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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

8112010

Carnet de voyage

Dans le pays du chocolat

En suisse, le pays  du chocolat, le pays du développement, on se rend  compte à l’évidence que  les Français sont des immigrés  se trouvant  dans le bas de la hiérarchie sociétale. Ils habitent   en grande partie chez eux en France  et ils travaillent  en suisse notamment dans  les villes frontalières de la France. Le pouvoir  d’achat de ces employés  est aussi faible  ne  permettant  que difficilement de vivre en suisse. Les chasseurs  des immigrés sont, paradoxalement, des immigrés dans d’autres lieux, d’autres rivages pas loin de chez eux.  Il me semble  qu’ils  sont traités en seconde position. Ce qui sous-entend que la raison économique  transforme des maîtres en des serviteurs.

Occasionnellement, une responsable  du pays helvétique m’avait informé que  les immigrés gaulois ‘de’ chez  leur voisin  français notamment lyonnais  ne sont  point  les bienvenus  dans leurs  propres villes frontalières du pays du chocolat.   Ils viennent   des autres villes françaises, lointaines.    

Le pays  est si  chocolat   que  nous pouvons croire que nous vivons  dans un délicieux bain de chocolat. Avec  cet aliment si précieux j’ai pu  profiter d’une ‘expérience’ ‘inédite’.

A l’hôtel où j’habitais, Lausanne palace,  le service    de l’accueil   du gracieux hôtel m’a offert volontairement et gratuitement des plaquettes  de chocolat de tout genre, délicieuses.

En rentrant dans ma ‘pièce’ d’hébergement, j’étais surpris par le nombre  des tablettes déposées  par ci- par là dans les différents coins et recoins de la chambre.  Quel bon souvenir dans le pays des chocolats !

Arrivant à Casablanca via Genève, un autre voyage  et un autre lieu et autres cultures : un brassage de cultures, un mélange comportemental entre l’occidental et l’oriental. 

Dans le royaume chérifien, le pays est en chantier. La corniche, au bord de la mer,  la construction et la déconstruction pour refaire la nouvelle ville sont  en cours.

Le nombre des occidentaux visitant la ville est en nette progression.  D’ailleurs dans l’avion, venant de la Suisse,  les places sont totalement ‘occupées’ par des passagers occidentaux.

Le débat sur le plein emploi  et la diminution du taux de chômage est houleux au Maroc. Présentement, il est officiellement de 9 %. Une référence dans le Maghreb voire dans le monde en cette période de crise.

 Pas loin de cette métropole, Rabat, la capitale est aussi en  chantier.

Le projet et les infrastructures de base sont aussi  en cours de renforcement.

Le grand projet tramway sera bientôt achevé. Il n’ ya plus une grande différence entre  le Maroc et les autres pays européens  riverains de la méditerranée ‘nordiste’. D’autant plus que ce pays table sur 20 millions de touristes d’ici 2020, en majorité des européens. Jadis, ils  avoisinaient presque 9 millions. 

 m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune N°525




Edito de La Tribune Par MFO

8112010

C’est la saison des grands témoignages, ceux de la génération qui a vécu ou participé à la célébration de l naissance du pays. Chacun y va de son discours, axant ici sur des centres d’intérêts qu’il aura choisis, les interlocuteurs ayant pour la plupart mal préparé leurs sujets. 

Eli Ould Allaf fait partie d’une minorité parmi cette génération qui, après avoir donné toute sa jeunesse à la Mauritanie, a continué en intégrant le champ de la société civile et des combats pour la démocratie. Depuis une vingtaine d’années, Ould Allaf participe à tout ce qui peut se confondre avec la lutte pour l’émancipation de ses compatriotes. Il anime les débats, prête main forte à ses cadets, bénit les militants jeunes et moins jeunes… hommage lui est rendu ici en attendant une reconnaissance nationale de l’action de celui qui détonne dans un univers fait de féodalités traditionnelles, de convenances, d’absence du sens de sacrifice… 

L’homme est resté égal à lui-même. L’ingénieur n’a rien perdu de sa vivacité… Je l’ai vu l’autre soir à TVM se faire interroger un journaliste qui le coupait constamment, croyant devoir lui finir une phrase ici, lui préciser une idée là. J’ai compris que le journaliste croyait qu’il avait affaire à un «has been» qui n’avait plus une idée claire de ce qu’il a vécu. En suivant l’émission, j’ai sursauté à maintes reprises à cause de ce qui s’apparentait à des impolitesses, en tout cas à une impatience certaine vis-à-vis de celui à qui les Mauritaniens d’aujourd’hui doivent respect et considération. 

A un moment de l’interview, Ould Allaf racontait une anecdote concernant un coopérant français qui se trouvait au Lycée de Rosso où il gérait les dossiers des élèves. Au moment des grèves l’administration a voulu suivre les meneurs. Le ministère – Ould Allaf était ministre de l’éducation – av ait envoyé une mission d’inspection pour faire des listes d’élèves perturbateurs. Mais le coopérant français avait refusé de …coopérer. Poussant l’impolitesse jusqu’à ramasser les membres de la mission. On comprendra plus tard qu’il comptait beaucoup sur ses relations personnelles avec le Président Moktar Ould Daddah. 

Le ministre avait décidé de le remettre à son administration d’origine. Pressions de partout. Même du Président Moktar qui demanda au ministre s’il ne pouvait pas revenir sur sa décision. «C’est irréversible, Monsieur le Président et puis ce coopérant ne mérite que ce traitement». Une fois, raconte Ould Allaf, le Président l’a réveillé en pleine nuit pour lui demander s’il n’était pas revenu sur sa décision… à ce moment, le journaliste le coupe : «C’est là une grande marque de confiance de la part du Président…» Ould Allaf s’arrête ne comprenant pas visiblement… «Non, continue, je voulais dire que cet appel est un grand signe de confiance…» 

Ce n’est pas le refus d’un ministre de satisfaire les désirs d’un Président qui intéresse le journaliste, ni la souplesse d’un Président qui ne peut passer outre la volonté du ministre… ce n’est pas cette atmosphère où chacun est responsable de son département, où chacun exerce entièrement cette responsabilité… ce n’est pas cela qui retient l’attention de notre journaliste. Mais plutôt un «signe de confiance du Président». 

Depuis bientôt une trentaine d’années, la Mauritanie connait une mal-gouvernance profonde qui se caractérise par la promotion de la médiocrité et l’irresponsabilité générale. 

Plus près de nous, au temps du régime de Ould Taya, ministres et autres hauts responsables justifiaient leurs manquements par les «directives venues de là-haut». On ne saura jamais qui est ce «là-haut» au nom duquel tous les forfaits sont accomplis. 

Aujourd’hui, les mêmes réflexes réapparaissent. Mais qu’on se dise que la situation a changé. Quand un membre du gouvernement – Premier ministre ou simple ministre – veut faire la promotion d’un ou de plusieurs cousins, comme c’est le cas depuis quelques mois, il ne demande jamais son avis au Président de la République. Quand on signe de nuit des marchés de gré à gré comme celui du centre d’oncologie (près de huit millions dollars), ou celui de l’assainissement de la ville de Nouakchott (150 millions dollars), ou la distribution de permis de recherches… ‘on’ ne demande pas l’autorisation du Président de la République. Quand ‘on’ paye des sommes faramineuses à des privés – 20 milliards UM, la semaine dernière -, on ne demande pas l’autorisation du Président de la République… 

Mais quand il s’agit de prendre une initiative salutaire pour le pays, intelligente pour le devenir du département, utile dans la réalisation de ses objectifs, le responsable n’en a cure. Et là il invoque – invariable – «l’autorité encombrante» du chef. Une autre façon de prétexter «là-haut». Comment arrêter cela ? 




Guerre contre AQMI :

8112010

Guerre contre AQMI :

Le Mali et la Mauritanie côte-à-côte

 

La relève des forces mauritaniennes engagées à la mi-septembre dans le nord malien, a trouvé renfort : ce sont des patrouilles mixtes, composées d’éléments maliens et mauritaniens, qui sillonnent le nord malien à la recherche des bandes armées de Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI). En effet, des bataillons de l’Armée malienne ont rejoint leurs frères mauritaniens qui sont installés au nord de Tombouctou depuis quelques temps. C’est ce qui explique la visite de quelques jours dans notre pays effectuée par le général Gabriel Poudiougou, chef d’Etat Major de l’Armée malienne.

« C’est une visite de quelques jours. Tous les problèmes sécuritaires seront abordés, surtout que cette visite intervient quelque jours après l’arrivée dans notre désert de la relève des troupes mauritaniennes« , a affirmé une source malienne à l’AFP. Dans une déclaration à la presse à cette occasion, le responsable de l’état-major malien a rappelé que son pays « occupe actuellement la présidence de l’état-major commun installé à Tamanraset« . « C’est donc normal, nécessaire, de parler des problèmes communs à tous les pays de cette zone« , a-t-il affirmé, en soulignant la « détermination » du Mali à combattre le terrorisme.

La semaine dernière, un nouveau mouvement de troupes mauritaniennes a été signalé dans le désert malien. Aussi a-t-on parlé d’un accrochage meurtrier entre des éléments de l’organisation terroriste et une tribu arabe du nord du Mali. Il s’agirait d’une levée de troupes de la tribu pour venger l’assassinat, il y a près d’un an, de l’un de ses ressortissants, officier du reste de l’Armée malienne. Au cours de cet accrochage, AQMI aurait perdu cinq hommes.

Selon des informations données par RFI, de nombreux véhicules de l’armée mauritanienne ont franchi la frontière pour prendre position dans le désert, côté malien. Sur le nombre de soldats et le matériel militaire, pas de chiffres fournis : secret défense. D’après ces informations, il existe également un dispositif aérien. Un avion militaire mauritanien est pour le moment au sol dans la zone alors qu’un second fait la navette entre le nord-ouest du Mali et Nouakchott. 

Toujours selon la radio française, les militaires mauritaniens seraient plutôt bien accueillis par les populations dont ils parlent la langue (Hassaniya).

Depuis le 22 septembre dernier – date de la première incursion contre AQMI – l’Armée mauritanienne met en œuvre une stratégie basée sur des frappes ciblées en vue de prévenir tout mouvement des éléments terroristes vers son territoire.

L’entrée en scène à ses côtés de l’Armée malienne est un passage à une seconde phase qui doit être celle du harcèlement de l’organisation terroriste en vue de la sortir du territoire malien. Cette convergence dans l’action militaire est une concrétisation de la volonté commune des pays concernés. En effet le commandement de l’Etat Major unifié de Tamanrasset est revenu au Mali lors de la dernière réunion des chefs militaires. Ce sont donc les Maliens qui essayent de concrétiser cette volonté de mettre fin à la menace des groupes armés. Mais où est l’Algérie qui possède moyens matériels et humains ?

Si l’on en croit le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahya, les pays du Sahel ont besoin de « moyens ou de fonds pour développer l’administration des régions nord de leurs pays et renforcer leurs forces de sécurité ». Ils « n’ont pas besoin d’un déploiement étranger ». Rappelant la position algérienne à toute intervention étrangère dans la zone. Même s’il a insisté pour dire : « Nous assumons notre devoir sur notre territoire comme nous l’assumons à l’endroit de nos voisins à travers les mécanismes des chefs d’état-major, des services de sécurité et d’autres rencontres », il reste que l’absence de l’Algérie du théâtre des opérations reste inexpliquée.

Quant à la présence étrangère dans la zone, l’Algérie est accusée d’abriter une base américaine de cinq cents hommes près de Tamanrasset justement. Cette base, selon les révélations du Canard enchaîné, serait destinée à abriter un centre d’écoute. On sait par ailleurs que son hostilité vis-à-vis de la présence étrangère, est surtout destinée à éviter une ingérence française. Par contre la coordination et la convergence avec les Etats-Unis d’Amérique fait partie des options affichées par l’Algérie. La mauvaise foi est donc évidente.

D’autant plus que les moyens, faramineux par rapport à ceux du Mali, du Niger ou de la Mauritanie, de l’Algérie ne sont pas mis en contribution. Ni les drones, ni les avions de chasse, ni les commandos spécialisés et aguerris, ni le tapis de dollars en réserve, ni même la presse pourtant incisive quand il s’agit des intérêts algériens… rien n’a été mobilisé pour aider à l’effort commun visant l’éradication de la menace sur le Sahel. Du moins jusqu’à présent… Dans son intervention devant le Parlement, le Premier ministre Ahmed Ouyahya a martelé que « si demain nous avons une présence occidentale de quelque pays que ce soit (dans cette région), ils (les terroristes) vont devenir des moudjahidine et là, nous créerons un enfer avec les meilleures intentions du monde ». Qualifiant les terroristes sévissant dans cette région de « criminels », il a estimé que « les populations au Niger et au Mali les considéraient comme des bandits ».

Pour sa part, le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, ne manque pas une occasion pour rappeler la détermination du pays à combattre le phénomène en portant la peur dans les rangs des terroristes. Dans une interview accordée à Arabies, a déclaré que seule une stratégie cordonnée et continue permettra de mettre fin à la menace terroriste. «En fait, a-t-il précisé, nous savons aujourd’hui qu’il s’agit de groupes d’individus hors la loi, qui veulent se donner une amplitude qu’ils n’ont pas, à travers la terreur, le trafic de drogue, des armes de toutes sortes, et de l’immigration clandestine». Et donc «il n’est pas permis de dire qu’une armée structurée disposant de moyens logistiques à l’échelle nationale ne peut pas mettre fin à l’existence d’une poignée de terroristes, et il n’est pas admissible qu’un Etat, quelle que soit la faiblesse de son armée, reste les bras croisés face à de telles bandes de terroristes».

Et de préciser : «Nous sérions très reconnaissants aux pays frères et amis qui voudraient nous assister dans ce domaine. Mais, pour combattre les terroristes qui nous attaquent, nous comptons d’abord sur les moyens dont nous disposons. Je sais que les terroristes dans la sous-région bénéficient parfois, malheureusement, de complicités locales, car dans les milieux où sévissent la pauvreté et l’ignorance, on résiste plus difficilement à la corruption et au chantage. Mais, si les pays de la sous-région entreprenaient une stratégie sous-tendue par des efforts coordonnés, cohérents et continus, il n’y aurait pas de raison que le terrorisme s’y développe». Et de conclure : «Face à la menace terroriste, les pays se doivent d’unir leurs efforts». C’est ce que le Mali et la Mauritanie viennent de lancer. 

Fidèle à ses positions radicales sur la question, la Coordination de l’opposition démocratique (COD) a estimé la semaine dernière que la « guerre » menée par le gouvernement contre AQMI dans le nord du Mali avait pris la forme « d’une aventure aux conséquences graves ». « Nous assistons à une déclaration de guerre contre Al-Qaïda, une véritable aventure aux conséquences graves pour le pays », a affirmé le président de la COD, Mohamed Ould Maouloud, au cours d’une conférence de presse. « Nous avons toujours soutenu la lutte contre le terrorisme menée par les Mauritaniens, mais ce qui se passe aujourd’hui procède visiblement d’une stratégie dictée de l’extérieur » a-t-il accusé, en faisant clairement allusion à la France. Reprenant les termes utilisés par AQMI dans ses communiqués concernant la Mauritanie, la COD a dénoncé ce qu’elle qualifie de « guerre par procuration, la présence militaire étrangère dans le pays et des expéditions de notre armée à l’extérieur de nos frontières », dixit Ould Moloud. « Nous demandons à nos amis étrangers de nous laisser gérer cette lutte contre le terrorisme suivant nos procédés et dans un cadre consensuel, non à travers leur vision qui ignore la complexité de la réalité locale », a-t-il ajouté.

Ceux qui soutiennent cette position occultent tout le mal qui a été fait à la Mauritanie par AQMI et bien avant par le GSPC : attaques des garnisons coûtant la vie à nos militaires, assassinat et rapts d’étrangers sur le sol national, menaces sur l’économie, tentatives de déstabilisation… La Mauritanie n’a pas choisi de faire la guerre. Elle s’est défendue – tardivement – car il a fallu attendre juillet 2010 pour voir l’Armée mauritanienne reprendre l’initiative et porter un sérieux coup aux terroristes. Septembre suivra. Le Président malien Amadou Toumani Touré a récemment déclaré sur les antennes de RFI que les opérations mauritaniennes étaient «une réussite totale». De son côté, son homologue mauritanien l’a remercié solennellement pour sa compréhension et sa précieuse aide en ouvrant les travaux du dialogue national sur l’extrémisme et le terrorisme. Un échange de bons procédés qui permet aujourd’hui aux deux pays de mener côte à côte une guerre qui les concerne au même titre.

 

MFO (avec agences)

 

Encadré :

Premiers «gains»

 

L’accrochage entre une tribu arabe du nord malien et les éléments de AQMI n’est pas fortuit. Il est le premier d’une série à laquelle il faut s’attendre. La prolifération des éléments armés dans cette zone a pour première conséquence la destruction du tissu économique local qui tourne essentiellement autour du tourisme. Elle contribue à tarir l’aide internationale sans laquelle, il n’y a pas de développement de base. Les conflits d’intérêts entre chefs de guerre AQMI et populations locales sont évidents et désormais courants. C’est bien sur ce que les Etats doivent agir : investir les populations et les arracher du joug des preneurs d’otages. Cet accrochage est peut-être un début de rupture.

Deuxième signe «positif», la «reddition» d’un jeune mauritanien qui a fui les camps du nord malien pour se rendre à la police de Timbédra dans le Hodh. Originaire de cette ville, Izidbih Ould Mohamed Mahmoud Ould Weiss, à peine trente ans, a rejoint les camps avec son frère aîné en 2008. Il y a subit un entraînement complet sous la houlette de Abdel Karim Targui, chef de la katiba «Al Ansar», auteur présumé du rapt puis (éventuellement de l’assassinat de l’otage français Michel Germaneau. Il a, selon une dépêche de l’AFP citant une source policière, « affirmé avoir choisi de revenir dans son pays et de rejeter la culture de la violence et ses adeptes dans lesquels il ne voyait plus, ni son avenir, ni d’objectifs nobles quels qu’ils soient ». Selon la même source, le jeune aurait affirmé à la police avoir dû prétendre être malade et avoir besoin de se soigner pour que cette organisation le laisse partir. Une récente loi mauritanienne sur le terrorisme, adoptée en juin, offre aux extrémistes qui se rendent aux autorités « avant leur arrestation » des conditions spéciales pouvant aller jusqu’à leur mise en liberté sous contrôle.

 

 

Encadré

Ould Weiss remis en liberté après sa reddition

 

Les services e sécurité ont remis en liberté, dimanche à Nouakchott, le jeune Izid Bih Ould Mohamed Mahmoud, dit Ahmed Ould Weiss, a appris ANI de sources informées.

 

Ould Weiss, âgé d’une trentaine d’années, a été libéré par les services de sécurité mauritaniens, après sa reddition, mercredi dernier. Il était depuis 2008 engagé sur les rangs de la katiba AL-Ansar d’AQMI où il a été formé sur le maniement des armes. Izid Bih était sous le commandement d’un malien, Abdel Karim Targui(le touareg).

Selon la police, les motivations de cette reddition sont « essentiellement d’ordre personnelles », car Izid Bih a déclaré, devant la police, « avoir été subitement eu la conviction de rompre avec la violence pour réintégrer la société comme citoyen normal et condamner toutes les formes de fanatisme et de recours aux armes ».

Ould Mohamed Mahmoud Izid Bih a prétendu être malade pou arriver à se défaire de l’astreinte de rester, en permanence dans le camp de la katiba Al-Ansar dans le nord du Mali, inique-t-on de source policière.

Les services e sécurité n’ont eu aucune difficulté pour remettre en liberté Ahmed Ould Weiss, lequel n’a jamais fait l’objet de mandat d‘arrêt de la part de la justice mauritanienne.

La nouvelle loi mauritanienne sur le terrorisme, adoptée en juin, dispose des largesses en faveur des salafistes qui annoncent leur reddition pouvant aller jusqu’à leur remise en liberté.

 

Source : ANI




PS

8112010

A la réunion des partis de l’Institution de l’Opposition tenue dimanche 31 octobre le parti Adil était absent. L’APP s’était fait représenter par son Secrétaire Général…Tous les autres partis constitutionnellement considérés comme membres de cette institutions étaient représentés par leurs présidents… 

Lundi 1er novembre, la COD tient une conférence de presse à l’UNAD. Sont présents, Messieurs Ahmed Ould Daddah, Président du RFD, Boidiel Ould Houmeid, président du parti El Wiam, Yahya Ould Waghf, président de Adil. La conférence de presse est animée par Mohamed Ould Maouloud, président de l’UFP et président sortant de la COD. L’homme doit passer le témoin à Abdel Qouddouss Ould Abeidna président de l’UNAD. Au menu : un bilan de l’action de l’opposition qui, pour Ould Maouloud, s’est révélée positif en ce qu’elle a permis de faire plier le pouvoir sur beaucoup de points, y compris la résolution des autorités à déclarer même tardivement leurs patrimoines. Mais pas question qu’Ahmed OUld Daddah réponde à des questions sur sa vision en tant que chef de file de l’opposition sur certains sujets comme les options du pouvoir face à la question du terrorisme. Et pour cause : « par tradition la parole est exclusivement à celui qui préside la COD. » 

Pourquoi alors, Adil a-t-il choisi de s’absenter à la réunion de l’institution de l’opposition et n’y a pas envoyé un représentant issu de ses propres instances ? 

Conformément à « la tradition », c’est Ould Maouloud, président sortant de la COD qui répond : « Je vous assure que la réunion de l’institution de l’opposition a coïncidé avec une réunion extrêmement importante du  parti Adil auquel son président ne pouvait pas ne pas être présent. Il m’a demandé de le représenter personnellement… » 

Comme Yahya Ould Waghf , conformément à la « tradition » ne va pas répondre, difficile de lui demander sur le coup si cette réunion extrêmement importante était faite en prélude aux préparatifs de l’entrée de son parti dans les rangs de la majorité présidentielle ou pas… 

Reçu à plusieurs reprises par le Président Ould Abdel Aziz, l’ancien Premier ministre de Sidi Ould Cheikh Abdellahi aurait récemment remis au président de l’Union Pour la République un document dans lequel sont consignées les exigences de son parti pour aller à  la majorité présidentielle. 

Ould Waghf absent à la réunion de l’Institution de l’Opposition ….Ould Maouloud, jamais reçu par Ould Abdel Aziz a-t-il été représenté auprès de ce dernier par celui que lui a pu représenter en lieu et place de tout autre cadre de Adil à la réunion de l’Institution de l’Opposition ? 

Kissima

Source : La Tribune 




Droits économiques des femmes du Sahel : pour un accès effectif aux ressources en eau et à la terre

8112010

Droits économiques des femmes du Sahel : pour un accès effectif aux ressources en eau et à la terre

Samedi 06 novembre 2010 s’est tenu à Nouakchott un atelier sur le thème « effectivité des droits économiques des femmes du Sahel ».  Cet atelier auquel les pouvoirs publics ont été représentés, aux côtés des coopératives féminines concernées venues du Trarza, par le directeur général de la Société nationale pour le développement rural (Sonader), s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche financé par le Centre Canadien de Recherche pour le développement International (CRDI).

Organisée par le Réseau Africain pour le Développement Intégré (RADI)  en collaboration avec  le Réseau pour la Promotion de la Citoyenneté (RPC), cette journée de plaidoyer a été consacrée à la réflexion sur  l’accès des femmes de Mauritanie, du Niger et du Sénégal à l’eau et à la terre.

Ainsi dans la présentation faite par l’équipe de recherche Mauritanie du projet intitulée « Rapport du Diagnostic Contextuel  en Mauritanie », il a été noté, entre autres, la présence d’importantes ressources en eau souterraines caractérisées par de grandes disparités géographiques, d’immenses ressources en terres arables et en eau  dans La Vallée du fleuve Sénégal ; celles-ci évaluées à 17 milliards de m3 constituant un atout majeur pour l’irrigation, l’alimentation en eaux de la vallée.

Par ailleurs, en mentionnant le potentiel hydrique du Trarza dont les ressources en eau souterraines et en  eaux de surfaces  ainsi que le niveau annuel des précipitations en fonction des aléas climatiques sont selon eux assez importantes, les présentateurs du rapport ont rappelé que « la constitution mauritanienne garantit l’intangibilité des droits économiques et sociaux sans distinction notamment sur la base du sexe. » Ils ont en outre insisté sur la nécessité d’élaborer « un certain nombre de stratégies en vue d’améliorer les conditions de vie des femmes et plus particulièrement celles des femmes rurales. »

Ce qui suppose à leurs yeux la « prise en compte de la dimension Genre dans le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté » et une « stratégie d’institutionnalisation du Genre en plus de d’un « plan national de la femme rurale, entre autres actions visant l’effectivité des droits économiques de la femme dans la zone du Sahel.

A l’ouverture de ‘atelier, le représentant du RADI a fait un exposé sur le projet. Il a notamment rappelé l’expérience de son organisation qui créée en 1985 s’est attelée selon lui à des actions de plaidoyer relativement à des thèmes sur la sécurité alimentaire, le commerce équitable, la concrétisation des droits fondamentaux des femmes, etc.

Le représentant du RADI a également rappelé la nécessité de réfléchir sur les réformes foncières en vue de mieux en faire connaitre les enjeux car selon lui, 6/10 personnes méconnaissent la loi en la matière.

Les participants  à la journée de plaidoyer ont par ailleurs eu droit à une Introduction sur le bine fondé et la stratégie de plaidoyer. Présentée par Monsieur Rosnert Ludovic Alissoutin, membre de l’équipe de recherche sous régionale, cette introduction a mis l’accent sur les objectifs, contenus et outils visant l’effectivité des droits économiques des femmes en matière d’accès à l’eau à usage agricole.

 

La pauvreté et la vulnérabilité ont été indexées par tous les intervenants qui en ont imputé l’acuité au manque de structures en ressources hydriques ainsi qu’aux difficultés d’accès à la propriété foncière pour les  couches vulnérables du  Sahel ; notamment les femmes.

A l’issue des débats qui ont suivi les différentes présentations les travaux de groupes ont été consacré à l’examen de deux questions fondamentales.

D’une part, les participants devaient répondre à la question Comment maintenir  et élargir le projet et d’autre part à celle de savoir quel plan d’action mettre en place pour préparer le projet.

A l’une et l’autre question, les participants ont convenu de la nécessité de mette en place un cadre de concertation approprié, d’une analyse approfondie du rapport diagnostic en vue de le vulgariser ainsi que de l’ouverture du projet à des personnes ressources susceptibles d’aider à sa bonne conduite.  Il a été également question de rechercher des alliés potentiels ; notamment les élus et leaders d’opinions.

 KD, Compte-rendu

Source : La Tribune




Faits divers de La Tribune

8112010

L’affaire policier- médecin : le verdict tombe ! 

Le verdict relatif à l’affaire de l’agression perpétrée il y a de cela quelques semaines, par l’inspecteur de police en service au commissariat de Dar El Barka à l’endroit du médecin Ould Rassoul en service à L’hôpital Mère et Enfant de Nouakchott est tombé le mercredi dernier. La victime avait réclamé un million cinq cents mille de nos ouguiyas comme réparations pour préjudices moral et matériel subis. 

Après consultations, la cour a condamné l’inspecteur de police K.O.S, à un mois de prison avec sursis et à une amende d’un montant de 600.000UM. 

Il faut signaler que le médecin s’est réjoui de la solidarité que ses collègues lui ont apportée. 

Du chanvre dans la soupe 

A.N’Diaye, chauffeur de taxi a été contacté par sa patronne afin d’amener du repas pour son cousin qui est détenu à la prison de Dar Naim. Répondant à l’appel, il rejoint la dame qui était accompagnée d’une jeune fille qu’il devait déposer quelque part au centre-ville. Après avoir déposé la jeune fille, ils prennent la direction du pénitencier de Dar Naim, en cours de route, ils furent interceptés par l’Anti-Stup. Les hommes de Nejib fouillent minutieusement le véhicule avant d’ouvrir le bol où du chanvre a été enfuit dans le soupe. 

Le chauffeur et la jeune fille sont déposés au Commissariat de la police Anti-Stup et la bonne dame fut convoquée. Lors de l’audition, elle met le pesant fardeau sur le dos du chauffeur. Alors, le magnifique monde est déferré au Parquet de
la République. 

Le trio sera entendu par le procureur de
la République avant de défiler devant le juge du 3e Cabinet qui libère le chauffeur en présence de ses proches et amis sénégalais qui étaient présents. 

Par contre les deux femmes passent pour
la Maison d’Arrêt des femmes de Sebkha. 

Le chauffeur meurtrier toujours en cavale 

 Le chauffeur du bus qui a écrasé Fadel Ould Habiboullah est toujours en cavale. Cette tragédie qui a attristé toute la population de Riad, avait eu lieu à l’aube du jeudi 25 Octobre dernier. L’homme qui est âgé de 70 ans, revenait d’une boulangerie où il été parti chercher du pain. Selon nos sources, le chauffeur s’était arrêté avant de prendre la fuite, quand le gardien était parti pour informer les parents du défunt. Ahmed Ould Amar, le gardien, n’a pas pu prendre le matricule du bus, parcequ’il faisait sombre encore. Selon une source sécuritaire proche du CSVP, l’auteur du crime est activement recherché. 

Fadel était l’ami de tous. Il ne refusait jamais du crédit pour sa clientèle. Il était d’ailleurs l’un des grands symboles de la médecine traditionnelle. Il a soigné beaucoup de malades qui souffraient de douleurs lombaires, de nerfs, de genoux,… 







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