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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

28012011

Pour les profanes/ la méthode de conte des ânes 

Soyons  explicites, nous sommes affectés directement ou indirectement par la crise  économique mondiale qui fait ravage de par le monde. La hausse des prix n’est qu’une  manifestation de cette crise. Pourtant, les politiques menées par les autorités du pays   sont loin d’être efficaces. Une impression se dégage alors : des solutions pour mettre en place des points de vente en vue de diminuer l’effet de la hausse des prix  ne sont  que des  solutions  partielles pourvu  que  ces derniers  ne vendent guère des quantités suffisantes, pourvu ainsi qu’ils ne soient  guère  des moyens d’approvisionnement  permanents .  

 Ainsi, en grande partie, les foyers en Mauritanie sont surendettés pour assurer le strict minimum de survie. D’ailleurs, l’actuelle crise financière n’est qu’une crise d’endettement qui ‘touche’, particulièrement, la classe moyenne productive.  Celle de la Mauritanie  étouffe, et pour assurer sa survie, elle s’endette de plus en plus auprès des banques de la place. Sur ce point, qu’est ce que l’endettement ?   

Pour l’expliquer,  référons nous  à  la méthode de conte des ânes.  Celle-ci est évoquée par le site : la-gauche-cactus.fr 

   

 En effet, « il était une fois un homme d’affaires qui, arrivant dans un village, proposa aux habitants d’acheter des ânes. 1000 euros/l’un. C’était avant le pétrole et les ânes comptaient beaucoup. 1000 euros, c’était un bon prix et une partie de la population vendit ses animaux. Le lendemain, l’homme revint. Il offrait 1500 euros pour chaque âne que l’on voulut bien lui vendre. Les affaires marchaient, l’homme payait rubis sur l’ongle. Les jours suivants, il revint encore et le prix monta jusqu’à 3000. Même les plus prudents vendirent. L’homme eut bientôt acheté tous les ânes du canton. Voyant qu’il n’y avait plus d’âne à acheter, il fit savoir qu’il reviendrait dans une semaine et paierait 5000 euros pour chaque âne sain. Avant cette échéance, l’homme d’affaires envoie son mandataire au village. Celui-ci arrive avec de nombreux ânes -parmi lesquels on peut reconnaître les anciens ânes du village-. Il les met en vente à 3500 euros. Rapidement les ânes sont achetés ; les derniers autour de 4000. Les villageois se réjouissent à l’avance de l’argent qu’ils vont facilement gagner dans quelques jours, sans avoir eu à travailler ! Beaucoup de ceux qui n’ont pas la somme nécessaire pour faire affaire, l’empruntent à de plus riches, prêteurs du village ou de l’extérieur. 

La semaine passe, mais on ne revoit pas l’homme d’affaires… Ni lui, ni son associé. Le village se retrouve avec plus d’ânes que nécessaire – ânes qu’il faut bien sûr nourrir – et avec une bonne part des villageois, endettés. Bientôt, beaucoup de ceux qui avaient emprunté ne peuvent honorer leurs échéances. Ceux qui avaient prêté, vont se plaindre auprès du conseil municipal : -“Si nous ne sommes pas remboursés rapidement, nous serons vite ruinés. Nous ne pourrons continuer de prêter et le peuple sombrera dans la misère.” Afin d’éviter la catastrophe, le maire décide d’intervenir. Il vide la caisse communale et emprunte ce qu’il faut à une banque. Mais, au lieu de réfléchir collectivement à la manière d’utiliser cet argent et d’en donner aux villageois pour qu’ils puissent rembourser leurs dettes, il le donne aux prêteurs. 

Remis à flot, ceux-ci décident de ne pas annuler les dettes de leurs débiteurs. -“C’eût été injuste à l’égard ceux qui avaient honoré leur dette, disaient-ils !” Ils continuèrent donc de poursuivre le recouvrement de leurs créances avec intérêts. Certains villageois durent revendre leur âne, voire deux. Souvent à l’extérieur du village, mais toujours à perte. Leurs capacités de cultiver et de produire se trouvaient amputées. Quand il n’y avait plus d’argent, les prêteurs saisissaient les biens des familles, dont des ânes qui furent bradés. Il n’était pas rare que la liquidation de la totalité des biens ne couvre pas la totalité des sommes dues ! Aussi des prêteurs continuèrent-ils longtemps à percevoir remboursements et intérêts. Du moins des villageois qui survécurent aux chocs et n’avaient pas quitté le village à la cloche de bois. 

Le maire avait d’un coup dilapidé le trésor municipal, sans succès. Pire il avait endetté son pays. Il demanda alors l’aide des communes voisines. Mais soit elles étaient également endettées, soit elles refusèrent d’aider, considérant que le montant des dettes était tel qu’il n’offrait plus de garantie suffisante. La population du village se retrouva démoralisée, avec pénurie d’ânes, des personnes endettées à vie, la commune ruinée et la haine contre une poignée de riches prêteurs -du pays ou d’ailleurs- détestés. Des jeunes se droguèrent, d’autres se mirent à voler ou passèrent à la violence, au vandalisme. Contre d’autres ou contre eux-mêmes. La musique devint fausse, le chant rare et la danse solitaire. 

Trois fins à choisir 

a) L’homme d’affaires confus, réapparaît. Il envoie un nouvel assistant qui offre son aide au conseil municipal afin de redresser la situation du village et des villageois. Il fixe des conditions draconiennes pour prêter de l’argent. Que la commune réduise ses dépenses et lui verse des intérêts conséquents. Le maire augmenta les impôts, rogna les services publics et baissa les salaires des fonctionnaires locaux. Le village maigrit encore. Le peuple s’appauvrit plus et resta endetté, pour certains sur plusieurs générations. 

b) Alors que se multipliaient les suicides d’habitants surendettés et les agressions contre les prêteurs, un nouveau maire fraîchement élu décida courageusement d’annuler dettes et créances dans le village. Plusieurs prêteurs locaux approuvèrent car ils purent à nouveau vivre en paix dans leur village. Mais des prêteurs extérieurs grondèrent dans les journaux. Des compagnies dites « de sécurité » débarquèrent. La menace était claire et la population commença à se diviser entre partisans de l’ordre et ceux de la révolution. 

c) Le nouveau maire avec son conseil décida d’affirmer un pouvoir local. Il fit imprimer une monnaie destinée à être valable sur l’ensemble de sa juridiction. Comme il était honnête, les gens eurent confiance. Avec les bons d’achat nouveaux, il paya avec fonctionnaires et employés municipaux, embaucha des chômeurs pour mettre en chantier les projets utiles qui attendaient et distribua le dernier tiers à toutes les citoyennes et citoyens de la commune. Les affaires reprirent. Une réflexion s’engagea puis on négocia. Bientôt l’exemple commença d’être suivi aux environs. Des prêteurs étrangers à la commune acceptèrent la nouvelle monnaie qui ainsi eut cours au change. On dansa ferme ». 

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°534 




Inauguration d’une nouvelle agence BMCI à Arafat

28012011

S’est tenue le 23 janvier 2011 la cérémonie d’inauguration de la nouvelle agence de la Banque mauritanienne pour le Commerce International, BMCI en présence des hauts responsables du monde de la finance et du commerce local du pays. Cette inauguration est la première des 6 preuves en 2011 qui porteront l’ensemble du réseau BMCI afin de mieux servir les 100,000 clients bientôt atteints sur l’ensemble du territoire national., précise un communiqué de presse rendu public en cette occasion. Ainsi, « le plan d’extension des opérations de la BMCI dans les quartiers périphériques de Nouakchott a été le fait d’un développement voulu par la Banque et encouragé par Monsieur le Gouverneur de la Banque centrale et par les autorités Nationales pour améliorer le taux de bancarisations de nos concitoyens. L’ouverture des nouvelles agences constitue aussi un pas important dans la réalisation de notre objectif de modernisation.», explique le même communiqué. Il s’agit, pour ainsi dire, d’un des exemples concrets des nouvelles normes choisies par la banque pour accueillir sa clientèle : un nouveau design plus moderne, un espace client plus grand et un renforcement des équipes commerciales présentes. Avec le renforcement du réseau s’ajoute, selon le même communiqué, le développement de produits bancaires comme le sms banking et la banque par internet destinés à faciliter la gestion quotidienne du patrimoine de la clientèle de la BMCI.
D’après les spécialistes de cette dernière l’extension de réseau bancaire s’inscrit dans une optique de développement des produits et services pour permettre à la clientèle de la banque de bénéficier du meilleur service possible et de toutes les innovations bancaires.
MFB

Source : La Tribune n°534




La Tribune PDF N°533 du 17/01/2011

17012011

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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

17012011

Jusqu’où soufflera la tempête de Tunis ? 

 

Ben Ali  a quitté Manu militari son pays. En effet, pour la première fois, un Président arabe,   sous la pression de la rue, était dans l’obligation de s’exiler  loin de chez lui  en Arabie saoudite.  Quel message ?  

La dignité de ‘‘l’homo-tunisien’’   a  été, tout simplement,  touchée  après  ‘le  suicide forcé’ du jeune chômeur Mohamed El Bouzizi et la mort de plusieurs autres  jeunes demandeurs d’emploi cherchant légalement,  à travers des manifestations,   un vrai changement. Il s’agit là  des martyrs  qui ont provoqué noblement et  salutairement   un  soulèvement  populaire.  Il s’ensuit  un effet  de ‘bulle sociale’ faisant  ‘chuter’  le  dictateur tunisien   tout en entrainant  un débat incertain  sur une vraie  évolution  constructive dans  l’ensemble de la sous-région. Tel changement permettra, évidement,  la création  d’un  système  démocratique décentralisé à la fois   légitime au sens  socio-économique du terme et  générateur d’emploi.  

Sur ce sujet je reviens, volontairement, à travers des données statistiques sur le phénomène du chômage en Mauritanie, celles-ci   restent quasiment   telles qu’elles étaient depuis belle lurette.[1]  

Selon toute vraisemblance, la croissance actuelle de 5%  coïncide  avec une période de détérioration du pouvoir d’achat local rendant  indispensable  la création des mécanismes de  régulation fiables et permanents des prix, surtout ceux  des denrées de première nécessité. Ces mécanismes  demeurent  essentiels, toutefois, insuffisants  étant donné la défaillance des   facteurs de   la reprise économique des secteurs créateurs d’emploi, notamment les politiques  incitatives du recrutement des jeunes chômeurs.   

En gros,  l’informel qui est de 87 % grimpe de plus en plus dans les milieux urbains au détriment de l’emploi dans les zones  rurales. Nouakchott-ville   regroupe à elle seule plus du   tiers de la population mauritanienne dont la majorité travaille  dans le secteur parallèle. Ce qui explique, d’ailleurs, l’existence  ‘plantureusement’ de cas  d’emplois précaires et/ou  peu rémunérateurs, ‘recouvrant’ ainsi  un chômage déguisé. 

Entre 1998 et 2000  les données   officielles montrent clairement   qu’une moyenne de 16000 emplois  supplémentaires par an a  été créée, depuis lors nous  n’avons point une base de données  patente   sur l’évolution de la création de l’emploi et la capacité de la politique  gouvernementale  à générer  de l’emploi  suivant une chronologie bien  déterminée. 

En 2000, et d’après les données du Recensement Général de  la Population et de l’Habitat (RGPH), le taux de chômage se chiffre à 19%. Soit environ 145000 personnes. Les données de l’Office National des Statistiques (ONS), réalisées sur les conditions de vie des ménages (EPCV), ont permis de revoir à la hausse ce taux ; il avoisine, en 2010, les 32%. Ainsi, 57 % de la catégorie socioprofessionnelle sont indépendants, quant aux emplois salariés, ils demeurent inférieurs à 20 %,  alors que les allocations familiales ne représentent que 6 % (en 2000). 

 Généralement, « plus d’activité signifie moins de chômage, plus de production signifie plus de revenus à distribuer. D’où une nouvelle politique d’emploi se basant sur  des divergences portant sur les moyens de la reprise, et sur la  place des pauvres, qui représentent désormais 46%de la population,  dans la relance économique » (NDR).    

 m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n° 533 DU 17 Janvier 2011


 



[1] Voir La Tribune n°355.   




Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

10012011

 

 A qui profite la croissance ? 

« En dépit d’un contexte international difficile, le gouvernement a mis en place une politique économique favorable à la croissance. Le taux de croissance du PIB hors pétrole est estimé à 5,6% en 2010, contre -1,1% en 2009, la position extérieure du pays a été améliorée et l’inflation a été stabilisée autour de 5% en glissement annuel. L’activité économique a été soutenue grâce notamment à une expansion du crédit, une amélioration notable des exportations et un rebond de l’activité industrielle. En matière de finance publique, le déficit budgétaire a été ramené de 3,8% en 2009 à 3% du PIB hors pétrole en 2010 grâce, d’une part aux efforts soutenus de recouvrements des impôts et, d’autre part à la maîtrise des dépenses publiques.  

Par ailleurs, la lutte contre la pauvreté a été, au cours de l’année écoulée, au centre de l’action du gouvernement comme je m’y étais engagé devant cette  auguste assemblée il y a juste un an. Le troisième plan d’action du Cadre Stratégique de lutte contre la pauvreté a été élaboré. Ce cadre, qui porte sur la période 2011-2015, a fait l’objet d’une large concertation et sera adopté très prochainement. »[1] Voilà un  extrait de l’intervention du Premier Ministre  devant le sénat  la semaine passée. Il en découle que la dimension projective de la politique gouvernementale  s’éloigne, en grande partie,  de toute  programmation quantifiable fiable. La vérification des impacts socio-économiques demeure, à cet égard, péniblement mesurable, sauf  éventuellement  la mise en œuvre effective, de la part de l’actuel pouvoir, d’un cadre logique  de lutte contre la pauvreté  et la   finalisation d’un plan d’action  de dépenses à moyen terme.  Ce dernier est, selon le premier ministre, un  outil de programmation.  Il permettra, pour ainsi dire,  de lier l’allocation des ressources aux objectifs de développement tout  en   constituant  «  un élément fondamental de la politique de rupture avec la reconduction systématique des crédits, notamment les dépenses de fonctionnement ».  (Sic) 

Et le premier  ministre de poursuivre «les dépenses publiques sont passées de 374.620.410.000 UM en 2010 à 382.541.400.000 UM en 2011, soit une augmentation de 2.11%. Le budget au titre de l’année 2011 se caractérise par l’intérêt qu’il accorde à la réduction de la pauvreté et à l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement, conformément aux directives du président de la République, et au troisième plan d’action du Cadre Stratégique pour la Lutte contre la Pauvreté. Cet intérêt s’illustre par le volume des ressources allouées aux secteurs de l’aménagement du territoire, aux infrastructures structurantes et aux ressources humaines, absorbant 107 milliards d’ouguiyas, soit 63.5% des dépenses d’investissement qui seront consacrées à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, à l’extension et à l’entretien du réseau routier et à l’amélioration des conditions de vie dans le milieu urbain. Ces ressources englobent également les efforts consentis pour relever le niveau de l’enseignement, l’accès aux services de santé et de nutrition, et les programmes favorisant l’emploi d’une importante main d’œuvre. » (Idem)  

Sur ce point, le taux de chômage qui est de 32%, représente toujours  un handicap majeur. Le gouvernement, selon toute vraisemblance, s’engage-t-il, prochainement pour une politique quantifiable permettant à la fois de réduire le chômage et la pauvreté (celle-ci  avoisine depuis belle lurette les 46%) ?  

Etant donné le ‘manquement’ de programmation pour la relance économique par l’emploi,   Je m’en doute.    

Quant à  l’inflation  qui est  d’après  les données officielles de 5%, elle reste  difficilement justifiable. 

 En tout état de cause,  les  prix  ‘ chez nous’ progressent de plus en plus et le pouvoir d’achat  du simple citoyen continue  sa tendance régressive qui risque si ce  n’était  pas déjà le cas  de faire ‘disparaitre’ toute  une classe moyenne. Ce qui sous-entend, bien sûr, à qui profite la croissance du PIB national ?  

m_barrada@yahoo.fr 


 



[1] AMI.MR du 7 /01/2011 




La Tribune n°531

5012011

La Tribune  n°531 dans La Tribune Mauritanie PDF pdf copiede531qxd.pdf




Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

3012011

Lutte vaine  contre la gabegie… 

 Le projet de loi contre la corruption qui sera discuté prochainement au niveau du parlement, si ce n’était pas le cas, il   devrait  à notre avis intégrer quant à son application  une  dimension  qui est jusqu’à là négligée.   Cette dimension reste, incontestablement, humaine. C’est celle des ressources humaines et leurs gestions. 

Pour lutter efficacement contre la gabegie, il faut commencer par le commencement. Il est question de s’éloigner  des mesures souvent rétrogrades et restrictives favorisant la sanction au détriment  de la récompense, de la motivation, de l’apprentissage et de l’appartenance aux structures organisées  dans lesquelles les individus évoluent. La théorie managériale  est abondante là dessus. Deux théories  sont  notamment  en vogue. La première dénommée  X épouse la vision hiérarchique  et se fonde sur les  hypothèses ci-après : 

 Les individus  développent  une  aversion naturelle voire innée   pour le travail. De ce fait,  il faut  les contrôler,  les diriger,  les contraindre,  les menacer et  les sanctionner.  

L’employé normal préfère être dirigé, fuit les responsabilités, montre peu d’ambition, cherche la sécurité avant tout. 

La seconde  théorie appelée  Y est en quelque sorte l’opposée  de la théorie X,  elle se base  sur les approches participatives renforçant  la responsabilité et la  motivation des salariés  tout en  prenant en compte les évolutions sociétales des individus.  Cette théorie prend comme socle l’  aptitude à créer une atmosphère permettant l’émancipation  de chaque individu  appartenant à  l’organisation. Cette théorie stipule également  que le repos ou les loisirs sont des ‘stimuli’ incontestables pour la consolidation de l’effort physique de tout un chacun. Si les employés sont  associés à la prise des décisions dans leurs structures organisées notamment établissements, entreprises, administration   , ils donneront  évidement  le meilleur d’eux-mêmes, indépendamment  du contrôle  et de la  sanction. La condition demeure inéluctablement celle de la politique salariale à la fois  efficace et rentable pour les structures organisées.  

Je vous livre, par ailleurs, des parties de l’ancien rapport  de la stratégie nationale pour la  lutte contre la corruption.  Cependant, je ne sais guère s’il s’agit de la dernière version proposée  ou autre version améliorée ou revue. Ainsi, il n’y a aucune  notification concernant  les motivations salariales des employés  

 Voici alors des passages saillants dudit rapport, bonne lecture.     

 -  Promouvoir des îlots d’intégrité, à travers des corps de ‘fonctionnaires d’élite’ : 

L’intervention des institutions de contrôle ne peut être que ponctuelle, alors que la lutte contre la corruption doit être menée au jour le jour. Dès lors, les fonctionnaires chargés d’appliquer des mesures destinées à prévenir et réduire la corruption sont appelés à jouer un rôle essentiel, plus encore que les organes de contrôle.  Pour ce faire, le Gouvernement entend cibler certains corps de fonctionnaires clés, choisis pour leur rôle crucial, mais aussi leur compétence et leur intégrité pour l’application de la Stratégie. Ces catégories d’agents publics se verront accorder des avantages importants, en contrepartie des responsabilités qu’ils auront à assumer. Ces avantages seraient matériels, en termes de salaire, de sécurité immédiate (santé) et différée (retraite), et de moyens de travail (locaux, véhicules, etc.) mais aussi moraux en terme d’honneurs, de considération et de citations. Pendant l’exercice de leurs mandats, ces fonctionnaires bénéficieront d’une inamovibilité qui ne pourrait être levée qu’en cas d’infraction et de mise en examen. 

  

-Mettre en place des pôles financiers spécialisés :  

  

Des pôles financiers seront créés au sein des grandes juridictions. Ils s’appuieront sur les magistrats qui se sont distingués dans la lutte contre la corruption et pour lesquels des formations spécialisées seront dispensées. 

-Améliorer les conditions de travail des auxiliaires de justice et  former les fonctionnaires à la lutte contre la corruption :  

  

Les magistrats s’appuient sur des auxiliaires de justice dont il convient de renforcer les capacités. Dans ce cadre, le statut et les conditions de travail des greffiers, qui assurent la mémoire des juridictions, seront revalorisés…  

  

- Renforcer la transparence de la gestion des ressources naturelles 

La lutte contre la corruption dans les Industries Extractives repose sur l’application des principes de transparence et de bonne gouvernance sur toute la chaîne des procédures. La Mauritanie a d’ores et déjà adhéré à l’Initiative pour la transparence des industries extractives et a créé un fonds national de gestion des hydrocarbures ainsi qu’un comité de suivi de l’application de cette initiative. D’autres mesures s’avèrent néanmoins nécessaires ; 

Renforcer les capacités des élus en matière budgétaire et financière : 

  

Des documents explicatifs (‘bleus budgétaires’) seront élaborés à l’attention des parlementaires et systématiquement joints aux projets de lois de finances. Les capacités de la commission des finances et des commissions ad hoc de lutte contre la corruption seront renforcées, afin de permettre un contrôle plus efficace de l’allocation des ressources. Des assistants spécialisés seront recrutés et mis à disposition du Parlement afin de faciliter le suivi des aspects budgétaires, dans le cadre de l’autorisation parlementaire 

-. Renforcer la lisibilité et la transparence des finances publiques : 

Améliorer le contrôle budgétaire : 

Le contrôle par le Parlement de l’allocation des ressources publiques, à travers la discussion et le vote de la loi de finances et le contrôle de l’exécution du budget par l’adoption de la loi de règlement, est réduit par l’opacité de la nomenclature budgétaire et le manque d’assistance aux élus dans l’exercice de leur mission. 

Enfin,  « quelque soit le système de lutte contre la corruption, aucune avancée ne peut être réalisée si elle n’est portée par une volonté politique suffisante, au sommet de l’Etat. Dans le cas contraire, les organes de contrôle risqueraient d’être domestiqués, et de servir au mieux, à cautionner les pratiques qu’elles sont censées combattre et, au pire, à devenir elles-mêmes des instruments de corruption et de règlement de comptes. » 

 m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°531 du 3 janvier 2011  







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