Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

4032012
Le calvaire  d’une divorcée
Lorsque des parlementaires  de la majorité ont  sollicité le Président de la République en vue  de  détenir des  passeports diplomatiques  (à eux et  à leurs familles) à l’instar des membres du gouvernement, sa  réponse  était   significative : aucune objection, néanmoins,  cessez, je vous en prie,  de multiplier les mariages, c’est-à-dire, il  faut un minimum d’équilibre familial[1] .  
Selon toute vraisemblance, les femmes mauritaniennes  divorcées en charge d’une famille  sont nombreuses, délaissées à leur propre sort, souvent en chômage, peu instruites et  moins qualifiées en grande partie   pour décrocher un job.  ‘‘Elles souffrent du divorce’’.   Et si elles travaillent ?
 Une femme  arguait : on nous a forcées à travailler à l’extérieur pour contribuer aux dépenses du ménage (voire matérialisme), ou pour subvenir à des besoins, donc les enfants et la maison ont été mis en 2ème place, faute de temps. Mais sommes-nous, hommes et femmes plus heureux de cette situation – cette question restera toujours sans réponse définitive, car elle changera au fil du temps-.  Et pourtant nos femmes cherchent  de plus en plus  la  liberté. Elles  sont souvent dehors !  Elles cherchent  par tous les moyens des mécanismes de vie plus ou moins adaptés aux exigences de la famille. Représentant plus de 51% des mauritaniens, elles sont, semble-t-il, dans l’obligation de travailler ou…
Pour plaire  aux ‘dames’, aux bailleurs de fonds aux…, une discrimination positive ‘législative’ du pays  leur accorde  plus de 30%  de postes de responsabilités électives. A qui profite cela ? À l’équilibre ethnico-tribal du système ?  Aux  femmes de tel ou tel chef de tribu   ou aux femmes, filles, cousines  d’un  haut responsable ou amis d’un haut gradé de l’armée  … ? 
Une chose est sûre, en Mauritanie, le gouvernement, l’opposition, les groupes de pression tribale relèguent   l’équilibre sociétal du pays au second plan. C’est dire, homme-femme, la protection de la famille, les obligations des uns et des autres pour préserver et  la pérennité et la solidarité de la petite cellule familiale, ‘indépendamment’ de la pression des parents, de la tribu, de la vision  de l’autre ou les autres.
***
En ce mois de mars, mois des festivités des femmes instruites et activistes, j’évoque une illustration, un calvaire d’une  divorcée[2].
En effet, environ minuit, à côté d’une boutique de l’un des  quartiers périphériques de Nouakchott, elle s’accroche à une partie de mon boubou  en me disant vous devriez m’écouter. Après une journée de travail épuisante, je voulais me débarrasser d’elle. Niet Monsieur, me rétorquait-elle, vous devrez m’écouter. 
Aussitôt, je me suis plié  à ses exigences. Il s’agit là, d’une  femme correctement habillée, elle était entourée par une petite foule composée de ses voisins, tous contraints à l’écouter. Elle confirmait, qu’elle a demandé à son ex-mari de lui donner de quoi payer un loyer avoisinant les 40 mille et que cette fois-ci sa ‘‘réplique’’ était négative. La femme en question  semble  assurer le fonctionnement de son foyer. Elle a, entre autres, comme charge une fille à la quinzaine, celle-ci malgré son âge, passe une grande partie de son temps à l’extérieur du ménage, elle a déjà dérobé deux véhicules.  
Derrière cette petite famille toute une histoire, pleine  d’antagonisme. Après un divorce, le degré extrême de la jalousie affectait la ‘conjointe’ qui devient subitement délaissée à la merci de ses créanciers, sans époux, ni travail. Il faut le reconnaitre, en apparence, elle ne  représente aucun symptôme de folie, toutefois, c’est au cours de la discussion que vous vous rendez compte qu’elle dévoile des vérités  arrangées dans un discours parfois incohérent. 
« En Mauritanie, les femmes sont dans l’obligation de soutirer de l’argent, par n’importe quel moyen, elles ne peuvent plus survivre. Elles ne sont plus à l’abri de la catastrophe. L’autre jour un jeune homme voulait violer ma fille. Dés lors, j’ai déposé une plainte contre lui, mais,  enfin de compte, je me suis rendue à l’évidence qu’il est de bonne famille, ce qui m’a incité  à renoncer à l’infraction dont on a été victime», martèle-t-elle avec une spontanéité extraordinaire, avant d’ajouter, « certes, ma fille a pris la voiture d’un voisin, elle a fait un tour. Cependant, elle a déjà averti celui-ci qu’il n’a pas le droit de s’arrêter devant notre maison. Tant pis pour lui ».  
Elle poursuit dans un délire appuyé par des revendications ‘bienséantes’. Les temps sont durs, il faut que les associations des droits de l’homme et celles de la protection des familles se mobilisent pour m’aider.  
Ainsi, une autre partie de son discours extériorisait ceci : j’ai démoli mon téléviseur après un rêve  cauchemardesque. Raisons invoquées : chasser une malédiction pouvant toucher la patrie et le président de  la République.
Pourtant, « mon téléviseur était comme un frère, une fille obéissante, une mère », annonce-t-elle, amèrement. 
En somme, ce cas n’est point  dénué de tout fondement. Il est révélateur d’un message, implicite, bien qu’adressé par une inconsciente, il interpelle tout un  chacun.  
 m_barrada@yahoo.fr 


[1] D’après des sources journalistiques
[2] Les échos de Mohamed Fouad Barrada du  3/O5/2010



Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

20022012

De l’emploi  en Mauritanie

Le salon de l’emploi vient de voir le jour en Mauritanie.  Une initiative  à encourager certes, mais dont le mécanisme me semble difficile à mettre en place dans  un pays qui tend vers l’anéantissement de la classe moyenne et son pouvoir d’achat.  Sans épargne, il n’y a pas de développement, d’où la très délicate question de la relance économique  et la place des pauvres sans compétences, ou sans diplômes  dans la reprise.

A en croire  les organisateurs  dudit salon, celui-ci   vise « à rassembler les acteurs en matière d’emploi et de recrutement et à encourager la rencontre entre les employeurs et les spécialistes ciblés, à favoriser l’organisation de sessions de formation, la promotion de la formation professionnelle et technique en tant que moteur essentiel pour la dynamisation de l’emploi et la promotion des compétences locales auprès des sociétés internationales, la promotion de l’auto emploi, la création de petites et moyennes entreprises, la facilitation du mouvement des cadres professionnels au sein des sociétés et à contribuer à la conception et à l’accompagnement de l’exécution de la stratégie nationale d’emploi, à valoriser les potentialités de la Mauritanie et à renforcer le partenariat entre les secteurs public et privé »( ami.mr). 

Voilà un bon discours ! « S’il est réellement concrétisé !? »

Il faut, d’abord,  revenir sur  la définition des critères de la pauvreté chez nous et la capacité de notre économie nationale à absorber les chômeurs.  

Cette capacité  est,  sans contraste,  biaisée par la  situation de guerre imposée par l’insécurité dans les zones sahélo- sahariennes. Et la lutte contre la gabegie et la  rationalité des ressources, leurs orientations, l’indépendance de la  justice, demeurent-elles   l’épine dorsale  de la mise en place  d’une vraie stratégie d’emploi ?  

Deux axes, cependant, à valoriser : le premier est celui de la qualité de l’enseignement  professionnel et académique, quant au  deuxième c’ est incontestablement l’action gouvernementale   permettant d’insérer  les chômeurs et de  suivre leur productivité.

L’expérience  de l’agropastoral  dans la zone  de « chemama »  qui a permis  l’insertion de plusieurs chômeurs à la recherche de l’emploi en  est la seule initiative, pour le moment,  que l’on peut juger juste.

Ainsi, «  étant donné que 24,6 % de la population mauritanienne  s’occupe du commerce[1],  une  structure commerciale qui réalise un chiffre d’affaires dépassant les 2 millions d’ouguiyas peut  bel et bien être dans l’obligation de tenir une comptabilité même si elle n’est pas soumise au régime réel d’imposition (25% du bénéfice pour une  société qui réalise un chiffre d’affaires au delà  de 3 millions). Ce qui permettra, tout simplement, d’insérer un bon nombre de demandeurs d’emploi.  

En gros, soumettre les entreprises nationales  et étrangères à des mécanismes  plus réfléchis d’insertion des chômeurs tout en les insistant à investir représente  la clé de voûte pour relancer les activités économiques. Il faut, néanmoins, alléger les procédures de création des entreprises tout en luttant  contre la fraude fiscale et ‘l’informalisation’  des unités de création d’emploi ». (NDR)

[1] Ce chiffre est issu d’une étude sur  la carte des potentialités de création d’emplois en Mauritanie, restituée pour validation au cours d’un atelier  tenu  le jeudi 8 avril 2010 à Nouakchott. 




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

8022012

Le bonheur au 21ème siècle ? Les Mauritaniennes sont-elles heureuses ?

« Au sujet d’une discussion sur l’anxiété on me fait savoir selon les statistiques de l’un des centres de santé de Nouakchott, qu’en grande partie des femmes mauritaniennes souffrent d’anxiété plus que les hommes » (NDR).  Les femmes sont-elles susceptibles plus que les autres ? Ou la société les rend plus malheureuses ? Question sans réponse pour le moment !

Qu’est ce que le bonheur ? Une question que je me suis posée par ailleurs en guise de réaction sous forme d’une chronique.

Pour certains cette question est destinée  aux pays développés, pour les uns  la perception du bonheur  dépend  de la culture, de la religion de…   et pour les autres le bonheur est la manière de positiver le présent.

Ainsi, une demoiselle m’avait dit en toute spontanéité que le bonheur c’est elle. Ce qui sous-entend d’après elle toujours que tout le monde est heureux. Est-il question d’une forme d’anxiété, d’oisiveté, de (…) voilée sous d’autres formes ? Ou s’agit-il tout simplement d’une façon de parler « d’un sujet » qui touche tout un chacun sans pour autant dévoiler le fin- fond de sa pensée.

Je vous livre  subséquemment   des commentaires  parmi tant d’autres  qui m’ont été adressés récemment    au sujet  du bonheur et  je vous en souhaite bonne lecture.

*« Étymologiquement, le mot bonheur vient de l’expression « bon eür », Eür est issu du latin augurium qui signifie ‘‘accroissement accordé par les dieux à une entreprise’’. Selon Nietzsche, le bonheur est:

« Le sentiment que la puissance croît, qu’une résistance est surmontée »…

Nous vivons dans un monde où la notion du bonheur est biaisée, qu’est ce que le bonheur au 21ème siècle ?

Avec la nouvelle technologie, nous cultivons le bonheur virtuel, nous avons jusqu’à 200 amis sur Facebook sans jamais avoir rencontré un seul de ces « amis », notre confident est notre ordinateur et notre compagnon est notre GSM…

Chaque individu a sa propre définition du bonheur, selon son appartenance sociale, sa région, sa religion, sa culture et le moment qu’il vit…

C’est un état d’esprit, nous y logeons nos belles pensées et notre vécu du moment.

Ma collègue Marie  vient de me dire que pour elle, «  le bonheur est la liberté de ne pas penser au temps, vivre sans contrainte », car c’est une créatrice, une artiste qui a besoin de temps pour imaginer et créer.

Le bonheur, peut-être un moment, un instant, un sourire, un regard, un achat ou autre….

Nous ne pouvons ni quantifier ni matérialiser le bonheur, le bonheur n’est pas intemporel !!!Le bonheur peut-il être une fin en soi ? Et si on courrait après une chimère ? Il y’a peut-être des gens qui ne veulent pas le vivre.

Et toi, mon cher Mohamed, c’est quoi le bonheur pour toi ? Moi qui te connais si bien, je peux dire aux autres que c’est l’écriture, ta soif du savoir. » (Viviane Barron)

 * « En tout cas, l’Islam a réglé de façon très explicite les problématiques du bonheur et de la santé ; en réalité, la voie du bonheur se confond avec celle de la santé mentale et passe par l’assiduité dans la prière, la croyance à la réalité du châtiment divin, la chasteté, le respect des engagements, la fiabilité du témoignage et l’éthique dans la gestion des dépôts confiés [(Cor. 23: 1-11 - Les Croyants - Al-Mu'minûne);(Cor. 70: 19-35 - Les Voies d'Ascension - Al-Ma'ârij)] (Mouhamadou Bamba Ndiaye  du coin des philosophes Facebook ).

* « Oui, le degré du bonheur de l’homme se mesure à sa capacité à avoir la foi et à la conserver. Moi je poserai plutôt la question de savoir si la félicité est le summum du bonheur? Cette félicité là peut-elle être atteinte dans le monde ici-bas » (Kissima Diagana Idem)

* « Le bonheur, je ne sais pas s’il existe .Mais d’après Deyloul l’Homme heureux est celui qui n’est pas malade et qui n’a pas de malade (Mariya Traoré sic). 




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

6022012

 

Êtes-vous heureux ?

Qu’est ce que le bonheur ? Qui est heureux ?   Voilà des  questions sans réponses exactes, chacun les appréhende  selon sa vision. Et «  quand on a demandé au Dalaï Lama qu’est-ce qui le surprenait le plus au sujet de l’Humanité , il a répondu :  l’Homme , parce qu’il  sacrifie sa santé  pour l’argent  ensuite  il sacrifie  tout son argent  pour recouvrer  la santé . Par la suite, il est tellement  anxieux au sujet  du futur qu’il ne profite pas  du moment  présent. Le résultat  est qu’il   vit  comme s’il  était immortel et il meurt n’ayant jamais  vraiment vécu »  (message   transmis par une amie chère, très chère).

La semaine passée au sujet  d’une discussion sur l’anxiété  on me fait savoir selon les statistiques de l’un des centres de santé de Nouakchott, qu’en grande partie des femmes mauritaniennes souffrent d’anxiété plus que les hommes.

Dans le même ordre d’idées un acteur de la société civile avait expliqué  solennellement au cours d’un colloque sur la santé mentale que les schizophrènes sont les plus heureux, ils sont dans  leur  monde excellent, loin des contraintes socioculturelles et  le regard  destructeur de l’autre. En quelque sorte « l’autre, c’est est l’enfer ».

 Il a été aussi dit  au sujet du bonheur :

« Qu’il est individuel, il demande  une prédisposition individuelle. Un homme  qui jouit  du bonheur  doit être  enfermé sur lui-même.  Il est  soutenu par une dose solide  d’égoïsme (ou ce  qu’on nomme ainsi), par de l’indifférence  pour le malheur des autres ou  pour le souci des autres. Aimer ne donne pas  le bonheur  mais du souci … ne pas aimer  ne donne  pas  le bonheur  non plus ( …) D’ailleurs  le bonheur  est médiocre (…).  Aucun jeune marié  n’est heureux plus de trois jours : si tu  veux être  heureux un jour , saoûle-toi , si  tu veux être heureux  trois jours , marie toi, si tu veux être  heureux toute la vie , fais toi curé, dit un proverbe normand, je crois faux d’ailleurs car les curés ne sont  pas heureux (…)

Il  y a peut-être, une sorte  de bonheur dans le dépassement  du bonheur et du malheur »  (Vu par Eugène Ionseco , le nouvel observateur 3 /9 septembre  1973).

Et Alain Krivine  d’expliquer  que pour vivre  heureux, il faut vivre  debout (Idem).    Le bonheur est-il  donc aussi la vertu ?  

A mon avis, il réside dans l’harmonie cœur -esprit sous l’égide de la vérité. De quelle vérité s’agit-il ? Laissons la question ouverte. Pour maîtriser l’immaîtrisable, c’est-à-dire dépasser l’anxiété,  la formule se trouve dans des formes d’équilibre plus au moins acceptables. Certes, la prière est un régulateur indispensable dans notre religion. Cependant,  l’équilibre qui échappe malheureusement à beaucoup d’entre nous, se manifeste par le  fait d’aimer à soi- même ce que nous aimons aux autres. « C’est ainsi qu’on trouve le cœur de la religion (la paix avec soi même et la prospérité sociale) »(NDR).

m_barrada@yahoo.fr




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

30012012

 

La maladie mentale en Mauritanie
Je reviens cette semaine   sur la question de  la santé mentale chez nous.  Je l’ai déjà écrit et je  le répète une  fois de plus :   « les malades mentaux en Mauritanie  sont, pratiquement,  exclus de tout accompagnement, de tout soin.  Leur  situation est dramatique pour ne pas dire catastrophique. Ces malades,  qui ignorent, pourtant,  tout sur leurs maladies,  sont  à la merci de la destinée des inconscients-conscients. Etre atteint d’une maladie  mentale  dans cette partie du globe,  c’est être  condamné à vivre  l’état de la domination de l’inconscient  loin de l’œil visible des voisins ou du professionnel,  et si  cet état mène vers  l’agressivité, la solution serait , tout simplement, de  ‘lâcher’ le patient  errer dans la nature ou plutôt dans  les rues et les avenues des grandes villes, après, bien sûr, que les  charlatans en soutirent des gros montants  ou quelques  sous  auprès de la famille du ‘sujet’ .  D’autres parents plus inhumains, notamment comme ceux  qui ont  déjà   délaissé, après leur déménagement, leur patient, abandonnent, eux aussi,   vraisemblablement  des   malades  enchainés dans des  maisons sans nourriture, ni boisson  pendant des jours et des jours.  
Subséquemment,  un fait marquant,   fut  signalé, se manifestant par une ‘phénoménologie’ de la  folie  affectant   toute une famille : le père, la mère, les enfants. Tout ce monde est touché, malheureusement,  par un déséquilibre mental. Il s’agit là, d’un arrêt sur une situation bouleversante  voire révoltante interpellant  tout un chacun ». 
En effet, un colloque  sur la  santé mentale sera organisé  cette semaine  sous le thème «  lien entre maladie  organique et trouble psychique. Rôle des différents acteurs  dans la prise en charge.  » Il  met l’accent sur les mesures que les  acteurs étatiques et non étatiques  peuvent adopter pour  une meilleure  offre de soins en matière de santé mentale pour les citoyens de la ville de Nouakchott.
Les chiffres montrent  que   « sur l’ensemble du pays, on ne  trouve  que 4 psychiatres  et 10  psychologues pour une population de plus de 3 millions d’habitants. Ainsi, il existe une réelle insuffisance de dépistage, de diagnostic, et de prise en charge de l’adulte (+ de 18 ans) ».
Malheureusement, la maladie mentale conserve encore un caractère honteux, et bon nombre  de familles mauritaniennes  hésitent à faire   soigner dans les  hôpitaux  spécialisés leurs patients  quand ils ont un problème de santé mentale. Et ces patients sont souvent marginalisés, délaissés à leur propre sort, mal traités.  Pire, étant donné leurs maigres  salaires et leurs charges familiales, dans les lieux de travail, un grand nombre d’employés, souffrent, semble-t-il, de trouble psychique.  Quelle productivité alors ?
m_barrada@yahoo.fr

 




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

18012012


Réponse  à Maryam Brodowski : Prostitution en Mauritanie !

Ma dernière chronique ‘‘libertinage en Mauritanie’’,  a suscité des réactions, ‘voire’ des réponses. Le sujet est complexe  dans un pays qui peine à se retrouver dans un monde  à la fois mondialisé et agressif.

Tout récemment, une initiative dénommée « Non à la dépravation des mœurs »  a été créée. Elle est constituée des jeunes  demandant aux autorités mauritaniennes de mettre en place  une police des mœurs pour lutter contre la prostitution à Nouakchott.

L’initiative lutte également   à ce que l’enseignement de l’instruction civique soit revalorisé. C’est une  manière à mon avis brusque de traiter  la dépravation des mœurs. Et j’évoque, dans cette perspective,  l’un des commentaires intéressants    qui m’ont été adressés dont voici  une partie : Le plus vieux métier au monde  est prohibé chez nous en Mauritanie.  « Et ceux qui le  pratiquent sont considérés comme des criminels devant la loi.

Ceci dit, je m’en vais aborder sa dimension humaine et ses aspects sociaux en Mauritanie.

Lorsqu’on parle de prostitution chez nous, les premières réactions enregistrées, outre l’air concupiscent entendu, ce sont des airs de mépris ou d’outrance qui se manifestent très souvent et rarement  par un air de compassion.

Or parler de prostitution, c’est d’abord parler de dignité humaine, d’exploitation, de misère, de maladies sociales, d’injustice…

Parler de prostitution, ce n’est pas afficher le cliché d’une femme débauchée, aguichante, (souvent étrangère) qui vend son corps pour son plaisir ou par vice … qu’il faut à tout prix bannir, punir ou renier.

Parler de la prostitution c’est d’abord parler d’un échec collectif, l’échec d’une société, d’une communauté à offrir à ses membres le minimum requis pour vivre dans la dignité : un accès aux soins de santé, à l’éducation, à l’emploi et à un cadre de vie respectueux et respectable.

 Si de surcroit cette société se dit musulmane, pratiquante des principes d’équité et de justice, l’échec est d’autant plus cuisant et retentissant.

Généralement, lorsqu’on parle de prostitution chez nous, on incrimine tout de suite, sa première victime, le maillon faible de la chaine : la femme. Tout en oubliant allègrement que la prostitution, comme la corruption, interpellent  un donneur et un receveur. On « oublie » de parler des hommes, principaux consommateurs, principaux instigateurs, principaux responsables devant Dieu et devant les hommes de leur gynécée.

On oublie très souvent que si la femme a recours à cette pratique humiliante, dégradante et hautement risquée pour elle, c’est que son environnement immédiat y est pour beaucoup : une famille démissionnaire, un tuteur crapuleux, une société pauvre, malade et plus généralement en déperdition des valeurs de solidarité et d’humanité… ».

 Je reviens, cependant, sur l’article de ma chère Maryam Brodowski-Bâ, lorsqu’elle dit  « sur ce  thème,  j’aurais  été bien inspiré de m’éloigner des idées toutes faites, des jugements arbitraires et aurais  dû  avant d’aborder un domaine aussi sensible, faire ce que la très grande majorité des journalistes ici ne font pas : ‘‘ rechercher sérieusement !’’ » Il ne s’agit point d’une investigation, il s’agit tout simplement  de dire qu’il est question  d’une réalité construite selon la perception que l’on  a de la chose perçue  et votre perception se manifeste, partiellement,  par  votre expérience explicative  de la chose expliquée.

Pour être clair,  je suis contre  toute forme d’exploitation et je n’aime pas que la femme soit réduite à l’état d’objet.  Les causes sont là, et les effets  sont  têtus.   Je vous cite et je partage votre point de vue surtout  lorsque vous disiez  que  « la prostitution a des ressemblances avec la descente aux enfers… Celle ou celui (car elle est loin d’être uniquement féminine) qui se laisse aller sur ce terrain a peu de chance d’en ressortir. Et que sur la base de votre expérience avec la brigade des mœurs dans une grande ville allemande   vous en confirmez que parmi ces femmes  vous  n’en avez  trouvé qu’une qui faisait ce métier par « appétit sexuel » ! Toutes les autres sans exception avaient commencé parfois très jeunes par …  Amour… Elles avaient, et le canevas était toujours le même, rencontré un homme séduisant, tendre, affectueux, généreux qui leur avait accordé, tout d’abord tout ce qu’elles souhaitaient. Bel Appartement, vêtements de rêve, bijoux, fourrures… Elles se croyaient au paradis et bien entendu étaient follement amoureuses. Lorsqu’ils estimaient avoir suffisamment investi, ils jouaient la comédie de l’effondrement financier, se tordaient de désespoir car ils « risquaient la prison » et expliquaient à leurs jeunes amoureuses que seules elles pouvaient les sauver ! ». C’est le cas de l’Allemagne,  un pays développé qu’on peut en partie transposer   sur …

En effet,  si la pauvreté se joint  à l’effet pervers « du monde du spectacle » la conséquence sera dramatique, dans une société dominée par une jeunesse à la recherche de l’emploi et je ne dis pas la recherche de  l’occupation au sens subjectif de la chose. D’où un  faible taux de stabilité familiale  conjugué bien sûr par un fort taux de divorce dû simplement au déséquilibre   qui se manifeste souvent par la charge familiale ou la recherche d’une stabilité auprès d’un autre partenaire, ou…

Certes, le maillon  faible est la femme, mais la femme c’est en quelque sorte le fondement de l’équilibre de la nation. Que faire alors ?

Sur ce je vous souhaite bonne journée.

m_barrada@yahoo.fr





Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

15012012

 

Libertinage en Mauritanie ?

Nous vivons depuis  des décennies  une situation chaotique qui ne cesse de s’amplifier et débouchant  bien évidement sur une destruction des ‘mœurs’. Mais la morale dépend, pour ainsi dire,  de notre perception de la  chose perçue.  Et celle que nous avons-la perception- est spécifique à une culture qui tend  à s’adapter avec ‘‘le monde du spectacle’’. Il était dit, que « l’adaptation est la meilleure des choses », elle est beaucoup plus meilleure que l’intelligence si elle  n’est  pas l’intelligence elle-même.  

Un mécanicien m’expliquait que durant  des nuits  de travail de  taximan, pour joindre les deux bouts, car  les temps sont  difficiles,  a fait connaissance des clientes liberticides.   En écoutant  leurs conversations,  il  en a  retenu ceci : la rente journalière de chacune d’elle  avoisine les  25.000 ouguiyas. Il s’agit là d’une manière de  s’adapter aux exigences de la mondialisation et de la  satisfaction des besoins instinctifs et des besoins parfois moraux : soigner un malade, éduquer   des enfants …

Voilà un commerce informel au contour imprévisible qui se multiple de jour en jour, sans que des intervenants associatifs, soient-ils, ou étatiques abordent   ni les causes,  ni les effets. Ils s’attaquent solennellement   aux conséquences sans pour autant toucher  le bât  qui blesse.

Dans notre ère, l’être humain est devenu inéluctablement une valeur d’usage. « La confusion  est telle  qu’il est, à cet égard, un objet par son attraction à la chose  matérielle qui conditionne sa vie, voire sa survie » (NDR).

 

De fait, la population mauritanienne majoritairement jeune et masculine à 49%, risque de provoquer un vrai  déséquilibre social si ce n’est pas déjà le cas, et    selon un anthropologue «l’animal le plus dangereux sur la planète est humain mâle sans partenaire sexuel, âgé entre seize et vingt-quatre ans.»

Une transposition de ce constat sur la réalité de la jeunesse mauritanienne nous permet de craindre le pire. Celle-ci représente désormais 77 % de la population. Et le taux de chômage qui  est officiellement  de 33 % frappe plus particulièrement cette jeunesse. La capacité d’absorption des diplômés est quasi inexistante. Et cette jeunesse est majoritairement célibataire. Elle ne bénéficie presque plus de la solidarité communautaire. Elle demande des emplois. Elle est déçue et désœuvrée. D’où l’animalité des comportements qui poussent vers  la décadence et le nihilisme. Ainsi,  ceux  qui travaillent n’ont aucune vraie  capacité de fonder une famille équilibrée.

Le côté animal de l’homme s’imposera alors  tant que l’environnement psychosocial  n’est pas favorable.  Et c’est ainsi que le plus ‘‘ancien métier’’ se formalise  selon  une perspective d’adaptation instinctive dans une société jugée  islamique voire traditionnelle.

m_barrada@yahoo.fr




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

24122011

 

Des ‘bloggeurs’ boycottent Nouakchott et des journalistes tabassés  en Mauritanie.

Notre régime attaque  les libertés.   Nous sommes  dans un régime militaire jusqu’à  preuve du contraire. Les agressions de la garde nationale à l’encontre des journalistes ne cessent de se multiplier.   ‘Dans  un  laps d’un mois’,  deux journalistes  voire trois ont été matés, malmenés et l’image de marque de notre pays reste entravée par le comportement des militaires et les  décisions verticales de l’actuel pouvoir.  Les intellectuels arabes ne cessent d’évoquer que nous sommes une dictature.  La dernière illustration en est celle  relative  au   ‘forum’ des jeunes   qui est  organisé  à Nouakchott par la coordination de « l’Union de la Jeunesse Euromaghrébine » en Mauritanie.  Des ‘bloggeurs’ boycottent ce forum sous-prétexte qu’il est organisé pour légitimer les dictatures arabes notamment  celle de la Mauritanie.   Une rencontre  consacrée, semble-t-il,   à des réflexions axées  sur les moyens de redynamiser le rôle de la jeunesse maghrébine. Est-ce pour  l’implication de la société civile ? C’est-à-dire   avec la complaisance des  structures  de droits de l’Homme. Un slogan a été retenu.  Il est question   de la « Rencontre de Nouakchott : Pour un Maghreb de paix », sous le haut patronage du Président Mohamed Ould Abdel Aziz.

A en croire les organisateurs, «  la rencontre de Nouakchott est  marquée par la participation de personnes symboles du printemps arabe, notamment des blogueurs, des ONG, des personnes ressources, des leaders d’opinion, des représentants de partis politiques et des experts de tout l’espace maghrébin ».

Cependant, soyez clairs,  nous constatons un recul inexplicable, quant  à la liberté de la  presse chez nous, hormis, bien sûr, la presse électronique. Même celle-ci semble être infiltrée par des clans du système ethnico-tribal   du pays. La presse  et la société civile mauritanienne sont, pour ainsi dire, dominées   par une minorité syndiquée   qui s’accorde à défendre leurs intérêts et les intérêts de leurs protecteurs étrangers, soient-ils, ou locaux. Il s’agit en un mot  d’un système complexe  et compliqué.

Ceux qui sont en dehors dudit système  d’intérêt pouvoir –opposition-tribu-groupe d’influence   sont hors-jeux.   Telle est la vraie  réflexion.

m_barrada@yahoo.fr

Source : www.barrada.unblog.fr




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

17122011

 

Ces africains qui font honte à l’Afrique ?

Un Mauritanien exclu…

Occasionnellement, chaque fois que l’on    séjourne à  Paris où dans  d’autres villes des  pays  loin du continent, on a le droit, en tant qu’africain –Subsaharien, Magrébin ou…,  de se poser la question implicite ou explicite :   qu’en est-il de nos compatriotes  au sens large du terme  (les africains) ?  Comment se comportent-ils, se portent-ils bien dans leurs pays d’accueil ? Souffrent-ils d’exclusion, du refus de l’autre.

Voici des éléments de  réponse. Ils  ne sont  point   exhaustifs. Tant s’en faut.

« Les mauritaniens  me  semblent loin d’être  des pigeons voyageurs, ils  quittent  rarement leurs pays. Dieu  merci, ils ne sont guère nombreux dans les autres pays, ils ne veulent pas d’habitude immigrer. Ce sont  des nomades et des pasteurs  qui  s’attachent   à leur pays natal », m’explique-t-on.

Et pour les autres ?

« Nos frères africains, de la nouvelle génération  sont dangereux, agressifs au  moindre geste, ils peuvent vous agresser »,  martèle  un taximan parisien.

« Je suis africain d’origine, de la  caraïbe, je me considère africain, j’avais  l’habitude de m’arrêter pour des africains, ils  sont des frères  et on se ressemble beaucoup. Toutefois, j’ai  subi des coups et des coups : parfois on me refuse  le paiement de mon dû, sous prétexte que l’africain ne paie pas le taxi. D’autres fois, on m’agresse, tout simplement.

A cet égard, « j’évite désormais, de prendre des africains, au bord de mon taxi »,  ajoute-t-il.

Dans les métros et  le RER (réseau express, régional)  c’est une  autre manche ; surtout le vendredi. L’explication est purement sociologique.  La nouvelle génération y compris  les français de souche,   est devenue de  plus en plus agressive et alcoolique, à partir de  certaines   heures, le mieux est d’être vigilant  dans les lieux de transport en commun.

Appelé par réplique  à se prononcer sur le sujet d’immigré ou d’émigré  en France notamment à Paris, je vous formule les constats ci-après :

 

A Paris ou à Marseille,   à titre d’illustration, on se sent chez nous en Afrique, dans d’autres pays  cette  présence africaine notamment  mauritanienne  est tantôt marquante, tantôt  inexistante  et inaperçue. C’est ainsi que je me focalise   sur  le cas parisien. C’est un   cas que j’ai  eu l’occasion, tout récemment,   de  débattre avec des amis.

Les africains de la France  et ceux du reste de l’Europe, ont subi la marginalisation et l’exclusion. Fils en grande  partie d’immigrés, ils  avaient difficilement  des moyens suffisants pour  qu’ils  soient formés dans les écoles françaises de qualité. Ils  se trouvent, par conséquent, exposés  au chômage, et à la délinquance.

D’autres africains  ont pu s’intégrer, car ils étaient éduqués,  ils ont été, pour ainsi dire,  formés dans les meilleures écoles.  Ils ont pu avoir des statuts particuliers.

Aujourd’hui, il n’y a plus de place  pour les  étrangers.  Priorité pour les nationaux.  Vous êtes africains diplômés,  vous n’avez plus le droit  d’accéder à l’emploi en France,  si vous n’avez pas  la nationalité. C’est la crise et l’ère de chacun pour soi. Ceci étant,  un  exemple flagrant de la situation  d’un compatriote   vivant  en France,  une réalité qui  témoigne  de la gravité  de l’exclusion. Il est question  d’un courrier  électronique; je viens fraîchement de le recevoir.

« Excusez-moi  tout d’abord du dérangement,  mais si je vous écris,  c’est  pour vous solliciter   une insertion, étant donné que vous connaissez l’administration du pays. Malheureusement,  comme  vous le savez, nous sommes dans un pays où il faut, inéluctablement, des pistons  et des pistons, même si nous avons les meilleures  compétences. C’est  malheureux !

 Je suis présentement  au pays des Galois et je compte rentrer au pays. J’avais un contrat, toutefois  la préfecture m’a refusé la carte de séjour ». Il s’agit là d’un cas parmi tant d’autres. Jugez- en !

m_barrada@yahoo.fr




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

12122011

 

Le dialogue avec  les prisonniers  salavistes ?

 

Les enjeux idéologiques et les guerres des idées n’en finissent guère  de susciter  le débat chez nous. Sur ce sujet, je vous livre volontairement une déclaration qui m’a été adressée, tout récemment, pour ne pas dire très fraîchement. Celle-ci  est écrite par un prisonnier dénommé  Mohamed Béchir Sall. Il  est, semble-t-il,  le nouveau   porte-parole du groupe salaviste emprisonné   et  selon l’avis  des participants au dialogue encore en détention nul n’est habilité à parler en son nom à part lui ; et à l’avenir toute déclaration au nom du groupe devra porter sa signature.

Déclaration :  

« Au nom d’Allah Le Miséricordieux, le Très Miséricordieux  et Paix  et Salut sur le Prophète Mohamed

 

 Allah Le Très Haut dit

« Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle (les gens) au sentier de Ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon (sourate Les Abeilles ».

Cela fait deux ans que nous avons publié la déclaration dite « des 25 » qui sera appelée plus tard la déclaration « des 47 »  (voir Nouakchott-Info du 11/11/2009) qui, non seulement, a amorcé le dialogue entre les prisonniers dits salafistes et les autorités publiques, mais s’est imposé comme une référence et ‘papier’ de travail tout au long dudit dialogue par les autorités.

A cette occasion, nous les participants au dialogue encore en détention, déclarons ce qui suit :

Nous nous réjouissons de la libération de nos camarades suite à ce dialogue et discussion qui se sont  tenus ici à la prison centrale de Nouakchott le 18 janvier 2010 et les efforts entrepris pour leur réinsertion dans la vie active, et réaffirmons notre attachement au contenu de la déclaration précitée, à savoir :

- notre innocence totale des accusations portées contre nous ;

- notre non appartenance à aucune organisation intérieure ou extérieure ;

- veillons à la stabilité de notre chère patrie ;

- proclamons notre attachement à la ligne tracée par les Oulémas ayant autorité dans ce pays, qui veillent à sa sécurité, sa stabilité, diffusent le bien et la science utile à travers une vision légale dans la sagesse, pratiquant la contradiction accommodante et fournissant conseils aux musulmans.

De ce fait, nous lançons un appel aux Oulémas ayant pris part à ces journées de prendre leurs responsabilités vis-à-vis de ce dialogue et leurs engagements, et nous leur rappelons que, malgré notre participation active à ce dialogue, nous sommes toujours en détention une année et demi presque après la libération de nos camarades.

Nous demandons aux autorités publiques qui ont affirmé à plusieurs reprises (interview sur France 24) que le dialogue était une réussite totale de nous gracier et nous libérer, à l’instar de nos camarades, et rappelons à tout le monde les paroles d’Allah « Certes,  Allah Est avec ceux qui l’ont craint avec piété et ceux qui sont bienfaisants » (Sourate Les Abeilles)

Et nous informons tout le monde que l’imam Mohamed Béchir Sall est le porte-parole du groupe et que nul n’est habilité à parler en son nom à part lui ; et à l’avenir toute déclaration au nom du groupe devra porter sa signature.

Les signataires :

Groupe des participants au dialogue encore en détention :

1. Mohamed El Béchir Sall

2. Sidi Oul Mamouri

3. Hakim Ould Mohamed M’Bareck

4. Taher Ould Biye

5. El Khalil Ould N’tahah

6. Mohamed Mahmoud Ould Ahmed Salem

7. Taleb Abdi Ould Ahmednah

8. Abdallahi Ould Abdel Kader

9. Sidi Ould Dah Ould Moulaye Ely

10. Mohamed Ould Semane

11. Ahmed Ould Mokhtar

12. Sidi Mohamed Ould Bezeid dit Didi

13. Abderrahmane Ould Medou.   » 

 

m_barrada@yahoo.fr







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