Transport :

17052010

 

 Trois pas en arrière 

 

Le 6 mai dernier, la délégation européenne de Nouakchott écrivait au ministre des affaires économiques et du développement. L’objet de la correspondance, largement reprise par la presse nationale, était la «réforme du secteur des transports terrestres». 

Dans cette lettre, le représentant de l’Union Européenne à Nouakchott rappelait au ministre certains engagements pris par la Mauritanie dans le cadre de la politique de libéralisation du secteur des transports, décidée depuis quelques années déjà. Mais dont les applications étaient rendues difficiles par divers blocages. Notamment en ce qui concerne la mise en place effective de la commission de suivi décidée d’un commun accord et devant comprendre les opérateurs du secteur et les deux bailleurs principaux – UE et Banque Mondiale – comme observateurs. 

«La convention de financement qui nous lie avait établi que la Commission réaliserait le suivi de l’exécution du projet d’appui à la Réforme». Ce qui n’a pas été fait, parce que le ministre a invoqué des contraintes empêchant la mise en place effective de cette commission. Le délégué européen lui, indique qu’«il faudrait envisager un cadre analogue à la commission pour que la convention soit toujours respectée ; c’est-à-dire un cadre qui assure le suivi de la réforme dans lequel les bailleurs de fonds déjà représentés dans la Commission puissent maintenir leur place en tant qu’observateurs». C’était le 6 mai 2010. 

En fin de semaine dernière, le ministère de l’équipement et des transports a rendu public un Arrêté créant une autorité de régulation du transport routier. Mercredi dernier, Cheikh Sid’Ahmed Ould Baba, colonel à la retraite, ancien président de l’Assemblée nationale sous Ould Taya dont il a été directeur de campagne en 2003, est désigné pour diriger cette autorité. Le même jour, et avant même qu’il ne prenne service, Taqi Ould Dhmine est nommé Gestionnaire national de l’autorité. On semble vouloir aller vite. Comme si… 

L’arrêté 710 est daté du 29 mars 2010. Il a donc été occulté jusqu’à sa publication le 12 mai. Il est une reprise approximative – totale dans l’esprit – de l’article 757 (18 octobre 1998) créant le Bureau national des transports (BNT) qui avait permis au puissant président de la FNT de l’époque de contourner la réforme des transports et de continuer à engranger taxes et tributs sur le secteur. 

Les professionnels du secteur ont juste le temps de constater les dégâts. Juste le temps de faire part de quelques-unes de leurs appréhensions, liées surtout au viol de certaines dispositions des lois et règlements en vigueur. 

C’est donc par Arrêté que la nouvelle Autorité est créée et non par loi. Ce qui diminue sa force par rapport à des textes antérieurs et qui restent en vigueur. Par exemple, l’Autorité est chargée, entre autres, «d’organiser, de promouvoir et de développer les transports routiers interurbains ; (…) de gérer et exploiter les gares routières interurbaines ; d’élaborer un règlement intérieur des gares routières interurbaines, fixer les modalités de gestion de ces gares routières, définir les moyens humains et matériels et déterminer les avantages accordés au président et au gestionnaire national». 

N’est-ce pas violer les dispositions de la loi attribuant aux communes l’entière responsabilité de la gestion des gares routières ? N’est-ce pas opérer un retour en arrière en restaurant un «règlement intérieur des gares» qui ne peut vouloir dire que le retour à la règle du rang dont la dénonciation a été l’objet d’une âpre lutte dans les années 90 et 2000 ? N’est-ce pas contraire à l’esprit et à la lettre de la «loi d’orientation portant libéralisation du secteur» qui fait office de fondement de la Réforme ? Faudra-t-il retirer l’Arrêté ou réviser les lois en vigueur ? 

Si l’on choisit de réviser les lois pour les conformer aux nouvelles dispositions de l’article, il faudra ne pas se limiter aux seuls textes l’organisant. Le code de la route devrait être revisité, selon les professionnels du secteur, pour l’adapter aux réalités mauritaniennes. Le réalisme devrait dicter aux autorités de limiter les exigences en prenant en compte la vétusté du parc, l’éducation des professionnels, l’état des infrastructures, le niveau des intervenants… 

«Les ressources de l’autorité de régulation du transport routier sont constituées des redevances payées par les transporteurs à un taux variable selon les catégories de véhicules et fixé par l’assemblée de l’autorité» (article 11 de l’arrêté). Ces recettes sont affectées pour 40% au fonctionnement de l’autorité et 60% à «l’équipement, aménagement et infrastructures et à tout autre investissement destiné à la modernisation de la gestion et de l’exploitation des gares routières». Exactement comme du temps de la puissance Fédération nationale des transports (FNT). 

Le problème «légal» ici se pose. Dans ses attendus, l’arrêté fait référence à deux arrêtés antérieurs : le N°1073/MET et le N°1074/MET du 21/11/2005 tous deux. Le premier porte sur le modèle de la lettre de voiture, le second sur celui du manifeste des voyageurs. Le premier a pour objet de définir quantité et nature des marchandises transportées. Le second permet de chiffrer le nombre de voyageurs et leurs destinations. Dans l’esprit de la loi de Réforme, il s’agissait d’introduire des règles pouvant permettre d’avoir des statistiques sur le mouvement des biens et des hommes en Mauritanie. Mais les deux documents permettaient surtout de financer les fédérations parce qu’elles sont les seules habilitées à les délivrer en contrepartie du versement d’un montant donné. Les deux arrêtés étant toujours en vigueur et le présent arrêté y faisant référence, comment faire pour que les taxes perçues soient la source de financement de l’autorité ? Les fédérations se laisseront-elles faire ? 

Le présent arrêté pourrait être qualifié d’une innovation de plus dans le cycle, fastidieux en matière de mal gouvernance, du ministère des transports. Peut-on accepter qu’avec un budget dépassant les 20 milliards d’ouguiyas, le ministère de l’équipement et des transports n’ait aucune gare sous son contrôle ? Savez-vous qu’il n’y a pas de gare routière à Nouakchott par exemple ? 

La vieille gare de Rosso, celle de 1961, a été «délogée», et le terrain où elle était a été attribué. Il est aujourd’hui objet d’un titre foncier attribué à un particulier. La gare de la FNT, celle de Dar Naim, s’est vu devenir l’extension des lotissements de Hay Saken. Le terrain de celle de Ryad appartient aussi à un particulier… 

Le 2 mai dernier, le ministre de l’équipement et du transport écrivait au président de la communauté urbaine pour l’entretenir de l’organisation des gares routières (lettre N°00238/MET du 2 mai 2010). Il lui disait sa préoccupation «par la situation anarchique des gares routières ainsi que de l’atmosphère qui règne entre les différents groupes de fédérations». Comme si n’était le ministère et les fonctionnaires du ministère qui entretenaient une atmosphère délétère dans le milieu. 

«C’est dans ce cadre que mon département compte mettre sur pied une autorité de régulation du transport routier regroupant l’ensemble des intervenants». Il écrivait ces lignes le 2 mai alors que l’arrêté portant création de l’autorité est daté du 29 mars. Mauvaise foi ?!? 

En attendant, le ministre annonce dans sa lettre «la mise en place chargée de l’organisation des gares routières». Ses missions sont définies comme suit : fonctionnement des gares, «opérabilité du transport à partir des gares reconnues à cet effet», recherche de terrains pour les besoins de gares routières, interdiction du transport clandestin (?), assurance de la sécurité au niveau des gares routières. 

Le président de la CUN, Ahmed Ould Hamza, adepte du franc-parler, n’a pas tardé à répondre. En disant en substance au ministre qu’il ne pouvait répondre à une doléance d’une administration non concernée par la gestion des gares. Si le ministère a préféré exclure les collectivités locales auxquelles la loi confère la gestion des gares, c’est qu’il doit aller jusqu’au bout. 

 

MFO 




De la radioactivité au CHN,

3052010

 

 Les «déchets israéliens» ? 

 

 

On pouvait s’attendre à tout sauf à celle-là : la découverte de produits radioactifs dans les magasins du centre hospitalier national, plus connu sous le nom «Hôpital national». C’est pourtant le ministre de la santé qui, dans une démarche sans précédent, a révélé l’existence de quatre bonbonnes suspectes. Le ministère a publié un communiqué à l’occasion. 

Nous apprenons dans ce communiqué que la découverte est «fortuite». Qu’il s’agit de «quatre cassettes en plomb scellées dans un réduit du service de radiologie du CHN portant des inscriptions suspectes de radioactivité». Ce serait au début du mois d’avril. Pris de panique, le ministère dans un souci extraordinaire – parce que sans précédent – de vérité, fait appel à l’agence internationale de l’énergie atomique (pourquoi elle ?). 

L’AIEA envoie des experts qui séjournent dans notre capitale du 12 au 17 avril. Silence – toujours sans précédent – sur l’affaire. «Les investigations menées par cette mission ont confirmé qu’il s’agit de sources faiblement radioactives et ont permis d’identifier la société émettrice qui est une société allemande PTW-Fribourg». C’est ce que dit le communiqué qui précise qu’«il s’agit de trois sources de strontium 90 et d’une source de radium 226». Qui révèle ensuite que la société allemande a confirmé «avoir livré ces sources à la société française: la Compagnie Générale de Radiologie (CGR Paris) le 21/11/1964, le 6/12/1968, le 26/11/1976 et le 7/1/1977». Est-ce aux mêmes dates que les produits ont atterri chez nous ? Ou plus tard ? Tout ce que nous avons le droit de savoir, c’est que «ces sources auraient été utilisées dans notre pays par une équipe médicale étrangère pour l’étalonnage d’un appareil de radiothérapie». Qu’est-ce que cela veut dire ? 

Personne n’a jamais pensé à une unité de radiothérapie en Mauritanie avant les années 90. Surtout pas dans les années 60. A rappeler surtout que le CHN était encore en phase de construction. Il faut donc comprendre que l’équipe médicale «étrangère» pourrait avoir agi récemment. Il s’agirait alors d’une équipe israélienne, la seule qui a déjà travaillé sur un projet demandant l’utilisation de produits radioactifs (lutte contre le cancer). Il s’agirait très probablement de ce qui a suscité des remous au début des années 2000 : l’enfouissement de déchets nucléaires israéliens. L’information publiée par El Qods el Araby qui avait cité le président du RFD, Ahmed Ould Daddah à l’époque, cette information pourrait donc être fondée sur la présence de ces cassettes dont la venue a visiblement entourée d’un grand secret… 

Pour une opération de communication, elle est bien ratée, et même largement. Si l’objectif était de rassurer, la révélation a fini par inquiéter parce que les questions essentielles restent posées. Comment et par quels intermédiaires le produit a-t-il atterri à l’hôpital national ? qui en est responsable ? sommes-nous un dépotoir ? Car n’oublions pas que le scandale de l’existence d’un dépôt de fûts d’insecticides stockés par l’OCLALAV aux environs de Letfetar est toujours sans réponse. 

Qu’à cela ne tienne, le ministère nous apprend qu’«après les mesures effectuées, il s’avère que ces sources ne présentent aucun danger de contamination ni pour le personnel médical, ni pour les populations». Tant mieux. Que «la Mauritanie a demandé à l’AIEA le rapatriement de ces sources à leur origine». Et que «la société PTW a confirmé sa disponibilité à les reprendre» (Pourquoi c’est elle qui doit la reprendre ?). Donc que «les dispositions sont en cours pour leur rapatriement». Oui, qu’«en conclusion, ces sources ne présentent aucun danger de contamination et la société PTW-Fribourg est prête à les rapatrier». Qui dit mieux ? 

Au ministère où rien de «reluisant» n’a été fait depuis quelques temps, on est satisfait d’avoir pris les devants dans une affaire qui aurait pu ne pas se savoir dans la mesure où toutes les démarches ont été, pour une fois tenues au secret. La preuve que l’administration peut cacher ce qu’elle a envie de cacher. Preuve que les fuites sont toujours voulues…

Source : La Tribune n°499 




Faits divers de La Tribune

27042010

Un agent de police envoyé en taule pour avoir insulté et giflé un commissaire 

Mardi 20 Avril dans les locaux de
la DGSN l’agent de police Mahfoudh Ould Lebchir en service au commissariat de police de Tékane, livre une paire de gifles au Commissaire de police Isselmou Ould Mouftah du commissariat Spécial de la police judiciaire. Il y a avait là  quelques éléments de la police.

Mahfoudh O.Lebchir et l’un de ses collègues étaient arrêtés quelques jours plus tôt dans le Trarza, alors qu’ils tentaient d’escroquer un médecin exerçant dans la capitale puis conduits à Nouakchott. A leur arrivée, les deux policiers sont en garde à vue au commissariat de police de Tevragh Zeina I. Là , ils ont  été entendus avant que leur dossier ne soit transmis au CSPJ.

D’après quelques policiers, Mahfoudh O.Lebchir après avoir giflé le Commissaire, l’a insulté en le traitant « de sale esclave ».

Le mercredi, le Commissaire, s’était rendu au Palais de justice pour porter  à l’attention du procureur de
la République l’agression « publique » dont il a été l’objet à
la DGSN , le même jour, l’agent agresseur  a été déféré, entendu, puis retourné  au commissariat pour complément d’enquête. Le jeudi, il a été déféré puis arrêté  en attendant d’être jugé a indiqué une source proche de
la DGSN.

Selon des témoignages concordants, l’agent de police a tenu des propos racistes à l’encontre de son supérieur et il a clamé haut et fort que personne ne peut rien contre lui. L’agent de police, Mahfoudh Ould Lebchir, serait un proche cousin au Général Mohamed Ould Hadi, Directeur général de la sûreté nationale ce dernier est très touché par le geste commis et les propos tenus par son parent ont indiqué des sources de bonne foi.

Les suites de cette agression dont a été victime, le commissaire Isselmou Ould Mouftah de la part de l’agent de police Mahfoudh Ould Lebchir, sont très attendues dans l’opinion publique.

 

Prison de Dar Naim : Fuite de deux condamnés 

Dans la nuit de vendredi à samedi, deux détenus qui purgeaient des peines de prisons lourdes ont réussi à s’évader du pénitencier de Dar Naim malgré le dispositif de sécurité.

Ils n’ont toujours pas été retrouvés en dépit de l’état d’urgence proclamé chez les gardes qui ne comprennent pas la manière avec laquelle les « cavaliers » ont pu sortir de ce centre pénitencier isolé et qu’on croyait super sécurisé.

Les deux fuyards en question seraient Ahmed Salem O.Abdallahi connu dans le milieu de la pègre sous le sobriquet de Nabil, né en 1983 à Nouakchott, condamné par la cour pénale de Nouakchott à 4ans de réclusion. Il a été arrêté puis déferré  au parquet par le commissariat de police de Teyarret I pour vol et menace par une arme blanche contre autrui. Le second et son ami et compère, il s’appelle Mohamed O. Malick, né en 1986 à Rosso, condamné à 5 ans de prison ferme par la même cour suite un vol et escroquerie. Juste après ses opérations, il a été appréhendé par les limiers de
la BR du commissariat de police de Arafat I.

Les autorités judiciaires auraient mené une enquête musclée pour déterminer les circonstances dans lesquelles les deux prisonniers sont parvenus à s’évader de cette prison en parfaite sécurité a-t-on appris de source judiciaire.

Malgré les recherches qui sont menées par certains éléments de la police et de garde qui les connaissent parfaitement, les fugitifs sont toujours en cavale.  

 

 

Enceintée puis abandonnée par son époux : elle se venge en versant de l’huile chaude sur sa co-épouse 

Furieuse d’avoir été abandonnée par son époux et père de ses trois enfants au profit de sa co-épouse une jeune fille qui occupe un important poste dans une grande société de la place, alors qu’elle traîne une grossesse, B.Traoré n’a pas cherché midi à quatorze heures pour se venger.  Et sa cible c’est tout simplement sa co-épouse qu’elle a arrosé avec de l’huile qu’elle avait chauffée. B. Traoré qui avait pris la fuite après son forfait s’est finalement  rendue chez son père à Dar Naim. Heureusement pour N.M.Rachid qui dormait en se couvrant son visage d’un drap, qui a empêché l’huile de le toucher. Selon des personnes proches de cette dernière il y a eu plus de peur que de mal car l’huile ne fût pas tellement chaude. Il était 17 heures, quand son mari fait son entrée et trouve que sa maison refusait du monde, alors sa jeune sœur  lui raconte ce qui s’est passé. Il amène N… dans une clinique et le docteur lui dit que « sa santé n’est pas en danger », et il lui prescrit une pommade à appliquer quand elle sent des brûlures.

Attention, l’acte que B…a commis est punissable par la loi et elle a aussi perdu son mari qui a juré trois fois sur le bon dieu de ne plus l’a considéré comme épouse. Les parents ont voulu porter plainte contre B…mais le mari de leur fille les a dit qu’il est le principal concerné. Et il a réagit à sa manière. Oh, les femmes co-épouses si vous n’etes   pas convaincues, allez demander à cette dame du nom de B.Traoré qui s’est retrouvée au frais après avoir versé de l’huile chaude sur la figure sa co-épouse d’ailleurs très gentille avec elle selon des personnes qui les connaissent. D’ailleurs elles habitent toutes deux dans une même maison. Mais il semblerait que la cohabitation des co-épouses n’est pas aussi facile dans le milieu maure.

Cette scène s’est produite au  ksar  Est, et c’était le mardi 14 Avril en cours.

Elle fuit son mari fou et se remarie ! 

Il y a de cela sept ans jour pour jour que M.Mint Matalla avait quitté son mari et père de ses enfants, devenu fou, pour faire des achats à Nouakchott. A Nouakchott, elle élit domicile et se remarie avec feu A.O.H qui est décédé le 6 mai 2009 suite à une crise cardiaque.

Quelques jours après son mariage avec feu A.O.H, le grand frère de Mint Mattala et l’oncle paternel de ses enfants sont informés de ce qui s’est passé et se rendus d’urgence à Nouakchott pour corriger cette faute qui est contre l’Islam et contactent A.O.H et lui disent que la femme et bien mariée et son mari est déficient mental et elle n’est pas divorcée.Ce dernier l’abandonne. « Je suis partie voir le Cadi d’El Mina et je lui ai expliqué mon cas et il m’a dit d’aller m’occuper mes enfants et j’ai pris cela comme étant un divorce » a-t-elle révélé.

Selon des sources proches de feu A.O.H, il l’a définitivement quitté et l’affaire a passé sous silence. Quelques heures après le décès de A.O.H, M.Mint Mattala, retourne à Rosso où se trouvent ses enfants et son mari malade et y passe deux jours le temps juste de préparer son coup pour fuir dans la nuit avec ses enfants et s’installe éternellement à Nouakchott dans la gazra qui jouxte l’hôpital Cheikh Zaid. Elle contacte la mère des enfants du défunt et lui dit qu’elle va passer la période de viduité alors cette dernière lui dit que cela ne l’a concerne pas. Et comme feu A.O.H, travaillait à
la SOCOGIM, la société a remis un chèque de 227.850um comme arrières de salaires et autres à la mère de ses enfants.  M.M.Matalla trouve l’information et  elle porte son cas devant le Cadi qui convoque H…, la veuve de A.O.H. Après audition, le Cadi demande à chacune d’elle de lui fournir un acte de mariage et des témoins. Ce que H… a fait comme il le faut mais M.M.Mattala, n’a ni acte de mariage ni témoin.

Et elle procède à la transhumance dans la ville de Nouakchott et à chaque fois, elle dépose son cas devant un Cadi et actuellement l’affaire et entre les mains du Cadi de Toujounine.

Ce dernier devait tenir une assisse avec H… qui a toujours répondu à ses convocations et la plaignante n’a pas répondue à l’appel a indiqué une source judiciaire.

D’ailleurs, elle est partie jusqu’à prendre un avocat pour avoir une part de cet héritage qui est bloqué depuis presque deux ans. L’argent est versé dans un compte et les biens sont toujours immobilisés  en attendant que cette affaire soit réglée définitivement.

Par Aboubekrine Ould Sidi

Source : La Tribune n°498




Langues locales ou dialectes de l’arabe, la mise au point de la ministre

27042010

 

  

« Le Pulaar, le Soninké ou le Wolof ne sont pas des dialectes mais des langues, mon Dieu ! Malheureusement il n’y a pas d’intellectuels en Mauritanie », a déclaré à La Tribune  Mme Cissé Mint Boïde.

Ce mercredi 21 avril 2010, la  ministre de
la Culture, de
la Jeunesse et des Sports
était en colère quand elle nous confie ces propos. Pour elle, des gens malintentionnés manipulent certaines personnes pour les pousser à la révolte. Personne n’a rien compris, selon elle. La ministre de
la Culture avait déclaré : « le plus grand défi auquel fait face la langue arabe est la propagation des langues locales et dialectes qui la suppléent et la langue de travail ainsi que sa mise à l’écart en tant que vecteur de sciences (médecine, mathématiques, ingénierie et nouvelles technologies), relevant que le défi de l’Internet et la marge réduite laissée à l’arabe est une exemple qui montre l’ampleur des défis. ».

Depuis beaucoup de salives ont coulé en Mauritanie. Les communautés Pulaar, Soninké et Wolof se sentent visées par ces propos qu’elles qualifient de graves. Alors les partisans de l’arabisation complète de l’administration et ceux du français, essentiellement les négro- africains se sont affrontés au niveau de l’Université de Nouakchott. Madame Cissé pense que le gouvernement dont l’une des priorités est l’unité de tous ses citoyens ne peut en aucun cas œuvrer pour leur désunion. Selon elle, il existe une nuance entre dialecte et langue. « Le dialecte en Mauritanie, c’est le Hassaniya puisqu’il dérive de l’Arabe et il ne s’écrit pas. Dans certains pays, l’Arabe est en voie de disparition.  C’est dans ce contexte que la journée internationale de la langue Arabe est placée. Mais le Pulaar, le Soninké ou le Wolof ne sont pas des dialectes mais ce sont des langues, mon Dieu.  Malheureusement il n’y a pas d’intellectuels en Mauritanie », a-t-elle martelé.

Langue et dialecte, quelle différence ?

Certains linguistes estiment que la distinction entre dialecte et langue n’est pas pertinente d’un point de vue linguistique. Pour les autres, la différence peut être justifiée par des facteurs historiques variés. Dans le cadre politique une langue serait un dialecte ayant obtenu un statut officiel. Socialement, une langue serait un dialecte ayant obtenu un prestige social et culturel. Une langue peut en particulier se différencier d’un dialecte par un important usage en littérature; on parle alors fréquemment de « langue de culture » ou de « langue littéraire ». Démographiquement, une langue serait un dialecte parlé par un nombre étendu de personnes. Sur le plan linguistique, la distinction entre langue et dialecte serait basée sur la possibilité d’une compréhension mutuelle. Les locuteurs de dialectes différents se comprenant mutuellement parleraient des dialectes de la même langue. Les locuteurs qui ne se comprennent pas parleraient des langues différentes ou des dialectes de langues différentes. Ce point de vue est critiqué car il est relatif. La revendication pour un idiome du statut de langue ou, au contraire, son maintien au statut de dialecte a souvent une connotation politique. La ministre de
la Culture avait bien dit : « le plus grand défi auquel fait face la langue arabe est la propagation des langues locales et dialectes… ». Après le tollé que de tels propos ont suscité, voilà que la ministre rappelle que dans son entendement il ne s’agit pas des langues nationales non arabes de la Mauritanie. 

 Sy Mamadou

Source : La Tribune n°498




Politique :

27042010

 

 Le nouveau Adil est arrivé 

 

C’est à l’hôtel Emira Palace que la cérémonie a eu lieu. Il y avait là deux anciens secrétaires généraux du parti républicain démocratique et social (PRDS) et plus de quarante anciens ministres, en plus de nombreux anciens hauts responsables ou dignitaires de l’ère PRDS. Sur le plateau, il y avait là, autour de Boydiel Ould Hoummoid, premier vice-président de Adil, Yahya Ould Ahmed Waghf, président de Adil, Mohamed Yehdhih Ould Mokhtar el Hacen, président de l’Alternative, Louleid Ould Wedad, président du Rassemblement  du peuple mauritanien (RDPM) et Lemrabott Ould Bennahi qui se trouve être le porte-parole d’un groupe de cadres ayant mené les négociations avec les autres formations. Tous ont apposé leurs signatures sur l’acte de fusion décidé au nom de leurs formations respectives. 

«D’habitude, ce sot les partis qui éclatent, s’atomisant sans cesse. Nous proposons aujourd’hui un processus contraire, celui de l’union des forces». C’est sur ce que Louleid Ould Wedad, l’ancien puissant directeur de cabinet de Ould Taya, va insister. Ajoutant qu’ils sortiront «d’ici en tout humilité, avec le sentiment d’être des militants d’une cause qui doit servir la Mauritanie. Nous sommes désormais à la disposition de la nouvelle formation qui pourra nous employer dans ce qu’elle jugera utile». 

Cette leçon d’humilité – feinte ou réelle – de l’homme le plus puissant de la République de l’ère de Ould Taya, sonnera comme une leçon d’histoire, comme une invite à la méditation sur l’humaine condition. Le discours est très élaboré. La suite dans les idées fait oublier le reste… 

A l’ouverture de la cérémonie, c’est naturellement Boydiel Ould Hoummoid qui fera l’économie du processus de fusion. En tant que président de la commission technique chargée de préparer l’événement. Seul le groupe de Me Mahfoudh Ould Bettah manquera à l’appel. «Pourtant, explique Ould Hoummoid, nous avons été d’accord sur l’analyse de la situation, sur la conduite à tenir et même sur le choix du camp de l’opposition. Mais ils ont voulu explorer une autre forme d’organisation qui n’est pas la fusion». 

On apprendra par d’autres sources que le groupe qu’on dit proche de l’ancien président du CMJD, le colonel Eli Ould Mohamed Val, a préféré investir (ou créer) une formation politique propre (à eux). D’ailleurs, Ould Bettah avait été présenté au meeting de l’opposition où il a pris la parole comme représentant d’un groupe appelé Forum démocratique. 

L’ancien syndicaliste Ould Hoummoid devait donner quelques détails sur l’objet de l’accord qui devrait être entériné par le congrès extraordinaire du parti Adil, lequel congrès devrait se tenir le mois prochain. Il a notamment indiqué que l’accord politique tourne autour de huit points : refondation d’un système politique moderne ouvrant la voie à l’alternance pacifique ; raffermissement des valeurs traditionnelles inspirées en l’Islam comme ciment d’unité pour ce peuple riche de sa diversité (Arabe, Pulaar, Soninké et Wolof) ; refondation de l’Etat sur la base d’un Etat de droit au vrai sens du terme ; l’appui sur la jeunesse comme garante de l’avenir ; mise en œuvre de la promotion d’une société égalitaire et libre où la participation et la responsabilité sont les caractéristiques ; renforcement du progrès social ; construction d’une économie où la concurrence est maîtrisée permettant de promouvoir la liberté d’initiative ; et lancement d’une politique diplomatique intelligente et saine. 

Après Ould Hoummoid, ce sera autour de Lemrabott Ould Bennahi, l’ancien ministre, ancien directeur de l’ENER ; fervent soutien de l’aile militaire du pouvoir de Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Il exprimera sa satisfaction quant au couronnement du processus de fusion. Suivra donc Louleid Ould Wedad qui reviendra sur la portée de cette fusion. «Tout nous unit : les principes et le parcours». Allant plus loin : «En voyant ces figures et en pensant à celles qui animent les autres formations de l’opposition, on peut se demander ce qui reste de la Mauritanie». Et poussant l’analyse «on devrait avoir peur pour son pouvoir en ayant tout ce monde contre soi»… 

Pour sa part, Yahya Ould Ahmed Waghf, président de Adil, ancien Premier ministre de Ould Cheikh Abdallahi, insistera sur les objectifs du nouveau parti dont sa volonté d’arriver au pouvoir. Comme s’il n’avait pas été au pouvoir sous toutes les formes et pendant longtemps. «D’arriver au pouvoir par les moyens démocratiques». Une manière peut-être de prendre ses distances par rapport aux récentes déclarations des leaders de la coordination dont les propos ont été compris comme un appel du pied à un renversement du pouvoir actuel. 

Quant à Mohamed Yehdhih Ould Mokhtar el Hacen, il devait à son tour se féliciter d’un tel acte qui répond à une prise de conscience aigu de la situation préoccupante de la Mauritanie. «Le pouvoir de Ould Abdel Aziz a développé un terrain propice aux divisions et aux confrontations au lieu de développer les potentialités économiques au profit des populations qui souffrent les slogans creux». Ould Mokhtar el Hacen devait insister sur «la mauvaise passe que traverse la Mauritanie, avec notamment «la détérioration des relations avec les voisins et l’entrée du pays dans un cercle fait de risques». 

«Soucieux de contribuer : – à la satisfaction des besoins stratégiques du Pays en matière de démocratie et de développement ; – à la consolidation de l’unité et de la cohésion de notre peuple ; – à relever les défis complexes et variés, internes et externes qui se posent au Pays ; * Inspirés par les enseignements de notre sainte religion et attachés aux idéaux de justice, de fraternité, d’égalité et de liberté ; * Rompant avec la logique d’atomisation de la scène politique qui constitue un obstacle à la réalisation de ces objectifs ; *Inscrivant leur action dans la légalité et le respect de la constitution et des lois de la République ; Décidons, à travers la refondation du Parti « ADIL » de se ‘’fondre’’ en une seule et nouvelle formation politique, ouverte et s’affirmant comme force porteuse d’une dynamique de rénovation et de progrès». Tels étaient les termes du communiqué rendu public à l’occasion par les partis concernés. 

Notons que cette fusion renforce la place de Adil sur l’échiquier. Avec sept députés et un sénateur. Mais aussi avec un potentiel considérable de moyens humains et matériels. L’expérience des hommes dans l’exercice de la politique ces vingt dernières années, sera un atout pour eux. Surtout que l’on semble revenir aux vieilles méthodes. 

 

Bechirou 

 Source : La Tribune n° 498




Nouadhibou

27042010

 

 Assainissement 

Tout le monde s’accorde à dire, et le maire en tête, que Nouadhibou la capitale économique offre le triste spectacle d’une cité croulant sous les ordures. 

La commune à qui est dévolue le nettoyage de la ville a donné le cri d’alarme : Elle ne peut plus à elle seule assurer la collecte des objets. 

Par manque de moyens d’abord. Longtemps la mairie a vécu au rythme de retards de salaires et d’absence de budget. Maintenant les choses semblent au point. Après la mesure impopulaire de réduction du personnel (départ volontaire ou départs ciblés ou même chasse aux sorcières, selon les pro et les anti), la commune veut de nouveau assurer sa mission. 

Mis la tâche de nettoyer les écuries d’Augias semble difficile voire impossible. 

La ville produit quotidiennement 150 tonnes d’ordures et la mairie n’a, semble t-il les moyens que d’en collecter 20. 

Résultat : Partout des tas d’immondices, une odeur pestilentielle. Des cadavres d’animaux à même les trottoirs, de la ferraille partout, des ordures ménagères jetées ça et là. 

Le maire, M.Vadel Ould Aboubekrine, reconnaît l’impuissance de ses services ‘ tant que les populations n’auront pas changé de mentalité’. 

‘ il y a manque de civisme de la part de nos concitoyens qui continuent à exporter en ville les mentalités villageoises’. 

En effet, le constat est là .Beaucoup déversent indifféremment leurs ordures n’importe oû. 

La paupérisation fait qu’il y a des familles entières qui ne vivent que dans les poubelles à la recherche de nourriture. 

L’autre cause pourrait être cherché dans le fait que la ville ne dispose plus d’espace pour les ordures, plus aucun parc, aucune place publique pour déposer un bac à ordures. 

‘ Tout a été vendu ou transformé en mosquée ou gazrée’ confie un responsable à la mairie. 

Mais la commune n’est pas pour autant irréprochable. Ses équipes démotivées pour cause de 7 mois d’arriérés de salaires sont vaincues par les immondices qui, elles n’ont pas ralenti. 

La commune a été terrassée par la saleté. 

C’est à partir de ce constat que le maire a appelé à la rescousse l’administration. 

Une commission chargée de l’assainissement, présidée par le wali, a été mise sur pied. 

Après deux mois de travaux elle a rendu son rapport : Seule une campagne régionale de grande envergure sauverait la ville des …ordures. 

D’après une source proche de la commission, sur les 45 millions d’ouguiyas jugés nécessaires à la lutte contre l’insalubrité, 18 millions ont été collectés. 


La SNIM , les deux ports et les hommes d’affaires de la ville ont mis la main à la poche. 

Les autorités avaient promis que la campagne se déroulerait en toute transparence. 

A son début (dans la phase préparatoire du moins) la presse siégeait. Puis depuis quelques temps cette dernière n’est plus au courant de rien. 

Un confrère pense que rien n’est transparent dans l’opération. Le  24 avril, le coup d’envoi de la campagne dans sa partie pratique, a été donné par le wali en grande pompe. Curieusement tous les participants (administration, élus, société civile …) étaient en grande tenue: jolis boubous blancs et bleus. 

Parmi ce beau monde aucun n’a donné un coup de pelle dans le tas d’ordures situé au quartier des abattoirs.Il fallait donner l’exemple. 

Les riverains n’ont pas été associés. Aucune explication. Aucune indication. 

La population a observé de loin .Bulldozers, pelleteuses et bennes vrombissaient. 

Athié Youssouf 

CP.Nouadhibou

Source : La Tribune n°498 




Le téléphone mobile

27042010

 

 Mon portable, une partie de mon corps 

L’engouement du téléphone portable ou cellulaire tend à la dépendance. Le Mauritanien aussi semble considérer son portable comme une partie de son corps. Parfois, même, il se met à paniquer s’il ne l’a  pas avec lui, de peur d’être coupé du reste de son environnement. Bien sur que ce téléphone mobile offre des avantages très précieux surtout en cas d’urgence et de nécessité.

En une décennie, les  Mauritaniens ont fait du téléphone mobile leur plus fidèle compagnon. Le portable a séduit dans les villes comme dans les campagnes.

Le succès  a certes de quoi satisfaire les trois opérateurs de téléphonie mobile que sont Mattel fruit de la coopération Mauritano Marocaine, Mauritel créée sur collaboration Mauritano Tunisienne et Chinguitel lancée sur négociations entre le Soudan et quelques hommes d’affaires mauritaniens. Les deux dernières opèrent sur le fixe et le portable. Selon des sources proches de l’autorité de régulation, ces sociétés de téléphonie ont comptabilisé 986 914 clients, s’attribuant 75 pour cent du marché, pour une population estimée à 3.000.000 d’habitants.

Mais le GSM fait avant tout le bonheur d’au moins un Mauritanien sur quatre, toutes catégories sociales confondues.

Les portables tintinnabulent dans les rassemblements aux moments les plus incongrus.

A ceci s’ajoute l’excentricité de certaines sonneries. Du chant de coq strident à l’air de rock endiablé en passant par des chants religieux passionnés, il y en a pour tous les goûts … Outil de communication  ou gadget dernier cri,  dans tous les cas, le mobile est devenu indispensable. Sans lui, tout s’arrête. Ou presque.

Zeinebou Sylla, la quarantaine, est commerçante. Elle vend des vêtements et des accessoires pour enfants au marché de la capitale. Elle n’a pas été longtemps à l’école, mais cela ne l’empêche nullement de manipuler savamment son téléphone pour en tirer le meilleur parti : « grâce à lui, je fais de bonnes affaires.

J’appelle mes clients importants dès que j’ai de nouveaux arrivages de marchandises, et je reçois aussi beaucoup de commandes. » Même si cela représente une dépense importante, elle veille à ce que le service ne soit jamais interrompu : « dès que je dispose d’un peu de liquide, j’achète des cartes de rechargement. Le plus souvent, je choisis celles de 1000um pour chacun de mes trois téléphones. J’ai un mattel, un mauritel et un chinguitel ; c’est pour facilité la tache à mes clients et à mes fournisseurs. Les autres cartes sont peu chères pour moi sur celles de 2000um, 5000um,… dans tous les cas, je mets toujours du crédit, car le téléphone me permet de régler beaucoup de choses sans me déplacer. Je l’ai toujours avec moi. »

Vendeur de grillades ‘méchoui ‘, Mattala, 35ans , a lui aussi toujours son téléphone à portée de main, juste assez de loin de son feu de bois pour qu’il ne l’arrive rien. «Récemment, j’ai acheté un appareil à 30.000um. Non seulement ça me permet de faire marcher mon business, et en plus, ma famille qui est au fin fond du Hodh El Gharbi peut m’appeler quand elle le souhaite. »

Mattala veut être joignable à tout moment par les amateurs de viande de mouton rôtie sur la braise. Même s’il n’est pas encore businessman, Mohamed O.Khattri, 22 ans, étudiant en économie, ne peut pas, non plus, se passer de son téléphone. Il est « accro » aux SMS. Malgré ses maigres moyens, il lui arrive de dépenser 1000um par jour pour envoyer plus de cinquante messages à ses amis à Nouadhibou et à ses correspondants à l’étranger. Pour avoir un modèle dernier cri, il se dit près à mettre jusqu’à 50.000um. « Pour moi, le design, c’est important. Un téléphone, ça doit être beau. J’aime également avoir de nombreuses options, car je surfe et je joue sur le Net de mon mobile. Franchement je suis content de faire partie de cette «génération portable », car ça fait cool et c’est hyper pratique. Je ne peux absolument pas imaginer ma vie sans mon portale »

Le téléphone portable trouve une autre utilité pour Jemila, 24 ans, employée de maison à E.Nord, originaire du Tagant, à environ 1000km à l’est de la capitale. «  Je vis seule à Nouakchott avec ma sœur. Il y a un an, nous avions eu un peu d’argent et nous avons acheté un téléphone d’occasion pour permettre à notre famille de prendre des nouvelles à tout moment. Pour nos parents, c’est plus rassurant. Pour nos employeurs aussi car quand on est en retard  ou qu’on s’absente, ils peuvent nous appeler pour savoir ce qui se passe. Nous avons payé l’appareil 9000um avec un voisin qui travaille à Noghta Sakhine, ce qui représente le ¼ de mon salaire. Mais ça vaut vraiment le coup.  Ma sœur et moi, nous le gardon à tour de role en attendant de pouvoir nous en procurer un autre.» lorsque la téléphonie mobile a été introduite en Mauritanie en 2001 par
la Mattel, seuls quelques officiels, des hommes d’affaires, des cadres et des artistes connus possédaient des portables. Le coût été élevé des abonnements (autour de 6000um) et des communications (environ 90um la minute) limitait considérablement le nombre d’utilisateurs.

Le lancement des cartes prépayées, la liaison avec l’Internet et les campagnes de communications à tarifs réduits de
la Mauritel ont fini par porter leurs fruits : la clientèle s’est diversifiée et les prix ont baissé. Mais l’affaire reste rentable. En 2006, le chiffre d’affaire  de chacune des deux sociétés a progressé (Mattel et Mauritel) selon les services financiers de 24,7 pour cent par rapport à 2005, l’activité de téléphonie mobile était responsable à 87pour cent de cette progression.

Depuis l’arrivée en 2007 de Chinguitel sur le marché national, l’implication d’un troisième opérateur GSM avec un réseau favorable à la communication et à la connexion sur l’Internet a touché à la réputation de ses aînées. Mais n’empêche chacune d’elle continue à tenir le bout du fil et les abonnés se multiplient davantage.

En attendant de nouvelles concurrentes, Mattel Mauritel et Chinguitel multiplient les offensives commerciales (offres, réductions, promotions, campagnes, sponsors, aides sociales, qualités de services…) pour renforcer leurs positions sur le marché.

Aboubecrine Ould Sidi

Source : La Tribune n°498 

  




Célébration de la Journée Mondiale de la Terre

26042010

 

  

L’association Earth Day Network et les ONG CANPE & AGREEM ont célébré la journée de la terre les 21 et 22 Avril 2010 à Nouakchott, en étroite collaboration avec les autorités administratives et municipales des communes de Sebkha et Dar Naim –  et de
la Direction de la Protection de la Nature au Ministère Délégué auprès du Premier Ministre chargé de l’Environnement et du Développement Durable en République Islamique de Mauritanie. 

 

C’était en 1972 que se tenait, sous l’égide des Nations Unies, la première Conférence de l’ONU sur l’environnement à Stockholm et qui a symbolisé l’émergence d’une prise de conscience collective de l’interdépendance existant entre les êtres humains, les autres espèces vivantes et notre planète. Et depuis, la Communauté Internationale commémore les journées de la Terre, de l’Environnement, de la Biodiversité, des Océans, de l’Arbre, etc. pour agir, sensibiliser, éduquer sur la richesse et la fragilité de notre mère : la planète TERRE ! 

 

La célébration cette année a été une nouvelle fois, l’occasion de rappeler que si l’homme continue à dégrader son environnement, à mal exploiter les ressources naturelles, d’ici trente à quarante ans, son bien-être et sa survie seront fortement menacés. 

 

En effet, plus d’un milliard d’êtres humains n’ont plus accès à l’eau potable ; 250 mille personnes sont touchées par jour par la faim –  autant disparaissent chaque jour de maladies ; en 10 ans  940.000 km2 de forêts ont été abattus – 50 à 100 espèces disparaissent chaque jour … la planète est en danger. Et le danger n’est pas seulement écologique, mais aussi économique, politique : la dégradation environnementale menace la survie des espèces (dont l’homme) : la pollution, la désertification, les maladies, les guerres, les mouvements migratoires (en plus des exodes classique, les réfugiés climatiques). 

 

Tous ces thèmes ont été évoqués lors de cette célébration de la journée mondiale de la terre, dont les activités ont comporté : 

 

Le 21 avril :    1) Un reboisement à l’école publique Selmane El Varrissi de Dar Naim par les élèves du groupement scolaire privé de Baobab à Sebkha – 2) l’organisation d’un concours de dessins auquel ont praticité les élèves des 2 écoles suite à la projection du film la « Fleur » inspirée des contes de Mauritanie. 

 

Le 22 Avril : 1) cérémonie de remise de prix à la commune de sebkha, en présence du :   Hakem de
la Moughataa de Sebkha, de
la Sénateur Maire de Sebkha,
la Maire de Tevragh Zeina, du Directeur de la protection de la nature, du Coordonnateur du GEF/SGP (PUD), le représentant du PRCM (UICN), de l’Inspectrice d’Education de Dar Naïm, des Directeurs et enseignants des écoles Bint Khoueïlid, Youssouf 1, Diam Ly, Thierno Abdoulaye Djigo, des parents d’élèves, de plusieurs autres personnalités des 2 communes et de la société civile.
 

 

2) Au terme de la lecture des messages et discours, il a été procédé à 3) la remise des prix et cartes d’adhésion à l’ONG CANPE aux 20 élèves lauréats du concours de dessins puis 4) à la plantation d’arbres par  les autorités présentes à la cérémonie, donnant ainsi le coup d’envoi du reboisement tout au long de l’avenue en cours de bitumage par les élèves des 2 écoles jumelées à l’occasion. 

 

Envoyée Spéciale du JournalMint Bladi 




Mauritanie/arabisation

21042010

 

 La guerre des identités n’aura pas lieu 

 

Sept syndicats d’étudiants de l’université de Nouakchott ont annoncé samedi dans un communiqué conjoint « la fin » des manifestations au sujet de l’arabisation en Mauritanie. Ils ont en outre décidé de créer une coordination pour condamner toutes les formes de violences au sein de l’université » et « rejeter toutes les tentatives de politisation » de leurs revendications. 

Par cette décision, les étudiants coupent court à toute tentative de récupération de leurs causes et refusent l’instrumentalisation. 

De violentes émeutes avaient éclaté mercredi dernier  dans l’enceinte de l’université de Nouakchott entre étudiants arabisants et étudiants francophones. D’autres manifestations avaient eu lieu quelques semaines plus tôt consécutivement à la perspective d’arabisation du système éducatif et de l’administration mauritanienne. A la veille des vacances du second trimestre la police anti-émeute avait eu à en découdre avec des étudiants francophones négro-africains. Bilan : sept blessés et plusieurs arrestations. 

Cette semaine, c’est une tentative de marche musclée d’étudiants arabisants qui est avortée par l’anti-émeute. 

De quoi réveiller les souvenir de crises passées relativement aux  options arabe et française  qui ont sévi en 1966. 

Toute la polémique actuelle autour des clivages arabe français a été ravivée non par les discours de commémoration de la journée de la langue arabe, mais par la réaction du PM face à un journaliste francophone qui a sollicité un résumé de son exposé au cours d’une conférence de presse. Il s’en est suivi des débats très soutenus. Puis des manifestions étudiantes. Celles-ci ont été suivies de l’intervention du Ministre de l’enseignement supérieur et secondaire. Celui-ci, pour apaiser les tensions, s’était rendu à l’université pour présenter ses excuses aux étudiants négro-africains tourmentés suite aux propos du premier ministre. Ould Bahya, avait souligné que l’arabe n’est pas la langue de l’administration. Colère et frustration dans le milieu des étudiants arabisants qui se sont mobilisés en masse à leur tour pour se faire entendre tout en exigeant eux aussi des excuses de la part du gouvernement.
Suffisant pour que le campus de l’université de Nouakchott devienne une sorte de  champ de bataille où s’affrontent non plus des langues mais des identités diverses. 

Les idéologies récupératrices des causes n’ont pas tardé à mettre leur empreinte. Des partis politiques comme le Sawab et le Hatem réclament la tête du ministre ; coupable à leurs yeux d’avoir humilié l’arabité et d’avoir porté atteinte à leur arabité. D’un autre côté le Tawassoul se préoccupe d’apaiser les esprits et appelle  plus de sagesse. Pour ce faire, le parti de Jemil Ould Mansour lance une campagne pour l’unité Nationale. Des débats permettent à plusieurs points de vue de s’exprimer. 

Résultat : les étudiants choisissent de cesser toute manifestation. Même si des trouble-fête font passer des communiqués signés par des syndicats fictifs appelant à la haine, aucune violence n’a été enregistrée en début de semaine 

 

La guerre des identités n’aura donc pas lieu en Mauritanie. Du moins c’est ce que semble promettre la sortie samedi de la Coordination de l’Opposition Démocratique. Les discours sur la question ne font pas de cadeau aux autorités : « les manières dont le gouvernement gère ce dossier de langues risquent de le compliquer et de produire davantage des difficultés pour le résoudre ». 

Aboubecrine O.Sidy

Source : La Tribune 




Khessal

21042010

« La beauté » du « diable »…

 

Pourquoi les femmes noires en général et les hommes, dans certains pays, notamment en Mauritanie éprouvent-ils le besoin de s’éclaircir la peau ?

Triste portait d’un idéal virtuel et éphémère ? Pour des raisons parfois difficiles à expliquer certaines personnes s’adonnent au « Khéssal » qui est un mot wolof qui veut dire blanchiment de la peau. Pour des raisons psychologiques, esthétiques, ou par manque d’information des hommes et des femmes se rtrouvnt dans un véritable casse-tête : devenir « blanc » !

Ces adeptes de la dépigmentation se retrouvent malgré eux dans une course folle, pour s’éclaircir la peau à tout prix dans un délai record et en même temps débourser une manne financière considérable.

Les causes de cette dépigmentation ont des origines historiques, sociologiques et psychologiques. La colonisation et l’esclavage ont joué un rôle prépondérant dans cet acte « se blanchir la peau ».L’africain (précisément les noirs) à toujours eu un complexe d’infériorité par rapport aux Européens .L’homme et la femme occidentaux  représentaient un modèle auquel l’africain devait s’identifier. Il en était de même aux Etats-Unis durant l’esclavage et par la suite durant la ségrégation raciale. La femme noire était souvent caricaturée et dévalorisée dans les publicités, la femme à la couleur café représentait toujours ceci : très noire, nez épaté, grosse lèvres et toujours dans le rôle de la bonne femme de ménage ou de la cuisinière !

Cette image peu enviable de la femme noire fut renforcée  exagérément par l’influence des médias, ou la femme claire ou métisse est mise en avant (magazine de mode, publicité, cinéma).

 Dans le milieu professionnel aussi, certaines entreprises  préfèrent les femmes blanches aux femmes noires, prétendent certains.

Revenons un peu à la question de la dépigmentation : qu’est ce que c’est ? Et en quoi elle consiste ? Quelles sont ses conséquences ?

La dépigmentation c’est une opération qui consiste à s’éclaircir la peau, par différents procédés. L’objectif est de se débarrasser du pigment : une substance qui colorie la peau des noirs. En général, pour se blanchir la peau les individus utilisent les produits cosmétiques à base d’hydroquinone.

L’hydroquinone ! Voila qui est intéressant, pourquoi dans les produits cosmétiques on cherche toujours ce composé ? En utilisant les produits de beauté à base de cette « toxine »,  pourquoi, l’éclaircissement est incontestablement au rendez vous ? Pourquoi, tant de points d’interrogation, au tour de cette substance : est ce vraiment une formule magique ou une véritable arme de destruction « massive » pour la peau.

 L’hydroquinone aussi appelée benzène -1,4-diol, est un composé organique aromatique apparenté au phénol, de formule suivante C6H4 (OH) 2 et qui se présente sous une poudre solide dans les conditions normales de pression et de température. En solution aqueuse, l’hydroquinone à de nombreuse utilisation principalement en raison de son action comme agent réducteur. C’est l’un des composant majeur dans le développement photographique ou, en présence de métal ou de phénol, elle réduit les sels d’argent exposés, invisibles, en argent métallique. Pour se transformer, où plutôt se doter d’un teint superficiel, ces complexés procèdent par différente manière. Il y’en a qui se concoctent des cocktails à base d’eau de javel, de champoing, d’eau oxygénée, de mélange de tubes de pommades ou de gels dermatologiques portés a ébullition. Il y’a d’autres qui utilisent toute sortes de produits, peu importe leur provenance (Afrique, Europe ou Asie), l’essentiel qu’ils contiennent de l’hydroquinone et qu’il soit mentionner sur leur étiquette éclaircissant. Et d’autres qui se font injecté des injections de quinacores (comme le cas de Michael Jackson), produit qui à l’origine était utilisé pour soigner le rhumatisme. Ou pire encore de se blanchir la peau en prenant soins de s’enduire de « Niaral » autre terme spécifique aux amateurs du Khéssal: mixture à base de produits chimique de toute sorte pour s’arracher la peau après sa pourriture suite à son  utilisation. Par ailleurs l’usage des  produits à base d’hydroquinone son interdit dans certains pays comme
la Gambie ou dans toute la zone européenne depuis février 2001. Ceci par crainte d’effets cancérigène et des « complication » graves.

Les crèmes ou produit de beauté (Movate, néoprosonne gel, clovate, etc.), que l’on retrouvent sur le marché sont en grande parti remplis de corticoïde et d’autre substances nocifs en plus de l’hydroquinone. Ces produits ont des effets malheureusement irréversibles, car ce n’est pas seulement la peau qui est touchée. Ils s’introduisent dans le sang avec des conséquences très dangereuses sur la santé : acné, kystes, pustules, taches brunes, peau claire avec des zones plus foncés au tempes, atrophie cutanée, vergetures, rupture des fibres élastique de la peau, problèmes de cicatrisation, complication lors des opérations, hyperpilosité, accentuation des virus, mycoses et parasites (herpès, gale, rougeurs). En plus de ça, l’augmentation du diabète et de son aggravation, de l’hypertension, augmentation des risques cardiovasculaires et l’ulcère. A quoi sa sert de s’autodétruire, de se défigurer à jamais ou à se rendre malade, pour alimenter un marché (des produits éclaircissants) hyper fructueux, car il draine chaque année plus de 500 million de dollars !!!

La semaine dernière le Centre National Hospitalier de Nouakchott (C N H), a reçu plusieurs cas de complications graves, présentant des symptômes  alarmants et se manifestant par des pathologies diverses inconnues de nos services de dermatologie. Des cas, qui après des examens approfondis se sont avéré être  des dermatoses aggravées par la présence d’hydroquinone en grande quantité dans leurs organismes. Attention, même si on n’en parle pas il y a beaucoup de décès dus au cancer de la peau.

 

 

Feinda. Traoré.   

Source : La Tribune







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