• Accueil
  • > Actualités
  • > Droits économiques des femmes du Sahel : pour un accès effectif aux ressources en eau et à la terre

Droits économiques des femmes du Sahel : pour un accès effectif aux ressources en eau et à la terre

8 11 2010

Droits économiques des femmes du Sahel : pour un accès effectif aux ressources en eau et à la terre

Samedi 06 novembre 2010 s’est tenu à Nouakchott un atelier sur le thème « effectivité des droits économiques des femmes du Sahel ».  Cet atelier auquel les pouvoirs publics ont été représentés, aux côtés des coopératives féminines concernées venues du Trarza, par le directeur général de la Société nationale pour le développement rural (Sonader), s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche financé par le Centre Canadien de Recherche pour le développement International (CRDI).

Organisée par le Réseau Africain pour le Développement Intégré (RADI)  en collaboration avec  le Réseau pour la Promotion de la Citoyenneté (RPC), cette journée de plaidoyer a été consacrée à la réflexion sur  l’accès des femmes de Mauritanie, du Niger et du Sénégal à l’eau et à la terre.

Ainsi dans la présentation faite par l’équipe de recherche Mauritanie du projet intitulée « Rapport du Diagnostic Contextuel  en Mauritanie », il a été noté, entre autres, la présence d’importantes ressources en eau souterraines caractérisées par de grandes disparités géographiques, d’immenses ressources en terres arables et en eau  dans La Vallée du fleuve Sénégal ; celles-ci évaluées à 17 milliards de m3 constituant un atout majeur pour l’irrigation, l’alimentation en eaux de la vallée.

Par ailleurs, en mentionnant le potentiel hydrique du Trarza dont les ressources en eau souterraines et en  eaux de surfaces  ainsi que le niveau annuel des précipitations en fonction des aléas climatiques sont selon eux assez importantes, les présentateurs du rapport ont rappelé que « la constitution mauritanienne garantit l’intangibilité des droits économiques et sociaux sans distinction notamment sur la base du sexe. » Ils ont en outre insisté sur la nécessité d’élaborer « un certain nombre de stratégies en vue d’améliorer les conditions de vie des femmes et plus particulièrement celles des femmes rurales. »

Ce qui suppose à leurs yeux la « prise en compte de la dimension Genre dans le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté » et une « stratégie d’institutionnalisation du Genre en plus de d’un « plan national de la femme rurale, entre autres actions visant l’effectivité des droits économiques de la femme dans la zone du Sahel.

A l’ouverture de ‘atelier, le représentant du RADI a fait un exposé sur le projet. Il a notamment rappelé l’expérience de son organisation qui créée en 1985 s’est attelée selon lui à des actions de plaidoyer relativement à des thèmes sur la sécurité alimentaire, le commerce équitable, la concrétisation des droits fondamentaux des femmes, etc.

Le représentant du RADI a également rappelé la nécessité de réfléchir sur les réformes foncières en vue de mieux en faire connaitre les enjeux car selon lui, 6/10 personnes méconnaissent la loi en la matière.

Les participants  à la journée de plaidoyer ont par ailleurs eu droit à une Introduction sur le bine fondé et la stratégie de plaidoyer. Présentée par Monsieur Rosnert Ludovic Alissoutin, membre de l’équipe de recherche sous régionale, cette introduction a mis l’accent sur les objectifs, contenus et outils visant l’effectivité des droits économiques des femmes en matière d’accès à l’eau à usage agricole.

 

La pauvreté et la vulnérabilité ont été indexées par tous les intervenants qui en ont imputé l’acuité au manque de structures en ressources hydriques ainsi qu’aux difficultés d’accès à la propriété foncière pour les  couches vulnérables du  Sahel ; notamment les femmes.

A l’issue des débats qui ont suivi les différentes présentations les travaux de groupes ont été consacré à l’examen de deux questions fondamentales.

D’une part, les participants devaient répondre à la question Comment maintenir  et élargir le projet et d’autre part à celle de savoir quel plan d’action mettre en place pour préparer le projet.

A l’une et l’autre question, les participants ont convenu de la nécessité de mette en place un cadre de concertation approprié, d’une analyse approfondie du rapport diagnostic en vue de le vulgariser ainsi que de l’ouverture du projet à des personnes ressources susceptibles d’aider à sa bonne conduite.  Il a été également question de rechercher des alliés potentiels ; notamment les élus et leaders d’opinions.

 KD, Compte-rendu

Source : La Tribune


Actions

Informations



Laisser un commentaire




bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann