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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

30072011

 

Divers

Tout récemment, des événements et des situations ont attiré mon attention.

Je cite d’ abord le débat sur l’obligation  ou non de connaitre l’ensemble de l’élite mauritanienne notamment les éminents sociologues.  A cela je dirai que pour connaitre un intellectuel, il faut le mesurer en fonction de sa productivité, du nombre de ses ouvrages,  de l’accessibilité de ces derniers, de…

En effet, le savoir est immense, un seul domaine de l’économie à titre d’illustration le contrôle de gestion ou l’administration  des structures organisées peut prendre toute une  vie sans pour autant qu’il soit maitrisé.

Etant donné, la révolution numérique, la progression du savoir suit une équation exponentielle, pensez-vous, dans cette perspective, qu’en Mauritanie, ils existent  des spécialistes  en psychologie sociale, en sociologie urbaine, en sociologie des  organisations, en sciences cognitives,  en intelligence sociale, etc. ? Tant s’en faut.

De fait, une réaction  sur ma chronique passée a suscité des ‘hypothétiques’ sur ma méconnaissance   d’un sociologue connu  que je respecte d’ailleurs beaucoup, je voulais répondre en guise de contribution et je le répète jusqu’à présent, ‘‘je ne connais point’’,  suffisamment,  l’éminent  penseur  mauritanien Abdel Wedoud Ould Cheikh et que le doyen  journaliste Oumeïre défendait. Est-ce à travers des petits passages  d’une  lecture de certains  articles que l’on peut prédire  qu’on connaît quelqu’un ?

 En tout cas, je souhaite scruter des livres, des essais transcrivant les causes et les remèdes de la ‘médiocrité’ d’une grande partie de  la nouvelle génération qui semble venir du vide, du néant , de l’indifférence des anciens, comme si  l’ancien, le passé, depuis les années 60 et peut être avant, n’est pas loin d’être le prolongement du présent et partant de l’avenir , je souhaite en outre que ces œuvres soient traduites, je souhaite tout simplement qu’elles … 

Néanmoins, dans toute nouvelle démarche humaine simple ou complexe, soit-elle, l’ignorance est la règle et la ‘‘connaissance’’ est l’exception. ‘‘Je me pose  pour ainsi dire  la question du degré du Savoir de tout un chacun’’. Voici ce qu’écrivait, pourtant, Mohamed Fall il n’y a pas si longtemps  après  une conversation avec un ami à lui. Celui-ci  expliquait avec brio  les différentes phases ‘‘d’Instruction’’. Il s’agit de : « celle où «l’on ne sait pas qu’on ne sait pas».  « Par exemple quand vous ne savez pas qu’il existe un phénomène qui s’appelle «la fission», une maladie qui s’appelle «Alzheimer» ou une personne du nom de «Mohamed Ahmed». Vous ne savez pas que vous ne savez pas cela.

La deuxième phase est celle où «l’on sait qu’on ne sait pas». On sait qu’il existe le phénomène de fission sans savoir ce que c’est, qu’il y a cette maladie mais on ne sait rien d’elle ou que Mohamed Ahmed existe sans savoir à quoi il ressemble.

La troisième est le stade où «l’on sait et on sait qu’on sait». Nous avons une bonne connaissance de cela et nous le savons. La dernière est celle qui consiste à avoir la sagesse de se dire que  malgré le fait de savoir, on croit ne rien savoir »[1].

 Et Oumeïre d’ajouter que  « celle qui consiste à croire qu’on sait alors qu’on ne sait pas. Ce n’est pas la sagesse socratique qui disait : «tout ce que je sais c’est que je ne sais rien». C’est juste le contraire, la négation de cette sagesse. C’est en fait la folie de croire que l’on sait tout, qu’on peut discuter de tout… et avec n’importe qui. » (Dixit).

*Par ailleurs, le deuxième  événement, il s’est manifesté  incontestablement  au moment des corrections  de la deuxième session du BAC. Un professeur arabophone m’avait amèrement  avoué que son chef de jury voulait  lui confier  la correction des copies  d’une matière d’histoire-géographie pour des filières option bilingue et que des instituteurs et des professeurs fraîchement sortants de l’ENI et de l’ENS corrigent des copies des matières qu’ils  ne maitrisent guère. Sur quelle base à votre avis ? Le clientélisme ? Jugez-en.

 *Et enfin, un garde se plaindrait du fait que la caisse de ‘la solidarité’ du corps de la garde nationale  lui fait payer, pour épargne,   et dette en cas de besoin, mensuellement et volontairement une somme de 1000 ouguiyas, depuis belle lurette alors que des individus du même corps s’endettaient de ladite caisse sans que les emprunts soient remboursés auprès de la caisse en question. Notre ‘sueur’ semble être arnaquée, martèle-t-il en substance. 

 Sur ce, bonne journée.

m_barrada@yahoo.fr


Source : La Tribune



[1] Voir Oumeir.blogspot





Les Echos de la Tribune : Abdel Wedoud Ould Cheikh !

23072011

Par Mohamed Fouad Barrada

C’est qui Abdel Wedoud Ould Cheikh ? Une question que je me suis posée  lorsque je lisais la postface du nouveau Atlas de Nouakchott-ville.

En tout état de cause, j’étais impressionné par le commentaire du sociologue universitaire précité, qui enseigne, semble-t-il, ailleurs ; de la pertinence de la description qu’il donne du phénomène géographique ; de l’explication de la réalité socio-économique des Nouakchottois qu’il expose ; de l’interprétation urbanistique des liens culturels qui se font et se défont sur des bases complexes tantôt ordonnés, tantôt désordonnés qu’il argue avec une lucidité inouïe.

Cet épilogue synthétise, sans contraste, l’évolution sociétale et les changements architecturaux de l’image de la grande ville mauritanienne. Une ville symbolisant, désormais, l’exode rural, la concentration des citoyens dans un unique ‘pôle économique’ qui englobe lui seul le tiers des habitants mauritaniens.

Voici, à cet égard, ci-après, une grande partie de ladite postface. Je vous en souhaite bonne lecture.

En effet, « il en va un peu du cartographe comme du scribe babylonien évoqué par Jack Goody dans La raison graphique. Face à la question : la rosée est-elle un phénomène terrestre ou un phénomène céleste, les colonnes dichotomiques du scribe lui imposent de trancher. Malgré ses éventuelles hésitations, il ne peut rester dans l’expectative, puisqu’en définitive les choses sont, pour lui, fondamentalement et universellement, soit célestes, soit terrestres. Le cartographe, appelé à délimiter et à fixer les contours graphiques des réalités qu’il étudie, doit, lui aussi, de toute nécessité, prendre une décision. Il lui faut tracer des limites, établir des frontières, faire émerger des ensembles que seul son pouvoir scopique et comme en surplomb lui permet de dégager. Car ces ensembles, le Nouakchottois « de base » a beau les vivre, il ne les voit pas. Il peut en connaître une partie, en percevoir avec plus ou moins de précision les repères et les spécificités, en supputer les contours et les limites, il n’en a jamais qu’une expérience restreinte, ordonnée autour des intérêts et des itinéraires d’une géographie personnelle, marquée avant tout par le poids des solidarités primordiales (famille, tribu, ethnie, région, etc.), par l’âge et le genre, la catégorie socioprofessionnelle et de revenu, la date et le lieu d’installation, les évènements familiaux ou collectifs mémorables, le temps et les moyens de déplacement, etc.

Suscitées avant tout par un souci de totalisation symbolique et informationnelle lié à l’impératif d’administrer et de prévoir, les cartes de cet atlas ne peuvent évidemment

tout dire. Visualiser des réalités historiques et sociologiques complexes comme celles qu’elles se sont donné pour tâche de répertorier, c’est avant tout sélectionner et condenser une somme considérable d’informations qu’il ne peut être question de suivre dans toute la richesse de leurs détails, souvent contradictoires.

C’est inévitablement grossir le trait et dessiner des « blocs » dont les nuances auront été provisoirement omises au profit de ce qui fait leurs caractéristiques essentielles.

En tout cas de celles de leurs caractéristiques sur lesquelles le cartographe a choisi d’attirer notre attention.

Prenons les points de repère. Si vous êtes un vieux Nouakchottois, vous avez sûrement connu un Ksar aux maisons en « banco » uniformément ocre, son restaurant et son cinéma en plein air des frères Gomez, son garage Lacombe et ses quelques petits bâtiments administratifs regroupés autour des restes de l’ancien fortin/prison de Bäyla. À bonne distance de cette petite bourgade, et comme en rupture avec elle, le quartier « Capitale » dressait ses maisons en béton aux lignes géométriques nettes et aux couleurs plus contrastées, esquissant un début de ségrégation fonctionnelle et urbaine qui n’était point dans la carte génétique du « vieux » Ksar : ensembles administratifs (Présidence, ministères, etc.), unités résidentielles où se distinguait déjà, autour de l’Ilot V, un habitat plus « bourgeois » que celui des « Médinas », zone commerciale du « Marché Capitale » au voisinage de laquelle il y avait encore une représentation de l’une des vieilles compagnies de traite bordelaises de Saint-Louis du Sénégal, « Buhan et Teissère »…

Il n’était pas bien difficile de s’orienter dans ce paysage clairsemé où les trois étages des « Blocs Manivelles » dominaient une architecture à ras de terre faisant place, à l’époque ici évoquée, celle du début des années 1960, à de nombreuses tentes. Les Nouakchottois sont ainsi restés totalement indifférents aux noms des rues pieusement attribués par la jeune administration du pays pour honorer quelques figures jugées notables de l’histoire mauritanienne et — plus rarement — mondiale.

Exceptée peut-être l’avenue Nasser, que les résidents français — allez savoir pourquoi — appelaient plutôt « avenue de La Dune ».

Sans doute les habitants de Nouakchott n’avaient-ils guère besoin de ces noms. Pour la plupart d’entre eux, la capitale n’était, en ces temps-là, qu’un lieu de séjour professionnel. La vraie vie était ailleurs, au campement, ou dans le village d’origine. Comme une métaphore des mutations du pays tout entier, Nouakchott n’était qu’une étape vers une destination inconnue, à l’instar de la « pause » (tkärkîsä) que pratiquaient naguère, sans déballer tous leurs bagages, les campements en transhumance quand ils n’avaient pas encore atteint le terme de leur migration. Il n’y avait point, dans cette capitale naissante, de feux de croisement.

Les autres signalisations routières étaient réduites au minimum. Et si leur pérennité physique ne préoccupait que modérément les autorités, la mémoire collective des Nouakchottois a eu parfois tendance à les incorporer à une sorte de code de la route de la tradition orale, symbolisé, entre autre, par le mémorable « stop » du « carrefour de la BMD » que les automobilistes continuèrent longtemps à respecter bien après sa chute et sa disparition.

Au reste, c’est principalement à cette tradition orale, qui enseigne que « celui qui a une langue ne saurait se perdre » (l-li b-ilsân-u mâ yädhhäb) que notre vieux  Nouakchottois devra aujourd’hui s’en remettre pour trouver son chemin dans un Nouakchott devenu véritablement tentaculaire. Car s’il y a bien ces « grands » repères plus ou moins universellement connus que sont le stade « chinois » ou la mosquée « marocaine » — voire butîg kiskis, pour les taxis —, indiquer une adresse précise, même au voisinage de ces balises notoires, relève toujours d’un jeu de piste des plus incertains.

Seule éventuelle bouée de sauvetage en cas d’errance prolongée, le téléphone portable, devenu en un espace de temps très court, le porte voix indispensable de centaines de milliers de Nouakchottois. Ainsi, quand il aura parcouru « le goudron » indiqué, dépassé « la station-service sur la droite » et effectué plusieurs tours sans repérer ni « la pharmacie », ni les « camions vendeurs de sable, à côté des deux arbres », censés le conduire à bon port, notre vieux Nouakchottois devra-t-il sortir pour la seconde, voire la troisième fois, son téléphone, afin de se refaire préciser son itinéraire.

Le vide onomastique de Nouakchott, exemple probablement unique de capitale jusqu’à récemment sans noms ni numéros de rues, accompagne et traduit le progrès ambigu de la perte des identités rurales dans cette nouvelle « brousse urbaine ». À défaut d’une véritable dissolution des cadres mentaux préurbains, la capitale de la Mauritanie proposerait en quelque sorte un modèle d’anomie par étalement géographique. Ce qui ne veut pas dire que cette agglomération millionnaire et polynucléaire n’a pas mis en œuvre les facteurs d’agrégation/ségrégation générateurs des esquisses de spécialisations sociales et professionnelles que l’on voit s’y dessiner, comme le montrent fort bien les cartes de cet atlas.

Entre les immenses villas de Tevragh Zeïna, au style architectural parfois incertain — rançon tâtonnante de la concurrence au « haut standing » — et les käbbât d’El Mina et de Toujounine, où prédominent les échafaudages approximatifs des birgä (« baraques »), Nouakchott déploie, dans son étalement, toute une gamme d’habitats aux dimensions, aux matériaux et aux équipements contrastés. Les niveaux de confort présumés de ces différents types de logement et la densité de leur occupation recoupent, sans surprise, la diversité des catégories de revenus. Y interviennent également, peut-on conjecturer, des quotients plus aléatoires et plus diffus, comme l’origine régionale  ou l’appartenance ethnique.

En gros, la zone Ksar/Tevragh Zeïna concentre la quasi-totalité des demeures classées « haut standing » et appartenant aux groupes les mieux lotis financièrement   alors que l’habitat « précaire » et de « bas standing » domine dans les municipalités périphériques, celles aussi qui ont connu l’afflux des habitants les plus fraîchement dé-ruralisés et les plus démunis. Teyarett, au nord, accueille en bonne partie, des populations originaires de l’Adrar, tandis qu’on recenserait à Riyadh, en banlieue sud, un peuplement où prédomineraient les ressortissants du Trarza. Les populations issues des communautés noires de Mauritanie et de l’immigration noire ouest-africaine, naguère fortement représentées autour de la gare routière du Ksar, en relation avec des petits métiers urbains dont elles avaient un quasimonopole (mécanique, électricité, plomberie, ferronnerie, menuiserie, etc.) se sont majoritairement regroupées, après 1989, dans le quartier de Sebkha, entraînant avec elles la concentration des mêmes corps de métier.

Les déséquilibres dans les infrastructures urbaines épousent à peu près les mêmes types de clivages entre la zone Ksar/Tevragh Zeïna et le reste de la capitale. Qu’il s’agisse des voies bitumées, de l’accès à l’eau ou de l’éclairage public, le privilège de cette zone apparaît avec netteté, même si les programmes actuellement envisagés tendraient à corriger ces déséquilibres. L’assainissement ne concerne pour sa part, et de manière du reste précaire, qu’un tout petit secteur situé entre la Présidence et le Centre hospitalier national. Et si les infrastructures (publiques) de l’éducation apparaissent à peu près équitablement réparties (on ne parle pas ici de leur qualité), les équipements sanitaires, de plus en plus dominés par les initiatives privées, montrent une préférence marquée pour les « beaux quartiers » (…) On ne peut ici manquer de penser à Ibn Khaldoun et à la grande opposition qu’il établit entre al-‘umrân al-badawî, l’univers nomade, et al-‘umrân al-hadarî, celui des mondes urbanisés. Il serait évidemment exagérément simplificateur d’affirmer que la culture bédouine est responsable de tout dans le comportement des Nouakchottois à l’égard de leur espace institutionnel et matériel, de la prégnance de la ‘asabiyya (« solidarité ») tribale aux pratiques hygiéniques, de la mentalité de cueillette aux formes et à l’organisation spatiale de leurs demeures. Le paradigme khaldounien éclaire en tout cas la ferveur consumériste et la prolifération désordonnée des nouveaux signes architecturaux de richesse chez bon nombre de ces anciens nomades, pressés d’afficher leur toute nouvelle prospérité urbaine.

Mais ce n’est là qu’un versant de l’histoire, son côté héritage. L’autre versant est celui de l’émergence, à partir de presque rien, d’une ville nouvelle. En une cinquantaine d’années, Nouakchott est devenue le foyer qui polarise toute la vie du jeune État mauritanien, dont elle totaliserait désormais près du tiers des habitants. Résumé de l’ensemble de la société mauritanienne, de ses difficultés et de ses espoirs, de ses naufrages et de ses réussites, de ses disparités sociales aussi, la capitale offre également l’image d’un monde nouveau, celui d’une alchimie urbaine en train « de prendre », d’une agglomération en train d’inventer, vaille que vaille, son paysage, son style, sa culture… »*.

*Voir Atlas de Nouakchott,2011.

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune




Les Echos de la Tribune : Pour quelle valeur à votre avis ?

17072011

Par Mohamed  Fouad Barrada

 J’ai le droit de savoir, j’ai  cette envie  de connaitre la nature  des  relations existentielles  de la société, dont, bien sûr,   je fais partie, l’entendement  qui submerge, d’ailleurs,   mon  subconscient   suscite des  questionnements  tournant autour du fondement   des liens qui   continuent  à garder l’équilibre de la terreur  de  notre fameuse société de spectacle. 

La  valeur marchande ‘bascule’ dans mon esprit, elle tourmente le fonctionnement cérébral de mon pauvre cerveau.

Tout est vendable, achetable, jetable, recyclable, déformable etc.  Pour  quelle valeur à votre avis ?  

La valeur  d’usage devient pour ainsi dire la valeur  marchande. De quoi s’agit-il au juste ?

Une valeur est une  propriété mesurable d’un objet susceptible d’être commercé, d’être voulu, d’être rétrocédé; qualité primordiale  d’un objet qui le fait estimer par l’individu  qui le possède. La valeur d’un véhicule  à titre d’illustration.

Economiquement, il est question de la  mesure d’un bien ou d’un service,  ce qui sous entend son utilité, de l’offre et de la demande,  etc. 

 Et si l’objet devient lui-même un sujet et vice  versa ?

Dans cette perspective, l’être humain devient  inéluctablement une valeur d’usage. La confusion  est telle qu’il est,  à cet égard,  un objet  par son attraction  à la chose matérielle qui conditionne  sa vie voire sa  survie.

m_barrada@yahoo.fr




Les Echos de la Tribune : l’ex directeur de l’ISET ! Pourquoi est-il limogé ?

9072011

Par Mohamed Fouad Barrada 

Le  7juillet 2011, la nouvelle  est ‘tombée’. Ahmeda  Ould  Elghouth  est ‘dégommé’ par le puissant ministre d’Etat à  l’éducation après un bras de fer qui a duré plus de 2 ans.    C’est une catastrophe expliquent des chercheurs de l’Institut Supérieur  de l’Enseignement Technologique (ISET).  Ce revirement de situation nous oblige à nous poser des questions. 

Pourquoi le Président de la République  a-t-il  sur  proposition, bien sûr,  de son ministère de l’éducation voulu se séparer de Ahmeda  ? En quoi le professeur est-il encombrant pour les partisans de ould Bahia ? Pourquoi a-t-on peur de lui ? 

Pour mieux comprendre le problème nous allons essayer d’apporter des réponses à ces questions. 

 Le professeur Ould Elghouth , malgré sa compétence, le   charisme dont il a fait montre, les résultats qu’il a enregistrés tant au niveau du montage du projet  de l’ISET  que de sa  gestion , est victime de son franc parler, de ses convictions

Ould Elghouth , n’est pas, semble-t-il, un ‘politique’. Pour preuve, il préfère ne pas être complaisant  vis-à-vis du besoin professionnel de l’ISET et cela  au détriment de la chose politique. Position qui lui a valu de vives attaques de la part de nombreux    proches de l’actuel ministre  de l’Etat, chargé de la question éducative. 

En effet, suite à l’annonce  du récent recrutement de l’université, de l’ISCAE, de l’ISET, 12 postes ont été  attribués par arrêté ministériel à l’ISET alors qu’un décret  avait  déjà  annoncé  le recrutement de 24  employés en sa  faveur. C’est le besoin exprimé, en tout cas,  par son ex directeur  pour faire fonctionner  l’institut en question. 

La semaine passée,  j’ai eu l’occasion de  m’entretenir informellement  pour la première fois  avec  ce dernier. Il était catégorique, je ne cède point, j’ai une demande légitime, le poste ne m’intéresse guère, j’ai la foi.  C’est-à-dire, il faut aimer à soi même ce que nous aimons pour les autres, en bref il faut aimer l’intérêt général, m’explique-t-il. 

Citons, ainsi, des revendications  du corps enseignant et personnel d’appui de l’ISET de Rosso :  


« * Un recrutement immédiat d’un corps enseignant couvrant les 24 postes accordés à l’Institut dans le décret de sa création. Nous ne pouvons pas oublier de rappeler au ministère de tutelle notre frustration et notre  grande déception de la visite du directeur de l’enseignement supérieur à notre institution qui n’a fait qu’aggraver la situation de marginalisation dans laquelle se trouve cette institution. Nous signalons notre refus du  quota de 12 postes imposés par le ministère à l’ISET au mépris de ses besoins effectifs.
*. Nous exigeons la désignation et la mise en place immédiate des structures administratives permettant à l’Institut de fonctionner correctement ». 

De fait, j’aimerais dire  que  l’ISET est performant  grâce à l’effort conjugué de son ancien directeur, de ses  enseignants chercheurs vacataires, de son  personnel. C’est un bijou qui  a coûté   5 milliards d’ouguiyas.   

Ceci étant, un nouveau professeur universitaire  est nommé à la tête de cette structure. Il doit faire   ses preuves tant au niveau du choix professionnel  des enseignants, du personnel   qu’au niveau du fonctionnement institutionnel et de la gestion  de l’ISET.    

m_barrada@yahoo.fr

 







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