Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

28 02 2011

Changement par le bas ou changement par le haut ? 

  

Des revendications des jeunes mauritaniens  ont été brandies  ce jour 25 février 2011.  Changement de régime ou la réforme  de ce dernier, telles sont les  nouvelles requêtes.  

Désormais,  le monde arabe change avec une vitesse de  croisière qui surprend.  Les systèmes défaillants de ce monde   tendront certainement  vers la  disparition,  soit à travers le chaos, soit à travers un changement évolutif par le bas ou par le haut.  En bref par la force  ou par la raison, un changement se manifeste dans les  rues  des pays arabes. 

Qu’on le  veille ou non face à la situation des crises économiques, la rareté des ressources, le chômage  et la mondialisation via notamment  les medias,   les peuples aspirent à la liberté et à la justice sociale. Ceci dit, la séparation formelle des pouvoirs et la mise en place d’un système de gouvernance par le bas s’impose désormais   avec acuité. C’est l’ère des systèmes performants acceptés et acceptables par tous et toutes.   

Ici en Mauritanie, le système demeure celui de la personnification de la décision.  

A cet égard, la classe moyenne source de développement  est complètement écartée voire écrasée. Celle-ci   n’est  guère représentée  spontanément  au sein de partis.  

 La représentativité partisane   reste souvent guidée, sans contraste, par l’esprit du clan.   

Cette classe  se trouve, pour ainsi dire,   menacée par le monde tel qu’il est.  Elle  n’a plus, faute d’équité, les éléments nécessaires pour suivre le rythme de vie mondialisé.  

  

L’écart entre les riches et les pauvres demeure un signe fort de cette situation alarmante. Les  plus riches s’enrichissent, semble-t-il,  bizarrement de plus en plus, quant aux pauvres ils s’appauvrissent amèrement. 

Le risque est-il, par ailleurs,  que les  prochaines élections peuvent écarter l’opposition et restreindre le débat entre une majorité qui représente un système qui  ne  s’intéresse qu’aux postes politiques  et aux  nominations sans être guidée sérieusement  par les intérêts de la population.    

L’opposition elle-même est affaiblie  par un mécanisme à la fois  réactif  et réactionnaire se matérialisant   par la mise à l’ écart  des intérêts du simple citoyen. Des opposants et membres de la société civile   ont en grande partie un statut de bourgeois. Leur lutte  n’est en apparence qu’une manière d’assurer  un mode de vie particulier pour les leurs et pour eux mêmes.  

 Tel  système socio- politique ne permet guère l’unification de la population par contre il tend  à la désunir. Ce   qui sert, évidement,   l’intérêt d’une classe minoritaire dominante. Celle-ci  tire profit    en véhiculant un discours instrumentalisant  les couches majoritaires et  défavorisées.      

 Cela étant,   dirigeants,  décideurs, responsables, militants, leaders d’opinion   (Président de la république,  députés ,   hauts  fonctionnaires de l’armée, hommes d’affaires, journalistes, universitaires    etc.) sont les premiers  à être  soumis à la volonté du changement , à être des agents aux services de la nation  et non le contraire.   

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune du 28 février  2011


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