Mes meilleurs souvenirs

17052010

 

 Invitée en tant qu’ancienne élève du Lycée National, je suis revenue après près de trente ans d’absence, sur ce lieu qui a représenté l’essentiel de mes centres d’intérêt pendant plus de trois longues années. Longues parce que riches, riches en apprentissage de la vie (à défaut de savoir), riches en relations humaines, riches surtout en rêves. 

Je suis donc, arrivée sur ce lieu de pèlerinage, et tout de suite je fus frappée par l’effervescence du lieu, il y avait comme un air de kermesse : trop de bruit, trop de personnes, un air de fête… 

Nostalgique, j’ai commencé à rechercher mes repères : le foyer, la cabane d’Ahmed le gardien, l’arbre des cancres, la Direction, le domicile du Directeur, le réfectoire, l’internat, les terrains (basket, foot, volley), … 

Le foyer était encore debout, certes déserté, éteint, l’arbre et la cabane étaient toujours là, fidèles, à leur place, la Direction aussi, mais beaucoup moins imposante, les blocs intacts sauf qu’en lieu et place des hautes fenêtres en bois (par lesquelles je glissais pour sécher un cours), il y avait des vasistas grillagés, un peu comme une prison. 

Mais la vue la plus douloureuse, était celles du grand vide, blanc, plat, rasé : le lieu des annexes : le dortoir, le réfectoire, les cuisines, l’infirmerie, les terrains … 

Et je me suis vue, là, il y a bien longtemps, à gambader derrière un ballon que je rattrapais difficilement, ou à traîner entre les bâtiments en rasant les murs pour échapper aux surveillants et surtout pour échapper au regard perçant du surveillant général, Mr Koné ! 

Eh, oui il était impossible de traîner dans la cour pendant les cours, comme le fait aujourd’hui cette cohorte d’élèves, éparpillés, bruyants, indisciplinés, habillés comme s’ils sortaient d’une boum ! 

Je cherchais désespérément à repérer les profs, impossible, dans une telle confusion… Perdue dans mes souvenirs, je revoyais Mr Arnaud sortir de son cours, avec sa cour de disciples, qui l’écoutent religieusement, retardant sa marche vers sa Jeep décapotable. 

Je me suis vue en train de fantasmer (somme toute innocemment) sur mes profs : après les cours de Mme Colombelle et Mme Karité, je rêvais d’être plus tard en blouse blanche à manipuler des éprouvettes. Pendant le cours de Mme Maillot, je me voyais grande, imposante, érudite, maîtrisant la géopolitique du monde sur la scène d’un amphithéâtre. Après le cours de Mme Sy, la prof d’anglais, je me voyais mystérieuse princesse dans un conte de mille et une nuits ou redoutable Mata Hari sillonnant le monde dans un sillage fortement musqué ! 

A la vue de mes promotionnaires (avec des tifs quelques peu blanchis), je retrouvais mon âme enjouée de fillette insouciante, déplorant qu’ils fussent peu nombreux, je retrouvais mille et un souvenirs oubliés ! 

Des souvenirs heureux (les sales tours, les blagues, les dragues, nos lectures échangées, nos sorties au cinéma, au CCF, nos jeux au foyer) et d’autres douloureux (les grèves de 79, les policiers, les matraques, les gaz lacrymogènes). 

Que tout ceci semble loin, et oh combien sont perdues « toutes les choses » que tout cela représentait, … comme tout à changer ! 

Le Professeur était craint, respecté ! Il en imposait par sa sérénité, sa tranquillité, ne criait jamais, arrivait le premier en classe et partait le dernier ! Connaissait tous ses élèves, leurs handicaps, leurs capacités. 

Rien à voir avec l’enseignant d’aujourd’hui, hirsute, énervé, préoccupé, pressé, comme s’il avait le diable aux trousses. Il a perdu toute sa dignité, à force de courir dans tous les sens à la recherche de quelques sous, a perdu sa vocation en confondant l’intérêt général et l’intérêt personnel : quel est l’enseignant ou l’inspecteur qui n’a pas le statut de fonctionnaire de l’Etat, de prof ou directeur dans un établissement public et dans un établissement privé, de répétiteur à domicile ? 

Quant est ce qu’il trouvera le temps nécessaire pour préparer ses cours, pour réviser les programmes, pour corriger les épreuves et devoirs et pour le repos de son corps et de son esprit ? 

Qu’est ce qu’un éducateur écartelé, relégué par la société au rang de personnel domestique, peut transmettre, à nos enfants déjà peu motivés par un cadre désuet, exigüe et un environnement triste, sale, … à part son stress ? 

Et c’est triste, la tête remplie par toutes ces interrogations, écrasée par l’ampleur de la déliquescence du plus grand symbole de notre système éducatif, que je me suis sauvée de ce lieu qui désormais fera partie de ma liste, déjà longue, d’actions prioritaires (mes jours de grand optimisme), ou celle tout aussi longue, des arguments pour l’immigration (mes jours sombres) ! 

La Citoyenne Lambda 

Pour vos réactions et/ou adhésion : 

  




Souvenir… ; souvenir

11052010

Ceci est un article publié au lendemain du vote de la loi criminalisant les pratiques esclavagistes en Mauritanie. Vote effectué dans une assemblée qui donnait à l’époque l’air d’être la plus démocratique de l’histoire de
la Mauritanie…

 

 

‘Une esclave est la première à donner sa vie pour l’Islam !’

 

 

« Je suis fier, monsieur le Président, d’être député dans une assemblée présidée par vous. » Ces paroles de Me Sidi Mohamed Ould Maham, député d’Atar, expriment à elles seules la dynamique du changement dans laquelle se trouve
la Mauritanie. Le président de la commission justice, intérieur et défense de l’assemblée nationale, qui avait eu à examiner, plusieurs semaines durant, la loi sur l’esclavage, s’adressait à Messaoud Ould Boulkheir, président de l’Assemblée nationale.

 

 

Le leader harratine et militant des tous premiers débuts du mouvement El horr a été élu à la tête de la chambre basse du parlement mauritanien après avoir contribué avec son parti l’APP à faire peser la balance en faveur de Sidi Ould Cheikh Abdallahi au second tour de la présidentielle de mars 2007.

 

 

C’est toute une histoire qui se réécrit. On est loin de l’époque où, député de Action pour le Changement, Messaoud Ould Boulkheir, avec Sarr Ibrahima, son ancien camarade de lutte, tenait tête à un Premier ministre à l’Assemblée nationale de l’ère Ould Taya. Au point que son parti en fut interdit.

 

Autre temps…

 

 

On est mercredi 8 août 2007. 21 heures. A quelques minutes de l’adoption à l’unanimité de la loi incriminant et réprimant les pratiques esclavagistes en Mauritanie. Il a fallu deux jours de débats en plénière pour faire le tour du sujet. Non parce qu’un malentendu se profilait mais plutôt parce que plusieurs dizaines d’élus tenaient à s’exprimer le plus positivement sur une question assez sensible qui avait buté par le passé, et dans la même assemblée, sur l’incompréhension et à la réticence du gouvernement et de ses alliés parmi les parlementaires. Pour l’histoire, il y a lieu de rappeler, comme l’a fait Sy Samba, député UFP de Boghé, que dans la même salle de l’assemblée nationale, il s’est trouvé des députés qui, durant le mandat précédent, celle de l’ère Taya, avaient soutenu opiniâtrement qu’il n’y avait pas d’esclavagisme en Mauritanie.

 

Sang d’esclave pour l’Islam

 

 

« La première personne à avoir perdu la vie pour cette religion est une esclave, monsieur le président. » A dit encore Ould Maham. Ce jeune avocat a puisé dans l’histoire pour rappeler que Soumayya, appartenant à la famille de Yassir était la première à mourir sous la torture pour avoir embrassé l’islam. On sait par ailleurs qu’il s’agit de la famille à laquelle le prophète (PSL) a recommandé la patience, lui garantissant que ses membres se retrouveront au paradis.  

L’Islam ne peut donc fonder l’esclavagisme, plaide Ould Maham. A l’actif des députés, le rappel d’un épisode de la vie de Bilal l’Abyssin qui avait été traité de fils d’esclave (ou de fils de noire, selon une autre version) par un des compagnons du prophète, en la personne de Abou Zharr? L’envoyé d’Allah s’étant indigné, ce compagnon s’était mis à terre pour demander à Bilal de mettre son pied sur sa joue. Ce qui bien sûr n’a pas été fait!  

 

Les députés ont par ailleurs loué l’effort des mouvements dont c’est la lutte qui, selon eux, est à l’origine du couronnement du combat pour la liberté. Ainsi, d’aucuns ont rendu hommage aux mouvements El Horr, Kadihine, entre autres combattants pour l’égalité. Tout comme certains ont salué le courage de Boubacar Ould Messaoud de SOS esclave et de Jemal Ould Yessa « dont les ancêtres sont des maîtres » mais « qui a résisté pour que soit éradiquée l’esclavage. » (Dixit un député). 

 

L’argument le plus dégainé par les députés est donc resté l’islam. Même si comme Jemil Mansour certains ont voulu noter qu’il y a deux écoles qui conçoivent différemment la question de l’esclavagisme, la balance a beaucoup plus pesé du côté des défenseurs de l’idée d’un islam antiesclavagiste : « Quand est-ce que vous avez réduit les hommes en esclavage alors qu’il ont été enfantés libres par leurs mères », a-t-on martelé pour rappeler les propos de Oumar Ould Khatab, le khalife.

 

 

Esprit des lois

 

 

 

Côté amendements on retiendra que le premier intervenant à la plénière, Khalil Ould Tayyib de l’APP a proposé que l’on apporte une modification lexicale au titre de la loi avant son adoption. Du moins dans sa version arabe.

 

La commission justice, intérieur et défense de l’assemblée a apporté des amendements sur neuf des seize articles du projet. Selon le président de la commission, Me Sidi Mohamed Ould Maham, il s’agit de relever la peine qui sanctionne le crime d’enlèvement d’enfants en vue de les asservir. Le terme de crime a été enlevé de l’article 4 tandis que dans l’article 9 on a utilisé le terme de délit et l’on a ajouté la double dot pour celui qui consomme le mariage d’une esclave au lieu de la dot normale proposée dans le projet du gouvernement. Les organisations des droits de l’homme ont également le droit de solidarité en faveur des victimes et de prendre part aux enquêtes judiciaires. En plus de cette clause exigée par la commission, il y a l’exigence de juger les questions de cet ordre en référé ainsi que la garantie de l’assistance judiciaire gratuite au profit des victimes de préjudice. 

 

A l’article 10 de la loi il est stipulé après amendement que « l’auteur de la production culturelle ou artistique faisant l’apologie de l’esclavage est puni d’un emprisonnement de six mois à deux ans et d’une amende de cinquante mille ouguiyas à deux cents mille ouguiyas ou de l’une des deux peines. » Sans compter qu le produit sera confisqué et détruit et que l’amende sera port cinq millions d’ouguiyas s’il est réalisé ou diffusé par une personne morale. Autant dire que les traditions orales exposent toutes les communautés à la sanction, sachant que les répertoires de musique et de danse traditionnelles ont des contenus identifiants de la catégorie sociale. 

 

L’amendement de l’article 12, ouvre quant à lui la possibilité de faire punir tout représentant de l’administration, allant du wali à l’officier ou agent de police judiciaire qui ne donnent pas suite aux dénonciations de pratiques esclavagistes portées à leurs connaissance. La peine peut être de deux à cinq ans d’emprisonnement et de deux cent à cinq cent mille ouguiyas. 

 

Cette loi que d’aucuns ont retenue comme le couronnement d’une série de textes et de procédures depuis l’indépendance de
la Mauritanie doit être accompagnée selon la plupart des députés de mesures d’accompagnements efficaces. Censées dédommager une frange de la population longtemps victime. D’aucuns, à l’instar de Saleh Ould Hannana, ont préconisé le principe de discrimination positive. Donner un quota à « ces gens pour leur permettre de franchir des pas importants dans la distance qui les sépare des autres », ont recommandé certains députés. Excès de zèle ou solennité passionnelle du moment ? La pauvreté en Mauritanie ne connaît pas de différence entre esclaves et ‘nobles’. La richesse non lus.

 

 

La loi jette néanmoins des fondements juridiques clairs rompant avec un passé dont les traces ou les survivances ont toujours fait l’objet de controverses. Au moment où les militants de SOS-esclaves s’employaient à convaincre que l’esclavagisme est encore pratiqué en Mauritanie, les autorités parlaient de séquelles lorsqu’elles ne pouvaient plus esquiver la question. Vont-elles, en plus des mécanismes juridiques interdisant ou sanctionnant les pratiques de l’esclavage, consentir à mettre en place des projets économiques, sociaux et culturels pour tirer la frange qui souffre de l’esclavage et de ses séquelles vers une situation digne. Une grande majorité de harratines, descendants d’esclaves noirs de la communauté arabe de Mauritanie vivent les séquelles de l’esclavage.

 

Le président de l’assemblée nationale Messaoud Ould Boulkhier, leader harratine et opposant radical au système déchu de Ould Taya, avait au cours de la plénière du lundi 6 août eu un échange nerveux avec un député qui s’employait à soutenir que l’esclavage en Mauritanie était moins sévère que celui qui avait cours aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud. « Toi tu n’es pas esclave. Moi j’en suis un qu’on bat et qu’on compare aux bêtes. » Propos qu’il acceptera de retirer, deux jours après, à la demande du député Abderrahmane Ould Mini.

 

Cette loi n’est pas faite pour vous monsieur le président. Vous ne devez pas retourner le mot contre vous. Vous êtes le président de l’assemblée nationale. Avait dit en substance l’auteur de la tentative de putsch du 8 juin 2003 et ancien prisonnier du régime d’Ould Taya. « Araani Saaheb Yiik il kelima ala khlaagak… » Lui avait répondu Ould Boulkheir. Autrement dit je retire mon propos pour te faire plaisir.

 

 

 

Kissima-Tocka

 

 

 


La Tribune N°632 du 14/08/07




Faits divers de La Tribune

11052010

Un accident spectaculaire! 

Dans la nuit du vendredi 7 Mai 2010, à 4 heures du matin, tout le quartier du carrefour Bamako a été réveillé par un bruit assourdissant. Quelques personnes sont sorties dans la rue pour savoir de quoi il s’agit. Mais comme elles n’ont pas vu personne et elles n’ont pas entendu de bruit, elles ont retourné dans leurs demeures. 

Il s’agit d’un véhicule Land Cruiser de type VX V8 flambant neuf de couleur grise qui a heurté le mur de la grande cour qui se trouve à droite du carrefour Bamako en venant de Rosso. Selon l’ampleur du choc le véhicule roulait apparemment en vive allure. Vers 7 heures toute la zone grouillait de monde. Des personnes ont déclarées « Nous sommes arrivées sur les lieux très vite. Là, nous n’avons trouvé personne dans la voiture. Nous avons vu des médicaments, un paquet de lait, des biscuits, un chargeur de téléphone et une photo individuelle d’un jeune homme. Il n’y avait de trace de sang dans la voiture, ce qui laisse à dire que la personne qui la conduisait n’est pas blessée. » 10 heures précises une patrouille de
la PM qui sillonnait les rues de Riad a passée à coté et elle a vu la situation. Deux éléments sont partis informer la police. Quelques instants plus tard, le patron de la voie public et celui de Riad I sont vite rendus sur le lieu et ils ont constaté les dégâts. Des appels téléphoniques ont été passés! Un policier de la brigade des constats et venu faire le constat en présence du propriétaire de la cour. Après cela, un agent de la police est resté sur le lieu pour garder de la voiture. Il est resté là-bas de11 heures passées jusqu’à 21 heures. Selon des témoins oculaires à 11heures, un parent de celui qui conduisait le véhicule est venu prendre les médicaments, la photo et le chargeur de téléphone pour revenir à midi avec une grue pour retirer la voiture et l’amener. L’agent de police informe le Commissaire de police de Riad I, celui-ci  se présente et il lui dit qu’elle ne peut pas partir comme ça. Et il lui demande de le suivre au commissariat. Là, il a été entendu parce qu’il fallait à la police de trouver des informations claires sur celui qui conduisait le véhicule et sur le véhicule qui est sans planques d’immatriculation et ses pièces n’ont été trouvées. De retour du commissariat de police, le parent de celui qui conduisait a demandé au chauffeur de a grue de partir. Le commissaire et deux de ses éléments (un brigadier et un agent) sont restés sur les lieux. A 13 heures, un homme répondant au nom de G.O.C se présente et déclare haut et fort qu’il est parmi les premiers à se présenter sur le lieu et il a vu dans la malle arrière de la voiture deux balles  pour un pistolet de calibre 20mm. Le commissaire, lui demande de venir avec lui au commissariat. Il a été entendu sur les balles. Comment elles sont? Où sont-elles? Qui les a emportées? Ses propos et son contact ont été enregistrés et il a été libéré à 15 heures sur une intervention; a-t-on appris de sources policières. 

A 21heures, le parent du propriétaire du véhicule a amené deux hommes qui ont passé la nuit dans le véhicule afin de le garder. Non loin d’eux, il y avait une patrouille motorisée de la garde nationale. C’est le samedi à 9heures, qu’il revenu avec une grue et il a récupéré la voiture. Sur la question des plaques d’immatriculation de la voiture, « elles ont été démontées par celui qui la conduisait du fait qu’il tient un établissement de vente de véhicules et de ce fait il compte la réparer et la revendre » ont indiqué des sources concordantes. 

Pour un client il fracasse la tête de son ami 

A. Bâ, chauffeur de taxi, fait comme tous ses collèges, stationne au milieu de la route à la hauteur de la mosquée Marocaine, pour prendre un client qui lui a fait signe. Ce qui a énervé son proche ami qui le suivait. O. Diallo qui comptait le prendre, s’arrête et tire une crique de sa voiture et se dirige vers son ami. Il l’insulte et le traite de traître. Amadou sort de son véhicule et lui donne un coup de tête. Là, O. lui assène un violent coup avec la crique et il s’écoule. Il tente de lui donner un autre coup, alors un passant intervient. 

Le policier qui est au carrefour se précipite sur le lieu et arrête Oumar et demande à ce que Amadou soit transporté d’urgence à l’hôpital où il reçu des soins intenses. Selon des sources médicales, il se trouvait dans une situation critique, mais son état commence à s’améliorer. Quant à Oumar, il a été acheminé au commissariat de police. Un parent à A. été informé par téléphone et il est venu prendre sa voiture. Ce drame a eu lieu le samedi vers 16 heures passées non loin de la mosquée Marocaine. 

 Source : La Tribune n°500




Les Echos de La Tribune :La conscience de l’inconsciente !

3052010

Par Mohamed Fouad Barrada

Environ minuit, à côté d’une boutique de l’un des  quartiers périphériques de Nouakchott, elle s’accroche à une partie de mon boubou, en me disant vous devriez m’écouter. Après une journée de travail épuisante, je voulais me débarrasser d’elle. Niet Monsieur, me rétorquait-elle, vous devrez m’écouter. 

Aussitôt, je me suis plié  à ses exigences. Il s’agit là, d’une  femme correctement habillée, elle était entourée par une petite foule composée de ses voisins, tous forcés à l’écouter. Elle confirmait, qu’elle a demandé à son ex-mari de lui donner de quoi payer un loyer avoisinant les 40 mille et que sa réponse était cette fois-ci négative. La femme en question  semble  assurer le fonctionnement de son foyer. Elle a, entre autres, comme charge une fille à la quinzaine, celle-ci malgré son âge, passe une grande partie de son temps à l’extérieur du ménage, elle a déjà dérobé deux véhicules.  

Derrière cette petite famille toute une histoire, pleine  d’antagonisme. Après un divorce, le degré extrême de la jalousie affectait la ‘conjointe’ qui devient subitement délaissée à la merci de ses créanciers, sans époux, ni travail. Il faut le reconnaitre, en apparence, elle ne  représente aucun symptôme de folie, néanmoins, c’est au cours de la discussion que vous vous rendez compte qu’elle dévoile des vérités  arrangées dans un discours parfois incohérent. 

« En Mauritanie, les femmes sont dans l’obligation de soutirer de l’argent, par n’importe quel moyen, elles ne peuvent plus survivre. Elles ne sont plus à l’abri de la catastrophe. L’autre jour un jeune homme voulait violer ma fille. Dés lors, j’ai déposé une plainte contre lui, toutefois,  enfin de compte, je me suis rendue à l’évidence qu’il est de bonne famille, ce qui m’a incité  à renoncer à l’infraction dont on a été victime», martèle-t-elle avec une spontanéité extraordinaire, avant d’ajouter, « certes, ma fille a pris la voiture d’un voisin, elle a fait un tour. Cependant, elle a déjà averti celui-ci qu’il n’a pas le droit de s’arrêter devant notre maison. Tant pis pour lui ».  

Elle poursuit dans un délire appuyé par des revendications ‘bienséantes’. Les temps sont durs, il faut que les associations des droits de l’homme et celles de la protection des familles se mobilisent pour m’aider.  

Ainsi, une autre partie de son discours extériorisait ceci : j’ai démoli mon téléviseur après un rêve  cauchemardesque. Raisons invoquées : chasser une malédiction pouvant toucher la patrie et le Président de
la République.
 

Pourtant, « mon téléviseur était comme un frère, une fille obéissante, une mère », annonce-t-elle, amèrement. 

En somme, ce cas n’est guère dénué de tout fondement. Il est révélateur d’un message, implicite, bien qu’adressé par une inconsciente, il interpelle tout un  chacun.  

 m_barrada@yahoo.fr 




Faits divers de la Tribune Par AOS

3052010

Opération coup de poing

 

Le Commissaire de police Nejib et ses  éléments de l’Anti-drogue ont réussi une vive opération dans le courant de la semaine dernière. Ils ont épinglé une bande de cinq hommes spécialisés dans le trafic et la vente de chanvre indien.

Selon des sources policières, la bande est menée par le Guinéen de Conakry Baldé Mohamed qui a été arrêté en possession de 9kg de chanvre indien une somme de 500.000de nos ouguiyas. Dans la foulée, il y avaient le Malien Yéro Sangaré qui ravitaillait le réseau en matière de drogue depuis l’étranger, le Sénégalais Samba Moussa Sow dit Bathe qui se chargeait de la sensibilisation des clients et de la vente en plus de deux jeunes qui épaulaient la bande dans sa mission. Les cinq suspects ont été déferrés au parquet le dimanche dernier. Entendus par le Procureur de
la République qui libéra l’un d’eux et les quatre autres furent envoyés en prison. La somme de 500.000UM a été remise au Procureur de
la République a-t-on appris de sources policières.

Boycott de lit suivi de coups 

La Brigade Mixte de Gendarmerie a déferré lundi dernier un couple, un soldat et son épouse a-t-on appris de source judiciaire. Au parquet, ils ont été entendus. Le Procureur confie le dossier au Juge du 6e Cabinet qui les entend à son tour. La ‘bonne’ dame se plaint d’être maltraitée et de recevoir régulièrement des coups sans aucune raison. Le soldat reprochait à son épouse de refuser à se soumettre quand elle est au lit et que cela a duré bien qu’il ait tout fait pour qu’elle change. C’est ce qui l’aurait poussé à la corriger, selon ses expressions.

Interrogée, la femme, reconnaît ce que son mari a dit, mais elle se justifie en disant : «je suis une personne et non une bête ». «J’ai besoin de me reposer de temps en temps » rétorque la dame. Les propos furent enregistrés et classés dans le dossier. Le militaire relâché sous contrôle judiciaire et l’affaire qui semble être délicate serait confiée à un Cadi.

Au palais de Justice, le militaire et son épouse, chacun d’eux traînait derrière lui une foule de supporters qui s’échangeaient des sales paroles a indiqué un policier chargé de la sécurité.

 

 Source : La Tribune n°499




Faits divers de La Tribune

27042010

Un agent de police envoyé en taule pour avoir insulté et giflé un commissaire 

Mardi 20 Avril dans les locaux de
la DGSN l’agent de police Mahfoudh Ould Lebchir en service au commissariat de police de Tékane, livre une paire de gifles au Commissaire de police Isselmou Ould Mouftah du commissariat Spécial de la police judiciaire. Il y a avait là  quelques éléments de la police.

Mahfoudh O.Lebchir et l’un de ses collègues étaient arrêtés quelques jours plus tôt dans le Trarza, alors qu’ils tentaient d’escroquer un médecin exerçant dans la capitale puis conduits à Nouakchott. A leur arrivée, les deux policiers sont en garde à vue au commissariat de police de Tevragh Zeina I. Là , ils ont  été entendus avant que leur dossier ne soit transmis au CSPJ.

D’après quelques policiers, Mahfoudh O.Lebchir après avoir giflé le Commissaire, l’a insulté en le traitant « de sale esclave ».

Le mercredi, le Commissaire, s’était rendu au Palais de justice pour porter  à l’attention du procureur de
la République l’agression « publique » dont il a été l’objet à
la DGSN , le même jour, l’agent agresseur  a été déféré, entendu, puis retourné  au commissariat pour complément d’enquête. Le jeudi, il a été déféré puis arrêté  en attendant d’être jugé a indiqué une source proche de
la DGSN.

Selon des témoignages concordants, l’agent de police a tenu des propos racistes à l’encontre de son supérieur et il a clamé haut et fort que personne ne peut rien contre lui. L’agent de police, Mahfoudh Ould Lebchir, serait un proche cousin au Général Mohamed Ould Hadi, Directeur général de la sûreté nationale ce dernier est très touché par le geste commis et les propos tenus par son parent ont indiqué des sources de bonne foi.

Les suites de cette agression dont a été victime, le commissaire Isselmou Ould Mouftah de la part de l’agent de police Mahfoudh Ould Lebchir, sont très attendues dans l’opinion publique.

 

Prison de Dar Naim : Fuite de deux condamnés 

Dans la nuit de vendredi à samedi, deux détenus qui purgeaient des peines de prisons lourdes ont réussi à s’évader du pénitencier de Dar Naim malgré le dispositif de sécurité.

Ils n’ont toujours pas été retrouvés en dépit de l’état d’urgence proclamé chez les gardes qui ne comprennent pas la manière avec laquelle les « cavaliers » ont pu sortir de ce centre pénitencier isolé et qu’on croyait super sécurisé.

Les deux fuyards en question seraient Ahmed Salem O.Abdallahi connu dans le milieu de la pègre sous le sobriquet de Nabil, né en 1983 à Nouakchott, condamné par la cour pénale de Nouakchott à 4ans de réclusion. Il a été arrêté puis déferré  au parquet par le commissariat de police de Teyarret I pour vol et menace par une arme blanche contre autrui. Le second et son ami et compère, il s’appelle Mohamed O. Malick, né en 1986 à Rosso, condamné à 5 ans de prison ferme par la même cour suite un vol et escroquerie. Juste après ses opérations, il a été appréhendé par les limiers de
la BR du commissariat de police de Arafat I.

Les autorités judiciaires auraient mené une enquête musclée pour déterminer les circonstances dans lesquelles les deux prisonniers sont parvenus à s’évader de cette prison en parfaite sécurité a-t-on appris de source judiciaire.

Malgré les recherches qui sont menées par certains éléments de la police et de garde qui les connaissent parfaitement, les fugitifs sont toujours en cavale.  

 

 

Enceintée puis abandonnée par son époux : elle se venge en versant de l’huile chaude sur sa co-épouse 

Furieuse d’avoir été abandonnée par son époux et père de ses trois enfants au profit de sa co-épouse une jeune fille qui occupe un important poste dans une grande société de la place, alors qu’elle traîne une grossesse, B.Traoré n’a pas cherché midi à quatorze heures pour se venger.  Et sa cible c’est tout simplement sa co-épouse qu’elle a arrosé avec de l’huile qu’elle avait chauffée. B. Traoré qui avait pris la fuite après son forfait s’est finalement  rendue chez son père à Dar Naim. Heureusement pour N.M.Rachid qui dormait en se couvrant son visage d’un drap, qui a empêché l’huile de le toucher. Selon des personnes proches de cette dernière il y a eu plus de peur que de mal car l’huile ne fût pas tellement chaude. Il était 17 heures, quand son mari fait son entrée et trouve que sa maison refusait du monde, alors sa jeune sœur  lui raconte ce qui s’est passé. Il amène N… dans une clinique et le docteur lui dit que « sa santé n’est pas en danger », et il lui prescrit une pommade à appliquer quand elle sent des brûlures.

Attention, l’acte que B…a commis est punissable par la loi et elle a aussi perdu son mari qui a juré trois fois sur le bon dieu de ne plus l’a considéré comme épouse. Les parents ont voulu porter plainte contre B…mais le mari de leur fille les a dit qu’il est le principal concerné. Et il a réagit à sa manière. Oh, les femmes co-épouses si vous n’etes   pas convaincues, allez demander à cette dame du nom de B.Traoré qui s’est retrouvée au frais après avoir versé de l’huile chaude sur la figure sa co-épouse d’ailleurs très gentille avec elle selon des personnes qui les connaissent. D’ailleurs elles habitent toutes deux dans une même maison. Mais il semblerait que la cohabitation des co-épouses n’est pas aussi facile dans le milieu maure.

Cette scène s’est produite au  ksar  Est, et c’était le mardi 14 Avril en cours.

Elle fuit son mari fou et se remarie ! 

Il y a de cela sept ans jour pour jour que M.Mint Matalla avait quitté son mari et père de ses enfants, devenu fou, pour faire des achats à Nouakchott. A Nouakchott, elle élit domicile et se remarie avec feu A.O.H qui est décédé le 6 mai 2009 suite à une crise cardiaque.

Quelques jours après son mariage avec feu A.O.H, le grand frère de Mint Mattala et l’oncle paternel de ses enfants sont informés de ce qui s’est passé et se rendus d’urgence à Nouakchott pour corriger cette faute qui est contre l’Islam et contactent A.O.H et lui disent que la femme et bien mariée et son mari est déficient mental et elle n’est pas divorcée.Ce dernier l’abandonne. « Je suis partie voir le Cadi d’El Mina et je lui ai expliqué mon cas et il m’a dit d’aller m’occuper mes enfants et j’ai pris cela comme étant un divorce » a-t-elle révélé.

Selon des sources proches de feu A.O.H, il l’a définitivement quitté et l’affaire a passé sous silence. Quelques heures après le décès de A.O.H, M.Mint Mattala, retourne à Rosso où se trouvent ses enfants et son mari malade et y passe deux jours le temps juste de préparer son coup pour fuir dans la nuit avec ses enfants et s’installe éternellement à Nouakchott dans la gazra qui jouxte l’hôpital Cheikh Zaid. Elle contacte la mère des enfants du défunt et lui dit qu’elle va passer la période de viduité alors cette dernière lui dit que cela ne l’a concerne pas. Et comme feu A.O.H, travaillait à
la SOCOGIM, la société a remis un chèque de 227.850um comme arrières de salaires et autres à la mère de ses enfants.  M.M.Matalla trouve l’information et  elle porte son cas devant le Cadi qui convoque H…, la veuve de A.O.H. Après audition, le Cadi demande à chacune d’elle de lui fournir un acte de mariage et des témoins. Ce que H… a fait comme il le faut mais M.M.Mattala, n’a ni acte de mariage ni témoin.

Et elle procède à la transhumance dans la ville de Nouakchott et à chaque fois, elle dépose son cas devant un Cadi et actuellement l’affaire et entre les mains du Cadi de Toujounine.

Ce dernier devait tenir une assisse avec H… qui a toujours répondu à ses convocations et la plaignante n’a pas répondue à l’appel a indiqué une source judiciaire.

D’ailleurs, elle est partie jusqu’à prendre un avocat pour avoir une part de cet héritage qui est bloqué depuis presque deux ans. L’argent est versé dans un compte et les biens sont toujours immobilisés  en attendant que cette affaire soit réglée définitivement.

Par Aboubekrine Ould Sidi

Source : La Tribune n°498




27042010

A 66 ANS, Baham nous quitte 

 

La mort, ce phénomène naturel et qui doit être reçu comme tel parce qu’inéluctable, laisse pourtant une impression diffuse de grand vide, surtout quand l’être disparu est ce que l’on qualifie généralement de Grand Homme. 

Ce vide, je l’ai ressenti bien avant la disparition de mon ami et frère Baham. J’ai commencé à le ressentir quand il avait cessé  de nous recevoir dans le salon d’en bas, au rez-de-chaussée, pour se retirer dans les appartements de l’étage, ce « harem » où la maladie l’obligeait à rester, et à attendre, sans faiblir, la mort. 

Se sachant atteint d’une maladie incurable et donc forcément mortelle, il a gardé, jusqu’au dernier moment, ce moral et cette force de caractère qu’on lui a toujours connus. 

Continuant à nous recevoir, malgré tout, il nous forçait à penser que ce sont nous, en apparence saints et saufs, qui sommes mourants ! Pas lui. 

 C’est là, en plus de cette force de caractère, une force morale  qui faisait de Baham cet homme  résistant et imperturbable : La mort ne pourra emporter avec elle cette image de sérénité, cette stature de « Zaim » (le Chef incontesté et incontestable) qui a toujours été la sienne, quand il s’agissait de se singulariser des autres. Animateur infatigable de nos discussions, malgré les contraintes de la maladie, sans aucune pensée ou signe de faiblesse, Baham, de son vrai nom Mohamed El Hafedh, en imposait à tout le monde. 

 L’inéluctabilité de la mort passait à l’arrière plan pour ne laisser apparaître que ce qu’était Baham : un homme solide et vivace, par sa forte personnalité, sa présence d’esprit,  son autorité. 

 Là où il était, là où il passait, il était le Chef. Une image qui restera gravée dans les esprits, même après sa disparition. Agent de police, il avait l’allure non feinte de l’Inspecteur ou même du Commissaire. Représentant de
la SNIM à Nouakchott, on le confondait avec cette institution jusqu’à le prendre pour le Boss. Ce qu’il était en réalité,
la SNIM devant en fait beaucoup de son prestige médiatique au travail et à la qualité des relations publiques et personnelles  de Baham. Au Patronat, c’était lui le vrai patron. 

Dans la société adraroise, il faisait figure de notable influent et écouté. Une image de l’Homme Baham que l’on retrouve là où il a servi. A Akjoujt, Nouadhibou, Nouakchott, il ne laissait jamais indifférent.  Craint ou aimé, il obtenait ce qu’il recherchait : le respect sans lequel la personne vit toujours avec l’impression de manquer cette plénitude si nécessaire pour l’équilibre de l’être humain. Elle lui donnait la capacité de sortir du lot, d’être différent, sans arrogance ni volonté de déranger les  autres. Sauf en cas exceptionnel de force majeure. 

 Il aidait, conseillait, aimait bien ses amis, qu’il accueillait chaleureusement chez lui, sans restriction, sans préavis.  Moments de joie, de taquineries et de partage. Moments de communion, d’intimité, de sympathie et de fraternité qui donnent aux compagnons que nous étions l’impression d’être des privilégiés, partageant la vie d’un ami, de notre « Zaim » à nous, qui sait être dur quand il le fallait,  souple au besoin, mais toujours en incarnant cette image qui résistera aux dures épreuves :  Personnalité aimable mais indomptable. 

 

J’ai tenté, sans grand succès, parce qu’il restera toujours quelque chose à dire sur les qualités de l’homme, un mini-portrait de mon ami Baham, pour évoquer ce vide qu’il laisse aujourd’hui derrière lui. Un vide intimement lié à la notion d’être. L’absence d’Etre. Le vide compris dans ses deux significations essentielles : »Absence complète d’un type de personnes… » « Sentiment pénible d’absence, de privations…  ». 

 Baham était cet être qui refusait le vide. Aujourd’hui qu’il n’est plus, le vide reprend son droit plein et entier  comme une entité en soi, comme une absence. Une absence cruellement ressentie par ceux qui connaissaient  Baham – ils sont légion- et qui se rappelleront, jusqu’au jour de leur mort, que cet homme a vécu comme savent- et doivent- vivre les Hommes. 

Ce vide sera ressenti tragiquement par son épouse Mariem, appelée intimement Mreyem, la femme courageuse, la vaillante mère de famille ; par ses fils Haiba et Sidi Mohamed  pour le bien desquels il s’est tant dépensé ; par ses filles : Vatimetou la rebelle et la gentille Savia dite Hweyou qui regrettent, toutes les deux, de ne pas avoir eu la chance de croiser son dernier regard, retenues qu’elles étaient au Maroc pour des raisons de santé, ainsi que la sympathique Meylem, la fille intime du foyer demeurée aux cotés de sa mère, l’assistant, jusqu’au dernier soupir de son père. 

Ce vide sera ressenti douloureusement par ses frères : le très respecté Mohamed Salem toujours plein d’humour et Mohamed Mahmoud dit Meyloud, l’homme jovial au sourire constant ; par ses sœurs du coté de son  père ; par ses sœurs du coté de sa mère ; toutes confondues dont il s’occupait  sans calcul. 

Ce vide sera ressenti énergiquement par ses oncles maternels avec lesquels ils partagent des relations excellentes : Haiba  le porte-étendard de la célèbre famille Hommody, Mohamed Said l’intellectuel éclairé, Mohamed Mahmoud l’homme d’Atar, Mohamed Laghdaf sous-contrôle médical-hélas !- à Paris depuis des années, Mohamed l’oncle discret et Ahmed Salem dit Isselmou l’intime du défunt et son homme de confiance ; par ses tentes maternelles encore vivantes : Meylem, Mariem et Rabia qui l’aimaient et le respectaient et qu’il savait entretenir  avec beaucoup d’égards. 

Ce vide sera tout autant ressenti par ses éternels amis intimes, les membres du « Club » : Mohamed Lemine Ould Hamoud dit Elemine le proche cousin et le grand frère très respecté, Mohamed Lemine Ould Cheiguer dit Guemmine ou « Chriv » de nature gai et détendu, Mohamed Ould Bdebba que l’on surnomme «ER Raiss »tout le temps accueillant et disponible, Nezahi Ould Nati l’intime parmi les intimes  qu’il ne cessait de taquiner, Hmeimed le cousin, Baba l’ami distingué et son ancien directeur général, Sidi Mohamed Ould Nemine le cousin, le gendre, le familier parmi les familiers….et j’en oublie, tellement ses amis se recrutaient parmi toutes les couches, toutes les catégories, toutes les régions, toutes les tribus. Il en avait de tous les bords, de tout acabit. 

Que dire de nous autres, habitués de la demeure, abonnés assidus et réguliers, invités à toutes les festivités organisées en permanence, de jour comme de nuit : Mohamed Ould Limam le plus calme et le plus sage, Louah provocateur et plein de bonté, Ammar le compagnon fidèle à la SNIM, moi-même et bien d’autres, peut-être moins réguliers, mais toujours bien accueillis et se sentant confortablement chez eux. 

Que dire aussi des vétérans, Mohamed Lemine Ould Babbe  proche cousin très aimé et admiré, Mohamed Ould Ejiwen le neveu, le spécialise de l’actualité, Babbah le cousin de Méderdra et Werzig le vrai fils de la maison, l’homme des protocoles. 

Que dire enfin des neveux, des nièces, des proches parents ; des  cousins en Adrar, au Tagant, au Trarza, en Assaba. 

Que dire pour terminer, sauf cette expression, la seule qui sied en pareille circonstance : »INNA LILLAHI WA INNA ILEIHI RAJIOUNE ». Tirée du Saint Coran, elle est substantiellement intraduisible.   

Que Dieu, le Miséricordieux, accueille Baham, de son vrai nom Mohamed El Hafedh Ould Ahmedou  Ould Cheikh Ould Ejiwen dans son paradis. 

 

Mohamed Abdellahi BELLIL 

 

Source : La Tribune n°498




Diop Issa Mamadou nous a quittés

27042010

Le 11 avril dernier vers 9 heures, je recevais un coup de fil. ‘C’est Diop Issa. Je suis à Rosso pour accompagner mes enfants qui vont à l’université de Saint-Louis. On se verra plus tard’. Quand je l’ai rappelé un peu après midi, il me dit qu’il était à Tounguène avec un ami venu de Nouadhibou avec lui et qu’il avait une réunion  à 17 heures à
la Maison des femmes. C’est là que je l’ai trouvé ce jour là. Il avait bonne mine et m’avait même dit que j’avais maigri. A la fin de la réunion, je l’invitais à passer chez moi. ‘Tu vas m’excuser mon cher, car je dois me rendre demain à Boghé et de là-bas je vais à Nouakchott puis à Nouadhibou. Mais je te promets qu’au mois de mai je serai là, incha Allah et je passerai à la maison’. C’est ainsi qu’on s’était séparé. Je ne devais plus le revoir : la nouvelle est tombée samedi 24 avril. Diop Issa Mamadou, président de l’ADN (Association des Diabétiques du Nord) est décédé samedi à 17 heures à Nouadhibou. Professeur de son état M. Diop Issa a servi au lycée de Nouadhibou depuis le début des années 80 avant de devenir conseiller muniipal. Un homme affable, sympathique et ouvert qui avait de bonnes relations avec tout son entourage. Ces dernières années, quand il s’est aperçu qu’il était diabétique, il a consacré le reste de sa vie a la lutte contre cette maladie. C’est ainsi qu’il a contribué à mettre en place l’ADN (Association des Diabétique du Nord) et s’est attelé à créer des antennes dans toutes les régions du pays. Le 11 avril dernier, c’est-à-dire il y a eux semaines, il était à Rosso où il a présidé la réunion de l’antenne locale, l’ADR (Association des Diabétiques de Rosso). Une réunion à l’issue de laquelle, un lot de matériel a été remis aux membres de l’association. Le 12 avril, M. Diop Issa s’est rendu à Boghé pour les mêmes raisons avant de retourner à Nouadhibou.

Djigo Aboubakry

Source : La Tribune n°498




Célébration de la Journée Mondiale de la Terre

26042010

 

  

L’association Earth Day Network et les ONG CANPE & AGREEM ont célébré la journée de la terre les 21 et 22 Avril 2010 à Nouakchott, en étroite collaboration avec les autorités administratives et municipales des communes de Sebkha et Dar Naim –  et de
la Direction de la Protection de la Nature au Ministère Délégué auprès du Premier Ministre chargé de l’Environnement et du Développement Durable en République Islamique de Mauritanie. 

 

C’était en 1972 que se tenait, sous l’égide des Nations Unies, la première Conférence de l’ONU sur l’environnement à Stockholm et qui a symbolisé l’émergence d’une prise de conscience collective de l’interdépendance existant entre les êtres humains, les autres espèces vivantes et notre planète. Et depuis, la Communauté Internationale commémore les journées de la Terre, de l’Environnement, de la Biodiversité, des Océans, de l’Arbre, etc. pour agir, sensibiliser, éduquer sur la richesse et la fragilité de notre mère : la planète TERRE ! 

 

La célébration cette année a été une nouvelle fois, l’occasion de rappeler que si l’homme continue à dégrader son environnement, à mal exploiter les ressources naturelles, d’ici trente à quarante ans, son bien-être et sa survie seront fortement menacés. 

 

En effet, plus d’un milliard d’êtres humains n’ont plus accès à l’eau potable ; 250 mille personnes sont touchées par jour par la faim –  autant disparaissent chaque jour de maladies ; en 10 ans  940.000 km2 de forêts ont été abattus – 50 à 100 espèces disparaissent chaque jour … la planète est en danger. Et le danger n’est pas seulement écologique, mais aussi économique, politique : la dégradation environnementale menace la survie des espèces (dont l’homme) : la pollution, la désertification, les maladies, les guerres, les mouvements migratoires (en plus des exodes classique, les réfugiés climatiques). 

 

Tous ces thèmes ont été évoqués lors de cette célébration de la journée mondiale de la terre, dont les activités ont comporté : 

 

Le 21 avril :    1) Un reboisement à l’école publique Selmane El Varrissi de Dar Naim par les élèves du groupement scolaire privé de Baobab à Sebkha – 2) l’organisation d’un concours de dessins auquel ont praticité les élèves des 2 écoles suite à la projection du film la « Fleur » inspirée des contes de Mauritanie. 

 

Le 22 Avril : 1) cérémonie de remise de prix à la commune de sebkha, en présence du :   Hakem de
la Moughataa de Sebkha, de
la Sénateur Maire de Sebkha,
la Maire de Tevragh Zeina, du Directeur de la protection de la nature, du Coordonnateur du GEF/SGP (PUD), le représentant du PRCM (UICN), de l’Inspectrice d’Education de Dar Naïm, des Directeurs et enseignants des écoles Bint Khoueïlid, Youssouf 1, Diam Ly, Thierno Abdoulaye Djigo, des parents d’élèves, de plusieurs autres personnalités des 2 communes et de la société civile.
 

 

2) Au terme de la lecture des messages et discours, il a été procédé à 3) la remise des prix et cartes d’adhésion à l’ONG CANPE aux 20 élèves lauréats du concours de dessins puis 4) à la plantation d’arbres par  les autorités présentes à la cérémonie, donnant ainsi le coup d’envoi du reboisement tout au long de l’avenue en cours de bitumage par les élèves des 2 écoles jumelées à l’occasion. 

 

Envoyée Spéciale du JournalMint Bladi 




Faits divers

21042010

5 ans de prison pour un voleur et son complice 

La cour correctionnelle près le tribunal de Nouakchott s’est réunie le mercredi 7 avril 2010, pour étudier plusieurs dossiers dont le plus difficile était celui d’un chauffeur de taxi du nom de Bahi Ould Mohamed El Béchir et Alioune Ould El Kory, boucher de son état.

Les victimes de vol de moutons étaient au nombre de 59, toutes d’ailleurs étaient présentes ce jour et elles ont défilées à la barre, chacune pour raconter comment elle a perdu son bien.

A la barre, les thèses des deux co-accusés n’ont pas été convaincantes. Bahi, le chauffeur accusé d’être le voleur de moutons et de chèvres qui inquiétait plus d’un dans la moughataa de Teyarret , Alioune, le boucher, était son principal client, à qui il vendait les moutons et chèvres à des prix dérisoires. Selon certaines victimes, le chauffeur faisait la ronde dans les rues désertes et une fois qu’il fait le plein de la malle arrière de son véhicule, il part faire l’affaire chez Alioune. A la barre, les versions des plaignants allaient dans le même sens,las, le président de la cour correctionnelle, le parquet, les policiers, les victimes, vu le temps que cela a duré, la cour a décidé de statuer. Devant leurs proches, Alioune et Bahi, seront tous deux condamnés à 5ans de prison et le remboursement d’une somme de 4.825.000UM qui représente le prix du bétail volé. Une amende de 230.000UM leur a été collée. Les deux hommes sont partis pour le pénitencier de Dar Naim, leurs parents sont aussi repartis en pleurant et les victimes sont satisfaites en attendant d’être appelés pour leur argent.

A la plage : Pour un téléphone, il poignarde son ami ! 

Les nuages du différend  entre les deux amis se sont annoncés quand Dah avait remis son téléphone portable à son ami Cheikh pour le lui vendre, tout en lui promettant une commission.

Le portable est liquidé mais Cheikh a voulu garder toute la somme, ce que Dah, n’a pas accepté et une bataille acharnée s’ouvre entre les deux amis.

En pleine bataille, cheikh remarque une force de lion chez son rival et il prit son couteau et le lui pointa dans son vendre. Les cris de détresse de Dah ont attiré l’attention de quelques éléments du commissariat de sebkha I qui étaient dans la zone, qui se sont rendus sur le lieu du drame alors que Cheikh avait pris la poudre d’escampette. Les policiers amènent Dah, au Centre Hospitalier National où il sera admis au bloc selon les sources policières. Alors le commissaire, demande aux éléments de
la P.J, à savoir Hawari, Mohamed Ali et Moustapha de tout faire pour dénicher l’auteur du crime le plus tôt possible. En un laps de temps, Cheikh est délogé par les policiers qui étaient à sa trousse puis déferré au parquet. Après étude du dossier, le Procureur demande à ce qu’il soit retourné au commissariat en attendant que la victime fasse une déposition,  ce que Dah a fait. De nouveau Cheikh est déferré, devant le procureur, lors de son audition, il avance plusieurs thèses avant d’avouer son crime. Envoyé devant le juge qui consulte son dossier puis l’écoute avant de lui coller un mandat de dépôt. Le malfrat refuse d’embarquer et affronte les deux policiers Salem et Moustapha qui l’accompagnaient. En présence de ses parents impuissants, les policiers le maîtrise et le dépose dans la maison du silence de Dar Naim. 

L’anti-drogue continue sa mission ! 

Un faisceau d’indices a poussé le patron du commissariat de police anti-drogue a mobilsé ses hommes pour mettre appréhender un dealer qui fait ses bonnes affaires dans la capitale.

Selon nos informations, l’équipe repère et encercle la maison où loge le suspect Traoré Abderrahmane qui est de nationalité Guinéenne. Quand toutes les conditions ont été réunies, quelques hommes de l’équipe y ont effectué une descente pour mettre la main sur Abderrahmane et à ses cotés ils ont trouvé un sac contenant 12KG de chanvre indien a-t-on appris de sources bien informées. Lors de cette opération Abderrahmane n’a opposé aucune résistance. Au commissariat, après interrogatoire, le procès verbal et le déferrement d’Abderrahmane sont édifiés et il a été déferré. Devant le Procureur, il avoua et par la suite il a été déposé à la prison de Dar Naim.

Arafat : Un fou fracasse le crâne d’un chauffeur 

 Il était 19 heures  passées ce vendredi, alors que le carrefour du poteau 6 grouillait de voitures allant dans les quatre sens, Foilily, le fou de la zone se faufile aisément entre les voitures. En voulant tomber sur l’une d’elles qui a trouvé le passage pour partir, le chauffeur klaxonne de façon  assourdissante, ce qui a peut être dérangé Foilily qui n’a trouvé rien de mieux à faire que de ramasser une grosse pierre qui fait partie des débris d’une maison que le bulldozer de la gazra  avait cassée et de fracasser avec la tête du chauffeur qui la tympanisé. Laissant son sang couler à flot, ce dernier ne pouvant plus se ternir debout à cause des vertiges, s’allonge sur la route. Ses deux amis qui étaient avec lui le transportent d’urgence à l’hôpital où il a reçu des soins intenses et  vu sa santé qui s’est détériorée, il est hospitalisé. Le reporter de
la Tribune qui avait assisté au drame, s’est rendu par la suite au CHN où il a vu la victime et il a interrogé ses parents sur cette tragédie. Tous étaient sur la même longueur d’ondes, «c’est un fou, alors nous ne pouvons pas porter plainte contre un malade mental ». «  Seulement on se remet à Allah ! » pousse sa mère avec une voix lourde en sanglot.  

Le fou avait pris ses pieds à son cou pour s’évaporer. A en croire que toutes les Moughataa de Nouakchott sont pourvues de fous à majorité des jeunes dont la plupart sont agressifs.

La semaine dernière une consoeur a été agressée en plein centre de Tevragh Zeina par un fou de nationalité sénégalaise qui lui a arraché son sac contenant son portable, ses pièces d’état civil et autres objets précieux. C’est grâce à l’intervention de jeunes égyptiens qu’elle a pu retrouver son sac.

 Pour cela, comme le commissariat au droit de l’homme et à l’action humanitaire s’occupe d’une manière à une autre aux mendiants doit aussi réfléchir  et de façon sérieuse pour cette  autre catégorie d’êtres humains en déficience en leur créant  des maisons d’accueil. Ces  folles et fous  dont le nombre ne cesse d’accroître et qui sont devenus un danger pour la population sur pour les femmes et les enfants. Le cas des fous doit être pris au sérieux avant que le pire ne s’installe.

Une femme verse de l’huile chaude sur sa co-épouse 

Furieuse d’avoir été abandonnée par son époux, père de ses trois enfants au profit de sa co-épouse, B.Traoré, une jeune femme qui occupe un important poste dans une grande société de la place, alors qu’elle traîne une grossesse, n’a pas cherché midi à quatorze heures pour se venger.  Et sa cible c’est tout simplement sa co-épouse qu’elle a arrosé avec de l’huile qu’elle avait chauffée. B. Traoré qui avait pris la fuite après son forfait s’est finalement  rendue chez son père à Dar Naim. Heureusement pour N.M.Rachid qui dormait en  couvrant son visage d’un drap, qui a empêché l’huile de le toucher. Selon des personnes proches de cette dernière il y a eu plus de peur que de mal car l’huile ne fût pas tellement chaude. Il était 17 heures, quand son mari fait son entrée et trouve que sa maison refusait du monde, alors sa jeune lui raconte ce qui s’est passé. Il amène N… dans une clinique et le docteur lui dit que « sa santé n’est pas en danger », et il lui prescrit une pommade à appliquer quand elle sent des brûlures.

Les parents ont voulu porter plainte contre B…mais le mari de leur fille leur a dit qu’il est le principal concerné. Et il a réagit à sa manière. Les faits se sont déroulé au quartier Ksar mardi passé aux environs de 16H..

Source : La Tribune n°497

 

 







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