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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

20022012

De l’emploi  en Mauritanie

Le salon de l’emploi vient de voir le jour en Mauritanie.  Une initiative  à encourager certes, mais dont le mécanisme me semble difficile à mettre en place dans  un pays qui tend vers l’anéantissement de la classe moyenne et son pouvoir d’achat.  Sans épargne, il n’y a pas de développement, d’où la très délicate question de la relance économique  et la place des pauvres sans compétences, ou sans diplômes  dans la reprise.

A en croire  les organisateurs  dudit salon, celui-ci   vise « à rassembler les acteurs en matière d’emploi et de recrutement et à encourager la rencontre entre les employeurs et les spécialistes ciblés, à favoriser l’organisation de sessions de formation, la promotion de la formation professionnelle et technique en tant que moteur essentiel pour la dynamisation de l’emploi et la promotion des compétences locales auprès des sociétés internationales, la promotion de l’auto emploi, la création de petites et moyennes entreprises, la facilitation du mouvement des cadres professionnels au sein des sociétés et à contribuer à la conception et à l’accompagnement de l’exécution de la stratégie nationale d’emploi, à valoriser les potentialités de la Mauritanie et à renforcer le partenariat entre les secteurs public et privé »( ami.mr). 

Voilà un bon discours ! « S’il est réellement concrétisé !? »

Il faut, d’abord,  revenir sur  la définition des critères de la pauvreté chez nous et la capacité de notre économie nationale à absorber les chômeurs.  

Cette capacité  est,  sans contraste,  biaisée par la  situation de guerre imposée par l’insécurité dans les zones sahélo- sahariennes. Et la lutte contre la gabegie et la  rationalité des ressources, leurs orientations, l’indépendance de la  justice, demeurent-elles   l’épine dorsale  de la mise en place  d’une vraie stratégie d’emploi ?  

Deux axes, cependant, à valoriser : le premier est celui de la qualité de l’enseignement  professionnel et académique, quant au  deuxième c’ est incontestablement l’action gouvernementale   permettant d’insérer  les chômeurs et de  suivre leur productivité.

L’expérience  de l’agropastoral  dans la zone  de « chemama »  qui a permis  l’insertion de plusieurs chômeurs à la recherche de l’emploi en  est la seule initiative, pour le moment,  que l’on peut juger juste.

Ainsi, «  étant donné que 24,6 % de la population mauritanienne  s’occupe du commerce[1],  une  structure commerciale qui réalise un chiffre d’affaires dépassant les 2 millions d’ouguiyas peut  bel et bien être dans l’obligation de tenir une comptabilité même si elle n’est pas soumise au régime réel d’imposition (25% du bénéfice pour une  société qui réalise un chiffre d’affaires au delà  de 3 millions). Ce qui permettra, tout simplement, d’insérer un bon nombre de demandeurs d’emploi.  

En gros, soumettre les entreprises nationales  et étrangères à des mécanismes  plus réfléchis d’insertion des chômeurs tout en les insistant à investir représente  la clé de voûte pour relancer les activités économiques. Il faut, néanmoins, alléger les procédures de création des entreprises tout en luttant  contre la fraude fiscale et ‘l’informalisation’  des unités de création d’emploi ». (NDR)

[1] Ce chiffre est issu d’une étude sur  la carte des potentialités de création d’emplois en Mauritanie, restituée pour validation au cours d’un atelier  tenu  le jeudi 8 avril 2010 à Nouakchott. 




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

15022012

 

Les insultes !

Je rebondis, cette fois-ci,  sur  une situation  que j’ai déjà analysée sous forme d’assommoir décrivant une forme d’esclavage moderne  et amère entrainant s’il atteint un seuil critique des révoltes populaires dues à une frustration socio-économique, voire culturelle . Et si votre supérieur ou quelqu’un d’autre vous insulte ?    

Bizarrement, quelqu’un m’avait  suggéré, par ailleurs,   ceci : Il me disait, implicitement, avec un jeu de mots formidable si tu arrives à supporter ce que je dis, tu gagneras un point qui est à la fois réel et imaginaire, sinon tu risques de perdre la partie. Face à ce jeu du hasard amusant pour les uns, étrange pour les autres, je me trouve pourtant confronté à décliner cette offre sans pour autant contrarier le meneur de ce jeu qui confond entre réalité et fiction. 

Je m’en ressentais aussitôt en situation perplexe : être ‘assujetti ’ à ce jeu sans pour autant accepter de le jouer. D’où l’unanimité ou le désaccord qui sous-entend le puzzle en question. Il s’agit bien, si j’ai une bonne interprétation de l’événement, d’un ensemble qui forme, selon mon interlocuteur, un système composé assurant la maitrise de soi-même sous l’ordre, bien sûr, de la complexité de la réalité sociale du maître du jeu. 

Voici en gros les questionnements du fameux ‘assommoir’ tels qu’ils sont avancés : Si quelqu’un, ou quelqu’une, ‘‘vous adresse une  injure’’ quel sera alors votre réaction proactive ? 

Le principe est simple : dans ce jeu, vous êtes testés pendant une période x en vous créant des tensions avec des individus connus et inconnus. C’est une sorte de camera cachée pas tout à fait inconnue dont la victime arrive difficilement à distinguer le vrai d’avec le faux. 

Certes, venant de quelqu’un que vous aimiez ça sera blessant, voire choquant. Néanmoins, s’il s’agit d’un jeu le mieux est d’être indifférent. Et si votre vie est, dans un moment ‘t’, soumise à un jeu de hasard, telle que la domination, quelle sera, dans ce cas délicat, votre aptitude ?

La réponse me semble évidente : 

Vous avez le choix entre deux options qui ne sont guère agréables, cependant, complémentaires. La première consiste à surpasser la transmission des messages aléatoires qui renforce la domination du joueur, quant au second phénomène, ces messages, qui ont une apparence aléatoire tendent vers un seul but : la ‘destruction’ ou la consolidation de l’intérêt du dominant qui est souvent égocentrique. 
C’est exactement ce qui se passe en grande partie dans notre vie réelle. 

m_barrada@yahoo.fr




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

8022012

Le bonheur au 21ème siècle ? Les Mauritaniennes sont-elles heureuses ?

« Au sujet d’une discussion sur l’anxiété on me fait savoir selon les statistiques de l’un des centres de santé de Nouakchott, qu’en grande partie des femmes mauritaniennes souffrent d’anxiété plus que les hommes » (NDR).  Les femmes sont-elles susceptibles plus que les autres ? Ou la société les rend plus malheureuses ? Question sans réponse pour le moment !

Qu’est ce que le bonheur ? Une question que je me suis posée par ailleurs en guise de réaction sous forme d’une chronique.

Pour certains cette question est destinée  aux pays développés, pour les uns  la perception du bonheur  dépend  de la culture, de la religion de…   et pour les autres le bonheur est la manière de positiver le présent.

Ainsi, une demoiselle m’avait dit en toute spontanéité que le bonheur c’est elle. Ce qui sous-entend d’après elle toujours que tout le monde est heureux. Est-il question d’une forme d’anxiété, d’oisiveté, de (…) voilée sous d’autres formes ? Ou s’agit-il tout simplement d’une façon de parler « d’un sujet » qui touche tout un chacun sans pour autant dévoiler le fin- fond de sa pensée.

Je vous livre  subséquemment   des commentaires  parmi tant d’autres  qui m’ont été adressés récemment    au sujet  du bonheur et  je vous en souhaite bonne lecture.

*« Étymologiquement, le mot bonheur vient de l’expression « bon eür », Eür est issu du latin augurium qui signifie ‘‘accroissement accordé par les dieux à une entreprise’’. Selon Nietzsche, le bonheur est:

« Le sentiment que la puissance croît, qu’une résistance est surmontée »…

Nous vivons dans un monde où la notion du bonheur est biaisée, qu’est ce que le bonheur au 21ème siècle ?

Avec la nouvelle technologie, nous cultivons le bonheur virtuel, nous avons jusqu’à 200 amis sur Facebook sans jamais avoir rencontré un seul de ces « amis », notre confident est notre ordinateur et notre compagnon est notre GSM…

Chaque individu a sa propre définition du bonheur, selon son appartenance sociale, sa région, sa religion, sa culture et le moment qu’il vit…

C’est un état d’esprit, nous y logeons nos belles pensées et notre vécu du moment.

Ma collègue Marie  vient de me dire que pour elle, «  le bonheur est la liberté de ne pas penser au temps, vivre sans contrainte », car c’est une créatrice, une artiste qui a besoin de temps pour imaginer et créer.

Le bonheur, peut-être un moment, un instant, un sourire, un regard, un achat ou autre….

Nous ne pouvons ni quantifier ni matérialiser le bonheur, le bonheur n’est pas intemporel !!!Le bonheur peut-il être une fin en soi ? Et si on courrait après une chimère ? Il y’a peut-être des gens qui ne veulent pas le vivre.

Et toi, mon cher Mohamed, c’est quoi le bonheur pour toi ? Moi qui te connais si bien, je peux dire aux autres que c’est l’écriture, ta soif du savoir. » (Viviane Barron)

 * « En tout cas, l’Islam a réglé de façon très explicite les problématiques du bonheur et de la santé ; en réalité, la voie du bonheur se confond avec celle de la santé mentale et passe par l’assiduité dans la prière, la croyance à la réalité du châtiment divin, la chasteté, le respect des engagements, la fiabilité du témoignage et l’éthique dans la gestion des dépôts confiés [(Cor. 23: 1-11 - Les Croyants - Al-Mu'minûne);(Cor. 70: 19-35 - Les Voies d'Ascension - Al-Ma'ârij)] (Mouhamadou Bamba Ndiaye  du coin des philosophes Facebook ).

* « Oui, le degré du bonheur de l’homme se mesure à sa capacité à avoir la foi et à la conserver. Moi je poserai plutôt la question de savoir si la félicité est le summum du bonheur? Cette félicité là peut-elle être atteinte dans le monde ici-bas » (Kissima Diagana Idem)

* « Le bonheur, je ne sais pas s’il existe .Mais d’après Deyloul l’Homme heureux est celui qui n’est pas malade et qui n’a pas de malade (Mariya Traoré sic). 




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

6022012

 

Êtes-vous heureux ?

Qu’est ce que le bonheur ? Qui est heureux ?   Voilà des  questions sans réponses exactes, chacun les appréhende  selon sa vision. Et «  quand on a demandé au Dalaï Lama qu’est-ce qui le surprenait le plus au sujet de l’Humanité , il a répondu :  l’Homme , parce qu’il  sacrifie sa santé  pour l’argent  ensuite  il sacrifie  tout son argent  pour recouvrer  la santé . Par la suite, il est tellement  anxieux au sujet  du futur qu’il ne profite pas  du moment  présent. Le résultat  est qu’il   vit  comme s’il  était immortel et il meurt n’ayant jamais  vraiment vécu »  (message   transmis par une amie chère, très chère).

La semaine passée au sujet  d’une discussion sur l’anxiété  on me fait savoir selon les statistiques de l’un des centres de santé de Nouakchott, qu’en grande partie des femmes mauritaniennes souffrent d’anxiété plus que les hommes.

Dans le même ordre d’idées un acteur de la société civile avait expliqué  solennellement au cours d’un colloque sur la santé mentale que les schizophrènes sont les plus heureux, ils sont dans  leur  monde excellent, loin des contraintes socioculturelles et  le regard  destructeur de l’autre. En quelque sorte « l’autre, c’est est l’enfer ».

 Il a été aussi dit  au sujet du bonheur :

« Qu’il est individuel, il demande  une prédisposition individuelle. Un homme  qui jouit  du bonheur  doit être  enfermé sur lui-même.  Il est  soutenu par une dose solide  d’égoïsme (ou ce  qu’on nomme ainsi), par de l’indifférence  pour le malheur des autres ou  pour le souci des autres. Aimer ne donne pas  le bonheur  mais du souci … ne pas aimer  ne donne  pas  le bonheur  non plus ( …) D’ailleurs  le bonheur  est médiocre (…).  Aucun jeune marié  n’est heureux plus de trois jours : si tu  veux être  heureux un jour , saoûle-toi , si  tu veux être heureux  trois jours , marie toi, si tu veux être  heureux toute la vie , fais toi curé, dit un proverbe normand, je crois faux d’ailleurs car les curés ne sont  pas heureux (…)

Il  y a peut-être, une sorte  de bonheur dans le dépassement  du bonheur et du malheur »  (Vu par Eugène Ionseco , le nouvel observateur 3 /9 septembre  1973).

Et Alain Krivine  d’expliquer  que pour vivre  heureux, il faut vivre  debout (Idem).    Le bonheur est-il  donc aussi la vertu ?  

A mon avis, il réside dans l’harmonie cœur -esprit sous l’égide de la vérité. De quelle vérité s’agit-il ? Laissons la question ouverte. Pour maîtriser l’immaîtrisable, c’est-à-dire dépasser l’anxiété,  la formule se trouve dans des formes d’équilibre plus au moins acceptables. Certes, la prière est un régulateur indispensable dans notre religion. Cependant,  l’équilibre qui échappe malheureusement à beaucoup d’entre nous, se manifeste par le  fait d’aimer à soi- même ce que nous aimons aux autres. « C’est ainsi qu’on trouve le cœur de la religion (la paix avec soi même et la prospérité sociale) »(NDR).

m_barrada@yahoo.fr







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