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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada : Carence /mariage III

12052012

Ci-après un  commentaire, une  réponse  aux  Echos de la Tribune : Carence /Mariage ,  expédié depuis Paris par une amie qui  m’est très chère, elle évoque une vision féminine  notamment africaine du divorce, de la  ‘‘fusion-séparation institutionnelle’’  entre l’homme et la femme.

D’après elle, « le mariage se célèbre de multiformes selon les peuples et leurs traditions mais reste fragile au fil des années… 

Le divorce est devenu un acte fréquent, il est à l’image de notre temps où tout va si vite avec une date limite. 

Les changements sociétaux et les nouvelles technologies ont offert des libertés que les anciennes générations n’avaient pas. Nous sommes en concurrence permanente, nous y laissons les valeurs qui sont les fondamentaux du mariage et de la famille. Le sens des mots est une chose, et leur valeur  en est une autre. Quand on parle de valeur morale, c’est pour désigner l’ensemble des principes partagés dans notre culture pour guider notre comportement dans nos rapports avec autrui. Les valeurs ne sont pas transposables d’une société à une autre.

Des  philosophes comme Spinoza affirment qu’on ne désire pas une chose parce qu’elle est bonne, mais qu’elle est bonne parce que nous la désirons. Les valeurs seraient donc le simple reflet de nos désirs collectifs. Mais les valeurs morales peuvent aussi être conçues comme une création de l’individu libre qui s’affirme et qui créé des valeurs par son engagement personnel venant critiquer et transformer les valeurs dominantes du moment, c’est une approche chère aux existentialistes. 

Les femmes en travaillant ont acquis une liberté économique, avec la parité et l’égalité qui se sont installées dans le ménage, les femmes ont adhéré à cette évolution du mariage, je ne suis pas sûre pour les hommes. La femme est propriétaire de ses choix et agit selon son libre arbitre, mais cela a souvent un prix, au détriment du couple et de la famille car on ne pardonne rien à cette femme moderne. Le mariage de nos parents n’était pas idyllique, ils se sont souvent mariés par convenance mais on ne divorçait pas, la femme quittait la maison familiale pour celle de son époux, elle ne connaîtra que deux foyers durant toute sa vie.

La pression familiale est grande dans la société africaine, la notion du couple n’existe pas, le couple doit s’inventer socialement.  

Beaucoup de femmes  refusent de se laisser enfermer dans un mariage dénué d’amour ou dans une relation médiocre, elles préfèrent partir…

Divorcer, c’est la destruction de la famille en tant qu’entité, les conséquences peuvent être très douloureuses surtout quand il y’a des enfants. 

On perd ses repères, on doit réinventer une nouvelle vie, sera- t- on plus heureux ?  Cela reste un autre débat. »

Et la  philosophe, psychologue et psychanalyste  Eliane AMADO LEVY-VALENSI  divorcée  deux fois  (morte en 2006) d’expliquer, par ailleurs, que    «le vrai mariage est celui qui porte un sens, ce sens qui se retrouve parfois malgré lui et en dehors de lui. Celui qui fait que chaque partenaire dans le moment de la présence ne peut s’empêcher de penser « toujours ». Plénitude du temps un instant entreposée entre des mains unies, et qu’il faut serrer très fort et ensemble pour la porter jusqu’aux lendemains de l’histoire.» (http://barrada.unblog.fr/2010/09/14/les-echos-de-la-tribune-je-veux-me-marier/). 

m_barrada@yahoo.fr








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