Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

30 01 2012

 

La maladie mentale en Mauritanie
Je reviens cette semaine   sur la question de  la santé mentale chez nous.  Je l’ai déjà écrit et je  le répète une  fois de plus :   « les malades mentaux en Mauritanie  sont, pratiquement,  exclus de tout accompagnement, de tout soin.  Leur  situation est dramatique pour ne pas dire catastrophique. Ces malades,  qui ignorent, pourtant,  tout sur leurs maladies,  sont  à la merci de la destinée des inconscients-conscients. Etre atteint d’une maladie  mentale  dans cette partie du globe,  c’est être  condamné à vivre  l’état de la domination de l’inconscient  loin de l’œil visible des voisins ou du professionnel,  et si  cet état mène vers  l’agressivité, la solution serait , tout simplement, de  ‘lâcher’ le patient  errer dans la nature ou plutôt dans  les rues et les avenues des grandes villes, après, bien sûr, que les  charlatans en soutirent des gros montants  ou quelques  sous  auprès de la famille du ‘sujet’ .  D’autres parents plus inhumains, notamment comme ceux  qui ont  déjà   délaissé, après leur déménagement, leur patient, abandonnent, eux aussi,   vraisemblablement  des   malades  enchainés dans des  maisons sans nourriture, ni boisson  pendant des jours et des jours.  
Subséquemment,  un fait marquant,   fut  signalé, se manifestant par une ‘phénoménologie’ de la  folie  affectant   toute une famille : le père, la mère, les enfants. Tout ce monde est touché, malheureusement,  par un déséquilibre mental. Il s’agit là, d’un arrêt sur une situation bouleversante  voire révoltante interpellant  tout un chacun ». 
En effet, un colloque  sur la  santé mentale sera organisé  cette semaine  sous le thème «  lien entre maladie  organique et trouble psychique. Rôle des différents acteurs  dans la prise en charge.  » Il  met l’accent sur les mesures que les  acteurs étatiques et non étatiques  peuvent adopter pour  une meilleure  offre de soins en matière de santé mentale pour les citoyens de la ville de Nouakchott.
Les chiffres montrent  que   « sur l’ensemble du pays, on ne  trouve  que 4 psychiatres  et 10  psychologues pour une population de plus de 3 millions d’habitants. Ainsi, il existe une réelle insuffisance de dépistage, de diagnostic, et de prise en charge de l’adulte (+ de 18 ans) ».
Malheureusement, la maladie mentale conserve encore un caractère honteux, et bon nombre  de familles mauritaniennes  hésitent à faire   soigner dans les  hôpitaux  spécialisés leurs patients  quand ils ont un problème de santé mentale. Et ces patients sont souvent marginalisés, délaissés à leur propre sort, mal traités.  Pire, étant donné leurs maigres  salaires et leurs charges familiales, dans les lieux de travail, un grand nombre d’employés, souffrent, semble-t-il, de trouble psychique.  Quelle productivité alors ?
m_barrada@yahoo.fr

 


Actions

Informations



Laisser un commentaire




bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann