Où est passée notre école ?

11 10 2010

 

  

L’école, tout autant que la famille contribue à former et à épanouir la personnalité de l’enfant. Famille et école sont deux milieux nécessaires à toute éducation : elles ont pour finalité de permettre aux générations montantes d’acquérir de solides connaissances, des compétences pour mener à bien une vie heureuse en tant qu’individu, pour assurer les divers rôles socioéconomiques qui s’imposent à tous.  

  

A quoi bon proclamer l’instruction fondamentale obligatoire lorsqu’on  n’est pas capable de créer assez d’écoles et de fournir assez d’enseignants compétents ? N’oublions pas aussi que nous avons opté pour « l’enseignement pour tous » vers l’horizon 2010 : (Etats africains). Sachons aussi que l’évolution technologique qui devient de plus en plus unipolaire, concernera bientôt toute la planète. Cela étant, il a été constaté que notre système éducatif ne répond plus aux attentes de notre société. Cette idée est partagée par l’ensemble des acteurs de l’action éducative du pays. Certains accusent les responsables du pilotage pédagogique, d’autres inculpent les enseignants et les parents d’élèves. La Mauritanie a adopté en avril 1999  une loi portant réforme du système éducatif sectoriel. Cette réforme a été soutenue par un programme national de développement du secteur éducatif (Pndse). En effet, l’introduction progressive du français exigée par la réforme à partir de la 2ième année du fondamental, d’abord comme discipline, ensuite comme langue d’enseignement des sciences  maths et physiques, a mis le département devant une équation difficile à résoudre à savoir :  

  

-         mobiliser des enseignants francisants en bon nombre pour couvrir les besoins, sachant que la majorité était exclusivement arabisants.  

  

La conséquence de cet état de fait fut l’injection dans les classes d’enseignants sans une solide formation générale et pédagogique. La situation des années 98/99, loin de s’améliorer, s’était détériorée. Malgré tous les efforts consentis, les résultats dans les matières enseignées en français étaient alarmants. 

  

-         L’enseignant : On citera en premier lieu  le recrutement et la formation. Remodeler à nouveau les modes de recrutement, de même que les programmes des (ENI), en vue d’obtenir de bons instituteurs compétents.  

   

-         Les programmes : A revoir car l’APC a été un échec, étant donné qu’elle est dépourvue de soutien (tableaux, feutres, dossiers…) 

  

-         Motivation : Améliorer l’ensemble des indemnités et construction de cités pour enseignants  

  

-         Infrastructures scolaires : bon nombre de nos établissements sont délabrés, parfois sans portes ni fenêtres, ni sanitaires, ni mur de sécurité, parfois, dépotoir aussi d’ordures devant les écoles, au vu et au su de l’administration régionale et communale.  

  

-         Tables-bancs : Pas de tables bancs pour beaucoup d’écoles dont les élèves sont assis par terre.   

  

-         Matériel didactique : insuffisant de même que les manuels scolaires.  

  

Certains parents d’élèves disent « où est passée l’ancienne bonne école ? » Ses anciens bons maitres qui ont passé à la retraite, de même que les anciens directeurs et inspecteurs, qui à tour de rôle ont passé eux aussi à la retraite.  

Ces anciens, formés à la vraie école, celle de l’effort personnel, de l’honnêteté morale, de l’abnégation, de la conscience professionnelle et de l’amour des principes pédagogiques.  

  

  

-          Les états généraux : En ce qui concerne les états généraux de l’éducation, pour éviter qu’ils soient bâclés, il y a lieu de prévoir d’abord des journées de réflexion qui permettent aux enseignants, parents d’élèves, société civile, aux pédagogues expérimentés, de disséquer l’ensemble des problèmes au niveau de la base, ayant trait à notre système éducatif suivant un débat riche, sérieux et varié.  

  

Ainsi, à partir de la synthèse de l’ensemble de ces journées de réflexion, passer ensuite les résultats aux travaux des états généraux de l’éducation. Mais, attention, évitons dés à présent que l’ensemble de ces débats qui ont réellement pour but, l’amélioration de notre système, ne soient politisés…Que l’on sache qu’il y a politique à la politicienne, mais qu’il y a pédagogique propre, saine, de Platon à Rabelais, jusqu’à Jean Jacques Rousseau.  

  

Fouad Barrada Aziz 

Nouakchott (678.63.55)  

 

 


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