Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

20022012

De l’emploi  en Mauritanie

Le salon de l’emploi vient de voir le jour en Mauritanie.  Une initiative  à encourager certes, mais dont le mécanisme me semble difficile à mettre en place dans  un pays qui tend vers l’anéantissement de la classe moyenne et son pouvoir d’achat.  Sans épargne, il n’y a pas de développement, d’où la très délicate question de la relance économique  et la place des pauvres sans compétences, ou sans diplômes  dans la reprise.

A en croire  les organisateurs  dudit salon, celui-ci   vise « à rassembler les acteurs en matière d’emploi et de recrutement et à encourager la rencontre entre les employeurs et les spécialistes ciblés, à favoriser l’organisation de sessions de formation, la promotion de la formation professionnelle et technique en tant que moteur essentiel pour la dynamisation de l’emploi et la promotion des compétences locales auprès des sociétés internationales, la promotion de l’auto emploi, la création de petites et moyennes entreprises, la facilitation du mouvement des cadres professionnels au sein des sociétés et à contribuer à la conception et à l’accompagnement de l’exécution de la stratégie nationale d’emploi, à valoriser les potentialités de la Mauritanie et à renforcer le partenariat entre les secteurs public et privé »( ami.mr). 

Voilà un bon discours ! « S’il est réellement concrétisé !? »

Il faut, d’abord,  revenir sur  la définition des critères de la pauvreté chez nous et la capacité de notre économie nationale à absorber les chômeurs.  

Cette capacité  est,  sans contraste,  biaisée par la  situation de guerre imposée par l’insécurité dans les zones sahélo- sahariennes. Et la lutte contre la gabegie et la  rationalité des ressources, leurs orientations, l’indépendance de la  justice, demeurent-elles   l’épine dorsale  de la mise en place  d’une vraie stratégie d’emploi ?  

Deux axes, cependant, à valoriser : le premier est celui de la qualité de l’enseignement  professionnel et académique, quant au  deuxième c’ est incontestablement l’action gouvernementale   permettant d’insérer  les chômeurs et de  suivre leur productivité.

L’expérience  de l’agropastoral  dans la zone  de « chemama »  qui a permis  l’insertion de plusieurs chômeurs à la recherche de l’emploi en  est la seule initiative, pour le moment,  que l’on peut juger juste.

Ainsi, «  étant donné que 24,6 % de la population mauritanienne  s’occupe du commerce[1],  une  structure commerciale qui réalise un chiffre d’affaires dépassant les 2 millions d’ouguiyas peut  bel et bien être dans l’obligation de tenir une comptabilité même si elle n’est pas soumise au régime réel d’imposition (25% du bénéfice pour une  société qui réalise un chiffre d’affaires au delà  de 3 millions). Ce qui permettra, tout simplement, d’insérer un bon nombre de demandeurs d’emploi.  

En gros, soumettre les entreprises nationales  et étrangères à des mécanismes  plus réfléchis d’insertion des chômeurs tout en les insistant à investir représente  la clé de voûte pour relancer les activités économiques. Il faut, néanmoins, alléger les procédures de création des entreprises tout en luttant  contre la fraude fiscale et ‘l’informalisation’  des unités de création d’emploi ». (NDR)

[1] Ce chiffre est issu d’une étude sur  la carte des potentialités de création d’emplois en Mauritanie, restituée pour validation au cours d’un atelier  tenu  le jeudi 8 avril 2010 à Nouakchott. 




Fast Spiders une nouveauté à Nouakchott

12122011

Fast Spiders  une nouveauté à Nouakchott

 

C’est une première, une société  de HI-TECH   vient de  lancer un nouveau produit : les écrans  type  LED dont les spécificités sont rares en Afrique, deux écrans  de ce genre à  Dakar.  A Nouakchott  ils sont 5.

Il s’agit là d’un nouvel  espace  d’affichage moderne  pour la diffusion du contenu  des messages  sur des endroits particuliers.

En effet,  la solution d’affichage  LED grand écran permet  de diffuser les concerts, de la vidéo  en direct, des manifestations  sportives etc., expliquent  les spécialistes en la matière.

L’idée est venue de deux informaticiens jeunes qui ont fait leurs études en informatique et techniques  de communication  au Canada. D’après le directeur de  la société Fast Spiders, Mohamed Ould ALEM, notre objectif  est de développer  les canaux de transmission de message et de la publicité. A travers ce nouveau type de communication électronique adapté  au climat  de notre pays et à ses spécificités, le support communicatif dynamique  sera d’un  grand appui aux institutions étatiques et privées. A titre d’illustration, durant les festivités  de  l’armée nationale nous avons  pu diffuser     le défilé des troupes sécuritaires  sur ce type d’écran, alors que l’institution de l’armée était prête à  débloquer  des fonds pour une telle diffusion. Certes, nous ne sommes pas une entreprise à but non lucratif, toutefois, les entreprises dans ce monde d’aujourd’hui doivent à mon avis   avoir des penchants citoyens.

Quant  a nos services, poursuit-il,  nous avons  plusieurs offres notamment un  forfait :  1 espace  de 10 secondes diffusion  d’un spot  pendant une semaine  ; un espace de 10 secondes , diffusion  pendant  2 semaines et   la durée de diffusion peut aller jusqu’  à  une année .

Pour ce qui est  des   perspectives   à venir le directeur de ladite société confirme que  pour le moment, ils ont lancé des produits d’écran type 5 m2.    Cependant, en 2012  nous allons lancer des écrans  type 20 m2    qui seront  positionnés  dans  des emplacements de choix. Ainsi nous avons tissé des  partenariats avec des entreprises de la sous-région afin de toucher d’autres marchés, conclut-il.




Fast Spiders une nouveauté à Nouakchott

12122011

Fast Spiders  une nouveauté à Nouakchott

 

C’est une première, une société  de HI-TECH   vient de  lancer un nouveau produit : les écrans  type  LED dont les spécificités sont rares en Afrique, deux écrans  de ce genre à  Dakar.  A Nouakchott  ils sont 5.

Il s’agit là d’un nouvel  espace  d’affichage moderne  pour la diffusion du contenu  des messages  sur des endroits particuliers.

En effet,  la solution d’affichage  LED grand écran permet  de diffuser les concerts, de la vidéo  en direct, des manifestations  sportives etc., expliquent  les spécialistes en la matière.

L’idée est venue de deux informaticiens jeunes qui ont fait leurs études en informatique et techniques  de communication  au Canada. D’après le directeur de  la société Fast Spiders, Mohamed Ould ALEM, notre objectif  est de développer  les canaux de transmission de message et de la publicité. A travers ce nouveau type de communication électronique adapté  au climat  de notre pays et à ses spécificités, le support communicatif dynamique  sera d’un  grand appui aux institutions étatiques et privées. A titre d’illustration, durant les festivités  de  l’armée nationale nous avons  pu diffuser     le défilé des troupes sécuritaires  sur ce type d’écran, alors que l’institution de l’armée était prête à  débloquer  des fonds pour une telle diffusion. Certes, nous ne sommes pas une entreprise à but non lucratif, toutefois, les entreprises dans ce monde d’aujourd’hui doivent à mon avis   avoir des penchants citoyens.

Quant  a nos services, poursuit-il,  nous avons  plusieurs offres notamment un  forfait :  1 espace  de 10 secondes diffusion  d’un spot  pendant une semaine  ; un espace de 10 secondes , diffusion  pendant  2 semaines et   la durée de diffusion peut aller jusqu’  à  une année .

Pour ce qui est  des   perspectives   à venir le directeur de ladite société confirme que  pour le moment, ils ont lancé des produits d’écran type 5 m2.    Cependant, en 2012  nous allons lancer des écrans  type 20 m2    qui seront  positionnés  dans  des emplacements de choix. Ainsi nous avons tissé des  partenariats avec des entreprises de la sous-région afin de toucher d’autres marchés, conclut-il.




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

28012011

Pour les profanes/ la méthode de conte des ânes 

Soyons  explicites, nous sommes affectés directement ou indirectement par la crise  économique mondiale qui fait ravage de par le monde. La hausse des prix n’est qu’une  manifestation de cette crise. Pourtant, les politiques menées par les autorités du pays   sont loin d’être efficaces. Une impression se dégage alors : des solutions pour mettre en place des points de vente en vue de diminuer l’effet de la hausse des prix  ne sont  que des  solutions  partielles pourvu  que  ces derniers  ne vendent guère des quantités suffisantes, pourvu ainsi qu’ils ne soient  guère  des moyens d’approvisionnement  permanents .  

 Ainsi, en grande partie, les foyers en Mauritanie sont surendettés pour assurer le strict minimum de survie. D’ailleurs, l’actuelle crise financière n’est qu’une crise d’endettement qui ‘touche’, particulièrement, la classe moyenne productive.  Celle de la Mauritanie  étouffe, et pour assurer sa survie, elle s’endette de plus en plus auprès des banques de la place. Sur ce point, qu’est ce que l’endettement ?   

Pour l’expliquer,  référons nous  à  la méthode de conte des ânes.  Celle-ci est évoquée par le site : la-gauche-cactus.fr 

   

 En effet, « il était une fois un homme d’affaires qui, arrivant dans un village, proposa aux habitants d’acheter des ânes. 1000 euros/l’un. C’était avant le pétrole et les ânes comptaient beaucoup. 1000 euros, c’était un bon prix et une partie de la population vendit ses animaux. Le lendemain, l’homme revint. Il offrait 1500 euros pour chaque âne que l’on voulut bien lui vendre. Les affaires marchaient, l’homme payait rubis sur l’ongle. Les jours suivants, il revint encore et le prix monta jusqu’à 3000. Même les plus prudents vendirent. L’homme eut bientôt acheté tous les ânes du canton. Voyant qu’il n’y avait plus d’âne à acheter, il fit savoir qu’il reviendrait dans une semaine et paierait 5000 euros pour chaque âne sain. Avant cette échéance, l’homme d’affaires envoie son mandataire au village. Celui-ci arrive avec de nombreux ânes -parmi lesquels on peut reconnaître les anciens ânes du village-. Il les met en vente à 3500 euros. Rapidement les ânes sont achetés ; les derniers autour de 4000. Les villageois se réjouissent à l’avance de l’argent qu’ils vont facilement gagner dans quelques jours, sans avoir eu à travailler ! Beaucoup de ceux qui n’ont pas la somme nécessaire pour faire affaire, l’empruntent à de plus riches, prêteurs du village ou de l’extérieur. 

La semaine passe, mais on ne revoit pas l’homme d’affaires… Ni lui, ni son associé. Le village se retrouve avec plus d’ânes que nécessaire – ânes qu’il faut bien sûr nourrir – et avec une bonne part des villageois, endettés. Bientôt, beaucoup de ceux qui avaient emprunté ne peuvent honorer leurs échéances. Ceux qui avaient prêté, vont se plaindre auprès du conseil municipal : -“Si nous ne sommes pas remboursés rapidement, nous serons vite ruinés. Nous ne pourrons continuer de prêter et le peuple sombrera dans la misère.” Afin d’éviter la catastrophe, le maire décide d’intervenir. Il vide la caisse communale et emprunte ce qu’il faut à une banque. Mais, au lieu de réfléchir collectivement à la manière d’utiliser cet argent et d’en donner aux villageois pour qu’ils puissent rembourser leurs dettes, il le donne aux prêteurs. 

Remis à flot, ceux-ci décident de ne pas annuler les dettes de leurs débiteurs. -“C’eût été injuste à l’égard ceux qui avaient honoré leur dette, disaient-ils !” Ils continuèrent donc de poursuivre le recouvrement de leurs créances avec intérêts. Certains villageois durent revendre leur âne, voire deux. Souvent à l’extérieur du village, mais toujours à perte. Leurs capacités de cultiver et de produire se trouvaient amputées. Quand il n’y avait plus d’argent, les prêteurs saisissaient les biens des familles, dont des ânes qui furent bradés. Il n’était pas rare que la liquidation de la totalité des biens ne couvre pas la totalité des sommes dues ! Aussi des prêteurs continuèrent-ils longtemps à percevoir remboursements et intérêts. Du moins des villageois qui survécurent aux chocs et n’avaient pas quitté le village à la cloche de bois. 

Le maire avait d’un coup dilapidé le trésor municipal, sans succès. Pire il avait endetté son pays. Il demanda alors l’aide des communes voisines. Mais soit elles étaient également endettées, soit elles refusèrent d’aider, considérant que le montant des dettes était tel qu’il n’offrait plus de garantie suffisante. La population du village se retrouva démoralisée, avec pénurie d’ânes, des personnes endettées à vie, la commune ruinée et la haine contre une poignée de riches prêteurs -du pays ou d’ailleurs- détestés. Des jeunes se droguèrent, d’autres se mirent à voler ou passèrent à la violence, au vandalisme. Contre d’autres ou contre eux-mêmes. La musique devint fausse, le chant rare et la danse solitaire. 

Trois fins à choisir 

a) L’homme d’affaires confus, réapparaît. Il envoie un nouvel assistant qui offre son aide au conseil municipal afin de redresser la situation du village et des villageois. Il fixe des conditions draconiennes pour prêter de l’argent. Que la commune réduise ses dépenses et lui verse des intérêts conséquents. Le maire augmenta les impôts, rogna les services publics et baissa les salaires des fonctionnaires locaux. Le village maigrit encore. Le peuple s’appauvrit plus et resta endetté, pour certains sur plusieurs générations. 

b) Alors que se multipliaient les suicides d’habitants surendettés et les agressions contre les prêteurs, un nouveau maire fraîchement élu décida courageusement d’annuler dettes et créances dans le village. Plusieurs prêteurs locaux approuvèrent car ils purent à nouveau vivre en paix dans leur village. Mais des prêteurs extérieurs grondèrent dans les journaux. Des compagnies dites « de sécurité » débarquèrent. La menace était claire et la population commença à se diviser entre partisans de l’ordre et ceux de la révolution. 

c) Le nouveau maire avec son conseil décida d’affirmer un pouvoir local. Il fit imprimer une monnaie destinée à être valable sur l’ensemble de sa juridiction. Comme il était honnête, les gens eurent confiance. Avec les bons d’achat nouveaux, il paya avec fonctionnaires et employés municipaux, embaucha des chômeurs pour mettre en chantier les projets utiles qui attendaient et distribua le dernier tiers à toutes les citoyennes et citoyens de la commune. Les affaires reprirent. Une réflexion s’engagea puis on négocia. Bientôt l’exemple commença d’être suivi aux environs. Des prêteurs étrangers à la commune acceptèrent la nouvelle monnaie qui ainsi eut cours au change. On dansa ferme ». 

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°534 




Inauguration d’une nouvelle agence BMCI à Arafat

28012011

S’est tenue le 23 janvier 2011 la cérémonie d’inauguration de la nouvelle agence de la Banque mauritanienne pour le Commerce International, BMCI en présence des hauts responsables du monde de la finance et du commerce local du pays. Cette inauguration est la première des 6 preuves en 2011 qui porteront l’ensemble du réseau BMCI afin de mieux servir les 100,000 clients bientôt atteints sur l’ensemble du territoire national., précise un communiqué de presse rendu public en cette occasion. Ainsi, « le plan d’extension des opérations de la BMCI dans les quartiers périphériques de Nouakchott a été le fait d’un développement voulu par la Banque et encouragé par Monsieur le Gouverneur de la Banque centrale et par les autorités Nationales pour améliorer le taux de bancarisations de nos concitoyens. L’ouverture des nouvelles agences constitue aussi un pas important dans la réalisation de notre objectif de modernisation.», explique le même communiqué. Il s’agit, pour ainsi dire, d’un des exemples concrets des nouvelles normes choisies par la banque pour accueillir sa clientèle : un nouveau design plus moderne, un espace client plus grand et un renforcement des équipes commerciales présentes. Avec le renforcement du réseau s’ajoute, selon le même communiqué, le développement de produits bancaires comme le sms banking et la banque par internet destinés à faciliter la gestion quotidienne du patrimoine de la clientèle de la BMCI.
D’après les spécialistes de cette dernière l’extension de réseau bancaire s’inscrit dans une optique de développement des produits et services pour permettre à la clientèle de la banque de bénéficier du meilleur service possible et de toutes les innovations bancaires.
MFB

Source : La Tribune n°534




11052010

Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada  

Le droit à l’info ? 

L’accès à l’information, tel est le nouveau créneau de la World Banque à travers ses différentes antennes de par le monde en l’occurrence celle de Nouakchott -Mauritanie. Les documents, les rapports de la Banque Mondiale seront dès juillet prochain accessibles via internet au public notamment la société civile, les journalistes et les chercheurs. Il est question de rendre libre d’accès  à plus de 2 000 statistiques sur les finances, le commerce, la santé, l’économique et le développement. L’ensemble de ces informations seront disponibles sur le site : donnees.banquemondiale.org. En fait, « 330 indicateurs sont d’ores et déjà accessibles en libre accès en français, espagnol et en arabe » (NDLR DE LA BM).  

 Le soubassement de cette démarche est manifeste par un souci de transparence et de lutte contre la corruption. Toutefois, il y a une liste restreinte, laquelle le grand public n’a guère le droit de visualiser.  

« Exemples de documents qui seront désormais publiés 

À l’issue des délibérations du Conseil 

· Procès-verbaux des réunions des comités du Conseil 

· Résumé des réunions du Conseil et des réunions du Comité plénier 

· Résumés des débats 

· Rapports annuels des Comités du Conseil 

À d’autres étapes clés du processus 

· Décisions des réunions d’examen d’idées de projet et des réunions de décision (dans le cadre de l’élaboration de la version initiale et des mises à jour du Document d’information sur le projet). 

· Rapports sur l’état d’avancement et sur les résultats (ISR)  

· Décisions importantes à l’issue des missions de supervision et d’examen à mi-parcours du projet (les aide-mémoires de mission complets peuvent être publiés si la Banque et l’emprunteur y consentent.) 

· Examen de la performance des portefeuilles-pays. 

· Plan de consultation sur les Stratégies d’aide-pays (CAS).  

· Notes conceptuelles et plans de consultation pour les examens de politiques faisant l’objet de consultations externes. » (Sic). 

Pour un rappel, la Banque Mondiale finance une série de projets dans le pays. Ils sont soumis depuis deux ans à des critères d’évaluation et de suivi permettant d’attribuer des points à chaque projet par le biais d’un tableau de portefeuille spécifique.  

Le débat actuel de chez nous devrait, à mon avis, porter sur la ‘présentation’ d’une nouvelle loi en Mauritanie pouvant élargir les champs d’accès aux documents des administrations et le renforcement des outils technologiques indispensables pour un tel labeur. Ce qui sous -entend que le contrôle citoyen de l’action publique demeure un outil voire un mécanisme incontournable dans la mesure du possible. D’où des questionnements relevant de l’interprétation, quant à la liberté d’être informé et la préoccupation sécuritaire qui en découle. 

La réponse est tranchante. Les départements de l’Etat sont amenés, dans certaines circonstances, à rendre accessibles des informations fiables et nécessaires pour orienter les citoyens à distinguer le vrai d’avec le faux. 

Certes, il est clair que ceux qui détiennent l’information utile ou nuisible, détiennent en quelque sorte le pouvoir. Néanmoins, si l’information est instrumentalisée…  

Voici, par ailleurs, des ‘hypothèses’ qui ne font pas l’unanimité, loin s’en faut. 

-faut-il procéder à un redécoupage territorial administratif sur une base historique, démographique, ethnique ou sur une base purement socio-économique ? 

Selon toute vraisemblance, les structures étatiques sont dans l’obligation, comme le disait un observateur, de fournir des indicateurs par région et par localité. Ces indicateurs seront de grande utilité pour une gouvernance  économiquement correcte. A titre d’illustration, quel est le nombre des pauvres par zones géographiques en Mauritanie, s’interrogeait-il. 

m_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune N° 500




Economie :

3052010

 

 La table-ronde de Bruxelles n’aura pas lieu 

 

Le Premier ministre en a fait un cheval de bataille. Un comité interministériel a été mis sur pied pour la préparer. Elle a été fixée d’abord en février, puis reculée pour mars, avril, mai et maintenant juin… et si la table-ronde de Bruxelles n’avait pas lieu ? 

 

 

Au début était «une idée espagnole». L’Espagne accédait à la présidence tournante de l’Union Européenne le 1er janvier 2010. Premier alliée du nouveau pouvoir en Mauritanie, elle manifestait sa volonté de lui apporter le soutien nécessaire pour relancer les promesses du Groupe Consultatif de décembre 2007, lesquelles avaient atteint le niveau record pour des engagements de plus de trois milliards dollars. Le terrorisme, l’instabilité politique et la crise internationale étaient passés par là. Remettant en cause les résultats de Paris et, chose plus grave, la fiabilité du pays. 

Après le 18 juillet et l’élection bénie par la communauté internationale, l’objectif premier devait être de renverser la tendance. Signe favorable : l’Espagne préside l’UE pour les six mois à venir. Elle propose une relance des partenaires à travers une réunion à Madrid. L’idée est très bonne. Mais elle est tout de suite «détournée» : ce sera à Bruxelles et non à Madrid. Premier couac. 

Pour réunir les partenaires à Bruxelles, il faut avoir la bénédiction de… Bruxelles. Même si les instances de l’UE avaient, après l’élection présidentielle, décidé de reprendre sa coopération avec la Mauritanie, un processus de normalisation de ces relations devait être engagé d’un commun accord. Point essentiel de ce processus : les engagements consignés du nouveau pouvoir vis-à-vis de l’UE et sur des questions allant de la consolidation de la démocratie par le dialogue entre les acteurs, la libéralisation du système d’information… à l’assainissement de la gestion par l’introduction d’outils performants en matière de transparence. Avec un échéancier clair et précis. Le passage de l’article 96 de la convention de Cotonou, article qui gérait la période de crise et de désengagement sur le terrain, à l’article 8 qui gère lui la phase de normalisation et de retour, ce passage nécessite des discussions soutenues entre les instances de l’UE et le pays concerné. 

Dans le cas de la Mauritanie, cela devait se traduire, immédiatement après la prise de fonction par le gouvernement de Ould Mohamed Laghdhaf (version III), par la formalisation des engagements communs. C’est seulement au début du mois d’avril que le gouvernement a signifié à la partie européenne sa disponibilité à remplir les conditions de l’article 8. Il y a moins de trois semaines ! Alors comment envisager – et même décider – la tenue d’une table-ronde des bailleurs à Bruxelles alors que les relations avec l’UE n’étaient pas encore normalisées ? 

D’autant plus difficile que les autres bailleurs multilatéraux n’avaient pas été sollicités ou même avertis. Le Fonds monétaire international et la Banque Mondiale, maîtres d’œuvre des réunions du genre notamment des Groupes consultatifs, n’ont pas non plus été avertis. On imagine aisément les appréhensions qui seront nées ici et là. 

Aussi faut-il ajouter à ces éléments de blocage, les effets du contexte international. Le monde se relève difficilement de la crise financière et économique qui l’a sérieusement secoué en 2008 et 2009. La reprise de la croissance est rendue difficile par la raréfaction des ressources. La plupart des pays sont encore à la recherche de nouvelles formules pour éviter de pareilles secousses. Les instances financières internationales et multilatérales comme la BM, la BAD… sont à la recherche d’un nouveau souffle pour pouvoir répondre aux besoins pressants des Etats touchés par la crise. Cela se traduit par des opérations de recapitalisation qui, on l’espère, permettront de mobiliser de nouvelles ressources en vue de financer les déficits de l’économie mondiale et de venir en aide aux plus faibles. 

Dans cette phase transitoire – une transition qui peut durer -, le monde est en phase d’évaluation des Objectifs de développement du Millénaire (OMD). En septembre prochain, le système des Nations Unies procèdera à cette évaluation qui intervient tous les cinq ans depuis le lancement du programme. Ce sera l’occasion non seulement de constater les avancées, mais aussi de réévaluer les besoins et d’essayer d’augmenter les ressources. Tout est en attente donc en matière de mobilisation des ressources financières jusqu’à septembre. 

Ajoutons à cela la conjoncture et… l’actualité. Haïti a absorbé le peu de ressources existantes. L’Afghanistan, le Darfour et maintenant la Grèce… la pauvreté et la faillite des Etats ont renversé l’ordre des priorités pour les bailleurs mondiaux. 

Alors pourquoi la Mauritanie tient-elle tant à cette réunion ? Pourquoi le Premier ministre Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf tient-il à aller à Bruxelles plaider une cause au mauvais moment et dans le mauvais lieu ? Pourquoi, d’autant plus que le défi sera énorme pour les autorités qui devront obligatoirement mieux faire qu’en 2007 ? 

La crise politique ouverte par la fronde des parlementaires en 2008 aboutira naturellement au coup d’Etat du 6 août 2008. Par chance, le nouveau pouvoir profite de la chute des prix des matières de première nécessité (pétrole, sucre, blé, riz…). Ce qui lui permet de faire baisser les prix se donnant un répit social au moment d’une effervescence politique sans précédent. Le gouvernement de l’époque devait tenir compte de cette donne conjoncturelle en préparant le reflux. Surtout que la Mauritanie venait de bénéficier d’une annulation de la dette d’une part, et d’un engagement des bailleurs à l’accompagner. L’annulation lui permettait de ne pas rester liée par la contrainte de la soutenabilité de la dette. Ce qui lui ouvrait la voie de l’endettement intérieur pour éviter le manque de liquidité et afin de subvenir aux dépenses budgétaires. Le souci étant de ne pas donner l’impression que les finances publiques sont incapables de respecter leurs engagements. On pourrait, à défaut, altérer la confiance dans le système financier. Quoi dire d’une loi financière adoptée et qui n’est pas exécutée ? 

Un indicateur qui ne trompe pas : quand il y a inadéquation entre prévisions budgétaires et exécutions budgétaires. Comme c’est le cas actuellement. Comment comprendre que la mise en place du budget 2010 le 1er mars dernier n’a pas eu d’effets. Car nous en sommes encore au stade où les paiements se font selon le bon désir du ministre ou du Premier ministre. C’est bien ce qui fonde la rumeur concernant le manque de liquidité au Trésor. 

Alors qu’il fallait parer au plus pressé en procédant aux recadrages macro-économiques – comme disent les spécialistes -, le gouvernement de Ould Mohamed Laghdhaf a simplement laissé les événements «agir». Peut-être faudra-t-il que le Président de la République lui-même demande à son PM et son ministre des finances de lui présenter des plans d’exécution budgétaires clairs. Pour empêcher la perte de confiance mais aussi l’image d’un système financier en panne. Et au plus vite. 

C’est sous le sceau de l’urgence qu’il faut réparer la panne actuelle. On peut toujours invoquer le tarissement des ressources extérieures à la suite de la crise politique et pendant toute une année, pour expliquer les contreperformances du gouvernement qui est là depuis deux ans. Il faut y ajouter un manque avéré de compétences, ce qui explique l’absence d’initiatives et d’anticipation sur les événements. Avec comme circonstance aggravante la crise économique et financière mondiale qui s’est finalement traduite pour nous par la baisse des recettes des exportations et le tarissement des ressources de financement venant de l’extérieur. 

Autre impératif pour l’équipe gouvernementale, l’élaboration d’une stratégie nationale de développement économique et social du pays. Il y a eu le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) qui est resté une sorte de document copié-collé reprenant une logomachie peu convaincante. C’est dans le cadre de cette stratégie, une fois définie, qu’il faut élaborer une panoplie de projets fiables. Mais avant tout savoir ce qu’on veut et l’expliquer à nos partenaires pour les convaincre de nous accompagner. 

Toutes ces conditions sont-elles remplies pour aller faire l’exercice de la table-ronde ? Au gouvernement mauritanien de répondre pour se décider. Tout en tenant compte de l’avis des partenaires les plus concernés. Qu’en pensent le FMI et la Banque Mondiale ? On sait que l’UE a exprimé ses réserves, estimant que c’est un risque politique inutile pour le pouvoir actuel. Le gouvernement peut toujours compenser les «réticences occidentales» par les engagements arabes et islamiques, mais jusqu’à quel niveau peuvent aller les partenaires de cet espace ? et quelles implications politiques et diplomatiques pour la Mauritanie ? 

Dans ce contexte il y a vraiment lieu de se demander si la table-ronde Bruxelles aura lieu. Tout indique que non. Et même si elle a lieu, qu’est-ce qu’elle peut rapporter ? 

 

MFO 

 

Encadré : 

Article 8 

 

L’Accord de Cotonou a mis l’accent sur «les dimensions politiques» des relations entre les ACP et l’Union Européenne. Il se traduit par le soutien des processus démocratiques et des réformes visant à améliorer la gouvernance dans les pays ACP. Il met en place des mécanismes de sanctions en vue de prévenir les changements anticonstitutionnels et de faire pression sur les contrevenants. Au titre de l‘article 96 de cet accord. Passé la crise, le dialogue politique doit continuer dans un autre cadre. Au titre de l’article 8 qui stipule : 

«1. Les parties mènent, de façon régulière, un dialogue politique global, équilibré et approfondi conduisant à des engagements mutuels. 

2. Ce dialogue a pour objectif d’échanger des informations, d’encourager la compréhension mutuelle ainsi que de faciliter la définition de priorités et de principes communs, en particulier en reconnaissant les liens existant entre les différents aspects des relations nouées entre les parties et entre les divers domaines de la coopération prévus par le présent accord. Le dialogue doit faciliter les consultations entre les parties au sein des enceintes internationales. Le dialogue a également pour objectif de prévenir les situations dans lesquelles une partie pourrait juger nécessaire de recourir à la clause de non-exécution. 

3. Le dialogue porte sur l’ensemble des objectifs et finalités définis par le présent accord ainsi que sur toutes les questions d’intérêt commun, général, régional ou sous-régional. Par le dialogue, les parties contribuent à la paix, à la sécurité et à la stabilité, et à promouvoir un environnement politique stable et démocratique. Le dialogue englobe les stratégies de coopération ainsi que les politiques générales et sectorielles, y compris l’environnement, l’égalité hommes/femmes, les migrations et les questions liées à l’héritage culturel. 

4. Le dialogue se concentre, entre autres, sur des thèmes politiques spécifiques présentant un intérêt mutuel ou général en relation avec les objectifs énoncés dans le présent accord, notamment dans des domaines tels que le commerce des armes, les dépenses militaires excessives, la drogue et la criminalité organisée, ou la discrimination ethnique, religieuse ou raciale. Il comprend également une évaluation régulière des évolutions relatives au respect des droits de l’homme, des principes démocratiques, de l’État de droit et à la bonne gestion des affaires publiques. 

5. Les politiques générales visant à promouvoir la paix ainsi qu’à prévenir, gérer et résoudre les conflits violents, occupent une place importante dans ce dialogue, tout comme la nécessité de prendre pleinement en considération l’objectif de la paix et de la stabilité démocratique lors de la définition des domaines prioritaires de la coopération. 

6. Le dialogue est mené avec toute la souplesse nécessaire. Il peut, selon les besoins, être formel ou informel, se dérouler dans le cadre institutionnel et en dehors de celui-ci, sous la forme et au niveau les plus appropriés, y compris au niveau régional, sous-régional ou national. 

7. Les organisations régionales et sous-régionales ainsi que les représentants des sociétés civiles sont associés à ce dialogue». 

 

Source : La Tribune n°499




Les Echos de la Tribune

27042010

Par  Mohamed Fouad Barrada  

 Selon l’économiste en chef à la région Afrique de la BM, Shanta Davarajan, au cours  d’une conférence de presse par vidéo conférence, tenue, tout récemment, à Washington « la Banque mondiale est prête à soutenir la gouvernance sociale de l’actuel pouvoir, à condition, que celui-ci formule la demande », notamment pour promouvoir une politique du logement plus humaine  adaptable et adaptée aux contraintes des couches faiblement rémunérées. 

En effet, présentement, les orientations de la Banque Mondiale se résument par un appui pour la relance des investissements infrastructurels et urbanistiques afin de remettre à niveau les économies des pays africains. Et pour que ces derniers puissent concrétiser les OMD, ils sont amenés d’ici 2015 à réaliser une croissance annuelle d’au moins 7%.  

Dans cette lancée, il est de ‘notoriété’ de  combiner entre deux visions complémentaires : une première socio- économique courte assurant la stabilité des prix (la maîtrise de l’inflation), l’emploi, l’appui salarial, la sécurité, etc.,  quant à la seconde, elle est longue permettant d’injecter des fonds dans les infrastructures de base, l’éduction et la santé. 

 D’ailleurs, les fonds existent, expliquent les experts de la World Bank et ce qu’il faut au pays c’est, tout simplement, de ‘drainer’ des capitaux qui sont actuellement en quête des ‘contrées’ pouvant les absorber. 

Dans cette logique, en Afrique notamment en Mauritanie la ‘carence’ infrastructurelle peut être, en cette période de crise économique mondiale, un champ propice à l’attraction des bailleurs de fonds. Toutefois, la stabilité reste un baromètre incontestable de reprise économique. Et qui dit stabilité, évoque certainement, le renforcement des capacités institutionnelles à travers la bonne gouvernance qui implique, en partie, d’une part, la productivité du travail et, d’autre part, la lutte contre la corruption déguisée. On entend par là, une politique de motivation salariale axée sur le mérite et l’incitation à la performance. 

Ainsi, pour les pays en développement, on peut tabler, d’après les spécialistes des institutions de bretton woods, sur une reprise relativement solide, avec une croissance économique de 5,2% en 2010 et de 5 ,8% en 2011, soit une augmentation de 1,2% par rapport à 2009. 

En réponse à la crise économique mondiale et pour améliorer son efficacité et sa flexibilité, la banque  mondiale déclare « développer divers financements innovants en vue de répondre aux priorités de développement les plus urgents en 2010 et au-delà »[1]. A titre d’illustration, « elle a mobilisé environ 6 milliards de dollars pour soutenir le développement dans les domaines de la gestion forestière, de l’efficacité énergétique et de la technologie » (idem). Elle a également mobilisé 500 millions de dollars avec comme investisseur des fonds souverains et un fonds de pension, par le biais, de sa branche chargée des opérations avec le secteur privé. En outre, « un nouveau programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale dans le cadre duquel a été approuvée une aide de 710 millions de dollars destinés à 21 pays africains » (sic), est en cours de réalisation.  

De fait, les enjeux économiques du pays demeurent fortement liés à la capacité du gouvernement Ould Lagdaf à mobiliser des financements, auprès des bailleurs aux requêtes, souvent, draconiennes. Et cela sur la base des dossiers cohérents  et convaincants défendant une approche socio-économique décentralisée et locale.  

m_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune n°498
 



[1] Note de la Banque Mondiale à propos des réunions de printemps  24 et 25 avril 2010 à Washington 




Les Echos de La Tribune Assaba : tourisme et sécurité :

25032010

Par Mohamed Fouad Barrada  

Je  vous dévoile , de prime abord,  une discussion que j’ai eu à  ‘déclencher’ ,  au cours d’un voyage,  à l’Assaba  avec  un homme d’affaires  natif de Kiffa,  propriétaire   d’une auberge dénommée la maison des Hôtes, celle-ci  lui coûtant , affirma-t-il, plus de 100 millions d’ouguiyas. Une auberge équipée d’outils modernes pouvant servir efficacement un étranger ou un citoyen lambda voulant connaitre une partie de sa patrie. Il déclara  qu’il a,  durant,  l’une des ses explorations  touristiques  à 80  kilomètres  du Sud  ouest   de la capitale de l’Assaba , pu découvrir l’existence d’une  statuette dans une grotte  où  se trouvent  des écritures bizarres, bizarres ! « Et pourtant, j’avais  averti les services compétents pour qu’ils  tiennent  compte de ce site, sans pour autant que ces derniers  entament  la moindre procédure », renchérit-il avec amertume.   

Subséquemment, suite à d’autres discussions, appuyées par des souvenirs d’enfance,  j’ai pu, aussi,  déduire que dans la  zone d’Assaba, il y a d’autres  sites, d’autres lieux, d’autres rivages …    

Ceci étant, la saison  touristique débutera  bientôt à  la capitale de l’Assaba  Kiffa. Quelle particularité ?    

Troisième grande ville du pays,   600 kilomètres de Nouakchott vers le Sud, un carrefour  entre  quatre  grandes  régions notamment les  deux hodhs via  Tintane, le Brakna , le Tagant   et  le Guidimakha,  kiffa   est  peuplée  d’environ  75000 habitants,  selon le recensement de 2000.  Il  n’en demeure pas moins qu’elle est exclue, à mon avis,  de toute promotion touristique permettant de valoriser  le patrimoine culturel de l’Assaba  qui  regorge,  pourtant, de sites touristiques complètement négligés.   

Avec un aéroport inactif depuis belle  lurette,  neuf auberges dont  deux  offrant des meilleurs services et un hôtel,  le tout peine à décoller malgré  des investissements  souvent   personnels, pourquoi, alors  les autorités ignorent- elles cette zone   au point  que sa jeunesse et ses promoteurs leur  manque  pratiquement tout soutien logistique ou financier  en la matière ?  

Dieu merci, aucun kidnapping dans cette zone : ‘jusque- là’,  l’Assaba  est  suffisamment loin  du triangle dangereux  regroupant une grande partie du Mali où les terroristes et leurs groupements  sont de plus en plus  agressifs   dans un périmètre  désertique  difficilement maitrisable.   

Ainsi, la réunion des pays du sahel et du  Sahara  qui vient d’être tenue  en Algérie  servira-t-elle  pour atténuer la psychose due au rapt des ressortissants européens qui affecte le tourisme local et au-delà, le tourisme  national.   

Une chose est sûre,  au niveau ‘local’  deux  stratégies notamment touristique  et sécuritaire sont interconnectées. Cette dernière est, sans équivoque,  conditionnée par  la mise en place de mini  centres d’analyse et de surveillances spécialisées dans le domaine de la  lutte contre le terrorisme.  

Au niveau national, l’approche sécuritaire simpliste, d’autrefois, semble être fortement critiquée,  dans la mesure  où la  ‘tâche’  sécuritaire taraude des pays plus puissants. Et  d’autant plus que le territoire de la nation s’étend  sur plus de 1 million de Kilomètres, en grande partie,   envahi par des dunes de sable marquant la beauté d’un  paysage difficilement franchissable.     

Il est clair, les dernières mesures permettant d’activer les   35 points de passages  obligatoires, sont,  sans contraste, salutaires.   

Ce qui sous entend que la  récente attaque  de l’armée, à l’issue de laquelle   ont été emprisonnés plusieurs malfaiteurs, constitue une victoire  intéressante, toutefois, elle n’est  pas du tout suffisante aux yeux des étrangers hésitants  et   fortement influencés  par la médiatisation  des récents enlèvements  dans la sous région de ressortissants occidentaux dont deux ont  été libérés, il y a peu.             

m_barrada@yahoo.fr  

Source : La Tribune n°493  




Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

19012010

Le changement ?   

C’est la période de la  réflexion tant pour la majorité que pour l’opposition. Le ‘repère’ focal  de telle réflexion demeure, sans contraste,  la concertation pour la construction d’un  Etat de droit fonctionnant avec des institutions fiables et démocratiques.  C’est tout à fait légitime, tout à fait souhaitable.  Cependant, les deux  pôles, opposition et majorité,  optent   chacun pour  une démarche diamétralement opposée,  l’une vis-à-vis  de l’autre. Au départ,  une invitation  fût  adressée par la majorité à la coalition de la coordination de l’opposition. Au finish,  la    réplique de cette dernière  ne se fait pas trader.  La coordination a proposé une nouvelle formule de dialogue inclusif afin d’appliquer  à la lettre les dispositifs des accords de Dakar.  Nous en concluons, étant donné la situation actuelle du pays, qu’il ne faut pas déplacer le centre d’intérêt. C’est au niveau décisionnel  que ce soit au sein  des instances des partis politiques, structures gouvernementales, etc., que les choses doivent changer. Et qui dit décision évoque certainement, l’organisation.  

 Et  si l’on admet que l’homme crée les structures  (institutions étatiques, établissement à but non lucratif, entreprises,  etc.), on peut dire que les  organisations existent pour permettre l’obtention des résultats. Dans ce cas, les spécialistes  soulèvent deux types de problèmes à résoudre : d’une part la difficulté d’adaptabilité des entités  dans leur  environnement qui est souvent perturbée par des transformations imprévues  et d’autre part  d’inciter ses individus à faire de leur mieux. Pour  le théoricien Tanguy, les entités  pour lesquelles une restructuration majeure s’impose sont confrontées à des difficultés qui risquent d’ébranler  leur système de pilotage : 

·  ignorance de la base et perte de légitimité de la hiérarchie ; ·  résistance au changement, désarroi, démotivation des agents de maîtrise, des cadres et des ‘fonctionnels’ ; 

·  enfoncement des projets et refontes des systèmes  décisionnels ; ·  déclenchement d’effets pervers liés aux nouveaux systèmes incitatifs et à la répartition du pouvoir. 

Pour remédier à ces inconvénients, des analystes   proposent  un processus de changement en trois étapes:  ·  une phase de « recomposition » où des règles de fonctionnement de la nouvelle organisation est effectuée de façon externe aux  acteurs ; 

·  une phase  «de créativité » collective où il est demandé à chaque acteur un effort portant sur une réflexion  de synthèse et d’absorption des nouvelles règles en faisant abstraction de l’ancienne organisation ; elle apparaît ainsi comme l’étape  la plus violente ; ·  enfin, une troisième phase de mise en place de changement dévolu au changement. 

  En effet, les deux premières étapes sont les plus douloureuses car   se jouent à ce niveau à la fois les reconstitutions du système d’acteur et la reformulation du problème opérationnel, ce qui prévoit une mobilisation très forte des hommes.  

  Il faut, à cet égard, selon les travaux de  l’universitaire   Patrick  Besson,    distinguer quatre types de comportements: 

·  les comportements « moteurs » dont le résultat semble positif et ayant un degré d’influence important; ·  les attitudes « suiveurs » dont le résultat est considéré positif mais n’ayant que peu d’influence ; 

·  les comportements de « résistance » dont le résultat est négatif et ayant un degré d’influence permettant  de s’opposer au changement ; ·  Les comportements de « retrait » dont le résultat est aussi négatif mais n’ayant pas assez d’influence pour s’opposer au changement.  

En mettant les « moteurs » en position d’influence, et en engageant les « suiveurs » tout au long du processus de changement, on peut disposer  des ressources importantes pour la réussite du  processus déclenché. Les « résistants » quant à eux devront être engagés sous contrainte, de manière à intégrer leurs motivations dans la nouvelle organisation. 

m_barrada@yahoo.fr    

Source : La Tribune n°484                                                                             







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