Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

17062012


 Une approche communautaire  de la diversité culturelle mauritanienne (I)  

La Mauritanie est considérée comme étant un lieu de  convergence de divers courants de civilisations, notamment les empires (du Mali, de  Ghana, des Almoravides, etc.).  

Le  brassage culturel sur la religion a offert à la culture mauritanienne des millions de poètes et une source d’unité entre Maures et « Noirs africains ».  Ainsi, les  habitants de la  Mauritanie sont des musulmans sunnites. Cela peut être une source  de multiculturalisme et  de métissage.

Plusieurs approches de diversité culturelle  peuvent être certes abordées, mais ce qui  retient l’attention demeure, semble-t-il,  l’approche locale  voire communautaire ou  intercommunale.

 

 Qu’est ce qu’une communauté ?

 Selon le dictionnaire  le Robert, il s’agit  d’un  Groupe social dont les membres vivent ensemble, ou ont des biens, des intérêts communs. On dit  une  collectivité et une  Communauté de travail.  On dit également appartenir à la même Communauté.

Cependant, « l’habitude et le langage scientifique courant, mais encore imprécis, veulent que l’on désigne cette forme de vie - au sens le plus large du terme - à partir du vocable famille : communauté de familles, communauté familiale. Ou, toujours en référence à la famille : famille étendue, joint family. Ou, en référence à l’une des formes de la communauté - seulement à l’une des formes -, Hauskommunion (« communion » domestique). Comme si la seule famille type était la famille conjugale, qui, unie à d’autres de même diamètre et de même nature, formerait, par extension verticale et horizontale, une communauté familiale ». ((Encyclopædia Universalis 2004).  

 

 On présentera contrairement  donc à la tradition, dans cette étude,  la  communauté  au sens large  du terme d’une part et de l’intercommunalité au sens spécifique  à travers une transposition  sur le cas mauritanien. Il s’agit ici  d’orienter la réflexion sur  un groupe social ou une communauté de quartier  ou des collectivités territoriales  partageant un intérêt commun. C’est ainsi que la question  de la valorisation de l’intérêt commun s’impose avec acuité, d’où  la recherche des   formes  organisationnelles  les plus adoptées  pour une meilleure cohésion sociale dans des espaces parfois regroupant plusieurs cultures différentes  ayant souvent chez nous un  unique dominateur commun, c’est celui de l’Islam.  Cela peut-il se concrétiser  sans  une société civile  forte  valorisant l’espace collectif ?

 

Diversité culturelle  et Communauté     

En Mauritanie les conditions naturelles notamment   l’exode rural   ont favorisé l’émergence de grands ensembles  culturels dans  les zones urbaines, cas de Nouakchott qui regroupe selon les estimations le tiers de la population. Là encore, la  dichotomie centre-périphérie  représente une nouvelle  clé de lecture. On peut opposer, dans cette perspective,  deux dimensions de la ville la plus peuplée du pays : d’une part, Nouakchott  des périphéries,  et, d’autre part,  Nouakchott du centre, plus  moderne à travers ses édifices  administratifs et ses villas qui regroupent l’ensemble des composantes culturelles qui ont un niveau de vie élevé. Cependant, les ensembles communautaires du centre et de la périphérie  ne partagent que   rarement l’intérêt commun, d’où la domination des  tensions  intercommunautaires accentuées bien sûr  par l’instrumentalisation par la  culture sous toutes ses formes (langues nationales, langue d’Etat, etc.).  En effet, sous la pression de la pauvreté, la conditionnalité économique relègue la culture au second plan.

A suivre 




La mobilité urbaine de la ville de Nouakchott

4042012

Par Mohamed Fouad Barrada
Entre l’océan  et  le désert,  la capitale mauritanienne s’est édifiée sur une planimétrie presque  plane, elle est limitée  par un cordon dunaire en face du  littoral  marin à l’Ouest  s’étendant sur une  largeur d’environ 150 m avec une végétation naine. Celui-ci  constitue pratiquement l’unique  protection de la ville contre des  inondations  qui pourront être causées  par d’éventuelles ras de marrées.
Ce cordon  naturel a fait, pourtant,   depuis plusieurs  années l’objet d’agressions intensives   dues notamment  aux prélèvements de matériaux de construction, (du  sable).
Aussi à  une altitude située en plusieurs endroits en dessous du niveau de la mer, juste derrière ce cordon se trouve  un vaste espace en large  de quelques kilomètres, dénommé   Sebkha, dans la partie Occidentale de la ville.
Ainsi, cette ville est  également  déterminée par  plusieurs cordons dunaires successifs allongés Nord-Ouest, Sud-ouest avec des attitudes qui   peuvent atteindre  jusqu’à une vingtaine de mètres et la majorité d’entre eux sont encore très mobiles. Et ces cordons sont séparés par des dispositions qui forment le site sur lequel est bâtie la ville. « Excepté le plateau gréseux enterré sous une couche mince  de sable argileux (dans la dépression de type Sebkha), les sols de Nouakchott se composent en surface soit des  strates de faluns coquillers fossilisés,  soit de sable fin ». Quelle mobilité urbaine pour Nouakchott ?
A partir des années  1960, la ville de Nouakchott a connu une évolution  urbaine rapide entrainant   un changement radical de l’espace urbain  de la ville.  Cette situation a  été au début sollicitée par l’Etat voulant le peuplement de cette nouvelle capitale naissante provoquant au départ l’entassement  de  milliers de tentes endommagées  autour du centre de la ville. Ensuite les cycles de sécheresse dans les années soixante dix, quatre vingt ont bouleversé cette situation, et cela par  un effet d’habitat spontané rendant difficilement l’absorption  des flux  migratoires aux conséquences néfastes   sur le mode de structuration, d’organisation spatiale de la ville. L’extension de la ville s’est faite le long des grands axes routiers reliant la capitale à  l’intérieur du Pays.
Ce changement a eu comme effet une vraie problématique de la mobilité urbaine due essentiellement au manque d’un plan d’aménagement du territoire prévoyant les perspectives de l’accroissement de la ville.    En effet, le centre ville de Nouakchott concentre l’essentiel des activités administratives et commerciales.
En fait, une étude a été lancée  en juin 2006 par la cellule de la coordination  dans le cadre du programme du développement urbain.  Le maître d’ouvrage  de ladite étude est la Communauté Urbaine de Nouakchott (établissement à vacation intercommunale   regroupant 9 communes au niveau de la capitale Nouakchott). Cette étude s’inscrit  dans le cadre du  processus  de décentralisation, la loi n°51- 2001  du 19 juillet 2001  attribuant  à la Communauté Urbaine de Nouakchott  la compétence  en matière  notamment d’organisation du transport urbain d’aménagement et d’entretien de la voirie , de signalisation routière , de stationnement, etc.
L’étude de la mobilité urbaine  a montré   que les transports collectifs  à Nouakchott souffraient  de plusieurs dysfonctionnements, car jusqu’à une date récente ils ne fonctionnent pas  dans une perspective de service public. Son mode de fonctionnement bien qu’il n’engage aucun risque financier de la part des autorités publiques, il représente  un inconvénient pour les usagers  qui ne disposent pas  en grande partie   d’une autre alternative. Ainsi, l’étude  a  souligné   l’absence de toute  garantie de disposer  du service spécifique sur les liaisons avec la périphérie. Les déséquilibres accrus entre la demande et l’offre, la vétusté des véhicules,  leur inconfort et l’insécurité liée à leur utilisation représentent également un handicap majeur.
Certes, une société  publique de transport urbain en commun a été mise   en service  le 28 novembre 2010 par le gouvernement, mais dont la rentabilité et la pérennité ne sont pas encore assurés.
Le nombre des bus  qui ont été utilisés sont en deçà des besoins.  Ils sont juste 62 bus pour  un besoin de 150 y compris le munis bus.    Et ces bus en fonction ne couvrent  pas  l’ensemble de la capitale faute bien sûr du manque d’infrastructure urbaine routière organisée en sites propres. En outre, ces bus sont une source d’embouteillage   aux  heures de pointes.
Des solutions ont été, par ailleurs,  proposées par l’étude sur la mobilité urbaine. Il s’agit   entres autres de  la planification du système (définition et adaptation  des réseaux  lignes et infrastructure, type de matériel  roulant, horaires, tarification, …) ;  de la mise en place et de l’entretien  du matériel roulant ; la gestion du système  (attribution de concessions   surveillance, statistiques de fréquentation).
En outre, l’architecture  du réseau  urbain principal de Nouakchott  nécessite  une implantation  du réseau en site propre (infrastructure).
En somme, l’étude met en valeur  les mécanismes ci-après :
 L’insertion des différents tronçons en site propres, l’implantation des stations, le renforcement des structures du réseau urbain secondaire,  les infrastructures et matériels roulants, l’implantation des principaux carrefours, l’application d’une vraie  politique de stationnement, le renouvellement  du parc automobile,   la création d’un réseau routier destiné au poids lourd et l’application  d’une réglementation permettant  au poids lourd de circuler dans des axes particuliers.
Cependant,  en matière de gestion urbaine  l’applicabilité de cette étude est du ressort  de la Communauté urbaine de Nouakchott et ses neuf communes.  Celles-ci  ne disposent pas  de ressources humaines et financières nécessaires pour venir à bout de l’application de l’étude en question. D’où la problématique de la gouvernance locale  pour une meilleure mobilité  urbaine de Nouakchott.
Démographie de la ville de Nouakchott  (données de la cellule études et projets de la Communauté Urbaine de Nouakchott)
Année
Population
Taux de croissance
1955
2000
-
1977
134700
32%
1990
420000
8%
 2000
610000
3.7%
2008
850000
3.75%
Plus d’un million d’individus  en 2012
M_barrada@yahoo.fr
Source :mauritanies1 n°21 du mars au 10 avril 2012



Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

18032012

 

DHL international : Licenciement  en Mauritanie !
« Dehors  Monsieur le délégué, vous êtes persona non grata, martèle le directeur de DHL-Mauritanie à l’encontre de l’un de ces employés qui revendiquait  une doléance soutenue par ses collègues. Bien que DHL –Mauritanie réalise des chiffres d’affaires faramineux, les salaires ne couvrent point le strict minimum des besoins mensuels. Ça grogne  à DHL-Mauritanie, des employés exigent une augmentation des salaires et  une application stricte du droit du travail en Mauritanie. Selon eux si ‘‘vous êtes malades’’ plus de 10 jours, vous n’avez plus le droit à vos salaires en jours de repos médical, c’est à la caisse nationale de sécurité sociale  de vous rembourser, alors que selon le droit du travail, le salarié  qui souffre d’une maladie le privant de travailler devrait   continuer à  percevoir son salaire pendant 3 ou 6 mois et  au-delà de cette période la caisse nationale prendra en charge le paiement de ses ‘mensualités’ ». Ces  propos m’ont été transmis récemment.
Le directeur aurait dû outrepasser les limites ?
J’imagine  le pauvre licencié   déstabiliser et briser.  Le fameux délégué se trouve présentement en situation délicate,  sans emploi dans un pays étranger, il réclame la justice.
Je suis sidéré :   DHL- Mauritanie  est considérée, me semble-t-il, comme une petite entreprise. Son patron a réagi, pour ainsi dire, comme étant  jamais confrontée  à la moindre organisation syndicale.
Pourtant, un préavis de grève a été lancé par  les employés de DHL pour défendre leurs intérêts, toutefois, leur directeur s’est acharné contre le délégué de travailleurs  en le sommant  de quitter manu militari  le lieu de son travail,  en lui expliquant  qu’il est un étranger et qu’il devrait  avoir le droit qu’a un contrat à  durée  déterminée  prenant fin en avril prochain alors qu’il a déjà signé un contrat à durée indéterminée renouvelable sur la base du permis de travail octroyé  par l’inspection du travail. Celle-ci a livré  un permis en bonne et due  forme au délégué en question  depuis belle lurette.
Je ne peux guère, par ailleurs,  comprendre l’épisode de ce licenciement qui peut aboutir certainement  à d’autres licenciements touchant cette fois-ci des nationaux.



Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

6022012

 

Êtes-vous heureux ?

Qu’est ce que le bonheur ? Qui est heureux ?   Voilà des  questions sans réponses exactes, chacun les appréhende  selon sa vision. Et «  quand on a demandé au Dalaï Lama qu’est-ce qui le surprenait le plus au sujet de l’Humanité , il a répondu :  l’Homme , parce qu’il  sacrifie sa santé  pour l’argent  ensuite  il sacrifie  tout son argent  pour recouvrer  la santé . Par la suite, il est tellement  anxieux au sujet  du futur qu’il ne profite pas  du moment  présent. Le résultat  est qu’il   vit  comme s’il  était immortel et il meurt n’ayant jamais  vraiment vécu »  (message   transmis par une amie chère, très chère).

La semaine passée au sujet  d’une discussion sur l’anxiété  on me fait savoir selon les statistiques de l’un des centres de santé de Nouakchott, qu’en grande partie des femmes mauritaniennes souffrent d’anxiété plus que les hommes.

Dans le même ordre d’idées un acteur de la société civile avait expliqué  solennellement au cours d’un colloque sur la santé mentale que les schizophrènes sont les plus heureux, ils sont dans  leur  monde excellent, loin des contraintes socioculturelles et  le regard  destructeur de l’autre. En quelque sorte « l’autre, c’est est l’enfer ».

 Il a été aussi dit  au sujet du bonheur :

« Qu’il est individuel, il demande  une prédisposition individuelle. Un homme  qui jouit  du bonheur  doit être  enfermé sur lui-même.  Il est  soutenu par une dose solide  d’égoïsme (ou ce  qu’on nomme ainsi), par de l’indifférence  pour le malheur des autres ou  pour le souci des autres. Aimer ne donne pas  le bonheur  mais du souci … ne pas aimer  ne donne  pas  le bonheur  non plus ( …) D’ailleurs  le bonheur  est médiocre (…).  Aucun jeune marié  n’est heureux plus de trois jours : si tu  veux être  heureux un jour , saoûle-toi , si  tu veux être heureux  trois jours , marie toi, si tu veux être  heureux toute la vie , fais toi curé, dit un proverbe normand, je crois faux d’ailleurs car les curés ne sont  pas heureux (…)

Il  y a peut-être, une sorte  de bonheur dans le dépassement  du bonheur et du malheur »  (Vu par Eugène Ionseco , le nouvel observateur 3 /9 septembre  1973).

Et Alain Krivine  d’expliquer  que pour vivre  heureux, il faut vivre  debout (Idem).    Le bonheur est-il  donc aussi la vertu ?  

A mon avis, il réside dans l’harmonie cœur -esprit sous l’égide de la vérité. De quelle vérité s’agit-il ? Laissons la question ouverte. Pour maîtriser l’immaîtrisable, c’est-à-dire dépasser l’anxiété,  la formule se trouve dans des formes d’équilibre plus au moins acceptables. Certes, la prière est un régulateur indispensable dans notre religion. Cependant,  l’équilibre qui échappe malheureusement à beaucoup d’entre nous, se manifeste par le  fait d’aimer à soi- même ce que nous aimons aux autres. « C’est ainsi qu’on trouve le cœur de la religion (la paix avec soi même et la prospérité sociale) »(NDR).

m_barrada@yahoo.fr




Des étudiants mauritaniens en France distribuent le ftour en Mauritanie.

16082011

 

 

Des jeunes étudiants mauritaniens basés en France  se sont réunis, depuis le début du mois de ramadan, afin de fournir le Ftour  (le repas de la rupture du jeûne) quotidiennement aux plus nécessiteux.  Cet élan de générosité s’inscrit dans une initiative globale « Jeunes Citoyens pour la Mauritanie » (JCM) lancée depuis plusieurs mois sur Facebook  qui vise à sensibiliser et faire débattre les jeunes mauritaniens sur les différents maux de notre société.

Au départ, leur initiative à donner lieu à plusieurs débats portant sur la nature de l’action de volontariat à mener : sensibilisation au  nettoyage de la ville, à la thématique de l’unité nationale et à d’autres thématiques. Une fois au pays, les vacances scolaires coïncidant cette année avec le mois de ramadan, les jeunes ont alors décidé de passer à l’action. Ce, en mettant en place une opération quotidienne de distribution du ftour. Le coup d’envoi de cette action a été lancé par les JCM lors de l’organisation d’un tournoi de football dont les bénéfices ont permis d’entamer l’opération. 

Chaque jour, en ce mois béni du ramadan, ils se réunissent dans une maison qui leur est prêtée par les parents d’un des leurs à proximité de l’hôtel Aziza ; une préparation  des ftour  est alors effectuée par  une dizaine de jeunes qui se sont rencontrés en France pour venir en aide aux plus pauvres. Ils préparent eux même, tous les jours de 14h à 17h, des assiettes composées de dates, de crêpes et de boissons.

A cet effet, un appel aux dons a été lancé au prés de certaines entreprises et familles. Une trentaine de familles a répondu favorablement à cet appel en offrant un repas de rupture de jeûne quotidien, composé de soupes, de bouillies, etc.

« Nous assurons chaque jour  le repas de la rupture du jeûne à 200  personnes, assure Safia Cheibani , un des membres fondateurs de cette initiative,  la zone cible de notre intervention  reste pour le moment le centre hospitalier national de Nouakchott. Les bénéficiaires  sont surtout des patients et leurs accompagnateurs, souvent évacués des villes de l’intérieur. »

Une seconde étape de cette opération  permettra  de distribuer  des « kits de ramadan » à plus de quatre vingt dix familles qui sont dans le besoin ainsi qu’à l’orphelinat Diallo Mariame, le jeudi 18 août après la prière du soir.  « Ces kits sont composés de pâtes, de sucres, de riz et d’huile ; réunis grâce aux aides de sociétés de la place telles que FAMO et MPA, qui ont  répondu avec enthousiasme à l’appel aux dons de JCM, en offrant chacune  une (1) tonne de pâtes au bénéfice de l’opération. D’autres entreprises,  notamment  SORECI voyage, ont,  quant à eux, attribué des contributions financières» (dixit).

      

De plus, avec l’appui de la Communauté Urbaine de Nouakchott qui  met à leur disposition des camions-citernes, ils distribuent gracieusement de l’eau potable, tous les matins, dans des quartiers périphériques mal alimentés.

 Selon  Demba  Ould Semba, le chef du  projet eau de la Communauté Urbaine  de Nouakchott,  « cette initiative  citoyenne s’inscrit dans le cadre du rapprochement entre  notre institution et les citoyens d’autant plus   qu’elle permet de  venir en aide à  des familles défavorisées ».

 En effet, depuis le début du  ramadan des acteurs  de cette initiative collaborent   avec  les services  techniques de la Communauté Urbaine de Nouakchott chargées  de la distribution de l’eau potable   dans les quartiers périphériques  de  la ville.  D’après les indicateurs de la Communauté Urbaine de Nouakchott, trois mille individus ont pu bénéficier,  tous les jours, de l’eau potable, gratuitement, dans le cadre de l’action menée par les JCM.

« L’aspect de l’eau est d’une importance capitale dans ces quartiers »  explique Mody Hachim Diallo, un des membres actifs de JCM. « Cette aide est donc primordiale pour les bénéficiaires des quartiers Hay Sakene, par exemple, ils nous l’ont eux même confirmer» ajoute-t-il en substance.

Notons, d’ailleurs, que la Communauté Urbaine de Nouakchott ravitaille quotidiennement des familles   habitants dans des quartiers situés hors réseaux  notamment les quartiers Hay sakene , Tarhil  etc.

 L’initiative engagée par les JCM, originaires des différentes composantes et régions du pays, ne compte pas en rester là. La douzaine de jeunes fondateurs prévoit désormais de passer à une phase supérieure en mettant en place une association, au service des citoyens.

M F Barrada  et Hawa BA

Source : Communauté Urbaine de  Nouakchott 




Les Echos de la Tribune :Arrêt sur image

29052011

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Par Mohamed Fouad Barrada

Inhumain, trop inhumain, une femme presque la cinquantaine, mauritanienne, pratiquement seule sans ressources financières pour se soigner, est laissée, semble-t-il, voire délaissée par les services hospitaliers de notre hôpital national. Elle souffre depuis 7 ans. Elle a subi deux opérations suite à une maladie que j’arrive difficilement à concevoir. Il s’agit d’une infection très grave qui affecte chacune des deux parties charnues de la région de son bassin. Ces deux régions ont subi, en conséquence, une grave ‘inflammation’. Il est question d’une douleur due à une agression caractérisée par la rougeur, la tuméfaction, la chaleur, etc. Ce qui nécessite des désinfections régulières de ses blessures, de ses inflammations. Faute de ‘sous’, elle n’a point de moyens pour assurer ses soins. C’était grâce au soutien d’une famille sénégalaise travaillant dans des secteurs informels ( plomberies, coiffures , vente de détail) et surtout par l’aide d’une dame de bienfaisance qu’elle parvient à survivre et d’avoir de l’aide pour acheter des médicaments et le paiement de son loyer .

« Je ne dors pratiquement plus, je ne marche plus, et je suis clouée au sol depuis belle lurette, je veux alléger ma souffrance, je veux tout simplement que je puisse marcher ». m’explique-t-elle les larmes aux  yeux.

« Suite à ma deuxième opération d’une journée, j’étais chassée de l’hôpital. C’était le 13 mars 2011, d’ailleurs depuis 7 ans, je souffre de cette maladie ». Si ce n’était pas avec l’aide de cette femme (‘en pointant la sénégalaise de la main’), je serais depuis longtemps pourrie dans cette pièce (voir photo) » (dixit).

Cette image si révoltante, je l’ai prise après avoir été contacté, par une sénégalaise qui m’avait avoué qu’elle peine à trouver de moyens pour venir en aide à cette pauvre femme. J’étais sidéré et choqué par cette situation alarmante de la situation sanitaire de notre pays. A vous d’interpréter les faits, de chercher une explication de ce cas social qui reste, à mon avis, un cas parmi tant d’autres.

De fait, je vous transmets volontairement pour plus d’information le contact de cette ‘dame’ sénégalaise qui m’avait orienté vers la maison de cette patiente sans soutien. Il s’agit de :

Mme Fama Leye

Gsm : n° 22203686

 

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De g. à dr : la sénégalaise et la patiente




Les Echos de la Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

22052011


Des docteurs boycottent le recrutement au niveau de l’Université   de Nouakchott !  

Le Président de  la République nous a promis  un recrutement  à l’Université, et la promesse a été  politisée, semble-t-il,  par le gouvernement, martèlent   des membres de l’Association  des docteurs scientifiques mauritaniens lors  d’une conférence de presse tenue  la semaine passée.  « Notre enseignement  supérieur : de l’agonie douloureuse à la mort silencieuse, bougeons ».  Tel est  le slogan des docteurs activistes.

Suite à  leur entretien avec  le président, la conséquence, pour ainsi dire,  était rapide : « le  gouvernement a  annoncé  le recrutement de 60  professeurs pour l’ensemble des structures d’enseignement supérieur ».  Le besoin avoisine-t-il la soixantaine ?  Tant s’en faut, explique  les universitaires de la faculté des sciences.   Une mesure populiste ?

 En effet, la situation  transcrite par les acteurs de ladite association est alarmante. Certains parmi eux confirment  qu’ils ont perçu durant 6 mois  des montants dérisoires, soit 60000 ouguiyas pour les uns et 12000 pour les autres et que la médiocrité ‘s’accentuera’.   Quelles en sont les explications?

Les étudiants n’ont débuté  leur année scolaire que tardivement. Des modules ont été omis. Et l’université  continuera  de livrer des diplômes ne reflétant point la qualité académique.  Seule la faculté des sciences a besoin  de 70  professeurs alors que le recrutement de 60  concerne  l’université de Nouakchott, l’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises (ISCAE)  et l’Institut Supérieur d’Enseignement Technologique (ISET).

 Cependant, les membres  de l’association  des docteurs scientifiques  déclarent solennellement qu’ils   ne participent guère au concours  de recrutement récemment annoncé.

Avec le nouveau système (LMD),  l’université aurait  besoin  de plus de trois cent professeurs. Alors que celle –ci fonctionne toujours et  en grande partie  par les efforts des vacataires qui n’ont aucun droit. Ainsi, depuis 2007 l’université n’a établi aucun contrat, des enseignants pourtant ayant enseigné  dans  des universités de qualité continuent,  ici, de vivre dans une précarité  inexplicable,  sans respect, sans dignité.   Et ils risquent bel et bien  de fuir le  pays.    

 Par ailleurs, afin d’établir une base de données, l’université de Nouakchott a réclamé cette année  aux vacataires de déposer leurs dossiers auprès du rectorat.
« Toutefois, des docteurs, des doctorants expérimentés ont été, tout simplement, mal classés, car ils ont ‘conçu’ des dossiers (diplômes, cv) tout en omettant leurs attestations d’enseignement.

Pourtant, ces enseignants sont connus localement et à l’extérieur. Il est commun, d’ailleurs, que les universités cherchent les professeurs qualifiés  ici, il semble qu’on leur met des bâtons dans les roues. Pour quelle raison ? D’autres universitaires doctorants sont relégués au second plan cause due essentiellement à la commission nationale d’équivalence des diplômes.
A titre d’illustration, depuis le changement du système des études supérieures au Maroc de DEA (BAC plus 5) au DESA (BAC plus 6 ans d’études conditionnées par une recherche soutenue devant un jury), les commissions de l’université de Nouakchott de sélections des diplômes les considèrent comme des titulaires du DEA.
Alors que suivant les textes régissant les études supérieures, leurs diplômes sont assimilés à un titre de doctorat de troisième cycle voire un magister (bac +6). La commission nationale de l’équivalence des diplômes ne s’est pas réunie depuis belle lurette. Quelles sont les causes et les conséquences de tels actes?

Si l’on en croit les diplômés du Maroc, il est question de leur barrer le chemin en faveur d’autres diplômes car l’université n’accepte que les magisters (de l’Egypte, de l’Irak et des autres pays du proche et moyen orient et le doctorat de troisième cycle de l’Algérie, ou du Sénégal).
Les diplômes sénégalais ont une particularité; avec un DEA (appuyé par un mémoire) et une deuxième année de recherche sans soutenance l’étudiant obtient un doctorat de troisième cycle (Bac +6), alors qu’au Maroc, il fallait deux ans d’études et une soutenance le plus souvent en troisième année (cas des facultés des sciences juridiques économiques et sociales). Que faire pour corriger cette injustice ? » (NDR)

m_barrada@yahoo.fr




Les Echos de ‘La Tribune’ : Source des femmes

21052011

 

Grève d’amour, que veulent les femmes ?  

Des femmes revendiquant leurs droits, ne sachant pas trop faire, elles entament une grève d’amour. Les hommes n’ont plus dans cette jolie perspective le droit à l’affection, à la chaleur humaine, à la sensibilité féminine. Les théâtres de cette belle histoire se déroulaient dans une ville Magrébine. Il s’agit là d’une idée géniale mise en scène dans un film intitulé ‘la source des femmes’ du franco-romain Radu Mihaleanu .

Il raconte le combat d’une femme, plutôt des femmes, voulant avoir un meilleur statut, leurs mouvements de contestation ont commencé par une rébellion d’une certaine Leila contre la corvée d’eau imposée aux femmes face à l’indifférence des hommes. ‘La source des femmes’ est un plaidoyer pour l’égalité de genre, de sexe.

D’où l’éternelle question : que veulent les femmes, ou plutôt que veut une femme ? Peut-être que la question est détestable et d’une légèreté inouïe. Ce qui sous-entend pour les uns ce que nous voulons des femmes.

Voyons, la réponse me semble difficile. Elle n’est point question d’une thématique immédiate.

Superficiellement, les femmes mauritaniennes veulent des crédits téléphoniques. Pourquoi faire, je ne sais point. Et quoi d’autres…aux femmes de bien vouloir me répondre. Si je pouvais lire leurs pensées, je pourrais bien apporter des éclaircissements, toutefois, elles veulent des choses matérielles pour embellir leurs physionomies, leurs images, leurs statuts, leurs…

Ironie du sort, je répondais à une femme souhaitant lui acheter des cartes téléphoniques, que je voulais bien être une carte inépuisable afin que je puisse transpercer les cœurs de nos femmes.

Une autre femme occidentale me disait, qu’elle veut la paix, une situation matrimoniale plus stable, plus d’amour et de stabilité. J’en déduis que le vouloir féminin dépend et tend vers une liberté d’action, une liberté de pensée et une large autonomie, face à une rareté de plus en plus constatée du genre masculin dans les différentes contrées hormis bien sûr le cas chinois.

Mohamed Fouad Barrada
m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune  :www.barrada.unblog.fr




L’INDEPENDANCE

14112010

 

Nos preux guerriers ont secoué le joug colonial 

Ils ont enduré cet univers carcéral 

Leur foi en Dieu est certes inébranlable 

Leur courage aussi est indubitable 

 

 

Leurs noms retentissent comme une résonance 

Notre peuple leur doit une telle vaillance 

Chacun doit évoquer leurs exploits héroïques 

Tous les peuples sanctifient les âmes stoïques 

 

Notre martyr Bakar est un saint dont le sort 

Est envié par tous ceux qui appréhendent la mort 

Ses émules dans le monde sont très nombreux 

Car dans la vie future ils seront heureux 

 

Les hommes de foi, la mort, ils n’en ont cure 

Ils seront récompensés pour ce sort dur 

Leurs concitoyens doivent leur en savoir gré 

Chacun doit se gargariser de leurs bienfaits   

 

Rendons-leur donc l’hommage que nous leur devons 

Car leurs grands sacrifices sont dans nos tréfonds 

Saluons le courage de tous ces martyrs 

Gloire à tous ceux qui défendent sans trahir 

  

 Par

Mohamed Abderrahmane Ould Kharchi 




Faits divers

2112010

Hôpital National : Un policier cogné par un chauffeur 

Il était 12 heures précises, mercredi, devant le portail du CHN quand un policier est venu prendre un homme par le collet de sa chemise lui reprochant d’avoir stationné son véhicule à un endroit interdit. L’homme était venu prendre son père qui venait de sortir de l’hôpital. Au moment de l’altercation, le policier lui a demandé de sortir du véhicule et de lui remettre les documents de la voiture et son permis de conduire. L’homme sort, vexé, et lui attribue un violent coup de sa tête au nez, laissant son sang couler à flots.

Les policiers en service au portail du Centre Hospitalier National se jettent sur l’agresseur et l’embarque dans leur véhicule à destination du Commissariat de police de Tevragh-Zeina I,où il a été placé derrière les grilles. Le blessé a été évacué aux urgences de l’hôpital, où il a subi des analyses et une radiographie dont  les résultats n’ont décelé aucun mal.

Les parents de l’agresseur ont été informés de la situation et à leur tour, ils ont contacté leurs proches qui sont dans les hautes sphères de l’Etat pour leur faire part de se qui vient de se produire, précise notre source. Quelques minutes plus tard, l’affaire fut classée et leur fils sort des grilles, a-t-on appris des sources proches de la famille.

 

Toujounine : Un gendarme marque de sa tête un agent de police 

Un  agent de police en service au Commissariat de police de Toujounine III, détaché à la gare routière des voitures qui transportent pour l’intérieur a reçu une plainte de la part des chauffeurs de la gare. Ces derniers sont venus se plaindre d’un gendarme qui n’est pas inscrit sur leur liste et ne verse pas les taxes et qui vient prendre souvent leurs passagers.

Le policier vient le voir en lui disant que tout celui  qui n’est pas de la gare n’a pas droit d’y prendre des passagers, c’était au moment où le gendarme avait déjà pris quatre personnes pour l’intérieur du pays. Le gendarme chauffeur très frustré, lui demande:«de monter avec lui dans sa voiture en lui disant que c’est
la Brigade Mixte qui va trancher », rapporte le grand frère du policier. Il prend la route pour l’Etat Major de

la Gendarmerie Nationale, à hauteur du Carrefour Madrid, il fait descendre les passagers et lorsque le policier a voulu descendre, il l’a empêché, précise notre source.

Le gendarme gare sa voiture dans l’enceinte du Camp Mariés de
la Gendarmerie et cherche à être en tenue correcte alors qu’il portait le pantalon de sa tenue et ses rangers. Le policier tente de l’empêcher, sans chercher à comprendre le gendarme lui livre un violent coup de tête au nez et le sang du policier jailli sur sa tenue. De loin, un officier de
la Gendarmerie qui rentrait chez lui, a vu la scène et il s’est dirigé vers eux. Les deux protagonistes sont séparés. Les gendarmes tentent de faire soigner le policier à leur niveau mais son chef à qui il a rendu compte, l’a appelé lui demandant de venir au commissariat, ajoute notre source.

Le policier a été transporté à l’hôpital où il a reçu des soins intenses, puis il a porté plainte contre le gendarme auprès des autorités compétentes.

L’affaire si délicate a fait des vagues. Les chefs des deux corps, les parents de la victime et ceux du gendarme sont dans la foulée.

Le gendarme a été placé en garde à vue à l’Etat Major et en plus de l’agression du policier en plein service, il roulait dans une voiture non dédouanée ont révélé  des sources de bonne foie. Il parait que les parents du gendarme faisaient la ronde chez la famille du policier afin de trouver un quelconque arrangement à cette affaire.

 

Un accident meurtrier sur la route de Rosso 

Un accident sanglant s’est produit tôt le mardi 26 Octobre dernier à 30km sur la route Rosso-Nouakchott.Un véhicule de type Prado qui roulait à tombeau ouvert voulant se rendre à Nimjatt a fait des tonneaux quand ses pneus seraient entrés dans des trous de grandes profondeurs engendrés par le ruissellement des eaux de pluies. Le bilan de cet accident si dramatique est de 7 blessés graves et 3 morts dont les corps ont déchiquetés. Les éléments de la gendarmerie se sont rendus dare-dare sur le lieu du drame et ils ont évacué d’urgence les blessés à l’hôpital régional de Rosso, où ils ont été l’objet de grandes interventions. Selon nos dernières informations leurs vies ne sont plus en danger.

 

Vol au quartier carrefour Madrid 

Dans la nuit du mardi dernier, deux voleurs d’une grande notoriété ont cambriolé une maison située au Carrefour appartenant à un commerçant du marché de la capitale et ils ont réussi à emporter son boubou en basin riche dans lequel se trouvait un billet de 500 dollars US.

Le commerçant dépose une plainte à la police et le CSPJ prend le dossier en main. Les hommes de Ould Mouftah spécialisés dans la recherche des caïds délogent les deux malfrats deux jours après leur opération. Ces derniers ont reconnu leur forfait lors de l’enquête, mais selon nos informations les noctambules ont déjà liquidé leur butin. Le CSPJ les a déferrés devant le parquet de

la République. Après l’interrogatoire, ils ont été déposés à
la Maison d’Arrêt de Dar Naim. Ils doivent rembourser la somme d’argent et payer le boubou, a-t-on appris de sources judiciaires.

 

Accident ou meurtre ? 

Dès les premières heures du jeudi passé, un vieil homme la soixantaine dépassée a été fragmenté par un véhicule à quelques mètres du carrefour Bamako, alors qu’il revenait d’une boulangerie où il était parti chercher du pain.

Le conducteur de la voiture ne s’est passé arrêté après avoir tué le boutiquier. Il semblerait qu’aucune autre voiture ne le suivait, mais selon une source policière, le gardien des magasins d’à coté a déclaré qu’il s’agit d’un car sur lequel se trouve une porte bagages.

Le corps sans vie de Fadel est resté longtemps allongé et couvert d’un drap sur la route sous le regard impuissant de ses deux neveux et son unique fils.

A sept heures, le lieu du drame grouillait de monde. Les policiers de Riad I et du CSVP étaient là. Le constat est enfin fait. Ses parents attendaient l’arrivée du Procureur de République avant de l’amener au CHN pour les formalités avant de l’inhumer.

Le chauffeur qui a commis ce geste jugé inhumain par ceux qui ont Fadel baignant dans son sang qui refuse de s’arrêter est toujours en cavale. Selon une source sécuritaire il est toujours recherché et il sera arrêté.   

 

Une sénégalaise donne naissance à un enfant avec deux têtes à Boghé

 

Selon le correspondant de l’ANI au Brakna, une femme de nationalité Sénégalaise a donné naissance jeudi à la clinique de Boghé à un enfant à deux têtes.

Le bébé, de sexe masculin, a été pris immédiatement en charge après sa naissance pour recevoir un traitement et des soins à l’hôpital régional d’Aleg mais il est mort en cours de route.

Source : ANI

Quiproquo DANS UNE BANQUE DE LOUGA : Il prend la malade mentale pour un agent et lui verse un million de francs

Un fait inédit et non moins insolite défraie la chronique dans le milieu bancaire lougatois. Un agent de santé, venu faire le versement de 1 million de francs, dans une banque de Louga, a commis la bourde de remettre le pactole à une déficiente mentale, qui se trouve être la sœur jumelle d’une caissière qui avait l’habitude de lui faire ses transactions financières. Ayant empoché l’argent, la malade mentale qui a disparu, est retrouvée plus tard en train de distribuer à tour de bras ledit montant à des inconnus.

 

LOUGA – Une histoire drôle et renversante défraie la chronique depuis deux jours à Louga. Au centre de l’affaire, le sieur Diallo, employé dans une structure sanitaire de la place à Louga, qui a commis la plus grosse bourde de sa vie, et qui renseigne sur son degré de naïveté. La rondelette somme de 1 million de francs en poche, il s’est présenté dans les locaux d’une banque de la place pour y effectuer un versement. Sur place, le bonhomme qui s’est rendu compte que les lieux grouillaient de monde, s’est mis à réfléchir pour trouver une solution lui permettant de contourner la longue file d’attente. C’est sur ces entrefaites qu’il a aperçu au niveau du hall, une dame confortablement installée et qui ressemblait à une des caissières de la banque qui avait l’habitude de lui faire ses transactions financières. Diallo s’approche d’elle pour qu’elle interfère en sa faveur en lui permettant de procéder au versement rapide d’un million de francs. La dame accepte le principe et se fait remettre le pactole.

L’argent en main, elle s’est dirigée tranquillement vers les guichets, laissant sur place Diallo attendant sagement son retour, ignorant royalement que la dame en question est la soeur jumelle de la caissière à qui il croyait avoir affaire. L’autre fait de taille qu’ignorait Diallo est que la dame qui détenait son argent ne jouit pas de toutes ses facultés mentales. Autant de faits que l’agent de santé va découvrir à ses dépens. En effet, ignorant que celle-ci avait tout bonnement quitté la banque par une porte dérobée, Diallo qui est resté un bon moment sans apercevoir l’ombre de la dame, a interpellé le vigile des lieux. Il s’en est suivi une perquisition, en vain. Nul trace de la dame. Diallo craignant le pire, a saisi la police.
L’enquête menée a permis de se rendre compte que l’agent de santé s’était lourdement trompé de personne. La dame à qui il avait remis son argent n’était autre que la soeur jumelle de l’une caissière qui avait l’habitude de lui servire, et qui, d’ailleurs ne travaillait plus dans cette banque. Les investigations ont aussi permis de se rendre compte que Diallo s’était trompé de bonne foi car «les deux soeurs jumelles sont d’une ressemblance stupéfiante». Pour la localiser, les agents se sont rabattus sur la caissière qui leur a indiqué là où devait se trouvait sa soeur jumelle déficiente mentale. Des indications qui ont permis aux policiers de retrouver la dame en question, en train de distribuer à tour de bras les montants perçus. Interpellée, elle a expliqué sans gêne là où elle avait gardé le reste de l’argent. Au finish, les limiers sont parvenus à rassembler à temps le million de francs, restitué à son légitime propriétaire, à son grand soulagement. Mais que de sueurs froides !


Khalif A Wélé (Correspondant)
Source Le populaire







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