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La Tribune PDF N°533 du 17/01/2011

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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

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Jusqu’où soufflera la tempête de Tunis ? 

 

Ben Ali  a quitté Manu militari son pays. En effet, pour la première fois, un Président arabe,   sous la pression de la rue, était dans l’obligation de s’exiler  loin de chez lui  en Arabie saoudite.  Quel message ?  

La dignité de ‘‘l’homo-tunisien’’   a  été, tout simplement,  touchée  après  ‘le  suicide forcé’ du jeune chômeur Mohamed El Bouzizi et la mort de plusieurs autres  jeunes demandeurs d’emploi cherchant légalement,  à travers des manifestations,   un vrai changement. Il s’agit là  des martyrs  qui ont provoqué noblement et  salutairement   un  soulèvement  populaire.  Il s’ensuit  un effet  de ‘bulle sociale’ faisant  ‘chuter’  le  dictateur tunisien   tout en entrainant  un débat incertain  sur une vraie  évolution  constructive dans  l’ensemble de la sous-région. Tel changement permettra, évidement,  la création  d’un  système  démocratique décentralisé à la fois   légitime au sens  socio-économique du terme et  générateur d’emploi.  

Sur ce sujet je reviens, volontairement, à travers des données statistiques sur le phénomène du chômage en Mauritanie, celles-ci   restent quasiment   telles qu’elles étaient depuis belle lurette.[1]  

Selon toute vraisemblance, la croissance actuelle de 5%  coïncide  avec une période de détérioration du pouvoir d’achat local rendant  indispensable  la création des mécanismes de  régulation fiables et permanents des prix, surtout ceux  des denrées de première nécessité. Ces mécanismes  demeurent  essentiels, toutefois, insuffisants  étant donné la défaillance des   facteurs de   la reprise économique des secteurs créateurs d’emploi, notamment les politiques  incitatives du recrutement des jeunes chômeurs.   

En gros,  l’informel qui est de 87 % grimpe de plus en plus dans les milieux urbains au détriment de l’emploi dans les zones  rurales. Nouakchott-ville   regroupe à elle seule plus du   tiers de la population mauritanienne dont la majorité travaille  dans le secteur parallèle. Ce qui explique, d’ailleurs, l’existence  ‘plantureusement’ de cas  d’emplois précaires et/ou  peu rémunérateurs, ‘recouvrant’ ainsi  un chômage déguisé. 

Entre 1998 et 2000  les données   officielles montrent clairement   qu’une moyenne de 16000 emplois  supplémentaires par an a  été créée, depuis lors nous  n’avons point une base de données  patente   sur l’évolution de la création de l’emploi et la capacité de la politique  gouvernementale  à générer  de l’emploi  suivant une chronologie bien  déterminée. 

En 2000, et d’après les données du Recensement Général de  la Population et de l’Habitat (RGPH), le taux de chômage se chiffre à 19%. Soit environ 145000 personnes. Les données de l’Office National des Statistiques (ONS), réalisées sur les conditions de vie des ménages (EPCV), ont permis de revoir à la hausse ce taux ; il avoisine, en 2010, les 32%. Ainsi, 57 % de la catégorie socioprofessionnelle sont indépendants, quant aux emplois salariés, ils demeurent inférieurs à 20 %,  alors que les allocations familiales ne représentent que 6 % (en 2000). 

 Généralement, « plus d’activité signifie moins de chômage, plus de production signifie plus de revenus à distribuer. D’où une nouvelle politique d’emploi se basant sur  des divergences portant sur les moyens de la reprise, et sur la  place des pauvres, qui représentent désormais 46%de la population,  dans la relance économique » (NDR).    

 m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n° 533 DU 17 Janvier 2011


 



[1] Voir La Tribune n°355.   







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