Faits divers de La Tribune

12042010

Mauritel Carrefour 

Le  chef d’agence  en prison 

Mohamed Salem Ould Mahmoud, chef d’agence de la Mauritel située au carrefour Madrid, a été arrêté le 25 mars dernier par au commissariat de police d’Arafat I. Motif : une affaire de 75.000.000 UM suite à  une plainte déposée par la direction de la Mauritel. 

Après interrogatoires et enquêtes, différentes sources concordantes ont indiqués que seul le chef  d’agence est responsable de la disparition de cette importante somme a-t-on appris de sources policières. Après consultations des deux parties, le chef de la section de la police judiciaire du Commissariat de police d’Arafat I, a fait son procès verbal qui sera paraphé le Commissaire. 

Le 29 du même mois, Mohamed Salem est déferré  devant le Procureur de la République qui le renvoie au juge d’instruction qui à son tour le renvoie au commissariat.
La Mauritel informée de ce qui s’est passé, riposte et fait pression selon nos mêmes sources pour que son argent soit remboursé en entier ou le suspect va en prison. La deuxième solution a été adoptée. Déféré une seconde fois le lendemain vers 10heures au parquet, le Procureur de
la République lui délivre un mandat de dépôt à la prison de Dar Naim. Ses parents ont cherché à régler l’affaire, mais la façon proposée n’est dans l’intérêt de la société de téléphonie a indiquée une source proche de
la Mauritel. 

El Mina : Le voleur de l’agence Mauritel appréhendé ! 

L’agence de la Mauritel d’El Mina a été cambriolée dans la nuit du jeudi 25 Mars dernier par un multirécidiviste du nom de A.Bâ très connu par les policiers, les juges et les gardiens de prisons. Le malfrat avait emporté une valeur de 3.000.000UM de cartes de recharge toutes séries confondues. La société porta plainte conte X et des enquêtes sont menées par la police et la société à son niveau a procédé par le codage de certaines cartes et le blocage des autres. 

 A. Ba, gratte quelques cartes, charge son portable et passe quelques appels et le centre de contrôle des émissions d’appels repère le lieu où il se trouve et file l’information à la Brigade Recherche d’El Mina II, ont indiqué des sources proches des deux milieux. Sur la base des informations reçues de la part de la société, les éléments de la police mettent la main sur le malfrat qui était sur le chemin de liquider une partie des cartes et le reste était gardé dans sa piaule. Amené au commissariat de police et remis au chef de la section PJ dudit commissariat, ce dernier l’interroge et recueille toutes les réponses et rédige son procès verbal et le déféré au parquet de
la République. 

Après lecture du procès verbal de la police et de son déferrement, le  juge du 5e Cabinet l’entend avant de l’envoyer en prison. 

 

Dar Naim : Arrestation d’un présumé terroriste 

Mohamed Lemine, la trentaine, soupçonné d’appartenir à un réseau de terroristes a été délogé par une unité de la police anti-terroriste mercredi passé dans le quartier de Tensouweilim sis à Dar Naim. Les services de sécurité ont été déployées dans la zone où il a été arrêté il y a de cela quelques semaines a indiqué une source sécuritaire. Cette arrestation est survenue quelques heures avant une tentative d’enlèvement d’un couple français, par deux jeunes enturbannés, non loin du centre culturel français dans la matinée du jeudi 8 Avril courant. L’intervention d’une unité motorisée de la police stationnée à quelques mètres de l’ambassade qui a ouvert le feu sur les assaillants a permis de sauver le couple. Une chasse poursuite a été lancée par la même unité, mais selon nos informations les présumés terroristes n’ont pas été appréhendés et la traque se poursuit. 

Sebkha : Deux amis ivres arrêtés et expulsés ! 

C’est lors d’un contrôle que les limiers de commissariat de police Sebkha II, ont mis la main sur Moustapha Gaye dit Tapha chauffeur de taxi Mercedes blanche immatriculée…accompagné de son fidèle ami, Chérif MBaye , à qui il passe souvent son taxi pour « sirou », s’il est fatigué. Les deux amis sentaient l’alcool et ils étaient ivres. Transportés au commissariat où ils ont été mis en garde à vue pour être déferrés le 5 du mois courant, au parquet, le Procureur de
la République opte de les expulser pour l’autre coté du monde.

Par Aboubekrine Ould Sidi

Source : La Tribune n°497 

  




Les Echos de La Tribune : Quelle folie ?

29032010

Par  Mohamed Fouad Barrada   

 

Une frange  de la population mauritanienne est touchée  par la maladie mentale, soit 88.000 (selon l’OMS) dont  5600 personnes sont prises en charge.  

 « Sur l’ensemble du pays, on ne  trouve  que 4 psychiatres  et 10  psychologues pour une population de plus de 3 millions d’habitants. Ainsi, il existe une réelle insuffisance de dépistage, de diagnostic, et de prise en charge de l’adulte (+ de 18 ans) », note  un  récent rapport intitulé   le projet  ‘‘pour une meilleure offre de soins en santé mentale sur la Communauté Urbaine de Nouakchott’’. Et dans le cadre de  certaines prises  en charge,  « des personnels  soignants ayant acquis sur le tas leurs compétences et proposant des soins, soit inadaptés aux besoins des malades, soit   insuffisants car restreints à l’administration de neuroleptiques. Ces dernières ne sont d’ailleurs pas toujours utilisées à bon escient, selon les difficultés d’approvisionnement et d’accessibilité pour les patients » (idem).  

A cela s’ajoute, évidemment,  une carence au niveau du dépistage précoce, du diagnostic et de la  prise en charge  médicale, psychologique et sociale  de l’enfant (0-18). 

L’exode rural, la mondialisation, l’urbanisme incontrôlable, le  brusque changement du mode de vie des mauritaniens,   la défragmentation du tissu social due à la pauvreté, la faiblesse du pouvoir d’achat,  l’appauvrissement des fonctionnaires de l’Etat et la  presque disparition de la classe moyenne   en sont des explications parmi tant d’autres. 

Les  diagnostics sont alarmants et  choquants. Rapprochez  vous du professeur Dia,  le premier psychiatre du pays, il va vous donner, certainement,  des   pronostics  plus pointus, plus élaborés.  À l’époque disait-il, au cours d’une réunion de travail, «  il y avait  des assises  entre les familles de malades mentaux et  des professionnels issus  de différents structures sanitaires de l’Etat ». A l’époque, « on célébrait la journée mondiale de la santé mentale ». 

Présentement, les malades mentaux sont, pratiquement,  exclus de tout accompagnement, de tout soin.  Leur  situation est dramatique pour ne pas dire catastrophique. Ces malades,  qui ignorent, pourtant,  tout sur leurs maladies,  sont  à la merci de la destinée des inconscients-conscients. Etre atteint d’une maladie  mentale  dans cette partie du globe,  c’est être  condamné à vivre  l’état de la domination de l’inconscient  loin de l’œil visible des voisins ou du professionnel,  et si  cet état mène vers  l’agressivité, la solution serait , tout simplement, de  ‘lâcher’ le patient  errer dans la nature ou plutôt dans  les rues et les avenues des grandes villes, après, bien sûr, que les  charlatans en sous- tirent des gros montants  ou quelques  sous  auprès de la famille du ‘sujet’ .  D’autres parents plus inhumains, notamment comme ceux  qui ont  déjà   délaissé, après leur déménagement, leur patient, abandonnent, eux aussi,   vraisemblablement  des   malades  enchainés dans des  maisons sans nourriture, ni boisson  pendant des jours et des jours.  

Subséquemment,  un fait marquant,   fut  signalé, se manifestant par une ‘phénoménologie’ de la  folie  affectant   toute une famille : le père, la mère, les enfants. Tout ce monde est touché, malheureusement,  par un déséquilibre mental. Il s’agit là, d’un arrêt sur une situation bouleversante  voire révoltante interpellant  tout un chacun. 

m_barrada@yahoo.fr     

Source : La Tribune n°494   




Les Echos de La Tribune : Femmes !!!

25032010

Par Mohamed Fouad Barrada  

Lorsque  j’ai  écrit (voir la Tribune n°491)  que  la liste des  femmes de valeur en Mauritanie, laquelle a été   abordée dans une tentative de rendre hommage à  certaines parmi  elles,  n’est  point  exhaustive, tant s’en faut, et qu’elle reste bel et bien  restreinte et incomplète, une réaction objective  m’a été transmise dont voici les passages  saillants:    

« Quiconque ne saurait lister  les femmes humbles, valeureuses et courageuses qui continuent de bâtir quotidiennement le pays et qui  ne cesseraient guère de faire partie des plus justes de cette nation,…!
- de ma mère, qui dès l’aube et après avoir rempli ses prières, égrenant son chapelet,  s’embarque dans un vieux taxi qui aurait, pratiquement, le même âge qu’elle en direction de la plage des pêcheurs. Là, elle remplit sa grande bassine de poissons que nous aimions bien retrouver au repas de midi. Elle s’installe au carrefour pff!! Pff !, disputant une place avec les mouches, d’autres bestioles et des ânes, pour vendre dignement ses poissons sous l’œil du poulet-de-flic véreux et de l’agent communal vicieux, la menaçant par intermittence au travers des taxes et contraventions fictives et virtuelles …
- de ma sœur qui, à force de gratter la terre, a fini d’enlever de la terre la graine nourricière à l’aide de ses mains calleuses ;
- de toutes ces femmes, qui dans un monde gouverné par l’hypocrisie du genre  masculin et la misogynie, ont su redonner à la femme la place qui lui devait pour nous montrer le chemin de l’honneur…»   

Ainsi, un  deuxième commentaire m’a été  ‘communiqué’, dans la même lancée, sous forme, cette fois-ci,  de chronique  ‘De fil en aiguille’ du Quotidien de Nouakchott, quel beau style, quelle cohérence, en un  mot, je suis ébahi.  Sans compliment, j’avais, tout simplement, raison : Maryam Brodowski-Bâ  attire, incontestablement, l’attention au sens positif du terme.  Lisez seulement ce  qui suit :   

« Souvent j’évoque combien je regrette de ne pas avoir moi-même enfanté…  

Lorsque je rends visite à une famille dont les enfants me connaissent, je n’ai pas de plus grand bonheur que de les voir se précipiter vers moi les bras ouverts et les entendre de joie hurler mon nom… Sentir leurs petits bras autour de mon cou… Me fait l’effet de posséder toute la tendresse du monde…  

Cette réflexion dans ” La Tribune ” me donne l’occasion de rappeler une fois de plus ce qu’est une mère. Où tout au moins telle que je la vois (et heureusement je ne suis pas la seule !) Depuis que le monde existe la mère a une place incomparable dans les différentes sociétés. Elle est le pilier irremplaçable d’un foyer. Celle qui règle la majorité des problèmes, qui soigne, console, écoute, conseille, protège, arrive à prévoir ” l’imprévisible ” … Et peut encore bien d’autres choses car, je suis désolée Messieurs si pour une fois je vous semble ” féministe “, la femme possède une énergie, une force et une disponibilité qui vous font très souvent cruellement défaut(…)  

Ne vous y trompez pas, j’ai, même si c’est sous une autre forme que la majorité de mes semblables, un très grand sentiment féministe et je voudrais que mes consœurs arrêtent de vouloir être des ” hommes ” et à réclamer sans discernement l’égalité des sexes… Croyez moi Mesdames Dieu nous a créé ” inégalables ” et jamais les hommes n’arriveront à notre niveau… Le travail que nous faisons et ferons encore… Nous sommes les seules capables de le faire… Mais nous avons besoin des hommes pour nous aider… Ils ont eux aussi une sensibilité et déjà assez de mal à se retrouver dans le monde actuel, Alors prenons les tels qu’ils sont, agissons avec diplomatie… Ne les bousculons pas trop …»  

   

m_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune n°492 




Ahmed, Métier : veilleur de nuit à Tevragh Zeina

25032010

La nuit : moment privilégié, moment du repos mérité après une journée de travail. La nuit : moment unique où se dévoile tout ce qui est caché, moment de passage de témoin  entre un monde qui s’endort et un autre qui s’éveille. Il y en aurait, de belles choses à vivre la nuit ! Et pourtant nous sommes ailleurs. Mais d’autres (chanceux) vivent ces choses. Ils ont l’air de rien, ils cachent bien leur jeu, mais trimbalent, dans leur mémoire des souvenirs d’aventures nocturnes bien riches. Eux, ce sont nos chers gardiens de nuit, de véritables chauves-souris. Rien ou presque ne leur échappe, et surtout pas les gaffes des résidants du quartier hupé de la capitale. Des gaffes qui sont, il faut le reconnaitre, assez nombreuses et qui menacent parfois la quiétude et le calme nocturne de Tevragh Zeina.

Quand nous lui avons demandé comment était la vie nocturne à Tevragh Zeina, Ahmed la quarantaine à peine, nous répondit le sourire aux lèvres, en nous disant d’un Hassaniya quelques peu brouillé « vous savez, c’est un quartier où n’habite que la bourgeoisie alors vous pouvez imaginer un peu le calme qui prévaut le soir après le coucher du soleil même si certaines gaffes de jeunes viennent très souvent perturber cette quiétude. On ne peut pas en vouloir à ces jeunes fougueux.» L’humour d’Ahmed est loin d’être gratuit, cela fait une dizaine d’années qu’il est gardiens de nuit à Tevragh Zeina, les gaffes et les dérapages, parfois mortels ,il en a vu de toutes les couleurs. Son souvenir le plus mémorable est sans doute cette altercation qui avait mal tournée  et qui  avait coûté la vie à un boutiquier. Les deux jeunes auteurs de cette forfaiture s’enfuirent avec leur butin, le boutiquier lui, succombera à ses blessures quelque temps après, à l’hôpital. Ironie du sort, l’un des responsables de ce braquage mourra un peu plus tard dans un accident de la route et son ami se retrouvera avec sa victime au service des urgences. Cette expérience tragique, Ahmed s’en souviendra sans doute toute sa vie et depuis lors, il ne peut s’empêcher de mettre en garde chaque « oiseau de nuit » qu’il croise, avant que celui-ci n’aille faire sa ronde. « J’ai des enfants moi aussi ;  ce qui est arrivé à ce jeune-homme aurait pu arriver à n’importe lequel de mes enfants alors je me mets un peu à la place du parent et je leur demande juste de faire attention. Les jeunes ne pensent qu’à  s’amuser, ils ne sont pas assez prudents… Cette envie de se distraire, les emmènent souvent à commettre des actes criminels », confie  Ahmed avec des airs paternalistes. Mais de ses nuits de veilleur, Ahmed ne garde pas que des souvenirs amers, et on s’en doute bien. Les meilleures nuits, il les a vécues les soirs de saint valentin, à l’heure où les tourtereaux se retrouvent pour partager un peu d’intimité. « C’est très distrayant de voir tous ces jeunes…  c’est amusant de voir comme ils sont romantiques des fois. » c’est alors que de son chapeau, Ahmed nous sort une belle anecdote : « l’année dernière, un jeune couple se disputait ; le garçon se sentait coupable. Ne sachant que faire il est allé, a cueilli tout ce qu’il pouvait trouver comme fleur des arbres qui se trouvent dans les maisons environnantes, et en a fait un bouquet qu’il a offert à la fille. Peut-être parce qu’elle était prise au dépourvu, ou alors que les phrases qui ont suivi ont racheté la faute du ‘coupable’, la fille a accepté le cadeau et tout allait mieux après ». Ahmed était le témoin privilégié de cette scène, comme il l’a été, malgré lui, pour tant d’autres évènements moins romantiques et surtout, plus tristes, et qui ont vu, des fois, le prince charmant se prendre une gifle à la place  du traditionnel bisou entre amoureux. Tout ce temps, notre Ahmed riait dans son coin, mais faisait semblant de dormir. Vieille ruse de gardien.

Momme DUCROS




Baba Maal: Président d’honneur du bureau mauritanien pour la promotion de la musique

12032010

 

 

Vendredi 12 mars, vers 18 heures, une voiture 4X4 ralentit devant le siège du BMPM (bureau mauritanien pour la promotion de la musique). De la voiture, descend la star de la musique sénégalaise, le roi du yela, Baba Maal. Hawa Djiméra, cantatrice mauritanienne, entonne la chanson de bienvenue. A l’accueil, Ahmed Ould Abba, président du BMPM et plusieurs autres grands noms de la musique traditionnelle mauritanienne.

Baba Maal en tournée en Mauritanie, a été l’hôte du BMPM. « Quand nous avons appris que notre frère est arrivé chez lui, nous n’avons pas hésité à prendre contact avec lui et à l’inviter pour discuter de notre patrimoine communs » lance Ahmed Ould Abba à l’adresse du Roi du Yela.

Baba, a ajouté Ould Abba, « a trouvé la bonne recette face à la mondialisation uniformisante qui menace les cultures africaines. » Toujours s’adressant à Baba, il a dit : « Vous avez pu vous imposer, imposer votre art dans le monde entier. Nous en sommes fiers. » Ould Abba a ensuite présenté à Baba Maal « deux tresors humains vivant » de la musique mauritanienne : Sid ‘Ahmed Ould Ahmed Zeidane et Sidaty Ould Abba. 

Réponse de Baba Maal : «Je vous félicite car au-delà de la culture, vous contribuer au développement. Il ne peut y avoir développement sans l’avant-garde d’hommes et de femmes de culture. La Mauritanie m’a beaucoup bercée. Je suis de Podor. En face, il y a Lixeiba. J’ai traversé. A Podor, la moitié de la population parle Hassaniya. Ma propre maman parlait cette langue.

J’ai été accompagné par beaucoup d’artistes mauritaniens dont Dimi Mint Abba. Je suis très fier de votre Bureau car pour aller de l’avant, il faut s’organiser. Je suis prêt à vous accompagner, à mettre mon talent, ma voix…à votre service. En Mauritanie, il existe un creuset culturel immense que l’on ne trouve nulle part en Afrique. Face à la mondialisation, pour avoir sa place, il ne faut pas perdre son identité. »

Séance tenante, le roi du yéla a été désigné président d’honneur du BMPM. Il a accepté l’offre et s’est dit honoré.

Le BMPM regroupe plusieurs figure emblématique de la musique traditionnelle mauritanienne qui œuvre à la valorisation du patrimoine culturel de leur pays.

Khalilou Diagana
Pour Cridem 




Les hommes et les places publiques « KORO » au soninkara :

12032010

Les hommes du Haire n’avaient pas l’habitude de rester enfermés dans leurs maisons après avoir effectué la besogne quotidienne. Ils se réunissent dans les places publiques qu’on appelle « kora » (mirador) ou au marché pour discuter des sujets touchants directement leurs problèmes (mariage, récolte, première pluie, éducation, voyage …..).

Les animateurs étaient les messagers d’hier, destinés à demain, qui avaient l’unique rôle de transmettre les messages d’hier. Aujourd’hui le « kora »à tendance de perdre sa valeur ou est en voie de disparition du fait de la mort de beaucoup de ses animateurs dira Kodo Samba Soumare. Les vieux du village en racontent les souvenirs sur ces « Koro »et regrettent que leur peuple ait ignoré l’écriture.

Ce peuple pouvait mettre en place toute une philosophie, une littérature, car les problèmes soulèves sur ces « Koro » sont d’une importance et d’une utilité remarquables. Le sage peulh Amadou Hampaté Bah va clore le débat en disant cette mémoire orale ne cesse d’un relever les valeurs et la richesse du continent africain.

De la est née une œuvre considérable, située au carrefour de l’oral et de l’écrit : « quand j’écris, disait-il c’est la parole couchée sur le papier ».

Soumare Lassana dit Gaye  




Faits divers de La Tribune

1032010

ARAFAT : 

Saleck, de laveur à voleur de véhicules ! 

Saleck,  jeune laveur de voitures au Poteau 6 du quartier Arafat avait habitué ses clients à des sourires inspirant confiance. Il s’acquittait de son travail correctement.  Il n’avait pas de fréquentations douteuses. Ce qui le mettait au dessus de tout soupçon. Ne connaissant que son boulot  et gérant modestement sa vie, il gagnait entre 3000 et 5000UM par jour. De quoi satisfaire ses obligations quotidiennes et faire des économies. 

Trois mois après son mariage avec une jeune fille, Saleck commence à se métamorphoser. Il se fait des amis qui viennent régulièrement  prendre du thé dans son lieu de travail à son domicile. Sa jeune épouse constate chez lui un comportement nouveau. Elle en fait la remarque à son mari. Ce que celui-ci  balaie d’un revers de la main. Il finit par  intégrer un groupe qui est spécialisé dans le vol de véhicules. Ses clients constatent aussi le changement négatif sur lui. Certains lui ont conseillé de se ressaisir mais le virus que Saleck a contracté était puissant. Il devient irrégulier au travail. 

Mercredi dernier vers 23heures passées, une Mercedes 200 est volée devant une maison à la hauteur de l’épicerie Gaza  à Arafat. Elle appartenait à un commerçant. Le lendemain au soir,  au nord de Nouakchott, Saleck est arrêté avec son groupe, indique une source policière. 

Selon le commissariat, Saleck et ses amis sont entendus  sur le vol du véhicule avant d’être déféré au parquet. 

Sa femme se rend chez le Cadi et demande le divorce. «  Je  n’accepterai jamais d’être l’épouse d’un voleur » a-t-elle rétorqué devant une grande assistance qui l’a vivement soutenue. 

 

Ghandahar : Vol chez un policier 

Il était midi ce jeudi  quand un groupe de voleurs a effectué une descente dans la maison de l’agent de police J.O.ML en passant par la fenêtre de la chambre à coucher. 

Pour y accéder, ils ont coupé la grille de la fenêtre avec une scie à métaux sans attirer l’attention des voisins qui suivaient un feuilleton à la télévision. 

Une fois à l’intérieur les malfrats sont tombé sur un important matériel  qu’ils ont emporté : un lecteur DVD, un récepteur, des habits neufs, des bijoux en or et garantie et une importante somme d’argent. 

Selon des sources proches de la victime, les malfrats sont partis sans être vus. 

Heureusement pour le policier que son arme (un PA) qui se trouvait sous son lit n’est pas parti dans le lot ont indiqué les mêmes sources. 

Le vol est effectué alors que le policier et son épouse étaient au travail. 

SEBKHA : Un multirécidiviste épinglé ! 

Ch.O.D, jeune ex-soldat reconverti en malfrat et drogué a été arrêté par une patrouille de la police aux abords du marché Tieb-Tieb le mercredi dernier. 

En le fouillant les limiers ont trouvé sur lui une quantité de chanvre indien et quatre paquets de comprimés Valium qu’il devait vendre à des drogués. Ces derniers ont pris la poudre d’escampette quand ils ont vu le caïd entre les mains des policiers. 

Dans les locaux de
la  BRB, le malfrat a été entendu puis déféré, nous a indiqué  une source sécuritaire. 

TEVRAGH -ZEINA : Une bande de malfrats écrasés !  

Au courant de la semaine passée,

la Brigade Recherche du Commissariat de Police de T.Z.1 a délogé une bande spécialisée dans le vol d’ordinateurs et de téléphones portables, de sacs de femmes et d’argent. Cette bande alimentait différents  réseaux en drogue et chanvre indien. 

Quelques ballots en jute de chanvre indien, pesant environ 200kgs  ont été trouvés dans leur demeure ainsi qu’un impressionnant matériel pour défoncer les portes et des séries de clés de voitures. 

Ces caïds qui sont au nombre de cinq et opèrent dans tous les domaines et dans toutes Moughataa de la capitale. Au commissariat de police de TZ1, ils ont été entendus avant d’être déférés au parquet de
la République. 

Selon une source policière le gang a été présenté dans l’émission télévisée « la police au service du peuple », la semaine dernière. 

TEYARET : Viol sur mineure suivi de grossesse : la victime indexe son beau-frère et son oncle 

L’affaire de viol sur la mineure, Soukeina B…, âgée seulement de 14ans, présentée au courant de la semaine passée à la brigade des mineures risque de passer au tribunal des flagrants délits, car elle a des allures d’inceste. Les personnes citées dans l’affaire par la jeune fille qui est enceinte ne sont autres que Baba C…, mari de la grande sœur de la plaignante, et Idi D…, petit frère de la mère de la victime. Mais seul le beau-frère s’est présenté à la brigade des mineures, l’oncle s’est fondu dans la nature et il est activement recherché par la police. Au cours de l’interrogatoire, la fille a précisé que son beau-frère avait abusé d’elle, alors qu’elle attendait auprès de ses enfants sa sœur partie à Sebkha pour un mariage. « Baba m’a réveillé et on a eu des rapports intimes », a confié la fillette sans préciser s’il  l’a forcée ou non. 

Quant à son oncle Idi, il l’avait invité dans sa chambre pour lui donner de l’argent pour faire ses préparatifs pour la fête. « Là, il abusé de moi en me menaçant avec une arme blanche », a-t-elle indiqué. 

Marché de
la Capitale : Un voleur de plaisir entre les mains de la police 

A. O est un vendeur de voiles style Tampon. Vêtu d’une bermuda et d’un tee-shirt, il avait souillé ses habits en pleine opération de vente au contact d’une dame. Il a été arrêté par une patrouille de la police dans le marché au moment où des jeunes voulaient le lyncher.   

Au commissariat, face au chef de la section PJ, l’obsédé sexuel, très détendu, a expliqué dans les détails son forfait. «Quand je me suis frotté contre ma cliente, ça m’a excité et je me suis laissé aller, pris par je ne sais quoi », déclare-t-il audacieusement. Il poursuit en confiant s’être rendu coupable. Ceci s’est produit mercredi dernier au marché de la capitale aux environs de 11heures. Le jeune obsédé a été libéré dans la journée du jeudi a-t-on appris de sources bien informées.

 Par Aboubekrine Ould Sidi

Source : La Tribune n°490




Droits de l’homme :

22022010

 Mission terminée pour la délégation de la commission de l’UA en Mauritanie 

  Une délégation de la commission chargée des droits de l’homme et des peuples de l’union africaine a terminé une  mission de promotion qui a duré du 9 au 17 février 2010 en Mauritanie. Conduite par Madame Rêne Alappin Guaoussou, présidente de la ligue des droits de l’homme et des peuples, cette mission a visité certaines villes de l’intérieur du pays.  Objectif : vérifier si les articles 45 et suivants de la charte africaine des droits de l’homme sont respectés. Ainsi que les articles 1 à29 que tous les pays signataires doivent obligatoirement respecter (comme les droits indivisibles – primordiales). Dans ce cadre les représentants de la commission  africaine des droits de l’homme et des peuples ont rencontré toutes les parties qui militent pour les droits de l’homme. La Commission National des Droits de l’homme, les organisations de la société civil, des hauts responsables  de l’Etat et des partis de l’opposition, etc. ont été contactés par cette équipe composée de Madame Soyata Maiga, avocate au barreau du Mali représentante de la ligue africaine des droits de l’homme et des peuples, de  Mohamed Béchir Khal Falah , sénateur des tunisiens à l’étranger et président de la commission chargé des défenseurs des droits de l’homme, des droits économiques, sociaux et culturelles en Afrique, de Chaffi Bakary,  juriste de nationalité béninoise mais basé à Banjul.  Ils ont « parcouru la Mauritanie profonde », selon les propos de la présidente de la mission. Pour voir les réalisations qui on été faites  en matière de droits humains à l’intérieur du pays et à Nouakchott. Au programme, une visite à la prison centrale de Nouakchott, aux centres de détention des femmes et des enfants en conflit avec la loi et le nouveau programme de construction de prisons plus décent pour les détenus.  Un projet  de construction et de rénovation des lieux de détention financé par le programme italien « Terre des Hommes ». Cependant la présidente de la ligue des droits de l’homme et des peuples, Madame Rêne Alappin Guaoussou  a déclaré n’avoir  pas hésité à souligner aux autorités concernées son constat sur «  la précarité et l’indécence  »des bâtiments dans lesquels sont détenus les prisonniers. 

Au cour de leur visite dans les différentes structures de détentions, les membres de la commission ce sont entretenus avec des prisonniers. Ces   dernier leurs ont fait part des divers problèmes  auxquels ils sont confrontés. Mauvais traitements et longues durées de détention sans être entendu par un juge sont le lot de la plupart des personnes incarcérées. Durant leurs entretiens avec certains militants des doits de l’homme, les membres de la ligue des droits de l’homme et des peuples ont été invectivés par Birame Ould Dah, le président de l’IRA (Mauritanie) qui les a accusés de «travailler de mèche avec  le gouvernement ». 

Autre incident notoire durant cette visite de la délégation : des journalistes locaux de la presse arabophone, parmi lesquels des correspondants de chaines arabes étrangères, s’en sont pris à Mohamed Béchir Khal Falah. Le  sénateur des tunisiens à l’étranger et président de la commission chargé des défenseurs des droits de l’homme, des droits économiques, sociaux et culturelles en Afrique,  a été la cible de protestations virulentes de la part de ces journalistes qui lui en ont voulu de ne pas s’exprimer en arabe. «Vous êtes arabe, vous parlez à des représentant de media arabophones qui vous ont posé leurs questions en arabe, vous êtes tenu de répondre dans cette langue», ont crié certains confrères avant de claquer la porte à la conférence de presse tenue la semaine passée. Côté officiels, le procureur  général de la république, le ministre de la justice, ont également rencontré la délégation. Selon la présidente de la délégation avec eux, ils ont  «discuté de tous les sujets sans tabou». 

Au menu : l’esclavage et  ses séquelles, le problème des déportés, le passif humanitaire, le droit de la femme, des enfants, des populations vulnérables et la non applicabilité des lois.   À travers   les  débats et les discussions la commission a pu s’informer  sur  ce qui a été réalisé en matière de droit de l’homme en Mauritanie. Pour  mieux s’imprégner de la situation  actuelle des droits de l’homme dans notre pays affin de pouvoir agir efficacement dans ce domaine. Définir ensemble les problèmes et les obstacles à surmonter. « Parmi ces obstacles les moyens humains et matériels sont les plus importants ».   En matière de droit de l’homme c’est un idéal permanent alors la commission des droits de l’homme et des peuples  au sein de l’union africaine cherche à  accompagner les gouvernements et les peuples dans leurs choix.   

Feinda Traore

Source : La Tribune n°489 




Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

22022010

Nouakchott ?  Nouakchott Au Carrefour de la Mauritanie et du Monde, voilà  un titre impressionnant d’un livre   qui vient d’être publié par une ‘chercheuse’ associée au laboratoire PRODIG  dénommée Armelle Choplin, elle  est  de l’hexagone  spécialisée dans les questions socio-urbanistiques du pays et  dont je vous livre quelques passages.   

Culturellement, et « contrairement  à toute attente, Nouakchott  est une ville  de  la négociation permanente, ce qui met à mal  la théorie d’Huntington ( la ville produit  de la rupture  mais également  de l’échange  les deux dynamiques  ne  sont pas contradictoires ni incompatibles mais bien inhérentes   au support urbain,  quand bien même les rapports sont déséquilibrés entre  les groupes sociaux).» A l’évidence apparente, la question  qui sous-tend  la  réflexion de l’auteur,   est de comprendre comment  se construit  désormais  une métropole  d’un pays  pauvre comme la Mauritanie  dans  un contexte néolibéral  mondialisé affecté par la montée du terrorisme et la violence.  

Sous l’aspect socio urbain, la chercheuse nous  décrit  une expérience personnelle   du terrain : « un dimanche  de novembre 2008, alors  que je me rendais dans l’une  de ces lointaines périphéries de Nouakchott pour  y conduire des enquêtes, je tombai de façon fortuite  sur un nouveau quartier qui n’est pas reconnu officiellement. Pourtant, elle porte un nom, donné spontanément  par les habitants : «  le quartier des sans fiche sans photo ». Le quartier s’appelle ainsi car les gens  qui y résident sont  eux-mêmes « sans fiche et sans photo.» En effet,  le quartier  est attaché au  6ème  arrondissement ; il ne se situe pas loin du cimetière de Pk 7, juste à 1 kilomètre de la place où nos morts dorment en toute sécurité juste à droite de la route bitumée passant devant le cimetière et  allant vers Rosso. 

Dans un autre passage   Armelle Choplin  brosse l’historicité  de Nouakchott  en  insistant sur  la caractérologie interraciale de l’espace urbain.   « Des interfaces de  natures différentes se superposent et se reconfigurent à Nouakchott ».  La première est d’ordre politique et liée  au statut que revêt Nouakchott. « En  tant que  capitale et ville, elle est interface entre politique et social, entre le centre et les marges socio-spatiales, l’élite dirigeante et les «résidus». La seconde interface est selon l’auteur géopolitique: «Elle est  même physique de prime  abord  puisqu’il s’agit d’un contact entre le Sahara et le Sahel, terme qui vient de l’arabe «sâhil» et qui signifie lui même  rivage». 

 Quant  à la dernière  interface,  Armelle Choplin la considère  comme étant    d’ordre spatial : «Nouakchott assure la jonction entre local et global et par conséquent entre  hinterland/ extérieur,  on shore / off shore, ce qui suppose l’intense échange, et ce à différentes échelles entre vaste  espace  extérieur et un territoire intérieur  quasi exclusivement rural et peu peuplé (….) Bien que  bâtie  sur l’atlantique , Nouakchott  n’est pas une ville littorale. Initialement  elle tourne  même le dos à la mer. Ce n’est  que récemment  qu’elle  a redécouvert  cette interface  terre/mer et les bénéfices qu’elle pouvait en tirer. » Sur la gestion de la cité, l’universitaire   dévoile  la personnification  du pouvoir en Mauritanie à travers le cas de la Capitale bien que jeune, elle regroupe le tiers de la population du pays  :  « ce sont  en effet  trois  échelons  de gestion urbaine qui se supposent et se concurrencent : l’Etat central, les agences  d’exécution de type agence  de développement urbain, directement  en cheville  avec la  Banque Mondiale , et à la Communauté Urbaine de Nouakchott . Plus qu’une décentralisation, il s’agit d’une déconcentration incomplète et imparfaite  des services de l’administration centrale.» 

A l’appui  de jugement  tantôt objectif, tantôt  subjectif,  la  géographe  française  n’évite guère  de  confirmer ou d’  affirmer  à maintes  reprises   la domination   d’une classe dirigeante, appartenant à un groupement spécifique, sur les autres composantes sociales et ethniques :  «Il a été dit au fil des pages combien la capitale est et demeure un espace géopolitique de toute première  importance, relevant du champ politique qui  la manipule  à travers  des projections idéologiques et symboliques (…)Certes, l’Etat  mauritanien est le moteur de Nouakchott mais il ne saurait être  ce deux  ex Machina  car il n’a pas la possibilité , ni même  la capacité de façonner entièrement  à son image. Seuls quelques espaces  sont réellement  sous influence, et en premier  lieu le centre  ville dans    lequel il s’efforce  de soigner la symbolique…»  

M_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune n°489




Nécrologie

21022010

IBRA WANE BIRANE  EL MAMY  N’EST PLUS 

Il fut un vrai ‘frère’. Il nous a quittés en laissant une place vide, sombre. Il décéda  le 18/02/2010 loin de chez lui, loin au fin- fond de l’Afrique, là bas en Côte d’ivoire. A peine  la cinquantaine, il s’en alla.   Autour d’un thé souvent dosé, fut  enrichissante la conversation avec  lui : de l’économique,  il brilla, de la politique,  il excella, de la rhétorique constructive, il innova.  Militant politique sans être enrôlé par les tracas humains, il eut  ses nobles convictions.  Ses amis, il les aima  avec effervescence et sans contrepartie. Généreux, humaniste. Militant des  droits de l’homme. Associatif dans sa démarche. Métisse hors norme. Il défendit  les causes justes, il fut, tout simplement,  un juste parmi les justes.  Egal à lui-même,  toujours avec   les plus faibles, les plus susceptibles. Aimable, instruit. 

Natif  de  moudjeria  en 1962, IBRA WANE passa son enfance et ses études primaires et secondaires  entre sa ville natale,  Kiffa,  Aioun  et Nouakchott. Ensuite, il entama après ses études au Maroc une formidable carrière en management.  Le gestionnaire qu’il  fut, sortant de la prestigieuse université de Fès en 1988, il occupa des hauts postes de responsabilité en matière de gestion et de comptabilité sans pour autant délaisser le droit des ayants droit.       

Que la famille Wane , Bâ, Ehl Vaten et l’ensemble des proches du défunt   reçoivent tous ici nos condoléances les plus attristées. 

 «Inna liLlahi wa inna ilayhi raji’oune».  

M. F Barrada 

 

 







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