Interview :

21 06 2010

Mon soutien au Président MOHAMED OULD ABDEL AZIZ ne peut souffrir d’aucune confusion», dixit Hammoud Ould Ely 

 

Ancien ministre, ancien Ambassadeur de Mauritanie dans plusieurs pays, Hammoud Ould Ely a choisi de garder le silence toute cette période. «Le Duc» – c’est comme ça qu’on l’appelle, allusion à son origine aristocratique – juge la période et répond à ses amis. 

 

 

 

Question : Vous acceptez de rompre le silence, pourquoi ? 

Hammoud Ould Ely : J’ai rompu le silence aujourd’hui, à la veille du voyage du Président de la République au Hodh. Parce qu’il me plait de rappeler que cette région du pays qui a soutenu fortement le Président Aziz, est bien sensible aux dernières décisions du gouvernement visant la création prochaine d’une société de commercialisation du bétail à Nema ainsi qu’un grand projet d’usine de lait. 

Outre l’intérêt économique incontestable que suscitent ces deux projets, leurs effets sur nos braves éleveurs et sur la main d’œuvre régionale seront d’une portée certaine. 

Aussi, le projet de Mahmouda qui va être déterré a cette occasion, la pose de la première pierre du département de NBEYKE, ainsi que des axes bitumes de la capital régionale,   constituent a mon sens un motif supplémentaire pour le  soutient du président Aziz. 

J’espère que l’avènement du nouveau département du D’HAR entrainera une révision  du statut administratif de Bousteila et celui d’Aweynat Zbel pour justifier la création de la nouvelle région  de Timbedra. 

Ainsi la décentralisation administrative en faveur des populations pauvres et le souci sécuritaire du gouvernement connaitront sans nul doute un succès éclatant. 

 

Question : On vous reproche votre silence toute cette période de crise. Peut-on comprendre le pourquoi de ce silence ? 

Hammoud Ould Ely : Certains de mes amis politiques au sein de la majorité me reprochent en effet mon silence politique et mon absence aux diverses manifestations organisées par le parti au pouvoir. Je voudrai dans ce cadre apporter certaines précisions. 

Par nature, je donne toujours le temps au temps. Je dois  rappeler aussi que j’ai eu une bonne éducation de base, Dieu merci, qui me dicte chaque fois de ne pas trop m’introduire ou de ne pas chercher à intervenir abusivement dans toute occasion, fut-elle politique, au risque d’apparaitre dérangeant.   

Pourtant mon soutien au Président MOHAMED OULD ABDEL AZIZ ne peut souffrir d’aucune confusion même si je n’apparais pas souvent sur le petit écran dans certaines occasions pendant que d’autres, plus musclés que moi, se bousculent de toutes leurs forces  pour se faire voire. 

Je l’ai soutenu en effet non par hasard mais comme je le lui avais bien dit avant la campagne pour les raisons suivantes : D’abord j’ai remarqué durant la deuxième transition pour ne parler que de celle la, qu’il est allé très tôt vers la Mauritanie d’en bas lui parler pour la première fois le langage qu’elle aimait. 

Il s’en est suivi, très vite, la distribution des terres et des maisons aux populations démunies ainsi que l’eau, l’électricité et l’accès aux soins médicaux dans des conditions convenables. 

La lutte contre la gabegie, un autre volet non moins important était aussi un sujet mobilisateur pour moi. 

Quant à mon action sur le terrain politique à l’intérieur du pays les divers missionnaires ont déjà dit ce qu’ils avaient à dire en leur âme et conscience. J’ai toujours été constant dans ma ligne de conduite une fois définie. C’est comme ça que je veux être et c’est comme ca que je suis. 

 

Question : On ne peut s’empêcher de vous interpeller sur des questions nationales, vous le diplomate et le haut cadre. On parle beaucoup des accords de Dakar et de la réunion de Bruxelles. Que pensez-vous de ce qui se dit çà et là ? 

Hammoud Ould Ely : Les accords de Dakar ont été signés dans une effervescence politique très grande où chacune des parties voulait en finir de cette crise politique qui a fortement secoue le pays. Toujours est-il que ce qui importe maintenant c’est l’intérêt général, la stabilité du pays et l’unité nationale. 

Les élections qui se sont déroulées et auxquelles tout le monde a participé faisaient bien partie des clauses de Dakar et n’ont présenté aucune anomalie jusqu’à la proclamation des résultats. Un grand penseur a dit que la démocratie n’est bonne que quand on gagne. Il a peut-être raison mais les réalités sont têtues et il faut les prendre telles qu’elles sont. 

L’élection de Aziz au suffrage universel fait de lui désormais le Président de tous les mauritaniens, majorité et opposition confondues, c’est du moins ce que nous dictent les règles démocratiques élémentaires en vigueur dans tous les pays dont le Sénégal. 

Le dialogue que prône le Président de la République est aussi je le crois une préoccupation de Dakar et je m’étonne que l’opposition très soucieuse de l’intérêt national le refuse au moment où il devient nécessaire voire indispensable. 

En effet les négociations de Bruxelles vont se tenir bientôt et c’est pourquoi en attendant la future alternance, l’opposition doit permettre au pays de parler d’une seule voix avec la communauté internationale. Elle aura fait preuve de sa bonne foi pour l’intérêt national. 

 

Question : Quel bilan faites-vous de l’action du gouvernement actuel ? 

Hammoud Ould Ely : Il est très tôt à mon avis de juger un gouvernement qui n’a pas fait encore un an d’exercice et qui continue de persévérer dans son action malgré une conjoncture des plus difficiles. 

La campagne agricole qui vient d’être inaugurée le Président de la République augure d’une volonté politique certaine. C’est déjà le plus garant de la réussite pour le futur. 

 

Question : Vous avez été impliqués dans la campagne d’implantation de l’UPR, quel jugement faites-vous de l’action du parti ? 

Hammoud Ould Ely : L’union pour la république (UPR) va bientôt tenir les assises de son premier congrès. Il s’agit pour ce Parti d’un événement politique important surtout après une implantation exemplaire marquée par un afflux massif des populations adhérentes. 

Il s’agit aussi d’une occasion qui permettra au Parti de constituer toutes ces instances régulières. Il réfléchira sans doute sur les critères objectifs qui constitueront la base de ses  prochaines investitures ainsi que  pour le choix de ses futurs responsables. 

Parmi ces critères il importe de prendre désormais en considération le niveau intellectuel, l’âge et l’expérience politique pour éviter les écueils du passe. Ce congrès sera un congrès constitutif pour le parti UPR, donc un congrès historique.

Source : La Tribune n°506


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