Lettre ouverte

17 05 2010

        

A Monsieur le Président de
la République

 

Je suis un citoyen…j’espère comme les autres, avec son histoire, ses convictions et ses espoirs. Mes convictions sont celles de beaucoup d’autres qui s’efforcent de croire que quelque chose peut changer dans ce pays ou que quelque chose doit changer afin que la loi soit la même pour tous et que nul ne soit assez puissant pour imposer aux autres l’idée qu’il se fait de
la Mauritanie. Mais mes convictions se heurtent à mon histoire.

 

Une histoire qui débute  il y a un peu plus d’une année, en janvier de l’année dernière. Un voisin, riche commerçant me signifie plus de deux mois après le décès  de mon père que la maison familiale située au cœur du marché central de Nouadhibou, est sa propriété, prétendant l’avoir achetée il y a plus de quinze ans  en 1999 d’un autre qui lui, l’aurait achetée en 1994 et qu’il y avait laissé mon père comme locataire.

 

L’affaire passe devant les tribunaux. Un an d’attente puis une première audience. Les deux parties sont entendues. Le dossier est en délibéré pour le 23Février 20 10 .Et c’est  là que s’arrête ma compréhension des choses. . Le 03 au matin le commerçant accompagne un garde pour me remettre la convocation à l’audience.  Je mets cela sur le compte d’une maladresse administrative.

 

 Le 04 Mars je vais à l’audience avec le reste de ma famille  pour le verdict .Curieusement le dossier est relancé car une lettre venant de la wilaya  et datée du 3Mars confirme sur la base d’une lettre du service des  Domaines datée elle du 4 Mars que le commerçant est le propriétaire de la maison ! Alors que dés le début nous sommes allés plusieurs fois vérifier le registre des domaines pour avoir le coeur net. Seul le nom du défunt y figurait. Brusquement deux lettres… une de la wilaya et une des Domaines arrachées de justesse par je ne sais quelle magie pendant que nous nous patientons sous l’ombre de la salle d’audience l’arrivée du juge. Celui ci fera son jugement  sur la base de celles ci, nonobstant les irrégularités manifestes citées ci-dessous: 

 

1-La wilaya interfère sur un dossier de justice et prend position prétextant avoir reçu une correspondance du service des domaines. Sauf que la lettre de la wilaya est datée du 03 Mars alors que celle des domaines est elle du 04 Mars !

 

2-Au cours du jugement, la partie adverse a présenté successivement deux (2) permis d’occuper présentant des différences notoires : l’un est signé mais sans cachet et le 2ème a un cachet mais sans signature et portant des ratures sur la date écrite à la main.

 

3-Le chef de service des Domaines a reconnu avoir ajouté de nouvelles inscriptions sur le registre sur la base d’une simple présentation de documents alors qu’il savait que l’affaire est pendante en justice ; ce qui constitue une violation grave des procédures administratives et laisse supposer l’existence d’une manœuvre en vue de déformer la vérité.

 

4-Tout au long de la procédure judiciaire, le prétendu « 1er acheteur « n’a jamais été convoqué ni entendu.    

 

5-De 1994 à 2009 le prétendant n’a jamais signé le moindre contrat de Bail, n’a jamais manifesté la moindre présence physique sur les lieux, n’a aucune preuve matérielle attestant que le défunt était un locataire dans sa propre maison en dehors de quelques reçus écrits, signés et conservés par lui .Et cela pendant 15ans ! 15ans durant lesquels le « locataire » en plus payait pour lui les impôts sur l’habitat !!!

 

15ans sans que ni lui ni le « 1er acheteur » ne daignent faire le moindre enregistrement au Domaines et qu’il faille attendre le mois d’Avril 2010 -vers la fin des auditions- pour aller obliger le Mr des Domaines à ajouter de nouvelles inscriptions !

 

6-Manifestement au niveau de la wilaya et des Domaines il y’a usage de faux en écriture mais l’on me signifie qu’on ne peut poursuivre les représentants de l’administration et qu’il faut plutôt adresser une plainte à la direction centrale des Domaines!!

 

                                                                                                       

 

 Là, mes convictions vacillent et je me renvoie l’image de la fragilité  de ceux qui n’ont pas l’administration avec eux et du peu de cas que certains, toujours se font du Droit et de la légalité dans ce pays.

 

Mr le président, je porte cette affaire à votre connaissance pour espérer ne pas être obligé de croire que certaines administrations refusent de s’inscrire sur les grands principes de moralisation de la vie publique nationale. C »est mon espoir et celui de tous ceux qui, continuent encore toujours de subir l’implacable loi de la justice des plus forts …

Très haute considération

Ibrahima Falilou Professeur


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