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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

24092011

Un ex-directeur de l’enseignement supérieur : la vie est une comédie ! 

 Cette expression est  arguée,  publiquement pour ne pas dire solennellement, par un dirigeant universitaire  ayant déjà occupé  des grandes fonctions au pays,  présentement directeur général d’une structure étatique. Il disait que Shakespeare considérait  ainsi la vie et que lui-même partage ce point de vue. 

‘La scène’ s’est déroulée  durant la campagne de reboisement en réponse, semble-t-il,   à un constat   d’un observateur qui expliquait, quant à lui,   que la présente compagne de reboisement est une comédie, fomentée en toute pièce. 

Tout simplement, selon le directeur en question  , l’ achat d’ un véhicule de marque,  le  port d’  un beau vêtement,  les   maquillages ( pour les femmes)   etc. , ne sont que des  signes  de la comédie de la vie en société. Y-a-t pour ainsi dire une nuance  entre la comédie  de notre directeur et l’hypocrisie socio-politique?     Et parce que  l’année passée  ‘la comédie du reboisement’  n’était pas bien jouée, le Président de la République a attaqué  la TVM, le ministère de l’environnement pour  arrêter leur comédie de reboisement apparent.  D’où un vrai mécanisme de suivi et d’évaluation de toute  action gouvernementale,  pour  que les apparences ne soient plus trompeuses selon les circonstances actuelles.   Est-ce  pour que la comédie soit bien jouée ? En fait, notre mode de vie  en Mauritanie se focalise de plus en plus sur l’image comique. Certains compatriotes semblent avoir tendance à se prendre pour elle. 

Pourtant, en laissant croire à quelqu’un, une chose et faire le contraire de ce qu’on prétend être bien, n’est qu’une façon logique du comportement humain. C’est les  masques psycho-sociaux, comiques, soient-ils, ou non. 

« Quoi qu’on fasse, l’un des masques disparaîtra pour laisser le champ libre à la contrainte externe ou interne. Dans ce cas, on est un saint pour les uns et un diable pour les autres. Ainsi va le monde. On se presse pour concrétiser des buts alors que les choses deviennent claires aux yeux des personnes auxquelles on cache certaines choses » (NDR).  Alors la vérité est-elle une comédie ? 

Dans cette lancée, la semaine dernière, le temps d’un weekend,  j’ai accompagné, manu militari  quelqu’un   subissant  un malaise  aux  urgences  du centre hospitalier d’Arafat. C’était  environ  22 heures.  Après la consultation  du médecin en chef, responsable de la garde, il nous a été demandé d’effectuer  un examen pour le cœur de mon cher  patient.  Pour un tel examen, il a fallu deux heures,  pour  juste  rendre disponible   l’un des deux uniques   lits     afin que  mon patient soit  examiné. 

 Dans ce gigantesque centre,  tout neuf, construit par les chinois et inauguré, pourtant par  le Président de la République,  il y a quasi  inexistence du matériel, un manque cruel  des ressources humaines et  un afflux remarquable des malades. Une excellente architecture selon les normes en Mauritanie avec tous les dysfonctionnements possibles.   

 A la TVM, durant l’inauguration du  fameux centre, les téléspectateurs   avaient une impression que  ce nouveau centre sera d’un grand apport  à travers  ses   ‘mini- structures sanitaires’ qui peuvent alléger la souffrance des citoyens dans  l’un des plus grands arrondissements du pays. ‘La commune d’Arafat est  la   collectivité locale   la  plus peuplée du pays’. Ces  habitants avoisinent  les 60  mille.   C’est toujours la comédie, jusqu’à la preuve du contraire ! 

m_barrada@yahoo.fr 

 




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

18092011


 

Que de slogans !

Le dialogue politique de chez nous semble réservé à une catégorie d’individus auxquels on aurait administré un traitement de faveur. Il bascule vers un sens unique tout en suivant paradoxalement une trajectoire à double sens : un courant prenant un ‘itinéraire’ conditionnant les pourparlers et un autre qui déclare bien vouloir se concerter afin d’éviter l’effondrement de l’Etat.

La situation est telle qu’une classe politique préfère s’abstenir (RFD, UFP, Tawassoul,…) alors qu’une deuxième (majorité, APP, El Wiam., etc.) se veut, apparemment, ouverte à toute forme de consensus politique.

Une mosaïque de partis, d’observateurs animant cette mascarade en rejetant ou en s’impliquant davantage pour un dialogue complexe, sinon compliqué.

Bref sur fond de débat entre autres : rôle de l’armée (tabou utopique pour les plus forts), transparence électorale (justification injustifiable pour éviter le dialogue pour les uns), liberté d’expression (sans effet, ni échos pour exclure toute forme de démocratie, pour les autres), lutte contre la gabegie (orientée pour certains et sans réel effet), frustration sociale risquant une explosion sociale, pauvreté pouvant provoquer un vrai changement voire un conflit interminable, etc.

Il s’agit en un mot d’une crise purement socio-économique causée sans équivoque par des tendances sectaires. Tantôt c’est le vecteur-langue qui est utilisé pour accentuer la hantise sociale, tantôt c’est l’ethnisme, le tribalisme qui instrumentalisent, par excellence, les visions des uns et des autres, sans oublier bien sûr, la mainmise de l’armée sur la ‘sphère’ politique. Et pourtant le coup d’Etat du 8 août 2005 était pour certains le début d’un vrai processus démocratique. Tel mouvement a été rectifié en 2008. Toutefois, le risque demeure.

En effet, des phénomènes culturels aléatoires interagissent toujours sur le subconscient collectif des mauritaniens et cela d’une manière interactive, destructive et rarement constructive (tribalisme, favoritisme, clanisme, ethnisme, ultranationalisme, analphabétisme etc.). Ces interactions sont interprétées par une détérioration de la performance administrative et un écart inexplicable entre les salaires des dirigeants et des dirigés. Visualisées par des écoles et universités qui forment des futurs chômeurs inaptes à intégrer l’activité professionnelle. Et s’ils l’intègrent c’est par une intervention quelconque. Dans les entreprises et les structures étatiques et non étatiques les critères de formation, de récompense, d’aménagement participatif sont loin d’être déterminants.

Conséquence : une capacité d’absorption des chômeurs pratiquement nulle. Ce qui sous-entend que le gouvernement rejette la responsabilité de la situation tout en évoquant que certes, il y a des opportunités d’emploi, cependant, faute de main d’œuvre qualifiée, il ne peut rien faire, alors que le rôle d’un gouvernement se situe au-delà de la critique et des actions inefficaces.  

 

m_barrada@yahoo.fr

 

 







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