Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

17062012


 Une approche communautaire  de la diversité culturelle mauritanienne (I)  

La Mauritanie est considérée comme étant un lieu de  convergence de divers courants de civilisations, notamment les empires (du Mali, de  Ghana, des Almoravides, etc.).  

Le  brassage culturel sur la religion a offert à la culture mauritanienne des millions de poètes et une source d’unité entre Maures et « Noirs africains ».  Ainsi, les  habitants de la  Mauritanie sont des musulmans sunnites. Cela peut être une source  de multiculturalisme et  de métissage.

Plusieurs approches de diversité culturelle  peuvent être certes abordées, mais ce qui  retient l’attention demeure, semble-t-il,  l’approche locale  voire communautaire ou  intercommunale.

 

 Qu’est ce qu’une communauté ?

 Selon le dictionnaire  le Robert, il s’agit  d’un  Groupe social dont les membres vivent ensemble, ou ont des biens, des intérêts communs. On dit  une  collectivité et une  Communauté de travail.  On dit également appartenir à la même Communauté.

Cependant, « l’habitude et le langage scientifique courant, mais encore imprécis, veulent que l’on désigne cette forme de vie - au sens le plus large du terme - à partir du vocable famille : communauté de familles, communauté familiale. Ou, toujours en référence à la famille : famille étendue, joint family. Ou, en référence à l’une des formes de la communauté - seulement à l’une des formes -, Hauskommunion (« communion » domestique). Comme si la seule famille type était la famille conjugale, qui, unie à d’autres de même diamètre et de même nature, formerait, par extension verticale et horizontale, une communauté familiale ». ((Encyclopædia Universalis 2004).  

 

 On présentera contrairement  donc à la tradition, dans cette étude,  la  communauté  au sens large  du terme d’une part et de l’intercommunalité au sens spécifique  à travers une transposition  sur le cas mauritanien. Il s’agit ici  d’orienter la réflexion sur  un groupe social ou une communauté de quartier  ou des collectivités territoriales  partageant un intérêt commun. C’est ainsi que la question  de la valorisation de l’intérêt commun s’impose avec acuité, d’où  la recherche des   formes  organisationnelles  les plus adoptées  pour une meilleure cohésion sociale dans des espaces parfois regroupant plusieurs cultures différentes  ayant souvent chez nous un  unique dominateur commun, c’est celui de l’Islam.  Cela peut-il se concrétiser  sans  une société civile  forte  valorisant l’espace collectif ?

 

Diversité culturelle  et Communauté     

En Mauritanie les conditions naturelles notamment   l’exode rural   ont favorisé l’émergence de grands ensembles  culturels dans  les zones urbaines, cas de Nouakchott qui regroupe selon les estimations le tiers de la population. Là encore, la  dichotomie centre-périphérie  représente une nouvelle  clé de lecture. On peut opposer, dans cette perspective,  deux dimensions de la ville la plus peuplée du pays : d’une part, Nouakchott  des périphéries,  et, d’autre part,  Nouakchott du centre, plus  moderne à travers ses édifices  administratifs et ses villas qui regroupent l’ensemble des composantes culturelles qui ont un niveau de vie élevé. Cependant, les ensembles communautaires du centre et de la périphérie  ne partagent que   rarement l’intérêt commun, d’où la domination des  tensions  intercommunautaires accentuées bien sûr  par l’instrumentalisation par la  culture sous toutes ses formes (langues nationales, langue d’Etat, etc.).  En effet, sous la pression de la pauvreté, la conditionnalité économique relègue la culture au second plan.

A suivre 




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

10062012


Carence mariage IV

Au cours d’une soirée culturelle  évoquant  le mariage chez les soninkés quelqu’un ironisait : lorsque les familles choisissaient les époux pour leurs filles, il n’y avait point  de manquement au niveau du   mariage, toutefois en laissant le champ libre aux filles de choisir leurs conjoints, la conséquence :   une carence mariage.

Le mariage est-il alors  une institution qui devrait être solide ?  Je vous livre, en effet,  les aveux  et les réactions des amis.

-       Le mariage est la routine. J’ai une femme sympa, honnête. Cependant, depuis mon mariage, je suis un rythme infernal, c’est la monotonie.  L’heure de la coucher, l’heure du repos tout est connu à l’avance. Il me semble que la cause de tout dysfonctionnement familial revient à nous les hommes. Nous sommes toujours à la recherche du changement surtout lorsque l’on se marie tardivement. C’est une question d’habitude.

-       J’ai divorcé réplique un autre. Et pourtant  son mariage n’a duré qu’à peine une année.

-       Un troisième a subi le même sort.

Aucune explication cohérente de leur part, aucune justification.      

Au fait le mariage est  de plus en plus devenu faute de « l’union conventionnelle tardive » entre les deux conjoints une institution instable !?     

m_barrada@yahoo.fr







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