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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

24122011

 

Des ‘bloggeurs’ boycottent Nouakchott et des journalistes tabassés  en Mauritanie.

Notre régime attaque  les libertés.   Nous sommes  dans un régime militaire jusqu’à  preuve du contraire. Les agressions de la garde nationale à l’encontre des journalistes ne cessent de se multiplier.   ‘Dans  un  laps d’un mois’,  deux journalistes  voire trois ont été matés, malmenés et l’image de marque de notre pays reste entravée par le comportement des militaires et les  décisions verticales de l’actuel pouvoir.  Les intellectuels arabes ne cessent d’évoquer que nous sommes une dictature.  La dernière illustration en est celle  relative  au   ‘forum’ des jeunes   qui est  organisé  à Nouakchott par la coordination de « l’Union de la Jeunesse Euromaghrébine » en Mauritanie.  Des ‘bloggeurs’ boycottent ce forum sous-prétexte qu’il est organisé pour légitimer les dictatures arabes notamment  celle de la Mauritanie.   Une rencontre  consacrée, semble-t-il,   à des réflexions axées  sur les moyens de redynamiser le rôle de la jeunesse maghrébine. Est-ce pour  l’implication de la société civile ? C’est-à-dire   avec la complaisance des  structures  de droits de l’Homme. Un slogan a été retenu.  Il est question   de la « Rencontre de Nouakchott : Pour un Maghreb de paix », sous le haut patronage du Président Mohamed Ould Abdel Aziz.

A en croire les organisateurs, «  la rencontre de Nouakchott est  marquée par la participation de personnes symboles du printemps arabe, notamment des blogueurs, des ONG, des personnes ressources, des leaders d’opinion, des représentants de partis politiques et des experts de tout l’espace maghrébin ».

Cependant, soyez clairs,  nous constatons un recul inexplicable, quant  à la liberté de la  presse chez nous, hormis, bien sûr, la presse électronique. Même celle-ci semble être infiltrée par des clans du système ethnico-tribal   du pays. La presse  et la société civile mauritanienne sont, pour ainsi dire, dominées   par une minorité syndiquée   qui s’accorde à défendre leurs intérêts et les intérêts de leurs protecteurs étrangers, soient-ils, ou locaux. Il s’agit en un mot  d’un système complexe  et compliqué.

Ceux qui sont en dehors dudit système  d’intérêt pouvoir –opposition-tribu-groupe d’influence   sont hors-jeux.   Telle est la vraie  réflexion.

m_barrada@yahoo.fr

Source : www.barrada.unblog.fr




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

17122011

 

Ces africains qui font honte à l’Afrique ?

Un Mauritanien exclu…

Occasionnellement, chaque fois que l’on    séjourne à  Paris où dans  d’autres villes des  pays  loin du continent, on a le droit, en tant qu’africain –Subsaharien, Magrébin ou…,  de se poser la question implicite ou explicite :   qu’en est-il de nos compatriotes  au sens large du terme  (les africains) ?  Comment se comportent-ils, se portent-ils bien dans leurs pays d’accueil ? Souffrent-ils d’exclusion, du refus de l’autre.

Voici des éléments de  réponse. Ils  ne sont  point   exhaustifs. Tant s’en faut.

« Les mauritaniens  me  semblent loin d’être  des pigeons voyageurs, ils  quittent  rarement leurs pays. Dieu  merci, ils ne sont guère nombreux dans les autres pays, ils ne veulent pas d’habitude immigrer. Ce sont  des nomades et des pasteurs  qui  s’attachent   à leur pays natal », m’explique-t-on.

Et pour les autres ?

« Nos frères africains, de la nouvelle génération  sont dangereux, agressifs au  moindre geste, ils peuvent vous agresser »,  martèle  un taximan parisien.

« Je suis africain d’origine, de la  caraïbe, je me considère africain, j’avais  l’habitude de m’arrêter pour des africains, ils  sont des frères  et on se ressemble beaucoup. Toutefois, j’ai  subi des coups et des coups : parfois on me refuse  le paiement de mon dû, sous prétexte que l’africain ne paie pas le taxi. D’autres fois, on m’agresse, tout simplement.

A cet égard, « j’évite désormais, de prendre des africains, au bord de mon taxi »,  ajoute-t-il.

Dans les métros et  le RER (réseau express, régional)  c’est une  autre manche ; surtout le vendredi. L’explication est purement sociologique.  La nouvelle génération y compris  les français de souche,   est devenue de  plus en plus agressive et alcoolique, à partir de  certaines   heures, le mieux est d’être vigilant  dans les lieux de transport en commun.

Appelé par réplique  à se prononcer sur le sujet d’immigré ou d’émigré  en France notamment à Paris, je vous formule les constats ci-après :

 

A Paris ou à Marseille,   à titre d’illustration, on se sent chez nous en Afrique, dans d’autres pays  cette  présence africaine notamment  mauritanienne  est tantôt marquante, tantôt  inexistante  et inaperçue. C’est ainsi que je me focalise   sur  le cas parisien. C’est un   cas que j’ai  eu l’occasion, tout récemment,   de  débattre avec des amis.

Les africains de la France  et ceux du reste de l’Europe, ont subi la marginalisation et l’exclusion. Fils en grande  partie d’immigrés, ils  avaient difficilement  des moyens suffisants pour  qu’ils  soient formés dans les écoles françaises de qualité. Ils  se trouvent, par conséquent, exposés  au chômage, et à la délinquance.

D’autres africains  ont pu s’intégrer, car ils étaient éduqués,  ils ont été, pour ainsi dire,  formés dans les meilleures écoles.  Ils ont pu avoir des statuts particuliers.

Aujourd’hui, il n’y a plus de place  pour les  étrangers.  Priorité pour les nationaux.  Vous êtes africains diplômés,  vous n’avez plus le droit  d’accéder à l’emploi en France,  si vous n’avez pas  la nationalité. C’est la crise et l’ère de chacun pour soi. Ceci étant,  un  exemple flagrant de la situation  d’un compatriote   vivant  en France,  une réalité qui  témoigne  de la gravité  de l’exclusion. Il est question  d’un courrier  électronique; je viens fraîchement de le recevoir.

« Excusez-moi  tout d’abord du dérangement,  mais si je vous écris,  c’est  pour vous solliciter   une insertion, étant donné que vous connaissez l’administration du pays. Malheureusement,  comme  vous le savez, nous sommes dans un pays où il faut, inéluctablement, des pistons  et des pistons, même si nous avons les meilleures  compétences. C’est  malheureux !

 Je suis présentement  au pays des Galois et je compte rentrer au pays. J’avais un contrat, toutefois  la préfecture m’a refusé la carte de séjour ». Il s’agit là d’un cas parmi tant d’autres. Jugez- en !

m_barrada@yahoo.fr




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

12122011

 

Le dialogue avec  les prisonniers  salavistes ?

 

Les enjeux idéologiques et les guerres des idées n’en finissent guère  de susciter  le débat chez nous. Sur ce sujet, je vous livre volontairement une déclaration qui m’a été adressée, tout récemment, pour ne pas dire très fraîchement. Celle-ci  est écrite par un prisonnier dénommé  Mohamed Béchir Sall. Il  est, semble-t-il,  le nouveau   porte-parole du groupe salaviste emprisonné   et  selon l’avis  des participants au dialogue encore en détention nul n’est habilité à parler en son nom à part lui ; et à l’avenir toute déclaration au nom du groupe devra porter sa signature.

Déclaration :  

« Au nom d’Allah Le Miséricordieux, le Très Miséricordieux  et Paix  et Salut sur le Prophète Mohamed

 

 Allah Le Très Haut dit

« Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle (les gens) au sentier de Ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon (sourate Les Abeilles ».

Cela fait deux ans que nous avons publié la déclaration dite « des 25 » qui sera appelée plus tard la déclaration « des 47 »  (voir Nouakchott-Info du 11/11/2009) qui, non seulement, a amorcé le dialogue entre les prisonniers dits salafistes et les autorités publiques, mais s’est imposé comme une référence et ‘papier’ de travail tout au long dudit dialogue par les autorités.

A cette occasion, nous les participants au dialogue encore en détention, déclarons ce qui suit :

Nous nous réjouissons de la libération de nos camarades suite à ce dialogue et discussion qui se sont  tenus ici à la prison centrale de Nouakchott le 18 janvier 2010 et les efforts entrepris pour leur réinsertion dans la vie active, et réaffirmons notre attachement au contenu de la déclaration précitée, à savoir :

- notre innocence totale des accusations portées contre nous ;

- notre non appartenance à aucune organisation intérieure ou extérieure ;

- veillons à la stabilité de notre chère patrie ;

- proclamons notre attachement à la ligne tracée par les Oulémas ayant autorité dans ce pays, qui veillent à sa sécurité, sa stabilité, diffusent le bien et la science utile à travers une vision légale dans la sagesse, pratiquant la contradiction accommodante et fournissant conseils aux musulmans.

De ce fait, nous lançons un appel aux Oulémas ayant pris part à ces journées de prendre leurs responsabilités vis-à-vis de ce dialogue et leurs engagements, et nous leur rappelons que, malgré notre participation active à ce dialogue, nous sommes toujours en détention une année et demi presque après la libération de nos camarades.

Nous demandons aux autorités publiques qui ont affirmé à plusieurs reprises (interview sur France 24) que le dialogue était une réussite totale de nous gracier et nous libérer, à l’instar de nos camarades, et rappelons à tout le monde les paroles d’Allah « Certes,  Allah Est avec ceux qui l’ont craint avec piété et ceux qui sont bienfaisants » (Sourate Les Abeilles)

Et nous informons tout le monde que l’imam Mohamed Béchir Sall est le porte-parole du groupe et que nul n’est habilité à parler en son nom à part lui ; et à l’avenir toute déclaration au nom du groupe devra porter sa signature.

Les signataires :

Groupe des participants au dialogue encore en détention :

1. Mohamed El Béchir Sall

2. Sidi Oul Mamouri

3. Hakim Ould Mohamed M’Bareck

4. Taher Ould Biye

5. El Khalil Ould N’tahah

6. Mohamed Mahmoud Ould Ahmed Salem

7. Taleb Abdi Ould Ahmednah

8. Abdallahi Ould Abdel Kader

9. Sidi Ould Dah Ould Moulaye Ely

10. Mohamed Ould Semane

11. Ahmed Ould Mokhtar

12. Sidi Mohamed Ould Bezeid dit Didi

13. Abderrahmane Ould Medou.   » 

 

m_barrada@yahoo.fr




Fast Spiders une nouveauté à Nouakchott

12122011

Fast Spiders  une nouveauté à Nouakchott

 

C’est une première, une société  de HI-TECH   vient de  lancer un nouveau produit : les écrans  type  LED dont les spécificités sont rares en Afrique, deux écrans  de ce genre à  Dakar.  A Nouakchott  ils sont 5.

Il s’agit là d’un nouvel  espace  d’affichage moderne  pour la diffusion du contenu  des messages  sur des endroits particuliers.

En effet,  la solution d’affichage  LED grand écran permet  de diffuser les concerts, de la vidéo  en direct, des manifestations  sportives etc., expliquent  les spécialistes en la matière.

L’idée est venue de deux informaticiens jeunes qui ont fait leurs études en informatique et techniques  de communication  au Canada. D’après le directeur de  la société Fast Spiders, Mohamed Ould ALEM, notre objectif  est de développer  les canaux de transmission de message et de la publicité. A travers ce nouveau type de communication électronique adapté  au climat  de notre pays et à ses spécificités, le support communicatif dynamique  sera d’un  grand appui aux institutions étatiques et privées. A titre d’illustration, durant les festivités  de  l’armée nationale nous avons  pu diffuser     le défilé des troupes sécuritaires  sur ce type d’écran, alors que l’institution de l’armée était prête à  débloquer  des fonds pour une telle diffusion. Certes, nous ne sommes pas une entreprise à but non lucratif, toutefois, les entreprises dans ce monde d’aujourd’hui doivent à mon avis   avoir des penchants citoyens.

Quant  a nos services, poursuit-il,  nous avons  plusieurs offres notamment un  forfait :  1 espace  de 10 secondes diffusion  d’un spot  pendant une semaine  ; un espace de 10 secondes , diffusion  pendant  2 semaines et   la durée de diffusion peut aller jusqu’  à  une année .

Pour ce qui est  des   perspectives   à venir le directeur de ladite société confirme que  pour le moment, ils ont lancé des produits d’écran type 5 m2.    Cependant, en 2012  nous allons lancer des écrans  type 20 m2    qui seront  positionnés  dans  des emplacements de choix. Ainsi nous avons tissé des  partenariats avec des entreprises de la sous-région afin de toucher d’autres marchés, conclut-il.




Fast Spiders une nouveauté à Nouakchott

12122011

Fast Spiders  une nouveauté à Nouakchott

 

C’est une première, une société  de HI-TECH   vient de  lancer un nouveau produit : les écrans  type  LED dont les spécificités sont rares en Afrique, deux écrans  de ce genre à  Dakar.  A Nouakchott  ils sont 5.

Il s’agit là d’un nouvel  espace  d’affichage moderne  pour la diffusion du contenu  des messages  sur des endroits particuliers.

En effet,  la solution d’affichage  LED grand écran permet  de diffuser les concerts, de la vidéo  en direct, des manifestations  sportives etc., expliquent  les spécialistes en la matière.

L’idée est venue de deux informaticiens jeunes qui ont fait leurs études en informatique et techniques  de communication  au Canada. D’après le directeur de  la société Fast Spiders, Mohamed Ould ALEM, notre objectif  est de développer  les canaux de transmission de message et de la publicité. A travers ce nouveau type de communication électronique adapté  au climat  de notre pays et à ses spécificités, le support communicatif dynamique  sera d’un  grand appui aux institutions étatiques et privées. A titre d’illustration, durant les festivités  de  l’armée nationale nous avons  pu diffuser     le défilé des troupes sécuritaires  sur ce type d’écran, alors que l’institution de l’armée était prête à  débloquer  des fonds pour une telle diffusion. Certes, nous ne sommes pas une entreprise à but non lucratif, toutefois, les entreprises dans ce monde d’aujourd’hui doivent à mon avis   avoir des penchants citoyens.

Quant  a nos services, poursuit-il,  nous avons  plusieurs offres notamment un  forfait :  1 espace  de 10 secondes diffusion  d’un spot  pendant une semaine  ; un espace de 10 secondes , diffusion  pendant  2 semaines et   la durée de diffusion peut aller jusqu’  à  une année .

Pour ce qui est  des   perspectives   à venir le directeur de ladite société confirme que  pour le moment, ils ont lancé des produits d’écran type 5 m2.    Cependant, en 2012  nous allons lancer des écrans  type 20 m2    qui seront  positionnés  dans  des emplacements de choix. Ainsi nous avons tissé des  partenariats avec des entreprises de la sous-région afin de toucher d’autres marchés, conclut-il.







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