Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

11 04 2011

‘Moi et elle !’

 

Un regard perdu, une fleur fanée, un langage indéchiffrable. Telle est l’interprétation intermittente  d’une situation, d’un comportement  d’une amie  ne voulant point  perdre son identité spécifique. Il s’agit d’une  femme originale.  Le bonheur pour elle  n’est qu’un jeu de hasard, une chose qui dépend d’autres choses. Un rêve  qu’elle doit concrétiser sans pour autant connaitre  comment. Elle est  princesse dans sa démarche. Avec sa  marche majestueuse on croit qu’elle est  insensible, pourtant elle est ‘subjectivement’  la plus sensible et la plus belle des femmes. On peut passer notre temps sans la comprendre mais elle  est compréhensible si on laisse le temps au temps. Sa liberté est limitée par quatre coins de sa chambre. Telle liberté serait, sans contraste, brisée.  La belle demoiselle   s’éclipse de plus en plus derrière des liaisons trop discrètes. Elle devient  déterminée   à s’ouvrir  à travers sa conditionnalité humaine. Elle sait, par ailleurs, ce dont elle a besoin. Elle suit  une  logique  tantôt matérielle, tantôt immatérielle  tout en limitant  l’affection de  son cœur. Pourtant, c’est sa source de survie.

…………

Après une journée  épuisée, mon portable sonna, je le décrochai, et avec une   voix féminine douce, elle  me répondit : ‘Mohamed’ j’ai besoin de toi, j’ai faim, je veux que tu m’achètes telle et telle chose. Il  s’agit,  certes, d’une situation   banale sans particularité, toutefois  pleine de contradiction.  Elle  est pour ainsi dire une  manifestation de l’une de ses  manipulations féminines à répétition selon un éternel commencement.  C’est une sorte de  relations provoquant  souvent des insultes, des malentendus, des ruptures, des amitiés  et des réconciliations. Il me semble qu’elle avait  des petites  difficultés   financières; ce jour là. Elle se sentait  lasse. Qu’est  ce que la vie pour elle ?

Suite à une discussion tendue, elle me disait, implicitement,  que ses actes sont  admissibles et acceptables et que la vie pour elle  n’est  guère une belle maison, ni une situation  confortable vis-à-vis de  son  petit monde  trop limité. J’ai répondu de la même manière   qu’avec elle  je ne vise point  à exprimer mon opinion sur ce  qui est vrai ou faux  et qu’elle  me manque souvent, cependant, je n’ aime  guère  que je sois dominé  par elle. Pour ce faire,  je m’évade avec elle  dans son rêve,  d’où son  dessein  utopique  de la vie. Il est question  du  plus beau rêve,  c’est celui où le  peintre produit quelque chose d’inverse de son dessin  en négligeant de se montrer lui-même. En gros,  avec elle j’essaye d’être un  éveillé voyageur.  Malgré sa défaillance communicative,  elle reste, pourtant, une partie intégrante de mon cercle ‘d’amitié’ qui n’a jamais su s’entendre sur quoi que ce soit.
m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°545


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