Les Echos de La Tribune : Le cri d’un étudiant de la diaspora !

16022010

Par  Mohamed Fouad Barrada

 

Pour qu’il y ait une révolution, il faut  une culture spécifique voire un paradigme.  Et pour qu’il y  ait un développement, il faut un soubassement socioculturel alimenté par l’interactivité avec d’autres sociétés. 

Certes, le  développement  de notre système éducatif  est une noble finalité. Certes,  nous avons besoin des techniciens, des médecins,  des pilotes,  etc.  Cependant, pour  concrétiser le  développement, il ne faut pas aller loin,  il faut d’abord  passer  par  une émancipation culturelle voire sociétale incitant les composantes  les  plus actives  de la nation  à  relever le niveau du  débat national. Ce qui sous-entend qu’il  est  temps  d’encourager ceux qui  ont eu le courage d’aller loin de chez eux  pour s’abreuver  du savoir.  J’ai,  dans ce contexte, reçu fraîchement un message de la diaspora. Un cri du cœur  dont voici les points saillants : « Je suis un étudiant mauritanien en Master 2 recherche en Droit Public en France. Je vous interpelle pour une confidence, en l’occurrence, sur les conditions d’attribution des bourses par la commission des bourses  au ministère de l’éducation, surtout une discrimination au niveau des filières comme les sciences juridiques, les sciences humaines. En réalité,  la commission ignore les étudiants de ces filières même arrivées  au niveau du master 2 (l’ancien DEA) qui est classé troisième cycle.
Je pense que toutes les filières sont importantes pour le développement  de notre Mauritanie.
Je vous confirme  que la discrimination n’est pas raciale mais  elle est plutôt au niveau des filières «  :  la commission donne une bourse à un étudiant en 1ère  année des  Sciences appliquées  alors  qu’ un étudiant en Master 2 Droit public voire en 1ère  année de thèse qui est à un pas  de  finir ses études et servir la Mauritanie n’aura jamais de  bourse  » cette  attitude pousse-t-elle  l’étudiant qui a rencontré toutes les difficultés et qui n’a jamais eu de  bourse même une année à servir la Mauritanie ?
Les étudiants en master 2  Sciences juridiques sont venus en France après avoir décroché  leurs diplômes de maîtrises à l’Université de Nouakchott faute de troisième cycle, ils  sont obligés de partir si loin de leur pays pour continuer leurs études dans un but de revenir avec des qualifications pour servir  leur chère patrie »,fin de citation . 

Il est clair, l’objet de ce cri n’est qu’une frustration, conséquence des  séquelles de la décision qui s’oriente vers une interdiction formelle d’attribution des bourses à la filière ayant trait à la science Humaine.  Les initiateurs de la nouvelle politique, on les comprend,   défendaient chacun à son tour  son département ministériel en l’occurrence la santé et les domaines professionnels. Néanmoins, il est essentiel de nuancer entre les approches.   Contrairement à ce qui est répandu, le domaine des sciences humaines, conditionne les autres domaines, spécifiquement, il y a une carence au niveau des  ‘sciences’ de la gestion, de la planification stratégique,  de la sociologie, de psychologie sociale, des sciences cognitives, etc. Aucune structure de recherche permettant de promouvoir le savoir sans ces branches. Quasi inexistence des revues scientifiques humaines.  L’université ferme ses portes aux compétences en termes  de recherche en se focalisant sur l’enseignement.  De ce fait, le mieux  est de combiner entre  la rationalité budgétaire quant à l’attribution des bourses   et la performance éducative. Nous sommes amenés  à former des formateurs et de restructurer  notre unique  université à travers des vrais laboratoires de recherches  créateurs  apportant  des solutions  structurelles.  Il faut aussi  avoir l’aptitude de bénéficier des ressources humaines de l’extérieur en valorisant le système de rémunération incitative.   Et si on cherche les raisons fondamentales   du développement  socio-économique  de chaque pays, nous allons évidement aboutir à une conclusion élémentaire : l’imitation, l’adaptation des modèles qui réussissent ailleurs   aux réalités locales, l’innovation et l’apprentissage. En guise  d’illustration,  le père de la révolution économique contemporaine de la Chine populaire, a pu s’inspirer du modèle français pour prôner l’ouverture des marchés de  son pays  face aux capitaux extérieurs. Quelle explication ? 

Le réformateur  Deng Xiaoping  a, tout simplement, passé une grande partie de son cursus universitaire  en France. Pourtant ce dernier  fut  un ardent défenseur  des  valeurs  intrinsèques  de l’empire du milieu.    

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune Mauritanie n°488




Revue de Presse Urbaine

5022010

Par Mohamed Fouad Barrada  

-« Un incendie provoqué ce dimanche 31 janvier  2010 par l’explosion de bobonnes de gaz butane dans  la moughataa du Ksar a occasionné des pertes humaines et matérielles importantes. Le bilan du sinistre pour l’instant est de 7 personnes entre décès, blessé ou porté disparu. Les  équipes de pompiers sont à pied d’œuvre pour éteindre les flammes, tandis que les autorités compétentes  se sont rendues sur  le lieu du sinistre ». Note l’agence de presse mauritanienne.   Pour ce qui est du volet Urbanistique, une campagne de lutte contre l’occupation illégale du domaine public à Arafat  est en cours. -S’agissant de  la diplomatie des villes,dans une livraison récente, le Site Ouest France, évoque :   Le maire de Ouad Naga en visite dans la commune – Le Plessis-Grammoire. En effet, « Mardi après-midi, le maire, Christian Couvercelle, a accueilli le Mauritanien, Moctar Salem, maire de Ouad Naga, en présence de nombreux élus locaux et de Gérard Pilet, conseiller général.  En Europe depuis une semaine, et de retour d’Allemagne où il séjournait pour des raisons professionnelles, le représentant mauritanien a voulu saluer au passage son ami, Michel Brard, président actif de l’association Jardins d’espoirs, qui apporte un soutien efficace dans la région de Ouad Naga. Michel Brard a résumé les actions entreprises : panneaux solaires, maraîchage, soutien scolaire, et quelques projets comme la création d’un « point santé » et d’un « point froid » pour la conservation des aliments.  « Il y a beaucoup de besoins en Mauritanie, et nous nous efforçons d’apporter notre contribution. » Moctar Salem a salué ces efforts : « Tout un village a été éclairé et bénéficie d’un système de réfrigération. C’est un modèle que nous allons copier. Avec de petits moyens et beaucoup de bonne volonté, on peut changer les choses. »  Poursuive le SITE avant de renchérir   que « Ouad Naga est une commune de 12 000 habitants, qui regroupe 25 villages. Moctar Salem la dirige depuis trois ans. « J’ai comme vous, 19 conseillers avec moi, a-t-il expliqué à Christian Couvercelle. Nos moyens sont modestes et nous ne disposons que de très peu de ressources naturelles. Malgré tout, dernièrement, nous avons mis en place des transports scolaires, pour que tous les villages aient accès à l’école. C’est un budget très important, mais c’est nécessaire ! »Il a ensuite fait l’éloge du Plessis-Grammoire. « Ici, dans cette commune, il y a beaucoup de cœur, palpitant, attentif aux autres. À cette occasion, je demande officiellement le jumelage de Ouad Naga avec Le Plessis-Grammoire. Dans nos esprits, nous sommes déjà jumelés et j’espère rapporter la bonne nouvelle. Nous comptons sur votre visite ! » -Par ailleurs, l’atelier  de restitution d’une étude   d’analyse physicochimique et bactériologique de l’eau, des différents circuits de distribution à Nouakchott  a  fait la une des journaux de la presse privée locale.  467.000 euros  pour réduire les fortes disparités dans la ville de Nouakchott,  écrit  le journal le rénovateur. Il s’agit d’une étude supervisée par la CUN, et qui s’inscrit dans le cadre du projet de la gestion Communale de l’eau financé par la Communauté Urbaine de Nouakchott  et la Commission européenne.  «    Ce projet va donc permettre de renforcer l’accès des populations à un service de base en améliorant la gestion communale et le contrôle des différents étages de la filière d’eau  à Nouakchott ».    Il est spécifique en son genre en ce sens qu’il implique un renforcement des capacités de la société civile mais aussi des autorités locales . Atelier sur l’Analyse  de l’eau  de la Capitale : ‘’quelle eau buvons-nous ‘’, s’interroge le  quotidien Nouakchott Info. En effet, «   à Nouakchott, la démographie galopante exige  un approvisionnement  de 8000 mètres cubes.  Du coup, les populations de la ville font recours à d’autres circuits  parallèles au réseau  classique de la SNDE. Cependant,  les  conditions  d’hygiène  très  précaires, liées à  la manipulation de l’eau, l’ignorance des travailleurs sur  le circuit  et l’absence  de normes, font que  l’eau est contaminée  à tous les niveaux  de  cette chaîne d’approvisionnement parallèle. Ce constat  ressort d’une étude relative à une analyse physico-chimique et bactériologique de l’eau des différents  circuits de la distribution  à Nouakchott qu’ont menée, conjointement, la communauté Urbaine de Nouakchott et l’institut National de recherche en santé publique, avec  la Collaboration de l’équipe du projet Amélioration de la Gestion Communale de l’eau, piloté par la CUN. » Officiellement, la radio  a   soulevé dans ses éditions   arabophones, la thématique de l’atelier organisé par la Communauté Urbaine de Nouakchott le mardi 26 janvier 2010. A cet égard,   dans  ses deux versions (‘française et arabe’)  le quotidien public explique:    Hydraulique : Disponibilité  de l’eau potable aux populations Les travaux de l’atelier sur l’évaluation de la qualité  physico-chimique  et bactériologique de l’eau  des différents circuits d’approvisionnement ont pris fin mardi à Nouakchott. Les participants à l’atelier ont formulé plusieurs recommandations relatives à l’éveil des populations, à la diffusion des résultats de l’étude au niveau  des différentes communes, à la nécessité d’entretenir  ces points d’eau et de former ceux qui les supervisent. L’atelier a vu    la participation de représentants venus des départements de la santé, de l’intérieur, de l’Unicef, de la cellule d’échange technologique  et de coopération espagnole, de  la société civile et des communes de Nouakchott. 




Quand J. D. Salinger s’en va, c’est une autre partie de moi qui s’en va.

5022010

 

 

Quand j’ai découvert J. D. Salinger, je ne connaissais pas grand-chose de la littérature américaine. J’en étais encore à Hemingway, Faulkner, Mary Higgins Clark, Rosa Parks,

Boyle, Pearl Buck, Patricia Highsmith, Edgar Allan Poe, Norman Mailer, Mark Twain, Herman Melville, Margaret Mitchell, Walt Whitman, John Steinbeck… certains parce qu’ils sont inscrits au programme scolaire de notre temps, d’autres m’ont été connus par la force des choses.

Je ne sais pas comment… Par contre, J.D. Salinger, je me rappellerai encore longtemps ce jour de l’année 1986 (au mois d’août) où Habib Ould Mahfoudh nous rejoignait à Kiffa avec un livre à la main : «L’attrape-cœurs» de J.D. Salinger…

Depuis, je n’ai jamais vu mon ami et frère de toujours, sans ce livre à portée de main. Et naturellement je serai amené à lire le livre… A trois étapes de ma vie. La première en cet été 86, à Kiffa. Dans une ville dévastée par une épidémie de choléra sans précédent. Nous vivions en quarantaine pratiquement.

Parce qu’un jour nous avons été invités chez des amis qui ont attrapé le mal juste après notre départ, nous avions décidé de limiter nos déplacements. Occasion de lire et d’écouter la musique. A l’époque j’en étais encore aux musiques de films.

Je découvrais celle composée par Mark Knopfler pour le film Cal, un mélange d’Irish folk et de rock où le virtuose guitariste des Dire Straits se surpasse. Magnifique en soi. A cette époque, je découvrais notre musique traditionnelle ; je commençais à y goûter, à me fondre en l’écoutant et à accepter de me laisser emporter par ses rythmes suggestifs…

Entre la guitare de Knopfler, les flutes irlandaises, et la tidinitt de Mokhtar Ould Meydah ou l’Ardîne de Neyne Mint Dendenni, je cherchais toujours – et trouvais souvent – des similitudes. Ce qui ajoutait à l’enchantement. Un enchantement qui s’accompagnait, je le saurai plus tard, d’une maturité plutôt fruit de la redécouverte de soi. Pour un «bezgui» comme moi, ce n’est pas rien… «L’attrape-cœur»…

Dès les premières pages, c’est le choc. Dans mes cours de lycée – et même de collège -, je croyais avoir été préparé à lire tous les genres. L’important étant le style, la trame et la force du récit. Le milieu des années 70 constituant pour moi la période de la rupture, avec notamment mon «émancipation» vis-à-vis de la lecture «conventionnelle». Jusque-là ce fut la «lecture utile», celle qui sert à l’école et celle qu’impose la société et le cursus «normal» - et «normalisant».

A laquelle il faut peut-être ajouter quelques lectures «politiques» précoces et insignifiantes (rétrospectivement). Quand, à moins de 18 ans, on vous amène à lire «l’empirio-critissisme», «que faire ?», «nos tâches politiques», et même «le capital», vous êtes faits pour rater tout ce qui est beau… et bien.

Cette libération a signifié la découverte de lectures «légères» comme toute la série San Antonio (de Frédéric Dard), toute la culture de la bande dessinée (de Tintin à Astérix en passant par Achille Talon, Gaston Lagaffe, la bande à Spirou, les Tuniques bleues et le reste), le cinéma avec les maîtres de l’époque (Costa Gaveras, Coppola, Spielberg…)… Dans un Nouakchott qui n’a rien à voir avec celui d’aujourd’hui.

La ruralité a fini par nous rattraper et …par nous perdre sur le chemin de la modernité. C’est ce que certains diront, tandis que d’autres prétendront que nous n’avons pas su quoi faire de nous en cours de route, qu’en conséquence nous avons perdu le chemin.

«L’attrape-cœurs»… dès les premières pages… une langue, un style, un personnage, une histoire… tout pour dégoûter la personne qui croyait «avoir (désormais) du goût». La traduction que nous avons toujours eue est celle de Jean-Baptiste Rossi, un écrivain apprécié par l’auteur du roman. Ce qui relevait le niveau et assurait une plus grande loyauté vis-à-vis de l’originel.

Le roman commence comme ça : «Si vous avez réellement envie d’entendre cette histoire, la première chose que vous voudrez sans doute savoir c’est où je suis né, ce que fut mon enfance pourrie, et ce que faisaient mes parents et tout avant de m’avoir, enfin toute cette salade à la David Copperfield, mais à vous parler franchement, je ne me sens guère disposé à entrer dans tout ça.

En premier lieu, ce genre de truc m’ennuie, et puis mes parents piqueraient une crise de nerfs si je racontais quelque chose de gentiment personnel à leur sujet. Ils sont très susceptibles là-dessus, surtout mon père. Ils sont gentils et tout – je ne dis pas – mais ils sont quand même bougrement susceptibles.

D’ailleurs, je ne vais pas vous faire entièrement ma saleté d’autobiographie ni rien. Je vais seulement vous parler de ce truc idiot qui m’est arrivé au dernier Noël, juste avant que je tombe malade et qu’on m’envoie ici pour me retaper.» Décapant.

Vous ne devez pas vous attendre à une biographie qui raconte, comme son nom l’indique, une vie. Il n’y aura pas de héros, ni d’épopée, encore moins de romance. Pas non plus de texte structuré, «écrit». C’est écrit comme si on racontait. Je ne suis pas sûr d’avoir lu jusqu’au bout ce roman… je ne le dirai pas à mon ami. Non pas par peur de le vexer, mais par honte de reconnaitre ne pas avoir apprécié ce qui semble évidemment appréciable…

Les années 90, vers le milieu, à Nouakchott cette fois-ci. Je suis chez Habib. Deux livres trainaient là : «L’attrape-cœurs» naturellement et «Catch 22» de Joseph Heller. Je lui dis qu’il me faut en emporter un, il me donne le premier. Comme pour protéger le second. Je saurai plus tard quel attachement il avait pour celui-là. Quand, après sa mort, un ami qui nous est très proche tous les deux, racontera dans son texte sa rencontre – plutôt «intellectuelle» – avec la personne.

Je lirai J. D. Salinger. Et là, comme tout le monde je le savourerai. Je me rappelle à l’époque que j’avais cherché d’autres œuvres de l’auteur, mais rien. La pression de l’actualité, les pesanteurs politiques et sociales, l’impression de courir derrière les mirages, la réalité d’une vie qui est plus une lutte à mort pour la survie, tout cela fait de nous des êtres qui n’ont pas le temps… qui n’ont pas la faculté de savoir s’arrêter pour satisfaire une curiosité ici, calmer une faim par là. Pas le temps, pas le temps… et J. D. Salinger retombe dans l’oubli.

Décembre 2001, je n’arrive pas à me remettre du départ prématuré de mon ami Habib (décédé en octobre). Pour faire passer des moments difficiles, je choisis de refaire seul quelques chemins que nous avons pris ensembles, de visiter des lieux qui nous ont vus ensembles, de revoir des amis communs… et là je retombe sur un vieil exemplaire de «L’attrape-cœurs» chez un bouquiniste sur l’avenue Jamal Abdel Nasser. Je le relis. Pour la troisième fois.

Cette fois-ci tout y est. L’espace d’une vie faite de tumultes mais aussi de belles insouciances, d’innocents moments, de redoutables déconvenues et d’incommensurables bonheurs… Je me rends compte qu’il existe des expériences qu’on ne peut relater sans se libérer des contraintes de la langue, sans sortir des sentiers battus du récit traditionnel. L’expérience de Holden Caulfield fait partie de ce genre.

Qu’est-ce «L’attrape-cœurs», sinon une tranche de vie racontée dans la langue de chacun, avec le style «normal» de celui qui semble sortir peu à peu du champ de la Raison ? C’est en fait l’histoire, racontée à la première personne, d’un adolescent qui arpente les rues de New York, surnommée affectueusement Big Apple – pas dans le roman, mais par les américains en général.

Après avoir été expulsé du lycée Pencey Prep, Caulfield fait une fugue qui se transforme en une «chute» – comme dit son professeur chez lequel il se réfugie un moment («J’ai l’impression que tu marches vers une sorte de terrible, terrible chute…»). Une folie douce qui permet au narrateur de se libérer des contraintes. Il évoque son monde par association d’idées. Il s’en prend à tout le monde et semble régler ses comptes avec l’humanité.

Tout se joue entre une chambre sordide du «The Edmont Hotel» et les rues malfamées de New York City, entre les bras d’une prostituée et dans la pénombre d’une chambre en compagnie d’un professeur autour duquel le doute est définitivement entretenu. Ivresse et solitude. Perdition. Et à la fin l’auteur reconnait presque sa folie. «Le psychanalyste d’ici» est évoqué à la porte de ce qui semble être un hôpital d’où sort le «malade».

C’est à la fin qu’il se livre véritablement : «Tout ce que je sais, c’est que tous ceux dont j’ai parlé me manquent pour ainsi dire (…) C’est drôle. Ne racontez jamais rien à personne. Si vous le faites, tout le monde se met à vous manquer.» De la lecture j’avais retenu :

«C’est marrant, suffit de s’arranger pour que quelqu’un pige rien à ce qu’on lui dit et on obtient pratiquement tout ce qu’on veut» ; «Les gens pensent toujours que ce qui est vrai est vrai cent pour cent» ; «Les gens qui pleurent à s’en fondre les yeux en regardant un film à la guimauve, neuf fois sur dix ils ont pas de cœur», et ultime leçon, que «la vie est un jeu».

C’est seulement ces jours-ci, que j’apprends que J. D. Salinger n’avait pas quitté ce monde. A l’occasion de sa mort, j’apprends qu’il avait décidé de se retirer de la vie publique à la suite du succès extraordinaire de son roman. C’est vrai qu’il écrit quelques textes, mais en 1965 il décide de s’isoler. Quelqu’un dira que ce sera là «son plus grand acte de création». Après avoir été interdit aux moins de 16 ans, le livre est aujourd’hui inscrit dans les programmes scolaires.

Mark David Chapman, assassin de John Lenon, avait sur lui un exemplaire de «L’attrape-cœurs» dédicacé par le chanteur des Beatles. Le type qui a tenté de tuer le président Ronald Reagan en mars 1981, avait sur lui un exemplaire du roman. «The Catcher in the Rye», c’est le titre original du roman de J. D. Salinger. 60 millions exemplaires au total.

Tout ça je le saurai en ces jours de deuil. En ces jours où l’auteur de cette œuvre majeure, nous quitte à l’âge de 91 ans. Parce que, comme le dit Caulfield, quand on parle des gens, il nous manque, Habib me manque en ces jours… …L’occasion de lire Catch 22, refusé sous prétexte qu’il n’y a pas grand-chose à y apprendre.

C’est l’histoire d’un soldat américain qui, pendant la deuxième guerre mondiale, essaye de sauver sa peau en simulant la folie. Seulement il oublie l’article 22 du règlement : «Quiconque veut se dispenser d’aller au feu n’est pas réellement fou.» D’où le titre de l’œuvre : «Catch 22» (Article 22). Je lirai l’œuvre, Inchaa Allah. Ce sera ma manière à moi de célébrer mon ami et ses auteurs préférés. Une occasion de ne pas rater un chef d’œuvre éventuel…

Mohamed Fall Ould Oumeir




Nouakchott capitale de la culture Islamique pour l’année 2011 : défis et enjeux

1022010

La conférence des Ministres de la culture des pays Islamiques a, au cours de sa 5e session tenue à Tripolis (Libye) en 2007, coopté Nouakchott comme capitale de la culture Islamique pour 2011 ; elle a par la suite confirmé ce choix lors de sa dernière session qui a eu lieu du 11 au 15 Octobre 2009 à Baku (Azerbaïdjan).

Considérant que l’acceptation par notre pays de ce choix constitue de sa part, un engagement international contracté auprès des 49 pays de l’0CI, le Gouvernement Mauritanien a décidé, au cours de sa réunion tenue le 14 Décembre 2009, de créer une structure dite « Projet Nouakchott capitale de la culture Islamique pour 2011 » (NCCI 2011),

dont il a confié la gestion à un Coordinateur National nommé par décret présidentiel pris en conseil de ministres ; sa supervision a été confiée à un comité interministériel ad hoc présidé par Monsieur le premier Ministre et le suivi de son action à un comité technique présidé par madame la Ministre de la culture, de la jeunesse et de sport.

Il ne fait aucun doute que l’attention particulière que la Direction Nationale accorde à ce projet , dénote sa pleine conscience de l’ampleur des défis qu’il convient de lever pour la préparation adéquate de cette échéance et démontre sa totale appréhension de l’étendue des enjeux qui s’y attachent et des retombées qui sont susceptibles d’en découler.

S’agissant des défis qu’il faudra pouvoir relever, ils résident notamment dans l’insuffisance des infrastructures socio- culturelles, dans la rareté des compétences, des expertises et du savoir- faire dans le domaine artistique, en particulier : le théâtre, la musique, le cinéma, la peinture, la sculpture et les diverses performances folkloriques consacrées.

Ces défis résident également dans la situation préoccupante de notre capitale qui manque cruellement d’avenues spacieuses , goudronnées , dotées de trottoirs , d’éclairage public et de feux de signalisation et dans laquelle les places publiques , les espaces verts et les lieux de distraction font défaut ;

Faits aggravés par l’envahissement grandissant des ordures ménagères nonobstant les efforts de la commune urbaine de Nouakchott, et par le nombre toujours croissant des animaux errant et les véhicules antédiluviens fumant et vrombissant qui côtoient des charrettes branlantes tractées par des ânes faméliques et ce dans une anarchie affligeante et pitoyable.

Il s’en suit par conséquent, qu’une préparation sérieuse de ce grand événement ,requiert en premier lieu de s’attaquer sans plus tarder à cet état de choses à travers notamment la réhabilitation des artères de la capitale , la mise aux normes de leurs éclairage public avant de les débarrasser une fois pour toutes des animaux errant, de toute les formes et manifestation d’anarchie et des poches de puanteur insalubres , tout en entreprenant de créer des parcs publics de distraction , des espaces verts et en réhabilitant les infrastructures sportives et socio- culturelles sans omettre l’impulsion et l’encadrement des activités créatives dans les divers domaines artistiques et sans négliger non plus d’agrémenter les rond points et les places publiques par des monuments artistiques qui reflètent notre génie spécifique et notre particularité civilisationnelle.

 

Pour ce qui est des enjeux qu’il faudra gagner , ils consistent fondamentalement à vivifier et à promouvoir le patrimoine national dans sa pluralité et la diversité de ses facettes en faisant de sorte que le peuple mauritanien se l’approprie, s’identifie à lui , y voit le fruit d’une action commune et le considère comme un facteur de complémentarité, d’harmonie, d’unité et de cohésion entre toutes ses composantes ; ce qui est de nature à aiguiser le sens d’appartenance nationale, à consolider la volonté de coexistence fraternelle et à enraciner la culture citoyenne ; ce qui est également à même d’affiner les goûts et de policer les âmes , ouvrant de la sorte la voie à la civilité et à la modernité sans préjudice à nos valeurs spirituelles et à notre spécificité culturelle.

En ce qui concerne les retombées que cet événement va avoir, elles vont revêtir des formes économiques, sociales, culturelles et artistiques qui seront immanquablement engendrées par les différentes activités et les diverses manifestations qui se dérouleront dans l’harmonie et l’interdépendance tout le long de l’année dans le cadre que constituera la ville de Nouakchott, qui aura été apprêtée et réhabilitée dans la perspective de cette échéance. Les préparatifs qui seront enclenchés et le foisonnement qui les accompagnera, créeront une dynamique qui permettra au pays de prendre l’élan dont il a besoin pour réaliser le décollage économique et amorcer la mutation socio- culturelle qui lui sont nécessaires pour s’arracher à la force de pesanteur qui l’empêchent de prendre son envol.

l’événement singulier qu’abritera notre capitale tout le long de l’année 2011, comportera des activités, des actions et des performances multi- formes, en particulier :

1- Des conférences, qui évoqueront entre autres, la participation de la culture Islamique dans la constitution du patrimoine humain, le caractère universel de la mission de l’Islam et sa nature fondamentalement tolérante ; elles aborderont également l’opportunité du dialogue de civilisations et la pertinence de la promotion et de la propagation de la culture de la paix. Elles feront en fin ressortir le rôle de Bilad Chuinguit (Mauritanie) dans la diffusion de la culturel arabo Islamique érudite tant dans l’espace Soudano- Sahélien que dans l’espace arabe.

2- Des expositions : qui permettront, elles, la présentation au public des manuscrits Islamiques Mauritaniens , des ouvrages ayant trait au patrimoine culturel national dans toute sa diversité et sa pluralité en l’occurrence : la littérature , la théologie, la philologie , la peinture, l’art décoratif, la calligraphie , la photographie , les films et documentaires , les instruments de musique, les produits d’artisanat, le matériel lithique, les produits de pêche artisanale , la pharmacopée Mauritanienne ..etc.

3- Des festivals : qui seront consacrés non seulement au cinéma , à la musique, à la dance, au folklore populaire , aux chants religieux et mystiques mais aussi à la poésie , aux joutes oratoires, aux arts culinaire et vestimentaire et aux différents aspects de l’artisanat national et du savoir faire populaire.

4- Soirées artistiques : qui fourniront l’occasion aux différentes catégories d’artistes de se produire et de faire montre de leurs talents et de leur virtuosité en matière de chant , de musique, de dance et d’autres actions et performances prisées par le public et pouvant susciter son admiration et sont bonheur.

5- Ateliers de formation qui visent entre autres, à dispenser des formations en matière de restauration de manuscrits et dans le domaines des arts décoratifs, de calligraphie, de dessins, et d’ ébénisterie etc.…

6- Emulation et concours, qui auront pour finalité d’attribuer des prix d’excellence aux meilleures œuvres créatives en matière d’art et de littérature ainsi qu’au meilleures performances linguistiques et intellectuelles et ce pour encourager les talents en herbe dans tout les domaines du savoir et du savoir- faire.

7- Action pour refonder et consolider une mémoire collective Mauritanienne , qui permettra la naissance d’un mythe fondateur unificateur et rassembleur des différentes composantes du peuple Mauritanien et ce par le biais de la localisation, de la réhabilitation et du marquage des tombes des personnages historiques Mauritaniens :

princes , thaumaturges et résistants tels que Aboubacar ben Amer , War Djabi, Limam El Hadrami pour ne citer que ceux-ci ; et par le biais aussi de la production d’œuvres littéraires, picturales, sculpturales et cinématographiques qui feront connaitre et exalteront les figures politiques et religieuses Mauritaniennes ainsi que les réformateurs et les résistants qui vivent dans la mémoire collective des Mauritaniens tels que :

Limam Nacerdine Aoubek , Almamy Malick Sy , Karamoko Alpha, Samory Touré , Cheikh Mohamed El Mamy , Cheikh Brahim Niasse , Cheikh Maleïnine ould Maminna, Ousmane Dan Fodio , El Amir Becar ould Sweïd Ahmed, El Amir Ely Chandhoura, El Amir Sid’Ahmed ould Aïda . La liste est loin d’être limitative et ceux qui n’ont pas été cités sont tout aussi illustres que ceux qui l’ont été.

Telles sont rapidement évoquées les activités , manifestations et performances qui se dérouleront tout le long de l’année 2011 . Or le caractère stratégique de cette échéance réside justement dans le fait que les actions qui vont la meubler requièrent pour la plus part la création ex- nihilo de nouvelles infrastructures socio- culturelles, scientifiques et sportives qui font cruellement défaut au pays.

Il s’agit en l’occurrence : d’une maison d’édition et de diffusion, d’un théâtre national , d’un institut national de Beaux Arts , d’un Conservatoire de Musique , d’un Palais de la culture , d’un stade olympique de gabarie international etc. … tout comme ils nécessitent la réhabilitation des artères de la ville de Nouakchott, le réaménagement des espaces verts et des places publiques et leur dotation de monuments artistiques à valeur esthétique qui reflètent et exaltent notre quant à soit civilisationnel pluriel.

Il s’avérera par la suite, pertinent et économiquement rentable de mettre à profit l’ensemble des infrastructures qui auront été réalisées pour désormais organiser, et de façon récurrente, des festivals et d’autres manifestations à dimensions économiques et socio- culturelles au niveau des différentes wilaya du pays, à l’effet d’impulser les échanges entre elles et pour encourager le tourisme intérieur et favoriser le décloisonnement régional ; ce qui ne manquera pas de se traduire , à terme, par un accroissement des revenus du pays et par une amélioration des conditions de vie des citoyens Mauritaniens.

Il va sans dire que les enjeux liés à cette échéance ne sauront être gagnés que si cette échéance, elle-même, est judicieusement préparée , et ceci nécessite, est-il besoin de le dire , la mobilisation de toutes nos ressources humaines et matérielles et la mise à contribution des talents, du savoir faire et de l’expertise , dans tous les domaines, dont le pays dispose ; sachant que le premier pas à franchir sur cette voie sera de triompher de la culture du laxisme, de la propension au spontanéisme, à l’improvisation et à la mentalité de « dernière minute » solidement encrée en nous.

En tout état de cause , l’on doit se convaincre que si on veut hisser le pays au niveau de l’événement attendu et se montrer digne du slogan flatteur « Mauritanie, pays au million de poètes » que l’on évoque et invoque si souvent, il faudra impérativement que l’échéance de 2011 , soit un succès éclatant, que tous les défis qui se dressent sur notre chemin pour parvenir à cette fin soient levés, que les enjeux qui lui sont liés soient gagnés et que les retombées qu’elle va avoir soient capitalisées pour faire accomplir au pays un bond qualitatif dans le sens du développement économique et de l’épanouissement socio- culturel. Cela notre réputation de pays phare de la culture Islamique nous le commande et notre grande fierté du prestige séculaire de Bilad Chinguit , nous y engage.

Le Coordinateur National du Projet Nouakchott

Capitale de la Culture Islamique pour 2011
Pr. Mohamed Lemine ould EL KETAB




Baaba Maal en tournée aux USA et Mauritanie!

19012010

 

 Le chanteur sénégalais panafricaniste qui a célébré vendredi 01 janvier dernier ses 24 ans de carrière musicale au Sénégal, part en tournée aux USA du 06 avril au 02 mai  2010 au pays de Barack Obama. Après les USA, il sera à   Nouakchott pour deux concerts inédits avec les amis de Tidjane Anne les 11 et 12 mai. Ensuite Baaba Maal se rendra à Nouadhibou les14 et 15 du même mois. Alors, les stéphanois se mobilisent pout cet événement, là encore, inédit.  

Baaba Maal en tournée aux USA et en Mauritanie ! Cela ne surprend personne. L’artiste a du talent et s’est battu pour être là où il est actuellement c’est-à-dire au sommet de son art. Alors des fans fous jusqu’en Amérique, loin de son Podor natal, est la suite logique de son travail énorme et lucide. ‘Le succès est le fruit d’un travail bien fait’, disait l’autre. Après les USA, Baaba  Maal  à Nouakchott, là aussi, c’est normal. L’artiste a grandi, presque, au pays du million de poètes auprès de son ami journaliste et poète mauritanien Ibrahima Moctar Sarr qui l’aurait beaucoup aidé à composer ses chansons. Très  courtois, Baaba Baïdy Maal comme l’appelle les intimes, est très populaire  au sein de la communauté peul pour ne pas dire Halpulaar –en parce qu’il est considéré par cette communauté  comme l’un des défenseurs les plus fervents de la langue de Mourtoudo Diop. Sur ce plan Baaba Maal est, certes, irréprochable.  Pourtant, il maîtrise certaines langues  nationales de son pays notamment Wolof, l’une des langues, d’ailleurs, les plus parlées au Sénégal. Baaba Maal parle, également,  les langues internationales le français et l’anglais dans lesquelles  il s’exprime couramment. 

Baaba Maal,  Michail Jackson halpulaar- en et des  africains, sera  les 06 avril à Telus Center Toronto, ONT, le 08 à Wisconsin Union Theater Madison, WI,
 le 09 à VENUE TBD Chicago, IL, le 10 à  Michigan Theater,
 Ann Arbor, MI , le 13 Buchanan Hall, Arcata, CA ,
Wed, le 14 à Laxson Auditorium, Chico, CA ,  le 15 à Mondavi Performing Arts Center,Davis,  CA , le 17 à Royce Hall Auditorium, Los Angeles, CA , le 18 à Campbell Hall,
Santa Barbara, CA,  le 20 à Zellerbach Auditorium, Berkeley, CA
 le 22 à Scottsdale Center for the Performing Art,s Scottsdale, AZ
le 23 à Houston International Festival,
 le 27 à UNC Chapel Hill Memorial Hall, Chapel Hill, NC
le 29 à Lisner Auditorium, Washington, DC
le 30 à Fillmore East, New York, NY. 

 Le 01 mai  2010 à Somerville Theatre, Somerville, MA, le 02 à
Lebanon Opera House, Lebanon, NH. 

Son retour à Dakar est prévu le 04 mars et  le 11 mai Baaba Maal sera à Nouakchott. Il faut dire qu’il est écouté et aimé ici comme le fils du territoire. Pour rappel Baaba Maal a ouvert son magasin officiel pour la vente de ses cassettes internationales. Il a également ouvert un magasin pour la vente de ses T- shirt women sur lesquels est écrit : Africa is the Future

 Qui est Baaba Maal ? 

Baba Maal est né en 1953 à Podor au nord du Sénégal, dans une famille de pêcheurs. Il a fait l’école coranique avant de rentrer à l’école française. Le  jeune Baaba Maal  a obtenu son baccalauréat  sans faire la classe de terminale. Une réussite fulgurante  qui lui a ouvert toutes les portes. Il quitta le Sénégal pour aller en France où il étudie la musique au Conservatoire de Paris. Baaba Baïdy Maal commence son aventure avec le groupe Wandama. En 1985, Baaba Maal fonde son groupe Daande lenol( la Voix du peuple en Pulaar) avec son ami et frère Mansour Diné  Seck. 

En 1988 le groupe enregistre le  «Wango» et «jam Leeli». En 1990, Baaba Maal et son groupe entament une tournée en  Europe. Alors sa carrière  est lancée lorsqu’il  rencontre en Grande-Bretagne Peter Gabriel, qui le fera participer à son album «Passion». S’ensuivront entre  1990 et 1993, les «Taara», «Baayo» puis «Lam Toro». Trois concentrations qui lui donneront le respect et la considération des mélomanes et de ses pairs chez les blancs Européens. Mais son succès mondial, comme tout monde le sait, il l’a connu en 1994 avec  «Firin’ in Fuuta» et «African Woman».  Baaba Maal est au sommet de sa gloire sur la scène musicale. Il enchaîne tournées sur tournées à travers le monde entier. L’intellectuel comme l’appelé Feu Tidjane Anne fait sa première sortie avec  Carlos Santana au stade de Wembley en Angleterre en 1996. Ce duo accoucha  «Nomad Soul» en 1998. Depuis, Baaba Maal ou Baaba Bien pour les intimes ne cesse de monter en puissance sur la scène mondiale au grand plaisir des Africains. 

Sy Mamadou

Source : La Tribune N° 484




Faits divers de La Tribune

19012010

Pour avoir ‘engossé’ une seconde fois sa copine, il va en prison. 

Domicilié à Basra dans
la Moughataa de Sebkha, Abdallah O.H…, cet ancien soldat, est ce qu’on appelle dans le milieu, un cheval au retour, pour avoir enceinté à deux reprises sa copine, une mineure de 20 ans. Aminetou, l’unique fille de sa famille. Sentant l’étau se resserrer autour de lui, il envoie une somme de 60.000UM aux parents de la victime, pour demander sa main afin d’échapper au marteau de la justice.

Mais, mal lui en a pris puisqu’il a été appréhendé par les éléments de

la Brigade Recherche et Laye comme l’appellent ses amis et expédié à la citadelle du silence. Entre le gérant d’une boutique de vente de téléphones portables Laye , âgé de 38 ans et la mineure Aminetou , élève en classe de 5e dans l’un des lycées privés de la capitale, c’est une longue histoire d’amour qui ne saurait terminer. La position des parents de la fille inquiète Laye, du fait que ces derniers tiennent à ce qu’il aille en prison. Selon un proche à Laye les parents de la fille ont refusé de prendre la somme d’argent.

Le chauffeur et la femme de son  patron 

Une rocambolesque histoire d’adultère défraie la chronique dans le quartier PK 9 de Riad ces derniers jours. Un émigré établi en Belgique, après avoir débarqué, une seconde fois chez lui pour passer avec sa famille la fête de fin d’année, a failli tomber en syncope par le chauffeur de sa famille après avoir constaté le ventre bedonnant de sa seconde épouse, gonflé par son chauffeur qui est un proche parent à cette dernière. Sans trop tarder, Oumar, l’émigré le tabasse avant de l’expulser et met feu à ses bagages. La femme, elle, perd son fidèle et riche mari. En  » bon et fidèle  » amant, le chauffeur, a reconnu la grossesse de Nabou K…avant de s’engager à s’occuper de la dame jusqu’ à son accouchement. Et après ?

Tentative d’enlèvement d’une fille à Kandahar 

De retour d’un mariage qui avait eu lieu dans la gazra de Khandahar, le jeudi dernier, K.Sy a été intercepté par un groupe de trois jeunes garçons. Il était minuit.

Poussant des cris assourdissants et des pleurs pour être libérée. Mais en vain.

C’est quand elle a mordu l’un d’eux qu’elle a pu échapper. Prenant la fuite. Ils l’ont poursuivi jusqu’à chez elle et ils encerclé la garza. Sa mère téléphone au chef de poste au commissariat de police d’Arafat 1 et l’informe. Selon elle, ce dernier lui dit que la voiture n’est pas sur place et elle n’a laissé jusqu’à demain.

Le lendemain, elle s’y rend avec sa fille et dépose une plainte. Les policiers passent à la recherche et dénichent les malfrats. Transférés à la brigade des mineurs et leur déferrement été prévu pour aujourd’hui.   

 Source : La Tribune n°483




Arafat : Incendie à la fourrière du carrefour.

19012010

 

 

C’est dans la fourrière du carrefour où ont pris feu cinq voitures ce mercredi 30/12/2009 à 16heures précises.

Selon des témoins oculaires l’incendie est causé par une masse électrique dans une voiture de type Fiat qui se trouvait au milieu de quatre autres. L’incendie est survenu quand son propriétaire est venu la démarrer toujours selon les mêmes sources. Quand elle a pris feu, ce dernier est sorti en courant et le feu a emporté les quatre autres véhicules. A savoir une Renault 21 toute neuve d’une valeur de 1.400.000UM, d’une Elégance au prix de 1.600.000UM, d’une Citroën qui coûte 950.000UM et d’une 406 d’une valeur de 900.000UM soit un total de 4.850.000UM qui s’est enflammé en moins d’une demi-heure.

Sur le lieu du drame, nous avons pu rencontrer les victimes qui se sont montrées très touchées par ce qui vient de se produire. »Aucune autorité n’est venue faire le constat ni nous soulager » ont-elles indiquées.

Mohamed Mahmoud Ould Bettah, propriétaire du Renault 21,  » J’ai fait sortir ma voiture du port le 25/12/2009 et le même jour, je l’ai dédouanée et j’ai payé l’assurance au niveau de

la NASR. Il ne me manquait que la plaque d’immatriculation ». Et c’est aujourd’hui que les gens me l’ont terminé. D’ailleurs, il nous a montré toutes ses pièces. Au moment de l’incendie, les douaniers et le policier qui sont à la fourrière ne disposent d’aucun moyen pour limiter de pareils dégâts. Ce sont les charretiers vendeurs d’eau qui ont éteint le feu avec beaucoup de peine nous ont dit les victimes. En plus des voitures brûlées, trois autres dont une Avensis et deux 190 se sont retrouvées avec des pare-brises et des phares saccagées suite aux jets de pierres.

Le propriétaire de
la Fiat a été amené par des éléments du commissariat de police d’Arafat 2 pour être entendu à propos de ce qui s’est produit.

Au moment de l’incendie la fourrière contenait quarante-sept voitures.

Ni celle où l’incendie s’est produit ni cette qui se trouve à coté du marché de bétail d’El Mina ne sont dotées de services de sapeurs pompiers ni de services de sécurité.

Comment peut-on accepter cela ? Pour ce qui est de l’état des murs de la fourrière du carrefour seuls vos yeux vous permettrez de juger. Allez voir et faites part après !

Marché de
la Capitale : Une voleuse de voiles épinglée

K.M. Daoud , née en 1986 à Nouakchott est une jeune fille très régulière dans les couloirs du grand marché de

la Capitale. Vendeuse, acheteuse ? Non, selon ses victimes. Celle-ci menue d’un grand sac, elle vient discuter les prix des voiles et quand les vendeuses émettent le moindre clin d’œil, elle jette sa proie dans son sac et disparaît. Fait habituel chez Mint Daoud. Après avoir constaté d’énormes pertes, les commerçantes ont décidé d’être vigilantes pour savoir de quoi il s’agit.

Vendredi 1er Janvier 2010 vers 18heures, leur bête noire est reconnue. Elle habite à Arafat dans le quartier Mosquée Nour. Les commerçantes portent plainte au près du Commissariat de Police d’Arafat 1. Les limiers se mettent sur les rails et délogent K.M. Daoud. Arrêtée, elle fut transférée au Commissariat de police de Tevragh-Zeina dont le commissaire assuré la permanence.

Arafat : Une voleuse de téléphones portables 

R. Sall née en 1986 à Nouakchott, jeune fille de teint clair aux cheveux blonds. A la peau souple. Elancée et très belle. Pouvait servir à autre chose qui n’est pas le vol. mais dommage, elle a voulu choisir le vol de téléphones de l’intérieur des maisons qu’elle fréquente. Pour elle l’année 2010 a mal commencé. Elle a été arrêtée suite à plusieurs plaintes par les éléments de

la Brigade Recherche d’Arafat 1, dans la soirée du 1er Janvier. La police a trouvé sur elle quelques téléphones très valeureux.

Elle a été déposée au Commissariat de police de Tevragh Zeina 1 qui assuré la permanence durant le week-end.

Source : La Tribune n°482




Revue de presse urbaine Par Mohamed Fouad Barrada

10012010

 

Culture : De grands noms de la  musique ouest-africaine attendus en avril à Nouakchott, titre le Rénovateur dans sa livraison du 10 janvier 2010. 

En effet, « seule la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) a fait un geste quant au ministère de la culture, de la jeunesse et des sports, il a promis d’en faire autant. Pour ce qui est du centre culturel Français Antoine de Saint- Excupéry de Nouakchott bien que sollicité, il n’a pas voulu s’aventurer dans cette entreprise. Sakam Production mise en place par Sakho Mamadou, un promoteur culturel mauritanien, est une nouvelle structure de spectacles, d’événement et de communication destinée à promouvoir la culture mauritanienne, à participer à l’échange interculturel entre la Mauritanie et les autres pays (…). Les recettes de deux concerts, ont révélé les organisateurs, seront entièrement reversées à des œuvres de bienfaisance. Aussi outre le fait de favoriser l’échange et le développement de la culture mauritanienne , Sakam production espère , par le biais de cette action , combattre la pauvreté et la misère en aidant les populations pauvres et vulnérables des quartiers périphériques de Nouakchott , lutter contre le chômage en mettant en place par exemple des ateliers de couture ou teintures , favoriser l’émergence d’un nouvel esprit de citoyenneté à travers des actions de sensibilisation sur la délinquance »(sic). Contrat de collecte et de traitement des déchets de Nouakchott (Mauritanie) : 

Le site ‘‘Actualités News Environnement (France)’’ évoque les états financiers du Groupe PIZZORNO Environnement. Et le site de poursuivre, « le chiffre d’affaires du Groupe PIZZORNO Environnement s’établit, au troisième trimestre 2009, à 46,96 millions d’euros, et est par conséquent en croissance de 15% par rapport à la même période de l’exercice précédent. Le groupe PIZZORNO enregistre pour les neufs mois, un chiffre d’affaires de 124,76 millions d’euros, contre 120,24 millions d’euros au 30 septembre 2008, soit une progression de 4%. Il faut noter que l’activité du troisième trimestre 2009 a été marqué par une réduction des volumes de déchets traités en France, un accroissement des tonnages pour le contrat de collecte et de traitement des déchets de Nouakchott (Mauritanie), le démarrage fin juin 2009 de nouveaux contrats en France (collecte du 15ème arrondissement à Paris et contrat d’intervention rapide sur Lyon), le démarrage de nouveaux contrats majeurs au Maroc (Settat, FniDeq, M’Diq et Ifrane), et enfin, le lancement des prestations de propreté urbaine de l’Avenue des Champs-Elysées ». Décentralisation : un vœu pieux intitule le quotidien Biladi.
« Le Terme est vraiment à la mode dans les pays sous-développés. La Raison est pourtant simple : les bailleurs de fonds, après l’échec de tous les efforts d’aide de la Communauté internationale aux pouvoirs centraux pendant les décennies qui suivirent les indépendances, ont décidé de favoriser, cette fois-ci, les parties périphériques du pays concerné dans la nouvelle approche qu’ils ont appelée ‘‘ la décentralisation’’. c’est -à- dire l’éclatement du pouvoir des administrations centrales au profit des représentants des populations locales (…) Si on regarde à côté de nous, dans notre sous région ouest africaine, on constatera aisément la différence , en matière de développement , entre les pays qui avaient opté pour une décentralisation intégrale et ceux qui sont restés braqués sur l’ancien modèle qui ne rapporte rien . Surtout pas l’aide internationale. Dans ce domaine, nous avons devant nous l’exemple du Mali où il y la liberté d’action des structures communales. Ces dernières attirent beaucoup de financements et font beaucoup de réalisations palpables dans l’intérêt des populations. Au moment où on parle de transparence et de lutte contre la pauvreté chez nous, il est difficile que ces thèmes ne soient pas accompagnés d’une véritable liberté d’action des conseils municipaux , constitués pourtant d’élus du peuple censés le représenter, en tout cas, plus que n’importe quelle personne ». 

Démission :  « Le maire d’Ajoujef(Adrar) Mohamed El Moctar Ould Amar, a l’intention de démissionner de ses fonctions municipales et de geler sa qualité de membre de l’Association des Maires du Nord. Une attitude qui interviendrait suite à des fortes pressions auxquelles est soumis l’élu de la part de hauts responsables de l’Etat. L’homme aurait tenu lesdits propos : je ne veux pas priver les habitants d’Ajoueft des aides au développement ». Martèle le journal l’authentique dans sa rubrique  »carnet » . La même information est mise, également, en ligne par l’Agence Nouakchott info. On peut lire ainsi « Ould Hmein Amar a indiqué qu’il présentera sa démission dimanche 10 janvier devant l’autorité administrative ».    Source : www.cun.mr 




Revue de presse urbaine par Mohamed Fouad Barrada

30122009

 

 Dans sa livraison d’aujourd’hui,  l’authentique  souligne dans une dépêche  la signature  d’un protocole d’accord entre  les maires de Mauritanie et du Congo.  Le  journal  Nouakchott info  reprend, aussi,   l’article  sur  le protocole d’accord  entre l’AMM   et l’AMC  déjà publié  dans   le site cun.mr  en mentionnant la source : CUN. Le rénovateur souligne, dans la même veine, qu’un accord a été  paraphé   dans sa rubrique FOCUS, sous le titre :   la CUN signe un protocole d’accord. 

- L’assainissement de la ville de Nouakchott,  titre, par ailleurs, le  quotidien de Nouakchott du 29 décembre 2009. On peut lire ainsi : « une centaine de camions-bennes, bulldozers et tracteurs, flambant neuf, frappés du slogan « Nouakchott ville propre » traquent partout les immondices. Cependant, faute d’un changement de mentalité des populations, il va être difficile de mener des actions véritablement pérennes. Là est tout le défi à relever pour les pouvoirs publics et la société. Il faut que les populations comprennent qu’une gestion pérenne des déchets a aussi des répercussions économiques, car la santé coûte très cher aux familles Car, malgré les efforts consentis, le comportement du citoyen est tel qu’il faut une approche de proximité, pour l’amener à changer d’attitude quant à la gestion de son environnement. Selon le chargé de communication de la société, M. Diop Mamoudou, instruction a été donnée par Claude Desrousseaux directeur général, pour qu’une campagne de proximité soit engagée dans les différents quartiers des neufs communes d’arrondissement de Nouakchott, en vue d’amener les populations à s’approprier de la gestion de leur environnement.  C’est dans ce cadre, qu’un premier jalon a été posé dans un quartier d’El Mina, non loin du garage Arafat, samedi 26 décembre 2009 dans la matinée. La réunion a regroupé des représentants de Pizzorno, ceux de la commune d’El Mina et des jeunes, femmes et adultes du quartier ciblé. A l’issue des discussions, un chef de quartier, M. Mélaïnine, un ancien banquier a été désigné » (idem) 

 

Horizon   

 « L’assemblée  Nationale adopte  le projet de loi portant assurance maladie. Le projet de loi a pour objet d’élargir  la base des travailleurs bénéficiaires en incluant, outre ceux de la fonction publique, les personnels  des établissements publics et les entreprises à capitaux publics. Il élargit également la base de l’assiette des contributeurs ». (NDRL du 30/12 /2009). 

-Hodh EL Gharbi, plaidoyer sur la participation de la femme à la gestion des affaires de la Communauté: «  Une journée de plaidoyer et de sensibilisation sur la participation de la femme à la gestion  des affaires de la Communauté au profit de notabilités, d’élus  et de représentantes des Coopératives féminines de  Tamchekett  s’est ouverte mardi à Aïoune .»(Idem).   

-Le journal  évoque, en outre,   la validation du projet de gestion des déchets dangereux en Mauritanie.   

www.cun.mr




Éducation

23122009

 

  

Refonder la chaîne de l’apprentissage 

 

Entre les enseignants qui ont baissé les bras, un ministère gangrené par les conflits internes, et des instituts privés, qui tiennent plus lieu de commerces, l’éducation scolaire est dans un cercle vicieux mille fois dénoncé. De plus en  plus de voix de la diaspora élèvent pourtant des propositions originales, associatives, concrètes pour au moins proposer des voies de sortie de ce marasme. Perspective. 

 

«L’idéologie politique et identitaire a primé dans le débat sur l’éducation nationale, ces dernières années, sur toute autre considération liée aux programmes et aux moyens de remettre les enfants en selle. Nous avons lamentablement échoué.» Ce constat simple, cru et très dur, est fait par un cadre du ministère de l’éducation national. Et il illustre parfaitement le sentiment général de la majorité des parents, et de quelques professeurs.

On attend encore les fameux états généraux de l’éducation nationale pour (encore) écouter de nouvelles propositions pour relancer la machine, qui est plus que grippée. En attendant, une nouvelle année avec toujours les mêmes constats: Un taux d’absentéisme des professeurs toujours aussi élevés dans le public, car jonglant encore autant entre les cours dans le privé et le public; l’éternelle dichotomie schizophrénique entre matières en arabe et français, encore plus accentuée par la réforme de 1999, qui atteint cette année son paroxysme avec le passage du baccalauréat de cette génération d’élèves, qui ont appris toutes les matières littéraires en arabes, et les scientifiques en français. «Un non-sens évident, qu’il est étonnant de ne pas encore voir sérieusement remis en cause, d’autant que la plupart des hauts-fonctionnaires et des pseudo idéologues de cette réforme, ont leurs enfants dans  les écoles privées francophones!» se plaint un professeur de philosophie.

 

Tirer l’enseignant vers le haut 

 

A côté de cette crise liée à la structure même de notre éducation nationale, celle-ci est accentuée par une qualification et une motivation douteuses du cœur du système: l’enseignant.
«L’écrasante majorité des enseignants du primaire ont un niveau d’éducation inférieur au baccalauréat. Nombreux de ceux qui enseignent a un niveau secondaire n’ont pas la maîtrise et/ou sont en charge de disciplines pour lesquelles ils ou elles n’ont pas été formés, comme ce titulaire de maîtrise d’économie qui enseigne la physique. Pour tous, sauf peut être les professeurs d’université, la paye est dérisoire. Dans les années soixante et soixante dix, les enseignants étaient les mieux payés de la Fonction Publique, bénéficiait d’un emploi décent socialement reconnu et prisé par une bonne partie de la population éduquée. Un traitement favorable qui compensait en grande partie le niveau de qualification des enseignants et qui a permis aux générations post indépendance de bénéficier d’une éducation qui n’avait rien à envier a celle des pays de la sous-région.» peut-on lire sur le forum internet de Mauritania project, cette ambitieuse organisation de la diaspora Mauritanienne qui se donne pour objectif d’éclairer l’opinion et les décideurs sur les questions de bonne gouvernance, de rationalité budgétaire, de développement humain et de justice sociale.

 

Un ministère amorphe 

 

Les dernières déclarations du ministre de l’enseignement fondamental, Ahmedou Ould Di Ould Mohamed Radhi, ne vont pas pour rassurer en ce sens, car si les constats rejoignent la plupart des critiques effectuées, les solutions pour les régler sont à des années-lumière: «…Les mesures prises en faveur des élèves visent à créer un espace pédagogique marqué par la concurrence positive et ce en adoptant un prix national pour les premiers dans les épreuves nationales et en organisant des cours de rattrapage pour les moins brillants en vue de limiter la déperdition scolaire. Parmi les mesures prévues en faveur des instituteurs, l’amélioration de leur niveau matériel et moral et la formation continue, et ce en révisant tous les textes relatifs à la vie matérielle et professionnelle de l’enseignant afin de réhabiliter cette noble profession dans tous les milieux sociaux et officiels. Quant aux parents d’élèves dont le rôle est unanimement reconnu, ils sont appelés à redynamiser leurs associations pour accomplir leur mission dans le suivi des études des enfants.» En dehors de l’habituel saupoudrage financier pour les enseignants, les efforts sont essentiellement demandés aux élèves les «moins brillants»; or il ne s’agit pas de cela. «Ce n’est pas une question de cette nature qu’il faut soulever; il n’y a plus de vrais élèves, il n’y a plus de soif d’apprendre de leur part, et c’est cela qu’il faut rallumer comme étincelle, autant chez eux, que chez les parents, car les associations de parents on le sait ne servent strictement à rien. Il faut faire du cas par cas.» analyse un directeur d’école privée.

 

Impliquer les parents, motiver l’élève 

 

Considérant donc toute cette génération comme quasiment sacrifiée, des constats se sont imposés aux yeux de quelques éléments de la diaspora impliqués dans cette crise. «En dehors de cette réforme atterrante de 1999, les trois éléments à redynamiser sont l’implication des parents dans le processus d’apprentissage de leurs parents, la motivation de l’élève, et la remise au cœur du système, de l’enseignant.» constate, Amadou, un jeune étudiant mauritanien «maîtrisard», en France, actif dans le milieu associatif. Pour ce qui concerne les parents, il s’agit de les impliquer davantage dans les études de leurs enfants, à travers un contact constant et régulier avec un étudiant ou un élève brillant, en charge bénévolement de cours particuliers, pour l’élève en difficultés scolaires.

En complémentarité avec les dispositifs existants, la ou les structure(s) qui s’occuperaient de ce bénévolat, «proposerait l’intervention d’un étudiant qui accompagnerait un jeune dans une approche transversale, centrée sur ses difficultés et ses besoins, englobant et dépassant le cadre scolaire (problématiques de manque de motivation, de confiance en soi, d’ouverture culturelle, déficit d’autonomie…).» soutient Amadou.

Cet accompagnement se déroulerait justement en priorité au domicile, afin de favoriser le lien avec sa famille, tout au long de l’année scolaire, à raison de deux heures par semaine (soit 60 heures de bénévolat par an). Le lien unique qui se noue entre le jeune –au-delà de son statut d’élève- et l’étudiant bénévole, produit des effets : des changements sont observés notamment sur l’estime de soi, l’ouverture culturelle mais aussi le travail scolaire et la relation à l’école.

 

MLK 

bibliothèque où l’enfant choisit ses livres avec l’étudiant. Chaque semaine ces temps permettent, au travers de lectures et d’actions ludiques, d’accompagner l’acquisition du langage et d’appréhender les objets culturels avec plaisir. Pour épauler l’enfant au moment charnière de l’entrée au cours préparatoire l’accompagnement pourra se poursuivre au CP (c’est-à-dire se dérouler sur l’année civile de janvier à décembre).

Enfants scolarisés en primaire. La priorité est donnée à l’accompagnement des enfants en CM2 afin de les soutenir à ce moment déterminant de leur parcours que représente le passage en collège et l’apprentissage des codes du collège. L’enjeu de cet accompagnement est le développement de capacités d’adaptation et d’autonomie. Il pourra se dérouler sur l’année civile de janvier à décembre afin de suivre l’enfant du CM2 à son entrée en collège.

Adolescents scolarisés au collège : l’accompagnement vise prioritairement les jeunes en 3eme/2eme. Afin de les aider notamment à faire émerger leur projet d’orientation en se projetant dans l’enseignement supérieur et le monde professionnel. L’accompagnement est axé sur la découverte des ressources du territoire et comprend des sorties régulières (bibliothèque, points information jeunesse…).

Mise en oeuvre

Partenariat

L’action est systématiquement mise en oeuvre et pilotée avec tous les acteurs éducatifs du territoire ( dans l’avenir) : collectivités locales, structures socioculturelles, services de l’Education Nationale, établissements d’Enseignement Supérieur.

Un dispositif structuré est mis en place sur chaque territoire :

o Un projet coordonné par un salarié de l’association

o Un comité de pilotage local.

o Une adaptation du projet aux spécificités locales.

Formation / suivi des étudiants bénévoles.

- Une formation en trois modules est dispensée pour chaque bénévole.

- Il reçoit également un livret d’intervention, des outils de suivi, des fiches de bilan,  du matériel pédagogique à la demande.

- A tout moment, il peut contacter un référent  de l’association. Des temps d’échanges formels et informels lui sont régulièrement proposés

Source : La Tribune n°480







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