Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

25 03 2012


« Mauritanie : espérance » ?

La Mauritanie d’aujourd’hui est en crise. Une vraie crise politique ‘‘combinée avec une  autre crise sociale’’ (manifestation des jeunes, revendication des groupes démunis, etc.) relative au contexte  mondial actuel accentuée en partie  par  une crise économique  locale due à la sécheresse qui a frappé le pays en cette année. L’Université de Nouakchott tend, si rien n’est fait,  vers une année blanche. Des enseignants du secondaire sont en grève. Le chômage des jeunes représente quant à lui un sérieux handicap pour le décollage du pays. Le bilan est un peu sombre pour les uns. Et surtout pour ceux qui sont en dehors du système et ces méandres. C’est-à-dire  la majorité de la population.

Cependant, une nouvelle approche évoque l’espérance en Afrique et pourquoi pas en Mauritanie.

Cette approche est abordée pour la première fois, à ma connaissance, par le sociologue Cheikh  Saad Bouh Kamara dans  un ouvrage intitulé : « Afrique : Espérance ». A  la question   quels  sont vos motifs d’espérance s’agissant de la Mauritanie, l’auteur expliquait que « certains sont communs à l’Afrique, comme la jeunesse de la population, le grand marché de consommateur, la fertilité des terres, les ressources humaines ou encore la fidélité de la diaspora.

En Mauritanie, ils ont trait à la libéralisation de l’audiovisuel, à la scolarisation des petites filles, à la signature de la convention de l’ONU contre  les discriminations à l’égard des femmes ou encore aux récentes réformes constitutionnelles. Il sera désormais difficile de prendre le  pouvoir autrement que par les urnes (Jeune Afrique du 18 au 24 mars 2012).

    
En revanche, l’instabilité politique, les guerres civiles, les coups d’Etat et   les attaques d’AQMI restent ‘‘de mise’’ surtout dans la partie ouest du continent dont la Mauritanie fait partie. Le dernier exemple en est  le renversement du régime démocratique au Mali alors que le président ATT malgré ses défauts relatifs à sa gestion  ‘calamiteuse’  s’apprêtait à rendre le pouvoir à un successeur élu démocratiquement.

Espérant  que l’espérance à laquelle  fait allusion  notre cher  sociologue soit transposable à la situation à venir du pays et le reste de l’Afrique.   Vous en doutez ? Toutefois, il ne faut jamais désespérer.

Désormais, des européens  du Portugal et de l’Espagne  à la recherche de l’emploi   immigrent dans  des pays africains. Les pays de préférence demeurent, pour le moment,  l’Angola et le Zimbabwé.  Ces immigrés ont un savoir faire ‘transmissible’  qui peut être utile pour l’Afrique.  

Déjà les retraités européens exerçaient et exercent toujours   un mouvement d’immigration  de l’Europe vers le Maghreb en   s’installant de plus en plus   au Maroc. C’est ainsi que, le coût  de l’immobilier atteint des seuils bénéfiques pour les investisseurs dans le secteur du  logement et de l’immobilier de ce pays.

 Je vous cite, par ailleurs, certains passages de l’ouvrage susmentionné et je vous en souhaite bonne lecture :

 -Les  offres concernant l’enseignement de tout petits -en Afrique-  ne cessent de se multiplier. En effet, tant dans les centre des villes africaines  que dans leurs périphéries, nombre  des municipalités, plusieurs ordres religieux, des enseignants retraités, des hommes d’affaires promoteurs dans ce secteur ou des associations  créent crèches, garderies, jardins d’enfants et écoles maternelles. L’engouement devient tellement grand qu’une certaine émulation se ressent.

- La ferme volonté politique des décideurs constitue, sans aucun doute, un des éléments catalyseurs de la promotion de la femme  en Afrique (…) Les progrès fulgurants  de l’éducation constituent, assurément la pierre angulaire de  l’émancipation des femmes africaines. L’accès à l’école, d’un nombre  de plus en plus important de jeunes filles, contribue à faire reculer les formes de  stigmatisation  dont  sont victimes les femmes.

- En Afrique, lors  de ces dernières décennies, des progrès perceptibles de la démocratisation peuvent  être mentionnés, même   si des obstacles majeurs demeurent. Concernant ceux-là, il convient  de citer, entre autres : la substitution graduelle et généralisée de pouvoir démocratiquement mis  en place au lieu  de régimes militaires dictatoriaux, l’essor considérable de la presse privée, le dynamisme de la société civile, la solidarité internationale, etc.   

- La toute récente création du forum Social Mondial ainsi que sa très  rapide  et puissante dissémination, apportent  un énorme  appui  au forum  Social Africain qui se positionne  comme composante essentielle de la société civile  du continent noir. Quelques éléments en attestent : les fortes mobilisations, le choix  de thèmes  porteurs pertinents, l’impact significatif de ces rencontres, la prise en compte par les décideurs et par des partenaires  au développement  des conclusions de ces assises, etc.

m_barrada@yahoo.fr


Actions

Informations



Laisser un commentaire




bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann