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Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

30052010



Entreprenariat culturel !
La culture   était  au rendez vous la semaine passée. Il est question  du débat télévisé El Houkouma Vi  el Mizane signifiant  littéralement le gouvernement dans la balance et  auquel était conviée l’actuelle ministre de la culture.
Ce  débat était, tout simplement,  désorienté  voire orienté vers d’autres  sujets qui ne sont  guère, je le reconnais,   moins importants  que ceux  de la promotion de la culture dans le pays.
 En  un mot, la  ‘ministre ’ de la culture  semble se  démerder  afin de  mettre en place une stratégie nationale traitant de la culture.
Certes, je n’ai pas eu l’occasion de me procurer une copie de cette stratégie, toutefois,  à travers ledit débat, une idée a attiré mon attention.
Il s’agit  là, d’un cas révélé, argué, bien sûr,  par  un intervenant dévoué.  C’est celui d’un jeune qui a déjà eu un prix d’excellence dans un concours artistique organisé localement. Cependant, ce même  jeune, et   après  des années de galères et de recherches d’emploi en vain, était  dans l’obligation de participer  à  un concours de recrutement  ‘organisé’ par la police. Il est présentement dans un domaine loin de tout  ce qui est culturel. 
En guise de réponse, madame la ministre a précisé qu’un artiste est amené à  être un policier ou exercer un autre métier tout en développant ses compétences. Cette  réponse demeure, à mon avis,  peu convaincante, étant donné que la promotion de la culture mauritanienne  et l’insertion des hommes et femmes  de culture   fait, évidement, défaut. 
Je voudrais dire  par là que notre jeunesse spécifiquement artistique  est à la merci du besoin.     
Devant la forte densité démographique liée aux aspects économiques, les zones urbaines  ont un problème  récurrent de chômage et de pauvreté   affectant  notamment  les artistes et les créateurs jeunes et femmes. Le taux de chômage avoisine les 33%.
En effet, la moitié de la population du pays est constituée des  femmes,  plus de 70% de celle-ci  est composée de jeunes.
Croyez moi, ils sont nombreux les créateurs artistiques parmi ces jeunes. Ou se trouvent-ils ? Qui  les rend  visibles ? Ils se regroupent, en grande partie,  au  centre culturel français. Honte aux pays des poètes et de multiculturalisme mal exploité. Le festival Essalam alaikoum en est une illustration frappante.
Néanmoins, je l’avoue, des tentatives de la promotion des jeunes deviennent de plus en plus ‘perceptibles’. Ainsi, désormais,   le discours officiel est orienté vers la prise en compte de leurs  préoccupations.   
 Retraçons, par ailleurs, succinctement,  la situation culturelle  dans les villes mauritaniennes.
Aucune structure de base permettant l’épanouissement  de  cette  jeunesse.  Notons, la quasi inexistence des maisons de jeunes, de centres de  formation et de lieu d’exposition artistique.
Cependant, des associations œuvrant dans le domaine artistique  notamment la peinture, la sculpture, la musique    s’organisent pour stimuler leurs créativités. Ce qui leur manque c’est justement  des mécanismes d’insertion leur permettant de vivre de leurs créativités.
Pour ce qui est de la Communauté Urbaine de Nouakchott, et les autres collectivités territoriales,  les ressources sont, pratiquement, insuffisantes.  Loin de là. L’Etat   a  transféré  des compétences sans pour autant transférer les moyens. En revanche, la politique de la promotion de la culture de la CUN et certaines communes, qui se comptent sur les bouts   du doigt,  est manifeste  par des subventions accordées aux associations culturelles. Toutefois, le seul moyen  demeure, sans contraste,  le déclenchement des procédures de financement  assurant la promotion de la culture dans la métropole de Nouakchott et les autres lieux de haute  concentration urbanistique.
m_barrada@yahoo.fr
Source : La Tribune n°503




Le Hakem de M’Bagne interdit l’ouverture du forage de Niabina.

30052010

 

  Décidément, les populations de Niabina et de M’Bahé ne comprennent pas le comportement du  premier responsable administratif du département à leur égard. 

En effet, après avoir ordonné l’arrêt des travaux du forage que partage les deux villages faute d’autorisation (en Août 2009), le Hakem revient à la charge en interdisant cette fois-ci les  branchements sociaux pour les populations en cette période de canicule dans la zone qui d’ailleurs a fait des décès. 

A souligner que ledit forage est l’œuvre d’une bonne volonté du département expatrié en Hollande, qui d’ailleurs a fait d’autres actions volontaires dans la zone, et mériterait les récompenses des autorités au sommet de l’Etat au lieu de saper ses entreprises. 

Le forage en question est situé entre les deux villages susmentionnés, il constitue une extension pour les habitants de Niabina qui en avaient un mais n’alimentait pas tout le village. Une tuyauterie d’un kilomètre a été entamée aboutissant à des raccordements sociaux pour les populations, c’est ainsi que  le gérant du premier forage (un commerçant et homme d’affaires de  Niabina) a porté plainte auprès du Hakem pour signifier que les gérants de la nouvelle extension vont empiéter sur ses tuyaux de canalisation voire les casser ou y provoquer des dégâts. Alors que les autres affirment que les tuyaux étaient le fruit de leur cotisation, les habitants des quartiers avaient pris en charge l’achat de la tuyauterie pour les raccordements. Elles ajoutent qu’elles ne comprennent pas cette décision hasardeuse et impopulaire du Hakem de
la Moughata’a qui au lieu d’encourager les bons donateurs cherche à contrecarrer leurs entreprises. 

Ces populations sont stupéfaites devant cette décision surtout en cette période de bouffées de chaleur accablante qui d’ailleurs a fait ses premières victimes chez des personnes âgées dans le département pendant laquelle les populations ont cruellement besoin du liquide précieux. 

 SY DJIBO

Source : www.barrada.unblog.fr







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