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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

14022011

Et la Mauritanie dans tout cela ?

Le message est transmis  par les tunisiens  le 14 janvier pour être réceptionner rapidement    par la jeunesse  égyptienne le 25 janvier 2011. La conséquence  fut claire : la chute du système Moubarak par un  effet de contagion inspiré, bien sûr, de  « la révolution du jasmin » (dégage Ben Ali). Il s’agit d’une ‘entropie’   mesurant  le degré extrême de l’incertitude  d’un système corrompu et centralisée. A ce niveau extrême de désordre, c’est vers sa dissolution  qu’un nouvel ordre est établi le   11 février en Egypte   ‘butant’,  évidemment,  vers un autre  système légitime fonctionnant par le bas.  C’est dire, la gouvernance du pays  par le peuple et pour le peuple.        

‘En effet’,  ceci est un constat, déjà évoqué. Les risques d’instabilité  auxquels font face  les pays arabes ainsi que  le reste du monde africain  les  poussent  à revoir leurs politiques économiques, jusqu’-à là inefficaces. Si des mesures radicales ne sont pas prises dans l’immédiat, le danger sera ‘imminent’. C’est celui  de la  révolte voire des ‘révolutions’ technologiques induisant une organisation sociale à l’encontre des pouvoirs en place. Et la Mauritanie dans tout cela ?

Les mêmes ingrédients d’une frustration sociale existent pratiquement dans plusieurs pays de la sous-région arabo-africaine y compris le nôtre. En favorisant l’aide sociale intermittente selon les circonstances contraignantes   au plus démunis, le risque est-il que la solution devienne  celle du moment au détriment des perspectives  prospectives.

« Une autre logique totalement négligée se manifeste à travers une vraie politique sociale motivant  à la fois les fonctionnaires de la république et les salariés  des établissements étatiques. Ils n’ont, en grande partie,  malheureusement aucun stimulus socio-économique. Sans logement  approprié. Sans revenu encourageant.

Au demeurant, la  corruption est élevée chez nous.  Elle  est même légalisée selon un code social implicite.  Une charge sociale galopante, un coût de vie de plus en plus cher, une entraide   communautaire ne peuvent que justifier l’injustifiable. Aux yeux de certains le droit illégal de procéder à la corruption sous toutes ses formes est un  acquis conditionné par la survie sociétale. Les cas se multiplient. Et je vous livre volontairement une illustration : un certain X était   dans l’obligation de donner à ses plantons des « pots de thé »   pour qu’ils fassent leur travail. Pourtant, ils sont payés pour le faire. Le paradoxe  c’est que ces plantons se veulent religieux.  En  se  rapprochant pour comprendre leurs situations, l’un deux  lui avait expliqué l’état de son maigre salaire, l’état de sa charge sociale, l’état de ….  

Et pourtant dans cette république, hormis quelques exceptions, tout le monde est dans la même situation, dans la même merde, dans le même besoin » (NDR).

Revenons aux mesures entreprises par le gouvernement  pour  atténuer les conséquences de la montée des prix des denrées élémentaires. Ces mesures nécessitent, à notre avis,  une action plus approfondie étalée dans le temps et permettant une évaluation plus pertinente sur les effets et les méfaits de telles actions. Ceci dit, des mécanismes de contrôle des prix permanents  et des subventions voire exonérations des taxes et impôts sur ces produits devait à court terme  être l’épine dorsale de l’acte gouvernemental.

Ensuite, une dynamique d’autosuffisance alimentaire devrait ainsi être déclenchée selon une politique d’aménagement du territoire bien déterminante.  

Et enfin, un ‘plan stratégique’  programmable, mesurable quantifiable de lutte contre le chômage à travers la créativité entrepreneuriale   et la création des entreprises représente un vrai défi devant, tout simplement,  être ‘relevé ’.    

m_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune







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