Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

6 02 2012

 

Êtes-vous heureux ?

Qu’est ce que le bonheur ? Qui est heureux ?   Voilà des  questions sans réponses exactes, chacun les appréhende  selon sa vision. Et «  quand on a demandé au Dalaï Lama qu’est-ce qui le surprenait le plus au sujet de l’Humanité , il a répondu :  l’Homme , parce qu’il  sacrifie sa santé  pour l’argent  ensuite  il sacrifie  tout son argent  pour recouvrer  la santé . Par la suite, il est tellement  anxieux au sujet  du futur qu’il ne profite pas  du moment  présent. Le résultat  est qu’il   vit  comme s’il  était immortel et il meurt n’ayant jamais  vraiment vécu »  (message   transmis par une amie chère, très chère).

La semaine passée au sujet  d’une discussion sur l’anxiété  on me fait savoir selon les statistiques de l’un des centres de santé de Nouakchott, qu’en grande partie des femmes mauritaniennes souffrent d’anxiété plus que les hommes.

Dans le même ordre d’idées un acteur de la société civile avait expliqué  solennellement au cours d’un colloque sur la santé mentale que les schizophrènes sont les plus heureux, ils sont dans  leur  monde excellent, loin des contraintes socioculturelles et  le regard  destructeur de l’autre. En quelque sorte « l’autre, c’est est l’enfer ».

 Il a été aussi dit  au sujet du bonheur :

« Qu’il est individuel, il demande  une prédisposition individuelle. Un homme  qui jouit  du bonheur  doit être  enfermé sur lui-même.  Il est  soutenu par une dose solide  d’égoïsme (ou ce  qu’on nomme ainsi), par de l’indifférence  pour le malheur des autres ou  pour le souci des autres. Aimer ne donne pas  le bonheur  mais du souci … ne pas aimer  ne donne  pas  le bonheur  non plus ( …) D’ailleurs  le bonheur  est médiocre (…).  Aucun jeune marié  n’est heureux plus de trois jours : si tu  veux être  heureux un jour , saoûle-toi , si  tu veux être heureux  trois jours , marie toi, si tu veux être  heureux toute la vie , fais toi curé, dit un proverbe normand, je crois faux d’ailleurs car les curés ne sont  pas heureux (…)

Il  y a peut-être, une sorte  de bonheur dans le dépassement  du bonheur et du malheur »  (Vu par Eugène Ionseco , le nouvel observateur 3 /9 septembre  1973).

Et Alain Krivine  d’expliquer  que pour vivre  heureux, il faut vivre  debout (Idem).    Le bonheur est-il  donc aussi la vertu ?  

A mon avis, il réside dans l’harmonie cœur -esprit sous l’égide de la vérité. De quelle vérité s’agit-il ? Laissons la question ouverte. Pour maîtriser l’immaîtrisable, c’est-à-dire dépasser l’anxiété,  la formule se trouve dans des formes d’équilibre plus au moins acceptables. Certes, la prière est un régulateur indispensable dans notre religion. Cependant,  l’équilibre qui échappe malheureusement à beaucoup d’entre nous, se manifeste par le  fait d’aimer à soi- même ce que nous aimons aux autres. « C’est ainsi qu’on trouve le cœur de la religion (la paix avec soi même et la prospérité sociale) »(NDR).

m_barrada@yahoo.fr


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