Les Echos de la Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

22 05 2011


Des docteurs boycottent le recrutement au niveau de l’Université   de Nouakchott !  

Le Président de  la République nous a promis  un recrutement  à l’Université, et la promesse a été  politisée, semble-t-il,  par le gouvernement, martèlent   des membres de l’Association  des docteurs scientifiques mauritaniens lors  d’une conférence de presse tenue  la semaine passée.  « Notre enseignement  supérieur : de l’agonie douloureuse à la mort silencieuse, bougeons ».  Tel est  le slogan des docteurs activistes.

Suite à  leur entretien avec  le président, la conséquence, pour ainsi dire,  était rapide : « le  gouvernement a  annoncé  le recrutement de 60  professeurs pour l’ensemble des structures d’enseignement supérieur ».  Le besoin avoisine-t-il la soixantaine ?  Tant s’en faut, explique  les universitaires de la faculté des sciences.   Une mesure populiste ?

 En effet, la situation  transcrite par les acteurs de ladite association est alarmante. Certains parmi eux confirment  qu’ils ont perçu durant 6 mois  des montants dérisoires, soit 60000 ouguiyas pour les uns et 12000 pour les autres et que la médiocrité ‘s’accentuera’.   Quelles en sont les explications?

Les étudiants n’ont débuté  leur année scolaire que tardivement. Des modules ont été omis. Et l’université  continuera  de livrer des diplômes ne reflétant point la qualité académique.  Seule la faculté des sciences a besoin  de 70  professeurs alors que le recrutement de 60  concerne  l’université de Nouakchott, l’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises (ISCAE)  et l’Institut Supérieur d’Enseignement Technologique (ISET).

 Cependant, les membres  de l’association  des docteurs scientifiques  déclarent solennellement qu’ils   ne participent guère au concours  de recrutement récemment annoncé.

Avec le nouveau système (LMD),  l’université aurait  besoin  de plus de trois cent professeurs. Alors que celle –ci fonctionne toujours et  en grande partie  par les efforts des vacataires qui n’ont aucun droit. Ainsi, depuis 2007 l’université n’a établi aucun contrat, des enseignants pourtant ayant enseigné  dans  des universités de qualité continuent,  ici, de vivre dans une précarité  inexplicable,  sans respect, sans dignité.   Et ils risquent bel et bien  de fuir le  pays.    

 Par ailleurs, afin d’établir une base de données, l’université de Nouakchott a réclamé cette année  aux vacataires de déposer leurs dossiers auprès du rectorat.
« Toutefois, des docteurs, des doctorants expérimentés ont été, tout simplement, mal classés, car ils ont ‘conçu’ des dossiers (diplômes, cv) tout en omettant leurs attestations d’enseignement.

Pourtant, ces enseignants sont connus localement et à l’extérieur. Il est commun, d’ailleurs, que les universités cherchent les professeurs qualifiés  ici, il semble qu’on leur met des bâtons dans les roues. Pour quelle raison ? D’autres universitaires doctorants sont relégués au second plan cause due essentiellement à la commission nationale d’équivalence des diplômes.
A titre d’illustration, depuis le changement du système des études supérieures au Maroc de DEA (BAC plus 5) au DESA (BAC plus 6 ans d’études conditionnées par une recherche soutenue devant un jury), les commissions de l’université de Nouakchott de sélections des diplômes les considèrent comme des titulaires du DEA.
Alors que suivant les textes régissant les études supérieures, leurs diplômes sont assimilés à un titre de doctorat de troisième cycle voire un magister (bac +6). La commission nationale de l’équivalence des diplômes ne s’est pas réunie depuis belle lurette. Quelles sont les causes et les conséquences de tels actes?

Si l’on en croit les diplômés du Maroc, il est question de leur barrer le chemin en faveur d’autres diplômes car l’université n’accepte que les magisters (de l’Egypte, de l’Irak et des autres pays du proche et moyen orient et le doctorat de troisième cycle de l’Algérie, ou du Sénégal).
Les diplômes sénégalais ont une particularité; avec un DEA (appuyé par un mémoire) et une deuxième année de recherche sans soutenance l’étudiant obtient un doctorat de troisième cycle (Bac +6), alors qu’au Maroc, il fallait deux ans d’études et une soutenance le plus souvent en troisième année (cas des facultés des sciences juridiques économiques et sociales). Que faire pour corriger cette injustice ? » (NDR)

m_barrada@yahoo.fr


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Une réponse à “Les Echos de la Tribune Par Mohamed Fouad Barrada”

  1. 4 06 2011
    moulaye (16:14:06) :

    Bonjour M.Fouad,
    tout d’abord je vous félicite et encourage sur l’effort intellectuel que vous nous approtez.Mais, je sui déçu parfois, pour manque d’objectivité et de précision dans certains de vos articles. Je pense que vous n’ignorez pas les conditions de recrutement des professeurs universitaires dans le monde. Tout d’abord faire la distinction entre assistant, maitre de conf,enseigant,enseigant-chercheur,prof,HDR,docteur,agregé,etc. Comment un intelectuel comme vous que je respecte d’ailleurs beaucoup accepte qu’un maitrisard effectue une année d’étude avec examen plus un memoire(copier coller)en algerie.Certe aprés l’examen de la premiere année, le memoire peut durer entre une semaine à 10 ans pour dire docteur bac plus 20.Arretons cette équivalence virtuel.Ou est le doctorat soutenu , ou sont les publications , ou est le parcours du prof universitaire.Cette premiere et seule année d’étude avec examen du magister algerien sanctionnée par un bultin de note et non un diplome DEA, est pour les docteurs mauritanien l’equivalent d’un DEA. Mais quel DEA(Sénègal, Maroc,Tnisie, ou laFrance.Je ne pense pas que une année academique avec examen SANS soutenance de memoire peut etre équivaut au DEA français qui comporte une année d’étude avec examen final et soutenance de memoire.Bref, le nombre d’année n’est pas plus important que le contenu des cours et le volume horaire mensuel et annuel. C’est ce qui nous amene d’ailleurs à moderniser le systme educatif en adoptant le systeme LMD.Enfin, sur quel base nous donnons ces équivalences?que vaut tout le magister avec memoire avec le DESA Maroc et les deux en France.L’équivalence obeit à des normes internationaux et non fictif et prend plusieurs facteurs en commun(le pays d’obtention,le volume horaire, le contenu des programmes, les travaux de recherche, stage,).Dans le systeme anglosaxon , on peut peut preparer un bachelor sur trois ans comme on peut le preparer sur 8ans. mais ça reste toujours un bachelor.Un doctorat qui dure par son contexte 6ans ne vaut pas plus qu’un doctorat qui dure 2ans.J’attends de vous un article detaillé les conditions de recrutement dans les universites du monde.

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