a subi le même sort.

Aucune explication cohérente de leur part, aucune justification.      

Au fait le mariage est  de plus en plus devenu faute de « l’union conventionnelle tardive » entre les deux conjoints une institution instable !?     

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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

20052012

Santé en Mauritanie : un vrai désastre

Au tour d’un dîner auquel a été convié un médecin généraliste plein d’entrain, la discussion était centrée sur des pratiques inadmissibles.

Acte n° 1 / Un infirmier pour une analyse de sang effectuée sur un nourrisson, oublia le ruban, qui facilite la ‘transfusion’ du sang, attaché sur le bras de l’enfant. Pourquoi ? Il était à la recherche d’un verre de thé. Et après ? Il dormît après avoir bu son verre. La conséquence fût dramatique : l’enfant mourra des suites d’un arrêt de la circulation sanguine. C’est, tout simplement, un oubli. Bien sûr, dans le pays de l’impunité, « la tragédie » fût classée à l’amiable.

Acte n° 2/ Un médecin faisant le diagnostic à un patient, transmettra le dossier à un autre chirurgien. Celui-ci devait soustraire du pied gauche une tumeur bénigne, il effectue l’opération sur le pied droit et jura ensuite qu’il a bel et bien soigné le patient.

Acte n3/ Récemment, une journée porte ouverte sur la cardiologie fut organisée à Nouakchott. Le lieu : l’hôpital Essadagha. Des millions ont été dépensés, des tentes dressées pour l’occasion, le discours, la TVM. Les cérémoniaux se sont achevés, sitôt les tentes pliées. C’est ainsi que devant une queue interminable un médecin seul eut la lourde tâche de prescrire des ordonnances à la va vite. En effet, la rumeur fut répandue : « il y aura des distributions de médicaments et pourquoi pas des opérations et des évacuations », renchérirent des citoyens.

Acte n°4/ Des pharmacies vendent des médicaments alors que la substance emballée de ces comprimés selon des prescriptions scientifiques est une autre substance contrairement à ce qui est notifié sur l’emballé. Explication : des commerçants achètent illégalement à l’étranger des produits non emballés, ensuite ils les emballent eux-mêmes, durant l’emballage, les non spécialistes commettent des dégâts. De fait, un patient avale des médicaments pour un traitement des maladies cardiovasculaires alors qu’il devait se procurer des comprimés anti-gastriques.

Acte n°5/ Un avocat évacué en Tunisie pour un malaise du cœur, amena avec lui des capsules non médicamenteuses vendues chez nous, sans réel effet.

Acte n° 6/ Jugez-en !




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada : Carence /mariage III

12052012

Ci-après un  commentaire, une  réponse  aux  Echos de la Tribune : Carence /Mariage ,  expédié depuis Paris par une amie qui  m’est très chère, elle évoque une vision féminine  notamment africaine du divorce, de la  ‘‘fusion-séparation institutionnelle’’  entre l’homme et la femme.

D’après elle, « le mariage se célèbre de multiformes selon les peuples et leurs traditions mais reste fragile au fil des années… 

Le divorce est devenu un acte fréquent, il est à l’image de notre temps où tout va si vite avec une date limite. 

Les changements sociétaux et les nouvelles technologies ont offert des libertés que les anciennes générations n’avaient pas. Nous sommes en concurrence permanente, nous y laissons les valeurs qui sont les fondamentaux du mariage et de la famille. Le sens des mots est une chose, et leur valeur  en est une autre. Quand on parle de valeur morale, c’est pour désigner l’ensemble des principes partagés dans notre culture pour guider notre comportement dans nos rapports avec autrui. Les valeurs ne sont pas transposables d’une société à une autre.

Des  philosophes comme Spinoza affirment qu’on ne désire pas une chose parce qu’elle est bonne, mais qu’elle est bonne parce que nous la désirons. Les valeurs seraient donc le simple reflet de nos désirs collectifs. Mais les valeurs morales peuvent aussi être conçues comme une création de l’individu libre qui s’affirme et qui créé des valeurs par son engagement personnel venant critiquer et transformer les valeurs dominantes du moment, c’est une approche chère aux existentialistes. 

Les femmes en travaillant ont acquis une liberté économique, avec la parité et l’égalité qui se sont installées dans le ménage, les femmes ont adhéré à cette évolution du mariage, je ne suis pas sûre pour les hommes. La femme est propriétaire de ses choix et agit selon son libre arbitre, mais cela a souvent un prix, au détriment du couple et de la famille car on ne pardonne rien à cette femme moderne. Le mariage de nos parents n’était pas idyllique, ils se sont souvent mariés par convenance mais on ne divorçait pas, la femme quittait la maison familiale pour celle de son époux, elle ne connaîtra que deux foyers durant toute sa vie.

La pression familiale est grande dans la société africaine, la notion du couple n’existe pas, le couple doit s’inventer socialement.  

Beaucoup de femmes  refusent de se laisser enfermer dans un mariage dénué d’amour ou dans une relation médiocre, elles préfèrent partir…

Divorcer, c’est la destruction de la famille en tant qu’entité, les conséquences peuvent être très douloureuses surtout quand il y’a des enfants. 

On perd ses repères, on doit réinventer une nouvelle vie, sera- t- on plus heureux ?  Cela reste un autre débat. »

Et la  philosophe, psychologue et psychanalyste  Eliane AMADO LEVY-VALENSI  divorcée  deux fois  (morte en 2006) d’expliquer, par ailleurs, que    «le vrai mariage est celui qui porte un sens, ce sens qui se retrouve parfois malgré lui et en dehors de lui. Celui qui fait que chaque partenaire dans le moment de la présence ne peut s’empêcher de penser « toujours ». Plénitude du temps un instant entreposée entre des mains unies, et qu’il faut serrer très fort et ensemble pour la porter jusqu’aux lendemains de l’histoire.» (http://barrada.unblog.fr/2010/09/14/les-echos-de-la-tribune-je-veux-me-marier/). 

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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

6052012


Attitude / autodafé

Au cours des discussions au sujet de l’incinération des livres de rite Malikite par le leader de l’IRA, l’induction est  que l’ensemble des mauritaniens ont été unanimes ou presque unanimes sur la condamnation des actes de l’IRA.  Nouveau paradigme ?

 « Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie (matrice disciplinaire, modèle théorique ou courant de pensée). C’est une forme de rail de la pensée dont les lois ne doivent pas être confondues avec celles d’un autre paradigme et qui, le cas échéant, peuvent aussi faire obstacle à l’introduction de nouvelles solutions mieux adaptées. » (Wikipédia).

De fait,  nier l’esclavagisme et ses  fondements constituent-ils chez nous  un paradigme ?

Déjà les érudits du pays ont aboli l’esclavagisme  en Mauritanie. Et  certains parmi eux contredisent  les interprétations de certains livres du rite malikite, bien que la théologie dominante soit  basée sur ce même rite.

S’agissant de l’incinération des ouvrages, au cours de l’histoire des livres des savants comme Ibn Rouchd (Averroès) et beaucoup d’autres  ont été détruits solennellement par le feu,  et cela  est bel et bien  sous les orientations  des dictateurs et  des diktats des  masses guidées inconsciemment par le populisme ambiant. Il était question d’une prédisposition  à agir, vu  la conduite  adoptée dans des  milieux  déterminés  par des  ‘‘déterminants’’  qui dominaient.

Par contre,  Ibn Taymiyya  a été incarcéré  à maintes fois,   mort en prison, il a développé des interprétations contradictoires à la pensée collective à son époque. Ibn Hanbel  a été lui-même torturé.

Cependant, chaque pays a ses fondements. En France, pays pourtant laïc, des individus ont été condamnés pour la simple raison qu’ils ont écrit des livres ou des articles  niant l’holocauste.  

Par ailleurs,  Biram a développé, semble-t-il, un comportement d’agression vis-à-vis de  l’interprétation du rite malikite. Cette même agression a développé une contre-agression envers son acte provocateur. Celui-ci a été certes politisé, néanmoins, en Mauritanie, il existe  un seul dénominateur commun et une seule spécificité unificatrice. C’est incontestablement celle de l’Islam authentique  tolérant et ‘‘toléré’’.

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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada :Carence /Mariage II

29042012

 

 

A la recherche du bonheur perdu, elle choisit un numéro d’un GSM au hasard, soudain elle tomba aléatoirement sur un inconnu. N’empêche, elle déclencha pourtant une conversation et elle s’apercevait que son interlocuteur habite dans une autre ville. Après 6 mois, l’inconnu la rappela en disant qu’il vient de rentrer dans la même ville dans laquelle elle habite. Elle se pressa comme une gamine pour un rendez vous que lui-même fixa, par coïncidence j’étais dans une situation me permettant de connaitre ce petit détail de l’aventure de cette demoiselle. Le descriptif du contexte est qu’en toute spontanéité, elle ne savait pas quoi faire face à une situation particulière, elle était à la fois contente et perplexe, elle appela sa copine pour un conseil afin de surprendre l’inconnu, l’attirer. Le verdict tomba aussitôt : sois belle, sois vigilante, porte le meilleur vêtement, c’est le premier rendez vous etc. Ensuite, elle s’adressa à moi en demandant suis-je belle, surpris par sa réaction, je suis resté bouche bée, et je lui avais expliqué, implicitement que je ne suis guère adepte de la liberté excessive à travers le dévoilement de ses aventures. Elle répliqua : écris cette histoire, je retoquais que ça ne m’intéresse point, toutefois je me suis trouvé en train de décrire l’attitude de la demoiselle en question en souhaitant de tout mon cœur qu’elle trouve le conjoint qui lui sied.

Quelqu’ un a, par ailleurs, expliqué qu’après 10 ans de vie conjugale, il a divorcé. Son épouse, lui avait laissé ses ‘filles et fils ’ après cette rupture. Pourquoi un tel divorce ? Parce que ma femme demande trop et je n’ai pas les moyens pour subvenir à ses besoins qui deviennent exponentiels. Et pourtant, m’explique-t-il, je suis à la recherche d’une nouvelle épouse après mon deuxième divorce. Et le problème financier ? Je m’en fous, précise-t-il, je ne suis pas du genre à  rester sans épouse et je veux qu’on énonce cela. Je suis même prêt à donner ma photo et mon adresse pour qu’une fille me marie. Quelle attitude ? C’est dire quel comportement poussant les uns et les autres à agir vis-à-vis d’événements tel que le Mariage ou la rupture. Je ne sais point comment dire au sujet du processus qui mène vers la vie en famille. Toutefois, je sais qu’il y a des conjoints qui restent plus de trente ans ensemble et du coup ils divorcent. D’autres qui demeurent pour la vie, pourquoi se marient-ils et pourquoi divorcent-ils après tant d’années partagées ?

Je ne saurais répondre à de telles questions.

Autres anomalies, deux personnes m’avaient avoué qu’elles ne peuvent pas dormir sans que la Télévision soit allumée alors que leurs conjointes détestent la lumière lorsqu’elles dormaient. Comment arrivent-ils à cohabiter ? Les maris travaillent loin du lieu de la résidence de leurs épouses et les conjoints se rencontrent rarement, surtout les weekends. Divorceront –ils ou trouveront-ils une solution pour régler ce petit différent qui risque de séparer leur couple, une fois restés longtemps ensemble sous le même toit. Enfin loin d’ici en occident des femmes divorcent pour la simple raison que leurs conjoints ronflent en dormant. Et d’autres chez nous divorcent après un mois de mariage.

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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

22042012


Carence / Mariage ! (I) 

Elles sont à la recherche de … Elles subissent la pression pour charmer. Qui sont-elles ? Belles, instruites, décomplexées, voire intelligentes, toutefois, il y a une carence. En évitant l’incertitude versent-elles paradoxalement dans la versatilité ?

Illustration : « on peut trouver un gars propre à une fille ou une fille spécifique à un homme auquel on donne le nom « mec à elle » ou meuf à lui. Ce gars est beau, élégant, chic, riche et artificiellement intelligent. Disons qu’il a tout pour qu’elle craque. Et elle a tout pour qu’il soit séduit. Malgré tout,  ils appartiennent  à cette espèce qu’on surnomme les êtres humains. Rien de surprenant dans cette histoire sauf une fois qu’ils   arrivent à faire connaissance, ils  décident de plonger dans ce que nous appelons communément la vie conjugale. Les conjoints essayent de mettre au monde des enfants pour accomplir le but ultime des êtres humains : la  ‘‘progéniture’’. En suivant l’ordre mécanique du même processus relationnel,  nous pouvons dire que les enfants une fois dépassant l’âge de l’adolescence devront à leur tour  s’occuper de leurs familles. Mais ils auront eux-mêmes leurs propres enfants qui seront dépendants bien sûr de l’ordre moral de la société. La conséquence sera un conflit interfamilial et tout cela est régulé par le besoin. Ce  besoin il faut l’intégrer dans une dimension plus large. Il  a transformé génétiquement parlant la couleur des hommes et leur physionomie (naturelle), partant du fait   que  nos ancêtres homos sapiens ont  voyagé  de l’Afrique et de l’Asie vers l’Amérique en passant par l’Europe du centre. Il a poussé, pour ainsi dire,  les hommes à chercher une interprétation logique de leur vie afin qu’ils assurent une autre évolution ‘post mortem’. Il a ‘incité’ également les hommes à s’entretuer et à être en mutation permanente »[i].  C’est ainsi que je me  pose la question  de l’ordre moral de  la société du ‘‘spectacle’’ qui repose sur la ‘stratification’ relationnelle  pour le choix de tout un chacun pour  un  conjoint utopique ou idéal, soit-il, pour les uns ou pour les autres. 

m_barrada@yahoo.fr

 

[i]  Voir http://barrada.unblog.fr/2007/04/09/reflexion-2/




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

8042012

 

 Sensibilité féminine / « Fille, sois vierge et tais toi »

 

En  quoi les femmes sont-elles  sensibles ? Voilà    une question qui  m’a été soulevée implicitement au cours d’une discussion. 

Ceci  est loin d’être, en conséquence,   exhaustif.

En effet et selon toute vraisemblance, les femmes cherchent à être choyées, considérées, réconfortées et aimées.

Il arrive  à des femmes de faire souffrir des hommes, de les faire  courir derrières elles pour la simple raison qu’elles savent que ces hommes les vénèrent, les adorent, les aiment à la folie. Prenez garde de ces types de femmes. Elles sont des tigresses dangereuses et paradoxalement sensibles.  

Les grands penseurs n’étaient pas à l’abri.  Des philosophes comme Nietzsche et « beaucoup d’ autres «  faisaient la cour à des femmes  tigresses dangereuses, sans espérance.

Et sur l’autre revers  de la médaille, la société exploite  à fond la femme, sa sensibilité, sa faiblesse. Elle est le maillon  faible de la chaine sociétale.   

Toutefois, qu’est  ce que  la vraie sensibilité féminine à l’ère contemporaine ?

En plus de l’aspect  biologique de la chose,  de la nature  elle -même de la  femme en tant qu’être sensible, je vous livre un cas évoqué par la journaliste marocaine  Sana El Aji. Je reprends volontairement sa réflexion parue sur le site Mauritanie1, récemment. Quelle belle chronique !

      « Un ami m’a fait parvenir le poème d’une jeune Egyptienne qui ironise sur un homme qui l’avait emmenée, un jour, chez le gynéco pour s’assurer de sa virginité. La vidéo est disponible sur Youtube sous le titre de « test de virginité ». Dans son texte, la jeune femme procède à une comparaison entre la virginité que cherche l’homme entre ses cuisses et la liberté qu’elle cherche, elle, dans et pour son pays. Le lexique employé est aussi éloigné que possible du corpus érotique (les cadavres des martyres, la justice, la liberté,…), mais la vidéo de Youtube ressort de nouveau la problématique de la virginité et de l’hymen dans nos sociétés. 

Et de la même manière, l’affaire Amina Filali, cette jeune fille de Larache qui a récemment mis fin à ses jours après avoir longtemps enduré les affres de son mariage avec son violeur, devenu son époux par la force de la loi… cette affaire, donc, nous interpelle et nous rappelle notre arriération chronique dans la relation de notre société aux femmes et à leurs corps. Pourquoi donc Amina a-t-elle été mariée à son violeur ? Parce qu’il est le seul à pouvoir accepter son « infamie » après qu’il l’ait lui-même violée et déflorée. Ainsi donc, et comme par enchantement – un enchantement douteux –, Amina, la fille violée devient une femme souillée, « dépravée », perverse, inapte à devenir l’épouse de tout autre homme que celui qui l’a violée. Son viol devient son calvaire, à elle. Brusquement, cette jeune victime se retrouve responsable du déshonneur de sa famille, et de tous les autres membres de la tribu.

Bien, maintenant tentons de dépasser nos hypocrisies, et regardons la réalité en face. Amina n’est pas un cas isolé, loin de là… et nous le savons tous. Chacun de nous a entendu, au moins une fois, le cas d’une fille qui a été mariée à son violeur, ces épousailles étant la seule façon d’éviter le scandale du viol et l’opprobre publique qui lui est fatalement associée. Et dans la plupart des cas, la mère du « jeune marié » considère que « celle-là s’est foutue de son fils et qu’elle l’a pris dans ses filets, lui collant aux fesses… ». Ainsi donc, selon cette logique, le violeur devient la victime de sa victime, qui « s’est foutue de lui ». Et qui dit ça ? Une autre femme, qui s’instaure accusatrice de la fille violée pour la seule raison que le violeur est son fils.

 

Il me revient à l’esprit l’histoire de cette fille, que je n’oublierai jamais, qui a eu tant et tant à endurer de la part de sa propre mère. Cette fille avait été violée plus d’une fois, encore et encore, par un homme qui se trouvait être son père. Et lorsque la mère avait eu vent de la chose, elle avait dans un premier temps décidé d’attaquer son mari en justice, avant de se rétracter parce que… la fille était encore vierge. Le père sodomisait sa propre fille. L’hymen était donc intact et c’était le principal. Qu’un père sodomise ainsi sa fille de six ans, et plus d’une fois, devient une question de second ordre. Personne ne prête attention aux dégâts psychologiques de cette fille, à sa relation avec son père et avec son corps. Le plus important est cette petite membrane qui revêt alors, dans ces moments, plus d’importance que la femme elle-même. Une membrane qui vaut davantage que sa dignité, que son humanité, et que tous les sentiments bons ou mauvais qu’elle peut ressentir.

 

J’estime que de telles décisions, plus que maladroites, odieuses, prises par les proches des filles voilées sont encore plus abjectes que le viol en lui-même.

Nous demandons tous l’abrogation de cette loi qui permet au violeur d’épouser sa victime pour éviter la prison. Cette demande est aussi légitime qu’urgente ; mais nous avons besoin, aussi, d’une révolution des mentalités qui, au lieu de compatir à la situation des violées, les considèrent avec pitié car elles ont perdu « ce qu’elles ont de plus cher », qu’elles ont perdu ce qui fait d’elles des êtres à part entière… C’est cela la vraie catastrophe, c’est cela le vrai drame… Arrivé à ce stade, j’ai comme une envie forcenée de demander l’ablation chirurgicale de cet hymen, au moment de la naissance, car ainsi, le viol sera enfin considéré pour ce qu’il est, hymen ou pas hymen, virginité ou non. Car ainsi on cessera de considérer que la violée a perdu du fait de son viol ce qu’elle détient de plus cher en elle. Car ainsi, enfin, on oubliera de penser à ce que nous estimons être le plus important (la défloration) et nous regarderons en face ce qu’aujourd’hui, nous considérons être secondaire, le viol en lui-même. 

Et puis, au-delà, quand donc pourrons-nous dépasser cette hypocrisie de l’hymen. Lors d’une étude de terrain sur les relations sexuelles avant le mariage, j’ai interrogé nombre de jeunes. Et à ceux qui ont dit qu’ils avaient déjà eu ces relations, j’ai demandé si c’était avec des prostituées ou avec leurs amies. Dans la plupart des cas où ces relations unissaient des couples de jeunes, la fille gardait sa « virginité ». Et dans plusieurs autres cas, les jeunes hommes questionnés ont reconnu ne pas pouvoir épouser une fille non vierge. Bien entendu, aucun de ces jeunes ne s’est jamais demandé si sa future épouse, vierge, était la même que celles qu’ils avaient connues et qui était, aussi, vierges ; un de ces jeunes m’a dit : « Qu’elle fasse ce qu’elle veut, pour peu que je n’en sache rien ». Un autre jeune m’a révélé que le plus important à ses yeux, c’est que sa future épouse prenne bien garde à ne pas toucher « à cet endroit ». Qu’elle puisse, un jour, penser à un autre homme qu’elle a connu dans la passé importe peu ; comme il importe peu qu’un autre homme, avant le mari, l’ait « embrassée » et « visitée » ailleurs qu’à « cet endroit  ». Le plus important, donc, ce qui compte, ce qui prime, c’est cette membrane magique, merveilleuse, dont la présence cache ces pratiques éventuelles passées que le mari ne saurait ni voir ni admettre. 

Posons-nous un instant avec nous-mêmes et méditons : qu’une fille garde sa virginité ne veut absolument rien dire. Qu’une autre fille l’ait perdu et cela ne signifie pas davantage. L’honneur et la vertu ont infiniment plus de valeur qu’un hymen auquel la science a pu trouver une parade en mettant au point un produit dont la valeur varie entre 120 et 8.000 DH, en fonction de sa durée de vie. L’amour, la loyauté, les valeurs et la vertu, et toutes les autres nobles valeurs, ont plus d’importance que cet hymen pour lequel Amina est morte et à cause duquel mourront d’autres Amina. »




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

25032012


« Mauritanie : espérance » ?

La Mauritanie d’aujourd’hui est en crise. Une vraie crise politique ‘‘combinée avec une  autre crise sociale’’ (manifestation des jeunes, revendication des groupes démunis, etc.) relative au contexte  mondial actuel accentuée en partie  par  une crise économique  locale due à la sécheresse qui a frappé le pays en cette année. L’Université de Nouakchott tend, si rien n’est fait,  vers une année blanche. Des enseignants du secondaire sont en grève. Le chômage des jeunes représente quant à lui un sérieux handicap pour le décollage du pays. Le bilan est un peu sombre pour les uns. Et surtout pour ceux qui sont en dehors du système et ces méandres. C’est-à-dire  la majorité de la population.

Cependant, une nouvelle approche évoque l’espérance en Afrique et pourquoi pas en Mauritanie.

Cette approche est abordée pour la première fois, à ma connaissance, par le sociologue Cheikh  Saad Bouh Kamara dans  un ouvrage intitulé : « Afrique : Espérance ». A  la question   quels  sont vos motifs d’espérance s’agissant de la Mauritanie, l’auteur expliquait que « certains sont communs à l’Afrique, comme la jeunesse de la population, le grand marché de consommateur, la fertilité des terres, les ressources humaines ou encore la fidélité de la diaspora.

En Mauritanie, ils ont trait à la libéralisation de l’audiovisuel, à la scolarisation des petites filles, à la signature de la convention de l’ONU contre  les discriminations à l’égard des femmes ou encore aux récentes réformes constitutionnelles. Il sera désormais difficile de prendre le  pouvoir autrement que par les urnes (Jeune Afrique du 18 au 24 mars 2012).

    
En revanche, l’instabilité politique, les guerres civiles, les coups d’Etat et   les attaques d’AQMI restent ‘‘de mise’’ surtout dans la partie ouest du continent dont la Mauritanie fait partie. Le dernier exemple en est  le renversement du régime démocratique au Mali alors que le président ATT malgré ses défauts relatifs à sa gestion  ‘calamiteuse’  s’apprêtait à rendre le pouvoir à un successeur élu démocratiquement.

Espérant  que l’espérance à laquelle  fait allusion  notre cher  sociologue soit transposable à la situation à venir du pays et le reste de l’Afrique.   Vous en doutez ? Toutefois, il ne faut jamais désespérer.

Désormais, des européens  du Portugal et de l’Espagne  à la recherche de l’emploi   immigrent dans  des pays africains. Les pays de préférence demeurent, pour le moment,  l’Angola et le Zimbabwé.  Ces immigrés ont un savoir faire ‘transmissible’  qui peut être utile pour l’Afrique.  

Déjà les retraités européens exerçaient et exercent toujours   un mouvement d’immigration  de l’Europe vers le Maghreb en   s’installant de plus en plus   au Maroc. C’est ainsi que, le coût  de l’immobilier atteint des seuils bénéfiques pour les investisseurs dans le secteur du  logement et de l’immobilier de ce pays.

 Je vous cite, par ailleurs, certains passages de l’ouvrage susmentionné et je vous en souhaite bonne lecture :

 -Les  offres concernant l’enseignement de tout petits -en Afrique-  ne cessent de se multiplier. En effet, tant dans les centre des villes africaines  que dans leurs périphéries, nombre  des municipalités, plusieurs ordres religieux, des enseignants retraités, des hommes d’affaires promoteurs dans ce secteur ou des associations  créent crèches, garderies, jardins d’enfants et écoles maternelles. L’engouement devient tellement grand qu’une certaine émulation se ressent.

- La ferme volonté politique des décideurs constitue, sans aucun doute, un des éléments catalyseurs de la promotion de la femme  en Afrique (…) Les progrès fulgurants  de l’éducation constituent, assurément la pierre angulaire de  l’émancipation des femmes africaines. L’accès à l’école, d’un nombre  de plus en plus important de jeunes filles, contribue à faire reculer les formes de  stigmatisation  dont  sont victimes les femmes.

- En Afrique, lors  de ces dernières décennies, des progrès perceptibles de la démocratisation peuvent  être mentionnés, même   si des obstacles majeurs demeurent. Concernant ceux-là, il convient  de citer, entre autres : la substitution graduelle et généralisée de pouvoir démocratiquement mis  en place au lieu  de régimes militaires dictatoriaux, l’essor considérable de la presse privée, le dynamisme de la société civile, la solidarité internationale, etc.   

- La toute récente création du forum Social Mondial ainsi que sa très  rapide  et puissante dissémination, apportent  un énorme  appui  au forum  Social Africain qui se positionne  comme composante essentielle de la société civile  du continent noir. Quelques éléments en attestent : les fortes mobilisations, le choix  de thèmes  porteurs pertinents, l’impact significatif de ces rencontres, la prise en compte par les décideurs et par des partenaires  au développement  des conclusions de ces assises, etc.

m_barrada@yahoo.fr







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