Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

28122008

Investissement en Mauritanie  /découragement ou encouragement ?

 

 En analysant le discours  économique des dirigeants  mauritaniens au pouvoir, nous décelons qu’ils visent le ‘drainage’ de nouveaux investissements étrangers directs. Comment ?

« Vous savez sans doute que le monde connaît aujourd’hui une crise financière dont les répercussions commencent à se répercuter négativement sur les économies des pays. Il est prévu que cette crise entraîne une récession de l’économie mondiale. En dépit de ces conditions, le gouvernement s’attellera à stabiliser le taux de croissance comme il veillera à assurer une gestion optimale de l’ensemble de nos ressources naturelles et à en contrôler l’exploitation de façon rigoureuse. Les pouvoirs publics prendront les mesures nécessaires pour renforcer le pouvoir d’achat des citoyens et limiter l’inflation. En outre, il ne sera ménagé aucun effort pour attirer les investisseurs étrangers et leur offrir des opportunités d’investissement identiques à celles dont bénéficient les promoteurs nationaux ». Voilà en résumé la vision économique  du chef de HCE, le général Ould Abdel Aziz. En termes de politique de promotion d’investissement externe, des actions semblent être guidées par la recherche des opérateurs dans le secteur touristique, qui a été et qui est toujours affecté par les actes terroristes. A souligner  que l’actuel  ministre du commerce et de l’artisanat a déjà signé des conventions avec  des opérateurs  français. Ces conventions permettront si l’on en  croit les propos des autorités  du commerce une redynamisation du secteur touristique. Ce dernier  traverse depuis deux ans des saisons moroses. 

Ainsi, le nouveau code du commerce a permis la mise en place des mécanismes qui incitent les investisseurs étrangers à injecter leurs flux financiers en Mauritanie. Certes,  Doing Business organisme au service de la World Bank  a précisé que  la nouvelle réforme  du code d’investissement mauritanien  représente des signes incitatifs pour stimuler les ‘placements’ directs étrangers en Mauritanie. Toutefois, des dysfonctionnements se manifestent  « au niveau de la protection des investisseurs, qui n’ont  pas toutes les garanties de transparence qu’il faut devant la justice, en cas de litige. L’indice de protection mis en place par Doing Business le classe parmi les plus mauvais élèves de l’Afrique subsaharienne, avec un coefficient de 3,7 sur 10! » (Tribune N°417).

De tout évidence, des spécialistes en commerce extérieur expliquent, dans cette perspective, que « 
la Mauritanie doit œuvrer pour attirer les investisseurs  des autres pays du Maghreb tout en liant des relations solides avec  la CDEAO, quitte  à la réintégrer  ou à avoir un statut particulier. L’Union européenne doit, dans cette veine, faciliter la tâche aux mauritaniens. C’est par les industries de transformation des entreprises maghrébines que les enjeux économiques devront être mis  en avant dans ce pays. Si  les entreprises maghrébines  procèdent  à des implantations   par le biais de la  transformation de leurs produits de  l’ordre de 1 % voire 5 % en Mauritanie, les revenus des mauritaniens peuvent nettement augmenter. Ces produits transformés  devront être destinés à l’exportation vers les pays de la  CDEAO ».

Cependant, les accords de Cotonou qui exigent la conditionnalité démocratique peuvent, en cas de l’application de l’article 96,  entraver l’exploitation économique de la position géostratégique de
la Mauritanie.  L’Union européenne et les Etats- unis d’Amérique qui se veulent être toujours   garants de l’application d’un modèle    démocratique au sens occidental en Afrique menacent d’user de leurs pouvoirs  afin que les avantages commerciaux accordés auparavant en Mauritanie soient supprimés.  Les Etats –unis d’Amérique  ont déjà supprimé certains  avantages qui  sont, toutefois, plutôt symboliques que significatifs. Car la Mauritanie n’était jamais  considéré,  comme d’ailleurs le reste de l’Afrique,  une zone d’importance économique.   La France de Sarkozy peut, après avoir terminé le mandat de la présidence de l’Union européenne, jouer  un rôle essentiel pour résoudre l’actuelle crise politique en Mauritanie. Sinon, la communauté internationale risque,  sous l’influence conjuguée du conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine  et le pays d’oncle Sam, prévoir des sanctions à l’encontre du pays.

En toute circonstance,   le coût des A.P.E. est évalué à 8.32 Milliards d’ouguiya par an en termes de  pertes fiscales. Et  vraisemblablement il y aura « un glissement de la demande des produits importés taxés vers les produits importés non taxés qui entraînera une perte fiscale supplémentaire.  Mais les conséquences positives  espérées sont une baisse des prix intérieurs (si bonne répercussion par les circuits de distribution), une baisse de l’indice général des prix (sous réserve de la part des produits importés dans le panier de la ménagère). Un  effet négatif certain des A.P.E. reste toutefois à souligner   à travers  une baisse du PIB au prix du marché. Et autre conséquence, vraisemblable,  est celle de : la baisse du PIB due  au remplacement de produits locaux par des produits importés, donc une baisse du revenu par tête   (NDLR)».

En outre, les capitaux étrangers  s’orientent après la crise financière mondiale vers des lieux inconnus. Ce qui s’interprète par   une crise de confiance affectant la finance et les marchés des capitaux. A cet égard, les superpuissances économiques   baissent leurs taux d’intérêts pour relancer  leurs économies,   alors que les pays les moins avancés continuent de maintenir des taux excessifs. Le taux directeur de la réserve fédérale américaine  varie entre 0 et 0,  25. Celui de la grande Bretagne est en dessous  de 2%. Le taux directeur  du   japon  est aussi  proche de ce taux.  Quant au taux directeur de la banque centrale  de l’Union européenne, il   avoisine les 2%. En Mauritanie ce taux est de  14%. Et les banques commerciales locales  gagnent  des  marges allant jusqu’à 10 %. C’est-à-dire un taux d’intérêt  sur le marché estimé à 24%. Ironie du sort  ou découragement de l’investissement interne ?   

m_barrada@yahoo.fr

 Source : La Tribune n°428

 




La mue vers la monétique continue

18112008

GIMTEL 

 

La mue vers la monétique continue 

 

Le Groupement Interbancaire de Monétique et de Transactions Électroniques (GIMTEL) a débuté ses activités depuis un peu plus d’un an et demi. Pourtant les demandes de la fameuse carte verte stagnent. Et les transactions quotidiennes et commerciales tardent à faire leur mue vers la monétique. 

 

Jusqu’à présent, seules quatre banques (BCI, BMCI, BAMIS et BCM) sont connectées au réseau interbancaire, et quatre autres sont en cours de raccordement. La plupart des banques avancent encore assez lentement dans le programme. À la Mauritpost par exemple, absolument rien n’a encore été fait, pourtant inéluctablement toutes les banques devront arriver à cette interbancarité dans le paiement électronique. Plus en aval, si le GIMTEL en est à un stade avancé de la production de cartes interbancaires, depuis juin 2007, il n’en demeure pas moins qu’au niveau des banques, les demandes de la fameuse carte verte stagnent. 

«Au niveau des terminaux de paiement électronique (TPE), nous en avons une soixantaine disséminés dans tout Nouakchott, au niveau des commerces, pharmacies, restaurants etc..» précise Aliou Sall, directeur commercial et des relations extérieures de GIMTEL. «Nous avons entre 8 et 9000 de nos quarante mille clients qui sont titulaires d’une carte Gimtel, à ce jour. Ce n’est pas encore la panacée, mais on tend à atteindre le reste à plus ou moins long terme. C’est un travail de sensibilisation et de communication sans relâche pour habituer nos concitoyens à ce mode de paiement moderne» reconnaissait il y a quelques semaines déjà, El Mamy Kane, responsable des moyens de paiement à la banque mauritanienne pour le commerce et l’industrie (BMCI). Sans nul doute, l’intérêt de ces cartes réside aussi pour les banques dans le décongestionnement de leurs sièges principaux, qui en fin de mois sont de véritables sièges de guerre. «Les agences de proximité nous ont déjà permis de faire respirer nos sièges, mais l’accès à un moyen de paiement et de retrait d’espèces interbancaire, nous le permettrait encore plus» reprend-il.   

 

La course aux commissions 

 

A plus ou moins moyen terme, toutes les banques qui se diront modernes devront se pourvoir de telles cartes pour leur clientèle. D’autant plus que la banque qui aura le plus de cartes gagnera le plus à long terme. «C’est au niveau des commissions interbancaires que ça va se jouer: actuellement nous sommes à un taux de 0%, car nous voulons démocratiser ce mode de paiement, et laisser le marché fonctionner normalement. Une fois ce stade atteint, le taux de commissionnement sera réévalué» explique Aliou Sall. En France par exemple, ce taux est de l’ordre de 50 centimes d’euros, pour un retrait en espèces effectué en dehors d’une borne de la banque à laquelle on est affilié. Le marché devient vite potentiellement très juteux dès lors qu’on parlerait alors de plusieurs centaines de milliers de retraits interbancaires annuellement, en Mauritanie. «Depuis 2002, que la Bmci est dans la monétique, on n’a pas encore établi un taux de commissionnement, malgré tous les coût liés aux dossiers qu’il y a derrière; pour le moment, l’essentiel est de sensibiliser sur la carte» souligne El Mamy Kane. 

Sur le volet international de la carte, GIMTEL est en phase de test final avec VISA, pour l’acquisition de paiements par les porteurs de cartes VISA. Les cartes étrangères émises par des organismes tels que Visa et Mastercard seront aussi acceptées par les terminaux de paiement du GIMTEL, ainsi un touriste étranger pourra régler sa facture dans une auberge à Chinguitty à l’aide de sa carte bancaire. Et les banques membres du GIMTEL pourront dans une seconde phase émettre des cartes à usage international permettant ainsi aux Mauritaniens de faire leurs achats n’importe où à l’étranger, comme ils peuvent disposer de liquidité dans la monnaie du pays visité. À ce niveau encore, certaines banques sont plus en avance que d’autres, et perçoivent mieux la nécessité de pousser au bout cette modernisation de leurs système de paiement et de retrait. À la BMCI par exemple, qui est membre du projet VISA, et qui est accepté depuis un peu plus d’un an et demi, il ne fait pas de doute que les retardataires auront tort au moment des comptes. 

 

MLK

Source : La Tribune n°424




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

11112008

Le capital risque en Mauritanie? 

Avec la récession mondiale provoquée par la faillite des compagnies américaines de rachat de crédits spéculatifs, le système capitaliste est frappé de plein fouet et les économistes cherchent des nouvelles formules pour sortir l’économie mondiale de cette léthargie. Le chômage reste incontestablement un bon thermomètre pour mesurer le degré de la récession économique. Les instruments de lutte contre ce phénomène sont loin d’être efficaces dans notre pays. Le nombre des jeunes qui n’occupent pas d’emplois augmente: 33% de la population est inactive.  Que faire alors dans un système basé sur le communautarisme? Il faut tout simplement créer des emplois en responsabilisant ceux qui croient à un métier, un projet, une idée.  Dans ce contexte, il est difficile d’éviter le risque. Mais il ne faut pas que cela enrichisse encore les mêmes en délaissant les «mal nés». Certes, le risque économique demeure inévitable. Mais il faut savoir le gérer.  Le principe du risque se focalise sur le fait que ceux qui ont de l’argent aident ceux qui n’ont pas des ressources en augmentant leurs profits. Et cela en se basant sur le jeu de la contrepartie.  Admettons, dans cette perspective, que nous avons une volonté ferme de relancer l’économie nationale. Admettons aussi que nous avons des fonctionnaires compétents auxquels, nous pouvons confier les dossiers de cette relance. Et admettons enfin que la seule référence  demeure la compétence et le recyclage par la formation. Que reste-il à faire ensuite?   Le pourquoi du comment de cette relance économique nous oriente, par ailleurs, vers une interprétation socioéconomique du chômage. «L’état était depuis longtemps le seul pourvoyeur d’emplois. Cette situation avait créé un sentiment psychosocial allant dans le sens du rejet de toute initiative privée. Les crédits collectifs qui peuvent faire travailler un nombre important de diplômés chômeurs n’acquièrent aucun encouragement sauf dans quelque rares cas. Le risque lui-même n’est pas un concept connu par les opérateurs et les détenteurs de capitaux. Le savoir-faire essentiel pour la création d’entreprises innovatrices demande parfois des fonds importants. Ces fonds sont difficiles à obtenir par les jeunes voulant créer leurs sociétés. Enfin, la crise de confiance s’accentue entre une génération ancienne sécurisée et une nouvelle sans moyens et sans qualification technique nécessaire pour la créativité», résume une étude empirique récente. Prenons, cependant, une nouvelle optique et essayons de l’analyser pour bien démontrer qu’en Mauritanie nous n’avons pas tout essayé. Nous n’avons presque rien tenté sauf quelques constructions par-ci par-là,  avec un peu l’électrification et quelques infrastructures. Rien de significatif comparé aux pays de la sous-région. Une grande partie des mauritaniens reste malheureusement sans emploi bien qu’une agence d’emploi ait été créée en 1998.   Sur 300.000 chômeurs, «l’exécution des programmes d’assistance au placement et à l’auto emploi ont permis la formation de plus de 830 jeunes, le placement de plus de 400 d’entre eux, la création de 200 PME et la mise en place d’une ligne de crédits au profit de ces dernières» (ndlr). Ce qui demeure modique.  En outre, «durant les années 2005, 2006 et 2007, les subventions étatiques accordées à cette agence ont été de 600 millions d’ouguiyas. Ces dernières ont atteint 800 millions d’ouguiyas en 2008 dont les 2/3 étaient sous forme de crédit sans intérêt. Pour qu’elle  puisse garantir le remboursement des crédits, elle a signé des conventions avec des partenaires qui lui garantissent le règlement à terme en contrepartie l’agence donne des frais de gestion à ces structures financières. Ces frais varient entre 19% et 26% du prêt accordé sur la période de remboursement du crédit» (Sic).  Bien que ce taux soit supporté par l’état, il reste énorme comparé à l’initiative capital risque qui accordait des taux d’intérêt de 8%, alors que le taux banquier normal en Mauritanie est de 25%.   Le «capital-risqueur» se définit comme un intermédiaire financier entre l’investisseur institutionnel et l’entreprise. Sa rémunération vient essentiellement de la plus value réalisée lorsqu’il revend la prise de participation. Il intervient directement dans la gestion de l’entreprise.  En effet, c’était suite aux conflits qui ont touché la Mauritanie et le Sénégal que le capital risque a vu le jour en Mauritanie en 1990. A l’époque, le Fonds Européen de Développement (FED) avait accepté d’accorder un don de 40 millions de dollars en vue d’insérer les rapatriés mauritaniens dans la vie active. Ce don était, en revanche, accompagné d’une condition.  L’état devrait obligatoirement confier la gestion de ces sommes à un organisme international   spécialisé dans le financement des PME et les micros projets. Finalement, c’est la Solidarité Internationale pour le Développement et l’investissement (SIDI), une ONG spécialisée dans le financement des PME et les micros projets, qui a remporté l’offre. Cette dernière à travers sa succursale « Investissement Développement en Mauritanie » (IDM) a bel et bien permis la création des entreprises et micro projet qui ont matérialisé une initiative réussie. Car, IDM était en principe actionnaire dans les entreprises et micro projets de pourvoyeurs de fonds. Ce qui l’a poussé à bien rentabiliser les projets. Elle a participé  parfois à hauteur de 50% aux  capitaux sociaux des sociétés nouvellement créées tout en leur  accordant le restant sous forme de crédit avec un taux dérisoire. Ainsi, «ses ressources propres ont dépassé les 100 millions d’ouguiyas», d’après Mohamed Vadell Ould Msabou ancien directeur adjoint de la succursale de (SIDI) en Mauritanie. Il ne s’agit pas de faire la publicité pour cette entreprise qui n’existe, d’ailleurs, plus, depuis 1998, il s’agit, tout simplement, de réactiver une initiative qui peut dans certaines circonstances être indispensable afin que la relance économique soit au rendez vous. 

m_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune n°423 




Prix à la consommation

11112008

Prix à la consommation 

 

Le yoyo des prix 

 

L’état avait annoncé il y a deux semaines maintenant, dans une orchestration médiatique remarquable, la baisse des prix des denrées de première nécessité. Mais sur les marchés, où le contrôle des prix n’est pas manifeste, l’annonce ne se répercute pas complètement: les prix varient sans cesse à la hausse ou à la baisse d’un jour sur l’autre 

 

Annoncé à 8000 ouguiyas, le sac de riz se vend sur certains marchés, notamment à la SOCIM, à 9800 ouguiyas contre 10 500 avant l’annonce du HCE. Le kilogramme de viande de bœuf ou mouton, clamé à 500 ouguiyas, se trouve très rarement en dessous de 1200 ou 1000 ouguiyas, selon la viande. Des applications différentes sur le territoire. «En fait, la baisse des prix proclamés par le HCE, est appliqué aux kiosques de la SONIMEX, notamment à l’intérieur du pays. Pour ce qui est des vastes zones urbaines, comme Nouakchott ou Nouadhibou, même si l’État affiche de bonnes intentions, il n’a pas les moyens de contrôler l’application des nouveaux prix.» estime un grossiste du marché de la SOCIM. Quelques mètres plus loin, un autre grossiste tente d’expliquer les disparités dans les prix, pratiqués d’un marché à l’autre: «l’essentiel des produits que nous vendons est importé. Donc nous sommes obligés de répercuter les taxes douanières, et les fluctuations des cours mondiaux sur nos prix ici» tente d’argumenter Mohamed Salem, un des plus importants grossistes de SOCIM. «Mais les taxes douanières ne changent pas hebdomadairement, contrairement à vos prix…» avancé-je prudemment. «C’est vrai, mais il y a plein d’autres facteurs» bafouille-t-il. On n’en saura pas plus sur les «autres facteurs». 

 

Un contrôle des prix inexistant 

 

En fait, il n’y a aucune raison objective à de telles hausses répétées de prix: tous les détaillants dénoncent en chœur l’entente sur les prix effectuée par les quelques grossistes qui alimentent les marchés de la capitale. Et là normalement devrait intervenir le service du contrôle des prix, que nous n’avons trouvé nulle part dans Nouakchott, «déménagé du Ministère du Commerce, et de l’inspection Générale, nulle trace au commerce extérieur…». Une invisibilité qui en dit long sur le travail abattu par cette instance chargée de veiller à l’application des règles objectives de la concurrence. «Nous voyons des contrôleurs des prix de temps en temps au marché; mais ils ne viennent embêter que les détaillants, notamment les nouveaux, cherchant 1000 ouguiyas par-ci, 1500 par-là, prétextant l’absence de liste de prix sur nos étals. Nous aurions une liste des prix cohérente et durable, si ceux-ci ne changeaient pas continuellement. Ils n’ont qu’à aller faire leur travail en amont» dénonce Magueye, un commerçant du marché. 

 

MLK 

 Source : La Tribune n°423




Ould Deyahi au BIT, Kane Ousmane à la SNIM et Ould Ebnehmeyda à la BCM…

11112008

Ould Deyahi au BIT, Kane Ousmane à la SNIM et Ould Ebnehmeyda à la BCM…

 

 

Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed Ould Deyahi quitte la SNIM pour devenir le premier mauritanien directeur exécutif du BIT. L’annonce a été faite la semaine dernière. Ould Deyahi est remplacé à la tête de la SNIM par Kane Ousmane jusque-là Gouverneur de la BCM. Lui-même est remplacé par Sidaty Ould Ebnehmeyda à la tête de l’institution financière.

Même s’il reste un «illustre inconnu», Ould Ebnehmeyda est l’un des premiers cadres recrutés par la BCM au début des années 70. Ayant fait un passage à l’ENS de Paris puis un cursus complet et réussi à la Sorbonne, Ould Ebnehmeyda acquiert tout son savoir financier à la BCM où il est aujourd’hui l’un des plus gradés. Il a été directeur de banque (SMB devenue BNM), et Gouverneur adjoint avant d’être versé dans le corps des contrôleurs d’Etat. Réputé pour sa rigueur morale et professionnelle, on ne lui connaît pas de relations suspectes avec le monde des affaires. Très retiré, il possède les attributs du dirigeant indépendant et austère. D’ailleurs, c’est un personnage singulier pour l’ambiance qui règne dans le pays depuis deux décennies. Une décennie de traversée du désert, puis la grande consécration. Dommage que le caractère de l’homme sera occulté par les malveillants qui mettront en avant ses relations parentales avec le Général Ould Abdel Aziz. Ce serait dommage de s’arrêter à ce cliché réducteur…

Le 30 septembre 2005, Ould Deyahi prenait la direction de la SNIM. La société avait alors besoin de poursuivre les efforts en vue d’une refondation dont les déblayages ont été faits par Ould Abdel Jelil. Avec notamment le pari sur la ressource humaine. Mohamed Ali Ould Deyahi était le plus outillé pour mener à bien cette mission. Quand il arrive, il reprend les mots de De Gaule : «Je vous ai compris». Dès le début, Ould Deyahi devait insister sur la nécessité de créer une dynamique visant à «travailler plus et mieux». A ce moment-là, «la SNIM souffre depuis quelques années de l’absence d’une vision claire à long terme et de repères stratégiques pour guider son développement». Cette absence de vision est à l’origine du manque d’ambition pour l’entreprise qui connaît ‘une concentration sur un objectif quasiment unique’ : l’augmentation des niveaux de production. Du coup la direction de l’entreprise s’est trouvée prisonnière d’une logique qui condamnait à terme son activité diminuant ses performances. Premières conséquences : difficultés du système de production en termes de qualité et de quantité (produire de moins en moins, vendre mal de plus en plus) ; méconnaissance avérée des réserves disponibles et même des gisements exploités ; et dysfonctionnements dans la planification, les investissements, la gestion des ressources humaines… Un rapport d’audit concluait à l’époque que
la SNIM se trouvait dans ‘une période charnière’ qui demandait «la mobilisation de l’entreprise et de son management, au plus haut niveau» pour «garantir une transparence ‘réussie’ s’inscrivant dans une perspective stratégique éclairée et ambitieuse».

Première mesure, le Conseil d’administration adopte un nouvel organigramme avec suppression de postes comme
la Direction du contrôle de gestion, de la diversification et du partenariat minier, du Développement, de la programmation et de la transformation, de la coordination et des relations publiques, de la qualité du minerai, des affaires sociales, de l’audit et du contrôle interne… Des directions et des postes dont la plupart étaient en double.

Cette restructuration visait à assainir et à alléger la structure de l’entreprise. De façon à la rendre plus efficiente en rétablissant une meilleure adéquation Homme/poste. C’est bien sûr dans une atmosphère de concertation avec les cadres concernés, que des postes et directions ont été supprimés. Les premiers responsables ont été redéployés ailleurs, là où ils peuvent être plus utiles et surtout plus efficaces. Là aussi où ils se sentent le mieux. La transparence dans la gestion des carrières mais aussi dans le système de recrutement, est désormais la règle qui fixera la sérénité et l’équité au sein des travailleurs. Le nouvel organigramme s’articulait autour de quatre Pôles : Le pole «Recherche, développement et modernisation» couvrant la recherche minière, les études techniques et les projets de développement, ainsi que la planification à moyen et long termes ; Le pole «Production» couvrant l’exploitation minière, le traitement des minerais (usines), son transport (chemin de fer) et la qualité du produit ; Le pole «Moyens généraux» qui regroupe les achats, la logistique, l’informatique et un département des services sociaux ; Le pole «Commercialisation» dont la mission sera de prospecter les marchés et de promouvoir le produit.

En même temps, Ould Deyahi engageait une politique sociale dont on peut rappeler la hausse de 15% des salaires, de l’indemnité de logement qui passe de 6 à 16000 UM/mois, l’institution d’une prime de production. En plus du lancement de la Fondation SNIM pour le développement régional et la réinsertion des retraités. Moins de trois ans après son arrivée à la tête de la SNIM, Mohamed Ali Ould Deyahi a réussi un travail énorme et permis l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Il a aussi contribué à remettre la SNIM dans son rôle ‘normal’ lui faisant recouvrer sa vocation naturelle de locomotive de développement du nord du pays.

 

 

Source : La Tribune n°423




Commission 0/ Air France cherche à diviser pour mieux régner

14102008

Commission 0 

 

Air France cherche à diviser pour mieux régner 

 

Le bras de fer continue entre les agences de voyages ouest africaines, et la toute puissante compagnie Air France, qui semble désormais avoir opté pour la stratégie de «diviser les agences, pour mieux leur imposer sa volonté» relative à une baisse radicale de leur commissionnement. 

 

Depuis 2005, Air France entend appliquer cette fameuse règle de «commission 0%» aux agences qui vendent des billets pour elle. Aujourd’hui c’est dans la zone où elle se procure l’essentiel de ses bénéfices, que Air France compte appliquer cette règle, en Afrique de l’ouest et Centrale. Lors du 10ème congrès de la fédération inter-états des syndicats d’agences de voyages et de tourisme de l’Afrique de l’ouest et du Centre (FISAVET-AOC), à Fès, Air France avait manifesté sa volonté de mettre en place ce nouveau système économique dès le 1er mai 2008. Mais le comité ad hoc qui avait été composé pour étudier la question avait bien conclu que les agences de voyages de cette partie de l’Afrique n’étaient pas prêtes pour une telle libéralisation du système de distribution de billets. Elle demandera donc à Air France de reporter l’échéance du 1er juillet 2008.

Mais la compagnie aérienne française ne l’entend pas de cette oreille, et devant le front commun que font toutes les agences de l’Afrique de l’ouest et centrale, quasiment toutes liées à la FISAVET, elle se rend compte de l’étroitesse de sa marge de manœuvre, pour imposer sa volonté avant le mois d’octobre 2008. Aujourd’hui, la FISAVET s’insurge contre les méthodes «machiavéliques» de la compagnie tricolore pour arriver à fissurer la cohésion des agences face à ce dossier. «Il y a des manœuvres persistantes et insolites de Air France, tendant à nous diviser par des propositions fallacieuses et éphémères. Or la seule chose que nous exigeons de la compagnie c’est une base de négociations, et non un diktat imposé, unilatéral.» explique Limam Ould Moulay Oumar, directeur général de Soreci voyages à Nouakchott, et président du comité ad hoc au niveau de la FISAVET.

Les rumeurs de fissure de la solidarité inter-agences, à travers l’engagement de Satguru, agence voyages béninoise, avec Air France, «vont dans ce sens de tentatives de déstabilisation», selon un autre acteur du milieu. Mais l’agence béninoise a tôt fait de mettre fin à ces rumeurs, à travers une lettre (reproduite ci-contre).

 

Les raison du clash 

 

Le conseil d’État du Sénégal, le 12 mars 2008, cassait l’appel de Air France sur une décision de justice qui l’exhortait à payer aux agences de voyages du pays des dommages et intérêts pour avoir «abusé de sa position dominante», en imposant un système de rémunération à ces agences, et baissait ainsi de 9 à 7%, leurs commissions. «Cette décision nous conforte dans notre position, où les agences de voyages mauritaniennes s’oppose à cette décision unilatérale de Air France. Nous ne sommes pas encore prêts à vendre leurs billets avec une commission qui serait fixée à 1% pendant quelques temps, puis à 0. ce serait à nous de facturer le client, ce service de distribution. Et donc nos billets en agences de voyage seraient plus chers que ceux en agence de Air France. C’est une programmation à terme de la mort de nos agences de voyage. Il y a une quarantaine d’agences agrées IATA qui emploient entre 7 et 10 personnes; vous imaginez sans peine l’étendue des dégâts qui seraient causés. D’où ce bras de fer entre la FISAVET-AOC et Air France.» détaille un président d’agence de voyage de Nouakchott, qui a souhaité garder l’anonymat. «D’autant, qu’une décision non concertée mettrait en péril la garantie et la sécurisation d’environ 64% de du chiffre d’affaire des agences de voyages en Afrique centrale et de l’ouest» renchérit un autre acteur du secteur. La majorité des Présidents nationaux d’agences affirment que Air France concentre les clients les plus importants chez elle, pour ne laisser aux agences de voyages qu’un pourcentage dérisoire.  Au contraire des autres compagnies qui leur garantissent de se réduire à la vente cash sur leur comptoir, et d’arrêter totalement la vente à terme, puisqu’elles font confiance aux agences de voyages et les accompagnent dans leurs démarches commerciales.

 

MLK

Source : La Tribune n° 419




Une refonte du système multilatéral s’impose selon Zoellick

14102008

 

Une refonte du système multilatéral s’impose selon Zoellick 

 

La crise financière mondiale pourrait complètement changer la donne pour de nombreux pays en développement 

 

D’après le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, face à la crise planétaire actuelle, il faut repenser la manière dont le monde s’efforce de résoudre ses problèmes économiques, notamment en transformant la structure du Groupe des Sept pour former un Groupe de coordination donnant des moyens d’agir aux économies qui montent en puissance. 

Se référant aux prochaines élections aux États-Unis, M. Zoellick a déclaré que le nouveau président ne devra pas se limiter «à mener le combat de la stabilisation financière», mais qu’il lui faudra faire face «aux conséquences économiques de la crise». Le prochain occupant de la Maison Blanche, quel qu’il soit, devra collaborer avec d’autres à la modernisation du système multilatéral car il importe que la responsabilité du maintien en bonne santé et du fonctionnement efficace de la nouvelle économie mondiale soit plus largement partagée. 

 «Le G-7 ne fonctionne pas. Nous avons besoin d’un groupe mieux adapté à une ère nouvelle», a expliqué   M. Zoellick dans le discours qu’il a prononcé devant le Peterson Institute for International Economics, à Washington. «Dans le domaine de la coopération financière et économique, nous devrions envisager la création d’un Groupe de coordination qui réunirait l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, le Brésil, la Chine, l’Inde, le Mexique, la Russie, et les pays actuellement membres du G-7». 

Dans une allocution prononcée préalablement aux Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale, M. Zoellick a indiqué que ce Groupe de coordination ne serait pas simplement un nouveau groupe dont le nombre de membres serait définitivement fixé à 14 et qui viendrait remplacer le G-7, car cela reviendrait à créer un nouveau monde en reconstruisant l’ancien. Ce Groupe de coordination évoluerait en fonctions des circonstances et accueillerait les nouvelles puissances tout en offrant une structure qui se prête à des interactions fréquentes en réseau. «Il nous faut un Facebook pour la diplomatie multilatérale dans le domaine économique», a expliqué M. Zoellick. 

M. Zoellick a mis en garde contre les effets de la crise financière en indiquant que : «Les événements du mois de septembre pourraient complètement changer la donne pour de nombreux pays en développement. Une chute des exportations ainsi que des entrées de capitaux provoquera un fléchissement des investissements. Le ralentissement de la croissance et la dégradation des conditions financières, conjuguée à un resserrement monétaire, entraîneront la faillite d’entreprises et créeront peut-être des situations d’urgence dans le secteur bancaire. Pour certains pays, ces dérapages seront les précurseurs de crises de la balance des paiements. Comme c’est toujours le cas, ce sont les plus pauvres qui sont les moins à même de se défendre.» 

Cet ancien diplomate, haut responsable des négociations commerciales et éminent financier, a indiqué qu’il importait de redéfinir le multilatéralisme économique au-delà du cadre traditionnel de la finance et du commerce. L‘énergie, les changements climatiques et la stabilisation d’États fragiles et sortant d’un conflit sont aussi des problèmes économiques qui ne doivent être traités uniquement dans le cadre du dialogue sur la sécurité internationale et sur l’environnement. 

Selon M. Zoellick, le nouveau multilatéralisme doit attacher autant de valeur au développement mondial qu’à la finance internationale, sans quoi l’instabilité continuera de régner dans le monde. Les mécanismes d’aide ne sont pas suffisamment efficaces et doivent permettre de venir en aide beaucoup plus rapidement et efficacement aux plus vulnérables en temps de crise. Une réforme du Groupe de la Banque mondiale est également nécessaire. M. Zoellick a annoncé la création d’un Comité de haut niveau qui sera chargé d’étudier la modernisation des structures de gouvernance du Groupe de la Banque mondiale sous  la direction de l’ex-président du Mexique, Ernesto Zedillo. 

En abordant la question des négociations commerciales multilatérales, M. Zoellick a dit que les négociations de Doha «a échoué» et que les pays doivent donc considérer l’aide à la facilitation du commerce comme un moyen de réduire le coût des échanges. «Les possibilités de réduction du coût  des échanges vont bien au-delà de ce qui peut être fait au niveau des droits ou des barrières commerciales», a-t-il fait valoir. 

À propos des marchés énergétiques mondiaux, M. Zoellick a dit qu’ils sont «en piteux état», et il a appelé les pays producteurs et consommateurs d’énergie à conclure un «marché mondial». Les deux parties devraient se communiquer les plans qu’elles ont établis en vue d’accroître les approvisionnements ; de dégager des gains d’efficacité et de réduire la demande ; de faciliter l’approvisionnement énergétique des pauvres ; et d’analyser leurs implications en ce qui concerne la production de carbone et le changement climatique. 

«Les pays pourraient avoir collectivement intérêt à gérer une fourchette de prix qui concilie les intérêts de tous, pendant la période de transition vers des stratégies de croissance à plus faible intensité de carbone, un portefeuille d’approvisionnements plus diversifié et une sécurité internationale renforcée», a déclaré M. Zoellick. 

M. Zoellick a annoncé que le Groupe de la Banque mondiale a entrepris, en collaboration avec plusieurs bailleurs de fonds, d’élaborer une initiative destinée à mettre l’énergie au service des pauvres pour aider les pays les plus défavorisés à satisfaire leurs besoins énergétiques de manière efficace et durable. 

(source : BM) 




Tourisme

8102008

Tourisme

 

Coup de poing dans ses côtes fragiles 

 

Il y a eu le cycle de violence sécuritaire entre octobre 2007 et mars 2008, qui a pénalisé un secteur du tourisme encore embryonnaire, et nui à l’image du pays. Le coup d’état du mois d’août et l’attentat près de Zouerate, il y a trois semaines, fragilisent les efforts fournis ces derniers mois par un ministère du tourisme, qui avait fait de la communication sur l’image de
la Mauritanie, sa priorité. Retour sur une année tourmentée pour le «quatrième pilier économique» en devenir. 

 

Une année mouvementée pour le tourisme- Entre octobre 2007 et septembre 2008, l’image de
la Mauritanie a souffert du terrorisme, de l’insécurité, et plus récemment du coup d’état et de la nouvelle attaque contre un convoi de l’armée près de Zouerate. Pourtant depuis avril, le ministère du tourisme fait des pieds et des mains pour promouvoir la destination du pays «du million de poètes». Un salon historiquement réussi à Paris en mai dernier avait donné le ton de cette nouvelle volonté politique de prendre le taureau touristique par les cornes. Mais ces deux événements récents à un mois d’intervalle plombe tous ces efforts. Et les dents des acteurs du secteur grincent.
«La particularité du secteur du tourisme tient à sa fragilité, qui réside dans le fait qu’il est lié à tous les aspects, sociaux, climatiques, sécuritaires, économiques, politiques, du pays où il est développé. Dès lors, le moindre problème, notamment sécuritaire, aussi minime soit-il, prend contre l’image du pays des proportions vertigineuses.» affirme la directrice du tourisme Cisse Mint Cheikh Ould Beide. «J’ai commencé à travailler dans le secteur du tourisme en 1992. Depuis, c’est bien la première crise d’envergure et d’aussi longue durée, de cette économie, à travers notamment l’image du pays écornée par les violences de l’an passé, et par les turbulences politiques et sécuritaires de ces jours.» opine Mohamed Salem Bontemps, directeur général de Bontemps Voyages. Mohamed Lemine Boukreiss, directeur de l’agence de voyages Big Tours ne verse pas dans l’optimisme non plus à moyen terme en tout cas. Il déplore surtout la mise en chômage technique, de tout un éventail de professionnels du secteur: «Il ne faut pas oublier que le tourisme fait travailler en Mauritanie une dizaines de corps de métiers, entre les artisans, les vendeurs, les guides… Et la crise actuelle rend leur situation très précaire.» Quant à Sidi Ahmed Ould Boubacar, directeur général de MKH, filiale de MKT, pour le secteur de l’hôtellerie, il va dans ce sens et tranche sans rentrer dans les détails, que «l’impression générale est une relative tendance à la baisse de l’afflux de touristes». 

 

Une expérience encore embryonnaire-
La Mauritanie a réellement commencé à mettre en place un plan pour la promotion et la pérennisation du tourisme en 1996. Mais malgré cette volonté politique affichée de faire de ce secteur un des piliers de l’économie mauritanienne, et viser ainsi la diversification des ressources du PIB, la promotion des atouts géographiques, la qualification des acteurs privés et publics a toujours manqué.
Le secteur a longtemps souffert et souffre encore de l’image de la destination Mauritanie exclusivement basée jusqu’ici sur le mono produit «randonnées dans le désert» aujourd’hui éprouvé par une concurrence régionale accrue.
La Mauritanie présente néanmoins des potentialités incontestables, comme celle de pouvoir développer l’écotourisme dans les zones des parcs nationaux en bord de mer. L’appareil touristique mauritanien est donc relativement vétuste, de l’avis même de certains professionnels du secteur. «
Nous manquons cruellement de vrais professionnels du tourisme. Nos guides, réceptionnistes et autres acteurs du tourisme, sont mal formés. Et en amont, la pléthore de pseudo agences de voyages masque mal l’inconstance de la plupart qui concentre dans leurs activités, le voyage, la réception, la location de voitures et  l’hôtellerie, alors que ce sont des activités bien distinctes!» explique Mohamed Salem Bontemps, DG de Bontemps Voyages.  Il faudra donc aider les autorités à dynamiser et moderniser cet appareil. Ce qui est déjà prévu dans le cadre de la coopération franco-mauritanienne, à travers l’agence française de développement (AFD) qui a signé en mai 2006 un programme de renforcement des capacités commerciales (PRCC) dans le secteur du tourisme. «D’un montant de 1,5 millions d’euros, ce programme qui court sur la période 2006/2010 a des objectifs spécifiques: le renforcement institutionnel du secteur, le développement de la concertation et de la coordination de ses intervenants, ainsi que l’amélioration de sa performance globale et de son image de marque sur sa clientèle» détaille Didier Grébert, directeur de l’AFD en Mauritanie. 

 

MLK 

 

Source /
La Tribune n°418 

Encadré: 

 

Point Afrique renonce à son vol mauritanien 


Mauvais temps pour
la Mauritanie : alors que les conditions de sécurité demeurent incertaines, Point Afrique préfère renoncer au vol hebdomadaire qu’il comptait affréter entre paris et Atar cet hiver. La desserte devait être assurée par Air Méditerranée en Airbus A321 (220 sièges) le dimanche. 126 passagers étaient enregistrés sur le premier vol du 25 septembre.
Amoureux du désert, Maurice Freund a cherché une solution de repli sur
la Mauritanie, pour les agences spécialisées dans la randonnée avec lesquelles il travaille, et pour sa propre activité : le président-fondateur de Point Afrique a tenté de négocier avec
la Somasert, qui exploite désormais le seul vol hebdomadaire Paris-Atar (revendu par Transavia.com). En vain. 

«Nous étions prêts à partager le risque aérien, explique-t-il. Les négociations ont pour l’heure achoppé, sur le prix mais aussi le jour de la rotation. Le vol de
la Somasert (Société mauritanienne de services et de tourisme), le vendredi, pose problème. «En basculant du dimanche au vendredi, nous perdrions 60% de nos clients», estime Maurice Freund.
«Alors que
la Libye vient de fermer son désert aux touristes, les destinations de repli sont moins nombreuses», ajoute-t-il à regret. En plus de Mopti au Mali, Point Afrique compte surtout sur l’Algérie cet hiver : outre sa nouvelle destination Ghardaïa, il pousse avec prudence Djanet et Tamanrasset. «Avec Aigle azur, nous avons réduit de 55% nos capacités sur ces deux villes, par rapport à l’an dernier. Les gens sont de plus en plus réticents à l’idée d’aller dans le Sahara.»

 

Source: La rédaction de L’écho Touristique




Mauritanie :Commerce/Investissement

22092008

Commerce/Investissement 

 

Des réformes réglementaires qui favorisent l’investissement 

 

2008 a été l’année des réformes réglementaires pour favoriser l’investissement en Afrique, selon Doing Business, organisme au service du groupe Banque Mondiale. Plusieurs pays dont la Mauritanie se sont illustrés en rendant leur législation et les procédures des affaires plus faciles. Ceci a ainsi entre autres, permis au commerce transfrontalier africain de se développer plus durant cette année, avec de très belles perspectives pour les années à venir. 

 

 

L’Afrique a connu une année record en matière de réformes réglementaires visant à faciliter la pratique des affaires : 28 pays ont adopté 58 réformes, selon Doing Business 2009, la sixième édition d’une série de rapports annuels publiés par la Société financière internationale et la Banque mondiale. Trois pays africains figurent parmi les dix premiers réformateurs du monde en ce qui concerne la réglementation des affaires : le Sénégal, le Burkina Faso et le Botswana. Le Sénégal a  pris des mesures qui facilitent la création d’entreprise, le transfert de propriété et le commerce transfrontalier. Le Burkina Faso a adopté un nouveau code du travail et des réformes relatives au transfert de propriété, à l’octroi d’un permis de construire et au paiement des taxes et impôts. Le Botswana a raccourci les délais nécessaires pour créer une entreprise, facilité le commerce transfrontalier et renforcé la protection des investisseurs. Dans le même esprit, les services de douane ont suivi une formation sur l’utilisation d’un système de transfert électronique de données, qui a accéléré le traitement des documents commerciaux et réduit les délais à l’export de deux jours et les délais à l’import d’un jour. Une nouvelle loi sur les sociétés est entrée en vigueur, en vertu de laquelle les transactions entre parties apparentées doivent être approuvées par les actionnaires et les administrateurs doivent verser des dommages-intérêts et restituer les profits s’ils sont tenus responsables. Enfin, depuis janvier 2008, les entreprises doivent affecter 0,2 % de leur chiffre d’affaires à la formation du personnel. Des actions dont la Mauritanie pourraient s’inspirer. Du reste, notre pays a connu une amélioration de son climat d’investissement, comme le note Doing Business 2009.

 

La Mauritanie de plus en plus propice à l’investissement 

 

La Mauritanie a simplifié les conditions d’inscription au registre du commerce, ce qui a réduit les délais et le coût de création d’entreprise et simplifié les démarches. Le pays a également adopté son premier code du bâtiment. Cela simplifie les conditions à remplir pour les petits projets de construction et prépare le terrain pour la mise en place d’un guichet unique pour les permis de construire. Ces améliorations ont permis à la Mauritanie de se classer 160ème, gagnant ainsi six places depuis l’an passé. «Les pays ont besoin de règles efficaces, faciles à appliquer et accessibles à tous ceux qui les utilisent. Sinon, les entreprises sont prisonnières d’une économie informelle et non réglementée, où elles ont difficilement accès au crédit, recrutent moins d’employés, et où les travailleurs ne sont pas protégés par le droit du travail», explique à cet égard Michael Klein, Vice-président pour le développement financier et du secteur privé de la Banque mondiale/SFI. «Doing Business encourage à adopter de bonnes réglementations, qui offrent une meilleure base de développement aux entreprises que les relations personnelles», ajoute-t-il. Ces signes encourageants pour le futur des investissements directs étrangers chez nous, ne doit pas occulter le fait que de grosses lacunes demeurent, particulièrement au niveau de la protection des investisseurs, qui n’ont toutes les garanties de transparence qu’il faut devant la justice, en cas de litige. L’indice de protection mis en place par Doing Business le classe parmi les plus mauvais élèves de l’ Afrique subsaharienne, avec un coefficient de 3,7 sur 10!

 

Des réformes qui accélèrent le commerce transfrontalier aussi 

 

L’effervescence des réformes en Afrique, coïncide avec des échanges commerciaux de plus en plus vifs, avec le reste du monde. Celle-ci favorisant la confiance accordée aux pays, les investisseurs rechignent moins à y développer des projets onéreux. De ce fait, l’Afrique est aujourd’hui très convoitée pour ses immenses ressources naturelles et son marché de 350 millions de consommateurs. Les grandes régions du monde veulent toutes faire du commerce avec l’Afrique : les États-Unis, la Chine, la Turquie, l’Amérique du Sud et même l’Algérie voisine. Le volume global des échanges commerciaux entre l’Afrique et les États-Unis, en progression constante, pourrait dépasser le chiffre de 44,2 milliards de dollars en 2008.

 

Le pétrole domine naturellement ce commerce, mais les importations non pétrolières des États-Unis, dans le cadre de la loi sur les opportunités de croissance pour l’Afrique (AGOA), ont atteint le triple de leur volume de 2001. La Chine envisage de porter à 100 milliards de dollars par an, à l’horizon 2010, le volume de ses échanges commerciaux avec les pays d’Afrique. Sur la période 2002 à 2007, les échanges commerciaux sino-africains ont crû de 30%. Les exportations de ressources naturelles de l’Afrique vers la Chine sont passées de 3 milliards de dollars en 2001, à 22 milliards de dollars en 2006. Le pétrole représente 80% de ces exportations. Pour développer ses échanges commerciaux avec l’Afrique, Pékin va étendre le traitement des tarifs douaniers ruraux à la majeure partie des produits importés d’Afrique.

 

MLK 

 

 

Encadré 1: 

 

Doing Business classe les pays en fonction de dix indicateurs de la réglementation des

affaires. Ceux-ci relèvent les délais et les coûts d’application de la réglementation

nationale relative à la création, l’exploitation et la fermeture d’une entreprise, au

commerce transfrontalier et au paiement des taxes et impôts. Les classements ne

considèrent pas la politique macroéconomique, la qualité de l’infrastructure, la

volatilité des taux de change, les perceptions des investisseurs, ni les taux de criminalité.

Pour la cinquième année consécutive, les pays de la région Europe de l’est et Asie

centrale sont ceux qui ont le plus réformé la réglementation des affaires, plus de 90 %

d’entre eux ayant procédé à des améliorations. Les dix premiers réformateurs du

monde sont, dans l’ordre décroissant, l’Azerbaïdjan, l’Albanie, la République kirghize, le

Bélarus, le Sénégal, le Burkina Faso, le Botswana, la Colombie, la République

dominicaine et l’Égypte.

 

Encadré 2: 

 

Facilité de… 

Classement Doing Business 2009 

Classement Doing Business 2008 

variation dans le classement 

Investissement 

        160 

       166 

          +6 

Création d’entreprise 

        143 

       169 

          +26 

Embauche des travailleurs 

        123 

       121 

        -2 

Transfert de propriété 

        61 

       56 

        -5 

Obtention de prêts 

       145 

      141 

       -4 

Protection des investisseurs 

       142 

      141 

        -1 

Paiement des impôts 

       174 

      174 

        

Commerce transfrontalier 

      158 

      159 

        +1 

Exécution des contrats 

       84 

      86 

        +2 

 

Source: Le groupe de la Banque Mondiale 

 

Encadré 3: 

 

Exécution des contrats 

 

Ce sujet évalue la complexité de l’exécution des contrats en suivant l’évolution d’un litige et en relevant la durée, le coût et le nombre d’étapes nécessaires entre le dépôt de la plainte et le règlement du créancier.

 

Indicateur

Mauritanie

Région

OCDE

Procédures (nombres)

46

39,4

30,8

Durée (jours)

370

659,7

462,7

Coût (% du litige)

23,2

48,9

18,9

 

Encadré 4: 

 

Protection des investisseurs 

 

Les indices ci-dessous décrivent 3 dimensions de la protection des investisseurs: Transparence des transaction (Indice de divulgation), Conflit d’intérêt (Indice de responsabilité du directeur), habilité des actionnaires à poursuivre les administrateurs et directeurs pour faute professionnelle (Facilité pour les actionnaires d’engager une poursuites judiciaires). Les indicent oscillent entre 0 et 10, avec 10 représentant une meilleure divulgation, une plus grande responsabilité des directeurs, et plus de pouvoir pour les actionnaires de challenger les transactions et une meilleure protection des investisseurs.

 

Indicateur

Mauritanie

Région

OCDE

Indice de divulgation

5

4,6

5,9

Indice de la responsabilité du directeur

3

3,2

5,0

Indice du pouvoir des actionnaires

3

5,0

6,6

Indice de protection des investisseurs

3,7

4,3

5,8

 

 

Source : La Tribune n° 417




Énergie électrique

22092008

Énergie électrique 

 

Prix élevés, délestages récurrents 

 

Des «défaillances du réseau», gangrènent maintenant le quotidien des nouakchottois depuis plusieurs semaines. Problèmes structurels liés à l’approvisionnement en fuel, très cher aujourd’hui, un réseau défaillant, le projet de Manantali moins productif, notamment durant cette période de l’année explique les difficultés mauritaniennes. Mais la plupart des pays de l’Afrique de l’ouest rencontrent ces problèmes qui sont plus le résultat d’un manque de vision à long terme, et de stratégie d’intégration régionale. 

 

La Mauritanie, et particulièrement Nouakchott, subit  depuis plusieurs semaines maintenant des coupures récurrentes. Certains techniciens parlent de délestage, même si le chargé de communication de la SOMELEC se refuse d’évoquer ce terme: «Dans la plupart des villes, la desserte en électricité reste assez faible. À Nouakchott, elle se situe entre 30 et 35%.» relate Dahane Ould Taleb Ethmane, chargé de communication à la SOMELEC. «Les coupures qu’on enregistre ces temps-ci dans la capitale sont dues à des défaillance du système. Par exemple, quand l’apport de Manantali s’arrête brusquement, ou quand un défaut affecte le réseau. Mais nullement on ne saurait parler de délestage, qui intervient quand l’opérateur est déficitaire en terme de production par rapport aux besoins.» insiste-t-il. Il n’en demeure pas moins une défaillance récurrente du système électrique.

 

Des défaillances en voie d’être comblées? 

 

Dans un premier temps, il y a un problème conjoncturel lié au prix du carburant (les centrales mauritaniennes fonctionnent avec le diesel) qui a grimpé de 300% en à peine 5 ans. Et même si le prix du baril est repassé sous la barre des cent dollars, le coût demeure exorbitant. Ensuite, «indéniablement la structure de la production de la SOMELEC pèse lourd dans le bilan quand, comme cette année, le barrage de Manantali produit à peu près 75% de ce qu’il devrait produire en raison d’une pluviométrie déficitaire. Cela se ressent sur les résultats de fourniture d’énergie électrique» explique Mamadou Kane, Directeur de l’électricité au ministère de l’hydraulique, de l’énergie et des TIC. «Dans le court et moyen terme, de nombreux projets sont engagés. D’une part, des solutions d’urgence sont mises en place avec le soutien de nos partenaires, notamment le FADES et le Royaume d’Espagne, pour faire face à l’actuel déficit à Nouakchott et Nouadhibou. Aujourd’hui, la situation n’est pas catastrophique, même si elle pourrait et devrait être beaucoup mieux. Et à cet égard, il est heureux que la SOMELEC arrive à satisfaire à peu près correctement la demande pendant le mois de Ramadan qui cette année tombe en septembre, la pointe annuelle maximale. Tout ceci grâce à une amélioration progressive à l’interne de l’état de ses infrastructures. Les perspectives sont très encourageantes. À moyen terme, un co-financement du FADES et de la BID va nous permettre d’acquérir une nouvelle centrale de 40 Mégawatts (MW) d’ici 2010. Et surtout, nous pourrons compter bientôt sur l’hydroélectricité, qui bien que désavantagée par une relative intermittence induisant une incertitude sur la capacité disponible réelle, reste l’électricité la moins chère et permettant des puissances suffisantes pour les activités productives. Nous attendons 17 MW du barrage de Félou en 2011, et 43 du barrage de Gouina en 2012.» soutient Mamadou Kane. 

 

Des projets d’intégration régionale pour booster le système électrique 

 

La défaillance du système électrique est l’une des premières explications de la situation des économies ouest africaines à faible valeur ajoutée, incapable de transformer ses ressources. Elle constitue également un facteur particulièrement bloquant pour l’attrait de l’investissement privé et le développement de services à valeur ajoutée. De ce fait, «les solutions nationales sont largement insuffisantes. Elles ont enfermé la plupart de nos pays dans la mise en place d’un parc essentiellement thermique, donc fonctionnant avec des combustibles pétroliers, et devenu un terrible gouffre financier avec un baril de pétrole à fort potentiel de hausse continue. Je crois que nos gouvernements l’ont bien compris. On peut prendre l’exemple de ce qui se fait en Afrique de l’ouest à l’échelle de la CEDEAO, à savoir le système d’échanges d’énergie électrique de l’Afrique de l’ouest (ou WAPP «West African Power Pool»). C’est un excellent programme, avec une taille de marché qui permettrait enfin la flexibilité dans la gestion et l’optimisation des moyens de production, tous les pays pouvant tirer bénéfice des nombreuses ressources d’hydroélectricité des différents pays, du gaz du Nigeria et de la Côte d’Ivoire ou du charbon du Niger.» développe  Charles Diène Senghor, chargé du pôle Energie et Utilities dans le cabinet Performances Management Consulting.

Ainsi, «la situation d’impasse dans laquelle se trouvent aujourd’hui l’essentiel des pays africains résulte en premier lieu d’une insuffisance de vision à long terme de développement de ce secteur, qui nous amène aujourd’hui, faute d’avoir fait les bons investissements à temps, à une offre structurellement en retard sur la demande, et au recours dans l’urgence à des solutions souvent onéreuses et précaires. Quasiment aucun pays d’Afrique subsaharienne n’échappe à cela. La deuxième raison de l’échec du système électrique ouest-africain, mauritanien en particulier, tient à ce que celui-ci s’est construit dans des cadres nationaux trop étroits, avec des marchés électriques qui n’ont pas la taille critique pour amortir les investissements requis.

 

MLK 

 

Encadré:

Un objectif de 2000 Mw en énergie hydroélectrique 

 

L’important programme de l’OMVS prévoit à terme la mise en service d’un réseau hydroélectrique de 2000 MW de puissance destiné à la satisfaction de la demande électrique de l’OMVS et de l’OMVG. Dans cette perspective, il est retenu la mise en service à l’horizon 2011/2012 de deux centrales hydroélectriques, notamment celles de Félou d’une puissance de 60 MW et de Gouina pour 140 MW. Le courant produit à Félou sera transporté sur près de 3 km par raccordement au poste de Kayes sur le réseau 225 KV en provenance de Manantali jusqu’aux centres de consommation du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Le coût de réalisation de la centrale de Félou dont la mise en service est prévue en 2011, est estimé à 115 millions de dollars répartis entre la Banque mondiale pour 75 millions de dollars et la Banque européenne d’investissement 40 millions de dollars. L’autre centrale de Gouina nécessitera le renforcement des lignes de transport en 225 KV des postes Est et Ouest ainsi que celui vers la Guinée à partir de Tambacounda, et elle devrait être opérationnelle en 2012. Mais avant cette échéance, l’organisation des États riverains du fleuve Sénégal devra se pencher sur les possibilités de mise en valeur d’autres sites, notamment Gourbassi pour une puissance de 25 MW, Koukoutamba (280 MW), Boureya (240 MW), Gourbassi (25 MW). À Nouadhibou, un important projet est en cours de réalisation. Il devrait sécuriser l’approvisionnement de la capitale économique d’ici à l’horizon 2017.

Source : La Tribune n°417







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