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Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

17052010

Les idéologies en Mauritanie ? 

 Je reviens volontairement sur l’émission  de la TVM : le Club,  dont les invités étaient respectivement Echbih Ould  Cheikh Malainie du Front populaire, Ould Koulam du Parti  islamiste Tawassoul , un représentant du parti nationaliste Sawab,  un délégué du parti  au pouvoir UPR et un autre chef de file d’un parti  nationaliste. Il était question des enjeux idéologiques en Mauritanie face à la mondialisation. Dans cette lancée, les idéologies  islamistes et nationalistes ont été  largement débattues  Sur fond d’argument, bien que ce ne fût pas dit publiquement, l’allégeance des partis nationalistes vis-à-vis de Mouamar Kaddafi a été, implicitement, évoquée. 

L’échec des islamistes au soudan et la corruption de sa classe étaient un autre argument martelé par des nationalistes à l’encontre de l’islamisme mauritanien politisé. 

Ainsi, les invités des partis nationalistes craignent fortement la montée et la domination du Parti au pouvoir. Ils s’expliquaient  ainsi : à moins d’un an, le nombre, d’adhérents du nouveau parti de l’UPR, a galopé d’une manière irrationnelle  alors que l’ancien parti au pouvoir PRDS  a été affecté par   une chute libre du nombre de ses adeptes, telle chute  interprétée par le fait, que les anciens dirigeants dudit parti ont changé de camp. Ce qui dénote d’un recul, incontestable, marqué par l’affaiblissent d’élément régulateur de l’action politique.    

Echbih Ould  Cheikh Malainine, quant à lui,  a affirmé que le monde est dominé par une seule idéologie, c’est celle  de la mondialisation dévastatrice  qui est à la  recherche permanente  des intérêts souvent égoïstes. Et de poursuivre, l’ennemi numéro un  du chef de file de cette  globalisation à l’échelle planétaire , à travers l’alliance contre nature de deux courants diamétralement opposés notamment  chrétien et sioniste,  toutefois, complémentaires, est l’islam et les pays musulmans 

‘‘Introspectivement’’, les idéologies de chez nous  ont été  souvent le fruit de la recherche d’une identité spécifique à un groupe bien déterminé de la société. Les ultranationalistes étaient et ils sont  dans l’obligation de prouver l’arabité du pays, les panafricanistes, les chefs de clans  et les abolitionnistes de l’esclavage luttent pour imposer les intérêts des populations dont elles sont issues.
Résultat : des divisions d’ordre national. Citons en partie, celles concernant les programmes de l’enseignement et les langues qui devraient être adoptées pour développer le système éducatif. L’accent était  mis alors sur l’imposition des programmes au détriment de la qualité. La conséquence était frappante : l’affaiblissement de l’Etat moderne à travers  la ‘fragmentation’  et  le sabotage  du  système éducatif.
 Néanmoins, avec la mondialisation, le pays a subi des mutations  modernistes dictées par la loi des marchés et les intérêts des superpuissances. Ce qui a renforcé, évidement,  la position  de la bourgeoisie compradore et le pouvoir d’une minorité dirigeante qui demeure fortement  inhibée de l’idéologie ethnico-tribale ou…. 

Il est clair, que le  peuple mauritanien était et continue d’être exploité par une minorité qui façonne sa réalité selon ses besoins de domination électoraliste ou clanique. Bien que la majorité soit convaincue du discours familial, tribal et ethnique, elle est dupée par des idées destructrices qui mènent directement vers l’anéantissement étatique. Et comme l’écrivait un universitaire « le discours sur l’identité, celui de l’arabité ou de la négritude, n’est en fait qu’une réaction a une question elle-même faussée qui ne demande pas quelle est ton identité ? Mais quelle est ta différence ? ».
L’idéologie communiste ou socio-démocrate   interventionniste serait-elle alors la solution ? Ou faut-il une émancipation permettant la maturité nécessaire pour agir en tant que musulman humaniste?

A  cet égard, « l‘avenir de l’ islam se pose en des termes très simples et très clairs : ou bien il entrera dans l’avenir à reculons, les yeux fixés sur le passé, rabâchant des commentaires, sur des problèmes juridiques qui se posaient aux temps des Omeyyades et des Abbassides ; ou bien il se montrera capable de résoudre le problème d’ un nouveau modèle de croissance, et il reprendra son vol victorieux comme au temps où il résolvait, au premier siècle de l’ Hégire, les problèmes posés par la décadence des deux empires de Byzance et de Perse .», expliquait déjà Roger Garaudy intellectuel Français converti à l’islam. 

 m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°501




Faits divers de la Tribune

17052010

 

La fête tourne au vinaigre 

Jeudi soir, aux environs de minuit, des couples dansaient allègrement dans un grand salon chez Oumar S. celui-ci les avaient invités à l’occasion de sa réconciliation avec sa femme qui l’avait quitté six mois plus tôt suite à une question de jalousie.  

Tandis que les invités se laissaient emporter par la joie des retrouvailles, un fou ivre, habillé en lambeaux, fait irruption dans la salle. Les danseurs se ruent vers la porte.    Elle est fermée à clé de l’extérieur.  Le monde se précipite vers les trois fenêtres! Là encore impossible de sortir : les grilles barrent la route! Le fou détruit  tout sur son passage. La chaîne de musique et les disques CD sont endommagés. Il éteint la lumière. La scène prend une autre dimension. Les femmes ne cessent de crier et de pleurer, les hommes ne savent plus quoi faire. Deux hommes tentent de l’immobiliser. Impossible! Le fou est aussi puissant qu’il arrive à les défier. Après un « long » quart d’heure, la porte est ouverte par un voisin alerté par les cris des enfants devant la maison. Les parents du fou qui étaient à sa recherche depuis le matin, le reconnaissent au milieu de la foule. Ils veulent l’amener, les danseurs s’interposent. « Nous allons partir à la police » lance l’un d’eux dont la femme est blessée à la tête, dans l’affrontement. Des hommes de bonne volonté interviennent et règlent l’affaire à l’amiable. Selon des enfants interrogés, le fou a été introduit dans le salon par un groupe d’enfants qu’Oumar avait empêché d’entrer dans la maison. Et c’est leur chef d’ailleurs qui a fermé la porte à clé de l’extérieur. Mais heureusement qu’il n’est pas parti avec la clé. Tout revient dans l’ordre, mais nul n’a plus envie de danser. Cette scène a lieu au secteur de Mellah, jeudi dernier. 

Une histoire de véhicule volé 

Arrêté suite à une affaire de véhicule volé, S.EL.Zaid de nationalité marocaine a bénéficié d’une liberté provisoire en attendant d’être traduit devant la justice très prochainement a-t-on appris de sources judiciaires. 

Il est accusé par un Egyptien résidant en Gambie d’avoir volé son véhicule qu’il a liquidé à Nouakchott à un Mauritanien à un montant de 11millions d’ouguiyas. 

C’est suite à la plainte déposée que l’enquête a été confiée à la section PJ du Commissariat de police de Tevragh Zeina I où elle a été dirigée par le Commissaire. Selon une source policière l’enquête a donné des résultats qui ne soulagent pas S.EL.Zaid. 

D’autre part, le cas de l’accusé tend à se compliquer suite à son évasion lors de sa garde à vue au commissariat avant d’être délogé alors qu’il avait élu refuge dans un hangar dans la zone ouest de Dar Naim. 

Lors de son audition, il a souligné qu’il avait payé la voiture en Espagne et il l’a envoyée en Mauritanie via
la Gambie. Et c’est après sa vente qu’il a su qu’elle fait partie d’un lot de voitures recherchées par Interpol.
 

Lors de l’investigation, le mauritanien qui avait payé la voiture est retrouvé et ne détenant aucun papier relatif à l’achat du véhicule, il a été entendu puis déferré  avant d’être incarcéré au pénitencier de Dar Naim a indiqué une source policière. 

Informée par ses amis que son unique fils est entre les mains de la justice mauritanienne suite à l’histoire d’un véhicule volé, la mère de S.EL.Zaid débarque dare-dare  du Maroc. Elle rembourse au mauritanien une partie de son argent (à peu près 8.000.000um) et promet de donner le reste sous peu de temps, mais le véhicule est toujours immobilisé au parquet, car la justice demande à ce qu’il présente des pièces et documents qui attestent qu’il l’a payée. L’histoire est loin d’être clôturée parce qu’elle est aussi compliquée! 

  

  

Le verdict de la cour correctionnelle 

La cour correctionnelle s’est réunie mercredi 5 et jeudi6 Mai 2010  pour étudier un lot de dossiers dont celui de l’agent de police qui avait giflé et insulté le commissaire de police, patron du commissariat spécial de la police judiciaire, il y de cela quelques jours. 

L’agent de police a été jugé après avoir été envoyé en prison. C’est le mercredi 5 Mai qu’il devait entendre son verdict. Condamné à 1 mois de prison ferme plus une amende de 5.000 UM et 15.000 UM de frais de justice. Lors de la proclamation du verdict le Président de la cour correctionnelle a longuement parlé de la gravité de son geste (gifles infligées), des propos (sale esclave) qu’il a tenus et de son comportement (dépassement) vis-à-vis de son supérieur. Parlant même de la violation de la loi. C’était en présence de quelques officiers de la police qui n’ont pas caché leur satisfaction. Peut-être une leçon pour les autres? 

  

Un multirécidiviste revient avec force! 

Certains le croyaient mort comme le Rouge, Beck, Séga, Cheikhou, Boy Bâ,  M’Bareck L, connu sous le sobriquet de M’B19 fait parler de lui. Cette fois-ci, il  revient avec force sur le terrain et récupère ses troupes, fait des descentes musclées dans certaines Moughataa de
la Capitale. En une semaine, 19 – comme l’appellent ses proches –  et ses lieutenants  violent quatre jeunes filles et mènent six opérations de vol à main armée dans les quartiers d’Arafat, Riad, Nezaha et les nouveaux lots d’El Mina qui se trouvent à quelques mètres du marché du bétail.
 

Dans ces quartiers, aucune fille n’ose sortir après le coucher du soleil. Les hommes possédant de l’argent et des téléphones portables ne sont point épargnés. Avec sa force de lion, 19 ne recule devant personne. Encore jeune, il affrontait les policiers. Il leur fallait beaucoup de renforts pour le neutraliser. D’ailleurs c’est lors d’un accrochage à
la Médina R en septembre1998 avec la police qu’il a perdu son index gauche et depuis ses amis l’ont surnommé 19. Selon des sources policières, M’B 19 a été déferré 7 fois suite à des cas de viols, de vols et d’arnaques puis emprisonné 5 fois à des peines allant de 3 à 4 ans avec des amendes. Il n’a jamais été inculpé dans des affaires de consommation de chanvre indien ni de drogue selon les mêmes sources. A savoir que 19 et ses lieutenants sont activement recherchés par des brigades de recherche de la police. Ils font l’objet de plusieurs plaintes déposées par les parents des victimes.
 

 




Point de presse de SOS Escalves :

17052010

 

 Les fugitifs de kaédi, les dockers…. 

 

 

 

Au debut du moiss de mais,  la representation de SOS Esclaves à Kaédi a revelé le cas d’esclaves « fugitifs. »  Il s’agit d’une sourde muette, Kroumniya et ses cinq enfants. Leurs maitres, selon SOS esclave, sont les Ehel Ethmane Zaghoura de la tribu des kountas. 

« les fugitifs » sont actuellment entre les mains de Alioune Ould Manza, ancien député de Kaedi. 

 

La mission de SOS Esclaves qui s’était rendue dans la capitale du Gorgol pour suivre ce cas a  publié le  09 mais un rapport portant « cas d’esclavage dans la localité de Rweibina. » Dans le rapport, il est  présenté « la repartition des esclaves entre les membres de la famille Ehel Ethmane. » Il est aussi signalé qu’il s’agit « d’esclaves detenus par héritage, c’est-à-dire leur grand-mère était detenue par cette famille et décedée entre leurs mains.» 

Le rapport décrit les circonstance de la fuite des esclaves. 

Concernant leur situation actuelle, il est ecrit: « les fugitifs se trouvent dans une situation déplorable. Ils sont ignorants, analphabetes et très pauvres. Les traces des tortures sont visibles sur leurs corps. L’Etat les a abandonnés à Kebbé (quartier de Kaédi) sans rien, dans la pauvreté et l’ignorence sans que leurs maitres soient punis ni meme sanctionnés ou blamés pour ce fait inhumain. Ces esclaves revendiquent avec insistance leurs droits. Leur mère est muette parcequ’un jour, elle était partie garder les chèvres. Au retour elle avait très soif. N’ayant rien à boire, elle a avaler de la graisse. Elle est tombée malade et est devenue muette et sourde. Les fugitifs ne disposent d’aucu nactes d’etat civil. La mère, sourde et muette serait agée de 50 ans. Les enfant, entre 12 et 25 ans. » 

 

Le 15 mai, à Nouakchott, SOS Esclaves a organisé un point de presse sur l’affaire de kaédi. Boubacar Ould Mohamed sécretaire général de l’ONG, après avoir rappelé les faits, a indiqué que « ce cas doit etre revelé à tous, « tout le monde doit savoir que si au Sénégal, l’esclavage a été declaré crime contre l’humanité, à coté, il y a ces pratiques malgré le vote d’une loi. » 

Boubacar Ould Messoud, president de SOS esclaves a parlé du cas des dockers manifestant à Nouakchott pour une augmentation de leur paie au tonnage. Pour Ould Messoud : « le mepris des autorité et la repression violente des manifestations de ces docker est dangereuse car elle pousse un groupe social aux extremes. » 

Le president de SOS esclave a denoncé l’indifférence des autorité. Il a noté que depuis le vote de la loi reprimant les pratiques esclavagiste, il n’y a eu aucune jurisprudence. 

« Meme les indemnisations acceptées par les victimes ne sont pas payées comme à Néma où nous avons detecté sept cas » a dit Ould Messoud. La zone de Néma, Bassiknou « où le pouvoir se dilue dans la puisance des féodalités familiales. 

Boubacr Ould Messoud a parlé des cas de victimes d’esclavage dont les maitres seraient de l’autre coté de la frontièe, au Mali. « J’ai une fois posé ce problème au president de
la République, avant son élection, il m’a repondu par uen boutade  demandant l’ouverture d’une section SOS Esclaves au Mali » a dit Ould Messoud. Sur ce sujet, « le commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire a, lui, dit avoir adressé une lettre au gouvernement malien. » 

La loi de 2007 portant criminalisation des pretiques esclavagistes ne permet pas aux associations de se porter partie civile pour défendre les victimes. « La loi sur les enfant permet à la société civile de se poter partie civile car les enfants sont incapables. Les esclaves aussi le sont, donc nous militons pour un amendement de cette loi. Autrement, il y aura toujours un face à face entre la puissance publique et les maitre d’une part et des esclaves analphabèt, vulnérables d’autre part » a dit Ould Messoud.

Source : La Tribune n°501




Lettre ouverte

17052010

        

A Monsieur le Président de
la République

 

Je suis un citoyen…j’espère comme les autres, avec son histoire, ses convictions et ses espoirs. Mes convictions sont celles de beaucoup d’autres qui s’efforcent de croire que quelque chose peut changer dans ce pays ou que quelque chose doit changer afin que la loi soit la même pour tous et que nul ne soit assez puissant pour imposer aux autres l’idée qu’il se fait de
la Mauritanie. Mais mes convictions se heurtent à mon histoire.

 

Une histoire qui débute  il y a un peu plus d’une année, en janvier de l’année dernière. Un voisin, riche commerçant me signifie plus de deux mois après le décès  de mon père que la maison familiale située au cœur du marché central de Nouadhibou, est sa propriété, prétendant l’avoir achetée il y a plus de quinze ans  en 1999 d’un autre qui lui, l’aurait achetée en 1994 et qu’il y avait laissé mon père comme locataire.

 

L’affaire passe devant les tribunaux. Un an d’attente puis une première audience. Les deux parties sont entendues. Le dossier est en délibéré pour le 23Février 20 10 .Et c’est  là que s’arrête ma compréhension des choses. . Le 03 au matin le commerçant accompagne un garde pour me remettre la convocation à l’audience.  Je mets cela sur le compte d’une maladresse administrative.

 

 Le 04 Mars je vais à l’audience avec le reste de ma famille  pour le verdict .Curieusement le dossier est relancé car une lettre venant de la wilaya  et datée du 3Mars confirme sur la base d’une lettre du service des  Domaines datée elle du 4 Mars que le commerçant est le propriétaire de la maison ! Alors que dés le début nous sommes allés plusieurs fois vérifier le registre des domaines pour avoir le coeur net. Seul le nom du défunt y figurait. Brusquement deux lettres… une de la wilaya et une des Domaines arrachées de justesse par je ne sais quelle magie pendant que nous nous patientons sous l’ombre de la salle d’audience l’arrivée du juge. Celui ci fera son jugement  sur la base de celles ci, nonobstant les irrégularités manifestes citées ci-dessous: 

 

1-La wilaya interfère sur un dossier de justice et prend position prétextant avoir reçu une correspondance du service des domaines. Sauf que la lettre de la wilaya est datée du 03 Mars alors que celle des domaines est elle du 04 Mars !

 

2-Au cours du jugement, la partie adverse a présenté successivement deux (2) permis d’occuper présentant des différences notoires : l’un est signé mais sans cachet et le 2ème a un cachet mais sans signature et portant des ratures sur la date écrite à la main.

 

3-Le chef de service des Domaines a reconnu avoir ajouté de nouvelles inscriptions sur le registre sur la base d’une simple présentation de documents alors qu’il savait que l’affaire est pendante en justice ; ce qui constitue une violation grave des procédures administratives et laisse supposer l’existence d’une manœuvre en vue de déformer la vérité.

 

4-Tout au long de la procédure judiciaire, le prétendu « 1er acheteur « n’a jamais été convoqué ni entendu.    

 

5-De 1994 à 2009 le prétendant n’a jamais signé le moindre contrat de Bail, n’a jamais manifesté la moindre présence physique sur les lieux, n’a aucune preuve matérielle attestant que le défunt était un locataire dans sa propre maison en dehors de quelques reçus écrits, signés et conservés par lui .Et cela pendant 15ans ! 15ans durant lesquels le « locataire » en plus payait pour lui les impôts sur l’habitat !!!

 

15ans sans que ni lui ni le « 1er acheteur » ne daignent faire le moindre enregistrement au Domaines et qu’il faille attendre le mois d’Avril 2010 -vers la fin des auditions- pour aller obliger le Mr des Domaines à ajouter de nouvelles inscriptions !

 

6-Manifestement au niveau de la wilaya et des Domaines il y’a usage de faux en écriture mais l’on me signifie qu’on ne peut poursuivre les représentants de l’administration et qu’il faut plutôt adresser une plainte à la direction centrale des Domaines!!

 

                                                                                                       

 

 Là, mes convictions vacillent et je me renvoie l’image de la fragilité  de ceux qui n’ont pas l’administration avec eux et du peu de cas que certains, toujours se font du Droit et de la légalité dans ce pays.

 

Mr le président, je porte cette affaire à votre connaissance pour espérer ne pas être obligé de croire que certaines administrations refusent de s’inscrire sur les grands principes de moralisation de la vie publique nationale. C »est mon espoir et celui de tous ceux qui, continuent encore toujours de subir l’implacable loi de la justice des plus forts …

Très haute considération

Ibrahima Falilou Professeur




La fête tourne au vinaigre

17052010

 

Jeudi soir, aux environs de minuit, des couples dansaient allègrement dans un grand salon chez Oumar S. celui-ci les avaient invités à l’occasion de sa réconciliation avec sa femme qui l’avait quitté six mois plus tôt suite à une question de jalousie.  

Tandis que les invités se laissaient emporter par la joie des retrouvailles, un fou ivre, habillé en lambeaux, fait irruption dans la salle. Les danseurs se ruent vers la porte.    Elle est fermée à clé de l’extérieur.  Le monde se précipite vers les trois fenêtres! Là encore impossible de sortir : les grilles barrent la route! Le fou détruit  tout sur son passage. La chaîne de musique et les disques CD sont endommagés. Il éteint la lumière. La scène prend une autre dimension. Les femmes ne cessent de crier et de pleurer, les hommes ne savent plus quoi faire. Deux hommes tentent de l’immobiliser. Impossible! Le fou est aussi puissant qu’il arrive à les défier. Après un « long » quart d’heure, la porte est ouverte par un voisin alerté par les cris des enfants devant la maison. Les parents du fou qui étaient à sa recherche depuis le matin, le reconnaissent au milieu de la foule. Ils veulent l’amener, les danseurs s’interposent. « Nous allons partir à la police » lance l’un d’eux dont la femme est blessée à la tête, dans l’affrontement. Des hommes de bonne volonté interviennent et règlent l’affaire à l’amiable. Selon des enfants interrogés, le fou a été introduit dans le salon par un groupe d’enfants qu’Oumar avait empêché d’entrer dans la maison. Et c’est leur chef d’ailleurs qui a fermé la porte à clé de l’extérieur. Mais heureusement qu’il n’est pas parti avec la clé. Tout revient dans l’ordre, mais nul n’a plus envie de danser. Cette scène a lieu au secteur de Mellah, jeudi dernier. 

Une histoire de véhicule volé 

Arrêté suite à une affaire de véhicule volé, S.EL.Zaid de nationalité marocaine a bénéficié d’une liberté provisoire en attendant d’être traduit devant la justice très prochainement a-t-on appris de sources judiciaires. 

Il est accusé par un Egyptien résidant en Gambie d’avoir volé son véhicule qu’il a liquidé à Nouakchott à un Mauritanien à un montant de 11millions d’ouguiyas. 

C’est suite à la plainte déposée que l’enquête a été confiée à la section PJ du Commissariat de police de Tevragh Zeina I où elle a été dirigée par le Commissaire. Selon une source policière l’enquête a donné des résultats qui ne soulagent pas S.EL.Zaid. 

D’autre part, le cas de l’accusé tend à se compliquer suite à son évasion lors de sa garde à vue au commissariat avant d’être délogé alors qu’il avait élu refuge dans un hangar dans la zone ouest de Dar Naim. 

Lors de son audition, il a souligné qu’il avait payé la voiture en Espagne et il l’a envoyée en Mauritanie via
la Gambie. Et c’est après sa vente qu’il a su qu’elle fait partie d’un lot de voitures recherchées par Interpol.
 

Lors de l’investigation, le mauritanien qui avait payé la voiture est retrouvé et ne détenant aucun papier relatif à l’achat du véhicule, il a été entendu puis déferré  avant d’être incarcéré au pénitencier de Dar Naim a indiqué une source policière. 

Informée par ses amis que son unique fils est entre les mains de la justice mauritanienne suite à l’histoire d’un véhicule volé, la mère de S.EL.Zaid débarque dare-dare  du Maroc. Elle rembourse au mauritanien une partie de son argent (à peu près 8.000.000um) et promet de donner le reste sous peu de temps, mais le véhicule est toujours immobilisé au parquet, car la justice demande à ce qu’il présente des pièces et documents qui attestent qu’il l’a payée. L’histoire est loin d’être clôturée parce qu’elle est aussi compliquée! 

  

  

Le verdict de la cour correctionnelle 

La cour correctionnelle s’est réunie mercredi 5 et jeudi6 Mai 2010  pour étudier un lot de dossiers dont celui de l’agent de police qui avait giflé et insulté le commissaire de police, patron du commissariat spécial de la police judiciaire, il y de cela quelques jours. 

L’agent de police a été jugé après avoir été envoyé en prison. C’est le mercredi 5 Mai qu’il devait entendre son verdict. Condamné à 1 mois de prison ferme plus une amende de 5.000 UM et 15.000 UM de frais de justice. Lors de la proclamation du verdict le Président de la cour correctionnelle a longuement parlé de la gravité de son geste (gifles infligées), des propos (sale esclave) qu’il a tenus et de son comportement (dépassement) vis-à-vis de son supérieur. Parlant même de la violation de la loi. C’était en présence de quelques officiers de la police qui n’ont pas caché leur satisfaction. Peut-être une leçon pour les autres? 

  

Un multirécidiviste revient avec force! 

Certains le croyaient mort comme le Rouge, Beck, Séga, Cheikhou, Boy Bâ,  M’Bareck L, connu sous le sobriquet de M’B19 fait parler de lui. Cette fois-ci, il  revient avec force sur le terrain et récupère ses troupes, fait des descentes musclées dans certaines Moughataa de
la Capitale. En une semaine, 19 – comme l’appellent ses proches –  et ses lieutenants  violent quatre jeunes filles et mènent six opérations de vol à main armée dans les quartiers d’Arafat, Riad, Nezaha et les nouveaux lots d’El Mina qui se trouvent à quelques mètres du marché du bétail.
 

Dans ces quartiers, aucune fille n’ose sortir après le coucher du soleil. Les hommes possédant de l’argent et des téléphones portables ne sont point épargnés. Avec sa force de lion, 19 ne recule devant personne. Encore jeune, il affrontait les policiers. Il leur fallait beaucoup de renforts pour le neutraliser. D’ailleurs c’est lors d’un accrochage à
la Médina R en septembre1998 avec la police qu’il a perdu son index gauche et depuis ses amis l’ont surnommé 19. Selon des sources policières, M’B 19 a été déferré 7 fois suite à des cas de viols, de vols et d’arnaques puis emprisonné 5 fois à des peines allant de 3 à 4 ans avec des amendes. Il n’a jamais été inculpé dans des affaires de consommation de chanvre indien ni de drogue selon les mêmes sources. A savoir que 19 et ses lieutenants sont activement recherchés par des brigades de recherche de la police. Ils font l’objet de plusieurs plaintes déposées par les parents des victimes.

Source : La Tribune n°501




Edito de la Tribune Par Mohamed Fall Ould Oumère

17052010

Cette semaine s’ouvre le procès des salafistes jihadistes. Le deuxième du genre, si l’on compte celui, bâclé, de juillet 2007.

‘Bâclé’ pour n’avoir pas permis de faire le procès de l’idéologie et d’apporter la contradiction à ses adeptes. Pour avoir été fait dans une atmosphère de fausses retrouvailles, de fausses réconciliations, de fausse indulgence. Pour avoir laissé croire qu’on était en face de justiciables «normaux»…

Ce n’est pas pour rien que l’on retrouvera la plupart des «acquittés» de ce premier procès au cœur de l’action criminelle qui devait frapper le pays dès les semaines qui suivront. Au moment où on l’attendait le moins.

Cela commence le 24 décembre 2007 aux environs d’Aleg avec l’assassinat de quatre touristes français. Comme par hasard, le jour de Noël.

Trois jours après, un commando jihadiste est pris en chasse par une voiture de l’Armée aux environs de Ghallawiya. Embuscade qui fait trois morts, tous les occupants du véhicule de l’Armée nationale. C’était le 27 décembre 2007.

Puis vinrent les folles semaines de Nouakchott. Attaque de l’ambassade d’Israël et de la boîte de nuit VIP qui la jouxte en plein cœur de la ville (1er février 2008). Cavale de Sidi Ould Sidina, l’un des présumés assassins d’Aleg, qui a fui du Palais de justice sans gros efforts. Echanges de tirs dans la ville pendant les semaines qui suivent. Puis la grande campagne d’avril. Enfin des résultats que le Général Mohamed Ould Ghazwani, directeur à l’époque de la sûreté nationale, pouvait présenter aux autorités politiques et à la population : démantèlement de la plupart des cellules de la branche locale d’AQMI sans gros dommage (un policier tué et quelques autres blessés). Le pays s’en tire, «à moindre frais» s’aventurent certains. Oubliant tout le préjudice subi.

Quand la première attaque est déclenchée en décembre,
la Mauritanie venait d’obtenir la promesse de financement de ses projets de développement pour les trois années à venir. Le Groupe Consultatif qui s’est tenu à Paris au début de décembre, avait promis plus de trois milliards de dollars. Une première.
La Mauritanie était alors une promesse de développement, de stabilité, de sécurité et de démocratie.

L’action de quelques jeunes «perdus» (pour tout le monde) allait sérieusement compromettre cette image qui devenait la première ressource d’un pays qui n’avait que la culture de la tolérance, de la mesure, de la pratique d’un Islam humaniste des sources… qui n’avait que ça à offrir.

Avant Aleg, on avait cru que Lemghayti n’était qu’un épisode malheureux à mettre sur le compte des errements du régime d’avant août 2005. On avait cru qu’il suffisait d’être indulgent envers les activistes et coopératif avec leurs idéologues, pour éviter au pays les attaques. Qu’il suffisait de dire que le terrorisme n’existait pas pour ne pas le subir.

Même après Aleg, l’autorité politique a hésité. Préférant parler de «crime crapuleux» comme si tous les crimes ne l’étaient pas, l’autorité a nié un moment l’existence de la menace terroriste sur le pays. Et ce ne sont pas les révélations des prisonniers qui allaient l’en convaincre.

Il aura fallu l’attaque de Tourine, puis les enlèvements successifs des humanitaires espagnols et des touristes italiens pour se rendre de l’ampleur de l’implantation de AQMI dans notre pays.

Côté Armée cela s’est traduit par la mise sur pied d’unités spécialement dédiées à la lutte contre le terrorisme et incidemment les trafics dans le nord et l’est du pays. Des unités spéciales sillonnent le désert de la Maajabaat el Koubra depuis quelques mois. La zone est déclarée «zone militaire».

Mais cette lutte ne peut donner de résultats qu’avec une sérieuse prise en charge par les services des renseignements du phénomène à la base. Ce travail commence par la mobilisation des tribus sahariennes au côté des Etats qui doivent accélérer la mise en œuvre de l’action commune. Phénomène transfrontalier, le terrorisme nécessite une réponse transfrontalière.

Trêve de mésentente avec le Mali, d’exclusion du Maroc, du Sénégal de la sainte alliance anti-terroriste. La lutte contre la criminalité transfrontalière ne peut se faire que de concert.

Resteront les efforts que chaque pays devra faire à son niveau.

Reprise en main par l’autorité centrale de l’ensemble du territoire national, contrôle des passages, des points d’eau, des mouvements de population, des activités licites et illicites…

Restera surtout, le traitement que la justice consacrera à ceux qui sont jugés dans ce cadre. Depuis hier, dimanche, tous les yeux sont rivés vers le Palais de Justice de Nouakchott…




Moussa Ould Khairy président de la section du sport ASC T.Z à la Tribune

17052010


 

 

 

A une journée du terme du championnat national de D1 de football, l’arbitrage en Mauritanie est pointé du doigt par le Président de la section du sport de ASC T.Z Moussa Ould Khairi. Pour lui la rencontre déterminante entre deux clubs d’une même entité, c’est-à-dire
la Kédia et SNIM entraîne des doutes sérieux sur la rencontre puisque la défaite ou le match nul de
la SNIM contre la victoire de son club face au Dar Naim lui donnera le titre du championnat. Un titre qu’il ne veut en aucun cas laisser à
la SNIM qui a commencé à fêter vendredi dernier à Nouadhibou lors de sa victoire contre
la Concorde. Une fête qu’il a jugée, d’ailleurs, anormale vu le match difficile qui les attend à Zouerate contre
la Kédia. Le Président de la section du sport de ASC T.Z dénonce le mauvais arbitrage en Mauritanie. Par conséquent, il dit que
la FFRIM est responsable des dérapages et des tricheries des uns et des autres. Entretien.    

 

 

LT : ASC T.Z compte 42 points derrière
la SNIM 43 points à une journée de la fin du championnat. Il vous faut une victoire contre Dar Naim et espérer une défaite ou un match nul de
la SNIM contre
la Kédia. C ’est la défaite de
la Concorde face à
la SNIM à Nouadhibou qui vous a compliqué la tâche. Alors le match Kédia contre SNIM vous fait trembler. Pourquoi ?

 

 

Moussa Ould Khairy :

 

Je remercie d’abord
la Tribune pour l’occasion qu’elle m’a offerte pour m’exprimer. Je ne tremble pas. Je veux tout simplement que les choses se déroulent normalement dans ce match là. C’est la fédération qui est responsable des devoirs et des dérapages du championnat et des compétitions nationales.

 

On sait que l’arbitrage chez nous est comme le reste du monde. Il est miné par la corruption, (sourires). Mais je ne dis pas que les arbitres sont corrompus. Peut être qu’ils ont des insuffisances. Peut être qu’ils ont des affinités par ci par là. Mais pour porter un jugement de valeur, les choses doivent changer. Trop c’est trop. Notre club a été victime des acharnements de quelques arbitres. On sait qu’on nous a fait perdre un match qu’on a gagné à Nouadhibou contre justement
la SNIM. On nous a refusé un penalty clair que notre adversaire a d’ailleurs reconnu.

 

Aujourd’hui, la logique voudrait que Tevrag-Zeina soit championne.

 

Voilà, le problème de deux équipes d’une seule entité se pose. Il ne faut pas se voiler la face. Deux clubs affiliés à une même entité ! Ce qui fait que quand il y a un enjeu de dernière minute, les arrangements sont inévitables. C’est l’un des aspects qu’il faudrait revoir pour éviter d’éventuels arrangements entre les clubs. Car les clubs peuvent se soutenir entre eux pour remporter le championnat.

Les griefs que j’ai personnellement contre la fédération dont je suis membre, c’est celui du tirage au sort orienté pour soit disant arranger ou éviter aux clubs des régions de l’intérieur comme on dit des déplacements successifs. Concorde a été victime l’année dernière de ce tirage dirigé. La même chose se répète. Dernière journée, deux clubs de la même entité se rencontrent entre eux, vous-même vous pouvez imaginez ce qui peut se passer. J’ai deux joueurs qui ont évolué l’année dernière à
la SNIM qui ont dit carrément qu’il y a des magouilles je le dis haut et fort. 

 

 

Logiquement la fédération doit prendre des dispositions pour que la rencontre se déroule normalement loin de toute tricherie. Partout ailleurs dans le monde quant on constate qu’il y a arrangement entre deux clubs, ils perdent automatiquement les trois points. Ils sont même susceptibles d’être relégués en deuxième division. Il faudra qu’on respecte en Mauritanie l’esprit du règlement. Je ne peux pas emmener des sponsors, des entités importantes, à financer des sommes importantes pour qu’à la fin on se retrouve à la merci d’un arrangement entre deux clubs ou à la défaillance d’un arbitre. C’est inconcevable et inacceptable pour nous en tout cas puisque nous avons dépensé beaucoup d’argent. Pour nous, les arrangements et les tricheries et la défaillance des arbitres sont même la négation du football. Le football c’est avant tout, des surprises agréables ou désagréables. C’est le plaisir d’un retournement de match comme ça dans un esprit vraiment saint.

 

 

L.T : Suite à cette polémique, certains préfèrent un arbitrage étranger, malien ou sénégalais pour ce match entre Kédia et
la SNIM. Êtes vous pour ?

 

 

Moussa : Ecoutez ! Je suis de ceux qui pensent qu’il faut responsabiliser nos arbitres. Je pense qu’on a des arbitres très compétents. Maintenant nos arbitres doivent cesser de verser dans le régionalisme. C’est vrai qu’on a eu des arbitres, par le passé, qui ont fait honneur à
la Mauritanie.

 

Les arbitres doivent travailler pour briller, c’est tout. Pour moi, l’arbitre doit briller sur le plan international. Par conséquent, il doit respecter les règles internationales. L’arbitre ne doit pas accepter la corruption pour faire gagner une équipe. C’est inacceptable. C’est un crime. 

 

 

LT : Vous êtes apparemment furieux puisque vous pensez que
la Kédia va se laisser faire contre
la SNIM. Et la victoire de
la SNIM contre
la Kédia vous privera du titre du championnat même si vous gagnez largement contre Dar Naim.  Que comptez vous faire en tant que membre de
la  Fédération de Football de
la République Islamique de Mauritanie (FFRIM) ?

 

 

Moussa : Ecoutez ! Je ne suis pas furieux. Je dis tout simplement que tout doit se dérouler normalement. Il ne faut pas que les deux équipes essayent de s’arranger. Il n’y a pas d’arrangement dans le football. Il faut jouer, c’est tout. Ensuite, je ne parle pas ici en tant que chargé de Communication de
la FFRIM. Je parle en tant que Président du club. Je tiens
la FFRIM pour responsable des dérapages et des tricheries qui peuvent survenir dans ce match. C’est à elle de prendre les dispositions qui s’imposent pour que ce match déterminant se joue dans l’équité et la transparence.

 

Je sais que
la SNIM commence à fêter à Nouadhibou dés qu’elle a battu
la Concorde comme si le match déterminant qui leur reste à jouer ne comptait même pas. Je sais que
la Kédia n’est pas un adversaire facile à battre chez elle. Les nouakchottois disent toujours que quand on revient avec un nul de Zouerate, c’est qu’on s’en sort très bien.

 

Je pense qu’on part favori si les choses se passent normalement. Et je ne serais pas contre si
la SNIM remporte le match convenablement. Je serai le premier à féliciter l’équipe. Je remarque tout simplement qu’un match comme celui là joué entre deux clubs d’une même entité ne grandit pas le football. Dans ces conditions, ça sera un trophée entaché de tricheries.

 

 Propos recueillis par Sy Mamadou




Kroumaniya, esclave, sourde et muette

17052010

 

 

Dans un rapport de mission de SOS – esclaves daté du 9 mai 2010, il est noté : « ces esclaves revendiquent avec insistance leurs droits. Leur mère est muette parce qu’un jour (elle) était partie garder des chèvres (et) au retour (avait) très soif et ne voyait rien et a bu de la graisse et (est) tombée vite malade et (est) devenue muette et sourde… 

 

La mère dont il est question dans ce rapport s’appelle Kroumaniya. Selon l’organisation anti-esclavagiste mauritanienne, elle fait partie avec ses cinq enfants des esclaves d’une fraction de la tribu des Kenta.

 

Leur histoire est révélée à la presse et à l’opinion au début du mois de mai lorsque la cellule de SOS esclave affirme avoir été informée que des « fugitifs » avaient été recueillis à Kaédi par l’ex député Alioune Ould Manza.

 

Pour l’IRA (Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste), une autre organisation mauritanienne de défense de droits humains qui s’est très vite intéressée à l’affaire, le calvaire de Kroumaniya et de ses enfants remonte à  1997.  « Un garçon du nom de M’Bareck, âgé de 16 ans, prend la fuite de chez ses maîtres, la famille Ethmane, du village de Haddad , 60 km à l’Est de Kaédi. » Déclare l’IRA dans un document publié le 10 mai. Selon ce mouvement. M’Bareck  a laissé derrière lui, sa mère Ghroumaniya, ses frères Sleylmou et Merba. 

 

Si du côté de SOS-esclaves les circonstances de la fuite de ces présumés esclaves remonte d’il y a quelques jours, on constate que pour l’IRA, la cavale de ces fugitifs a commencé il y a au moins treize ans. Du coup, se pose le problème de versions. D’un côté, celui de l’IRA, on affirme qu’en l’an 2000, « Ghroumaniya, la mère de M’Bareck, ne jouissant pas de ses capacités d’élocution, donc muette, s’enfuit, à son tour, vers la ville de Kaédi, chef-lieu de la région du Gorgol, ses maîtres, Ehel Ethmane, la poursuivent. Le procureur de la république du tribunal de Kaédi se saisit de l’affaire et décide de la leur remettre au motif qu’ils sont ses meilleurs tuteurs ».

 

De l’autre côté, celui de SOS – esclaves, Kroumaniya et ses cinq enfants ont été répartis aux membre de la famille de leurs maîtres de sorte que : « la mère de la famille esclave et Mbareck appartiennent à Saadna Oul Ethmane et sa mère Salma Mint Ahmed Vall, Brahim à Yehafdou Ould  Ethmane, Beilil et Sleilem à Koureiss Ould Ethmane, Laghdaf à Ahmed Ould Ethmane. » Deux relations d’une même situation qui ne rendent pas compte de la même manière du nombre de fugitifs et des circonstances de cette fuite. 

 

 

Toutes les deux s’accordent à dire que les autorités n’ont pas donné à cette affaire la diligence requise. Mais d’après l’IRA, le représentant de l’État avait demandé aux présumés maîtres s’ils payaient « ces gens»  et que « les maîtres » avaient répondu par la négative en précisant que « néanmoins, que les esclaves possèdent 30 têtes de moutons et un chameau, contrepartie informelle de tout leur travail ». Et l’organisation de Birame Ould Abeid d’ajouter que les autorités avaient confisqué le bétail et les esclaves, refusant catégoriquement de poursuivre les coupables.

 

Par rapport à cet état de fait, la version de la mission de SOS-esclaves est autre. Il semblerait selon Sidati, chargé de communication de l’organisation de Boubacar Ould Messaoud, que les présumés maîtres avaient reconnu, à en croire les autorités, avoir payé ces personnes en nature (30 mouton et un chameau) ; et que ce bétail avait été confié à un berger qui devait les faire acheminer vers Kaédi mais qu onze jours après, rien. Ce qui aux yeux des représentants de SOS-esclaves est un subterfuge des autorités pour rendre caduque la thèse de flagrant délit d’esclavagisme dont se seraient rendus coupables la famille Ehel Ethmane.

 

Y a-t-il eu plainte de la part des victimes directes ? Non, répond-t-on du côté de SOS-esclaves car ces victimes sont « comme des animaux » et donc incapables de comprendre ce qui leur arrive. Elles sont confrontées à une difficulté, voire une impossibilité à communiquer du fait du handicap de leu mère, précise Boubacar Oul Mohamed SG de l’ONG. Ce qui est regrettable, renchérit Boubacar Ould Messaoud, c’est que la loi votée il y a trois ans pour criminaliser les pratiques esclavagistes en Mauritanie ne leur permet pas de se constituer partie civile alors que pour celle relative aux droits de l’enfant cette option est possible. « Un esclave est comme un enfant. Il a besoin d’être protégé. » Souligne le président de SOS-esclaves.

 

Quant à l’initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) de Mauritanie, elle affirme avoir tenté vainement d’établir une relation avec les victimes pour les assister et les « soustraire aux tentatives, par les autorités, d’escamoter leur cas et dénaturer les faits afin d’étouffer le scandale. »

 

Aussi bien du côté de SOS-esclaves que de celui de l’IRA, on déplore un marquage serré des autorités sur les « victimes ».

 

« Les policiers les harcèlent en les mettant en garde contre nous en nous faisant passer devant ces gens pour des personnes vendant leur causes à l’étranger », affirme Zakaria Ould Mahmoud représentant de SOS-esclaves à Kaédi qui a ajouté avoir été directement mis en garde par les autorités qui lui auraient signifié qu’elles le suivaient de très près. Et l’IRA de déplorer : « le préfet empêche tout rapport avec les esclaves et refuse, à nos représentants, de les approcher ou de les photographier; les victimes demeurent, jusqu’à présent isolées, dans une maison sous le contrôle de policiers et de gendarmes en civil. »

 

Quant à Kroumaniya, l’esclave, sourde et muette, elle garde le silence que son sort lui avait imposé et auquel le destin a fini par la condamner pour toujours.

 

 

K.D




Transport :

17052010

 

 Trois pas en arrière 

 

Le 6 mai dernier, la délégation européenne de Nouakchott écrivait au ministre des affaires économiques et du développement. L’objet de la correspondance, largement reprise par la presse nationale, était la «réforme du secteur des transports terrestres». 

Dans cette lettre, le représentant de l’Union Européenne à Nouakchott rappelait au ministre certains engagements pris par la Mauritanie dans le cadre de la politique de libéralisation du secteur des transports, décidée depuis quelques années déjà. Mais dont les applications étaient rendues difficiles par divers blocages. Notamment en ce qui concerne la mise en place effective de la commission de suivi décidée d’un commun accord et devant comprendre les opérateurs du secteur et les deux bailleurs principaux – UE et Banque Mondiale – comme observateurs. 

«La convention de financement qui nous lie avait établi que la Commission réaliserait le suivi de l’exécution du projet d’appui à la Réforme». Ce qui n’a pas été fait, parce que le ministre a invoqué des contraintes empêchant la mise en place effective de cette commission. Le délégué européen lui, indique qu’«il faudrait envisager un cadre analogue à la commission pour que la convention soit toujours respectée ; c’est-à-dire un cadre qui assure le suivi de la réforme dans lequel les bailleurs de fonds déjà représentés dans la Commission puissent maintenir leur place en tant qu’observateurs». C’était le 6 mai 2010. 

En fin de semaine dernière, le ministère de l’équipement et des transports a rendu public un Arrêté créant une autorité de régulation du transport routier. Mercredi dernier, Cheikh Sid’Ahmed Ould Baba, colonel à la retraite, ancien président de l’Assemblée nationale sous Ould Taya dont il a été directeur de campagne en 2003, est désigné pour diriger cette autorité. Le même jour, et avant même qu’il ne prenne service, Taqi Ould Dhmine est nommé Gestionnaire national de l’autorité. On semble vouloir aller vite. Comme si… 

L’arrêté 710 est daté du 29 mars 2010. Il a donc été occulté jusqu’à sa publication le 12 mai. Il est une reprise approximative – totale dans l’esprit – de l’article 757 (18 octobre 1998) créant le Bureau national des transports (BNT) qui avait permis au puissant président de la FNT de l’époque de contourner la réforme des transports et de continuer à engranger taxes et tributs sur le secteur. 

Les professionnels du secteur ont juste le temps de constater les dégâts. Juste le temps de faire part de quelques-unes de leurs appréhensions, liées surtout au viol de certaines dispositions des lois et règlements en vigueur. 

C’est donc par Arrêté que la nouvelle Autorité est créée et non par loi. Ce qui diminue sa force par rapport à des textes antérieurs et qui restent en vigueur. Par exemple, l’Autorité est chargée, entre autres, «d’organiser, de promouvoir et de développer les transports routiers interurbains ; (…) de gérer et exploiter les gares routières interurbaines ; d’élaborer un règlement intérieur des gares routières interurbaines, fixer les modalités de gestion de ces gares routières, définir les moyens humains et matériels et déterminer les avantages accordés au président et au gestionnaire national». 

N’est-ce pas violer les dispositions de la loi attribuant aux communes l’entière responsabilité de la gestion des gares routières ? N’est-ce pas opérer un retour en arrière en restaurant un «règlement intérieur des gares» qui ne peut vouloir dire que le retour à la règle du rang dont la dénonciation a été l’objet d’une âpre lutte dans les années 90 et 2000 ? N’est-ce pas contraire à l’esprit et à la lettre de la «loi d’orientation portant libéralisation du secteur» qui fait office de fondement de la Réforme ? Faudra-t-il retirer l’Arrêté ou réviser les lois en vigueur ? 

Si l’on choisit de réviser les lois pour les conformer aux nouvelles dispositions de l’article, il faudra ne pas se limiter aux seuls textes l’organisant. Le code de la route devrait être revisité, selon les professionnels du secteur, pour l’adapter aux réalités mauritaniennes. Le réalisme devrait dicter aux autorités de limiter les exigences en prenant en compte la vétusté du parc, l’éducation des professionnels, l’état des infrastructures, le niveau des intervenants… 

«Les ressources de l’autorité de régulation du transport routier sont constituées des redevances payées par les transporteurs à un taux variable selon les catégories de véhicules et fixé par l’assemblée de l’autorité» (article 11 de l’arrêté). Ces recettes sont affectées pour 40% au fonctionnement de l’autorité et 60% à «l’équipement, aménagement et infrastructures et à tout autre investissement destiné à la modernisation de la gestion et de l’exploitation des gares routières». Exactement comme du temps de la puissance Fédération nationale des transports (FNT). 

Le problème «légal» ici se pose. Dans ses attendus, l’arrêté fait référence à deux arrêtés antérieurs : le N°1073/MET et le N°1074/MET du 21/11/2005 tous deux. Le premier porte sur le modèle de la lettre de voiture, le second sur celui du manifeste des voyageurs. Le premier a pour objet de définir quantité et nature des marchandises transportées. Le second permet de chiffrer le nombre de voyageurs et leurs destinations. Dans l’esprit de la loi de Réforme, il s’agissait d’introduire des règles pouvant permettre d’avoir des statistiques sur le mouvement des biens et des hommes en Mauritanie. Mais les deux documents permettaient surtout de financer les fédérations parce qu’elles sont les seules habilitées à les délivrer en contrepartie du versement d’un montant donné. Les deux arrêtés étant toujours en vigueur et le présent arrêté y faisant référence, comment faire pour que les taxes perçues soient la source de financement de l’autorité ? Les fédérations se laisseront-elles faire ? 

Le présent arrêté pourrait être qualifié d’une innovation de plus dans le cycle, fastidieux en matière de mal gouvernance, du ministère des transports. Peut-on accepter qu’avec un budget dépassant les 20 milliards d’ouguiyas, le ministère de l’équipement et des transports n’ait aucune gare sous son contrôle ? Savez-vous qu’il n’y a pas de gare routière à Nouakchott par exemple ? 

La vieille gare de Rosso, celle de 1961, a été «délogée», et le terrain où elle était a été attribué. Il est aujourd’hui objet d’un titre foncier attribué à un particulier. La gare de la FNT, celle de Dar Naim, s’est vu devenir l’extension des lotissements de Hay Saken. Le terrain de celle de Ryad appartient aussi à un particulier… 

Le 2 mai dernier, le ministre de l’équipement et du transport écrivait au président de la communauté urbaine pour l’entretenir de l’organisation des gares routières (lettre N°00238/MET du 2 mai 2010). Il lui disait sa préoccupation «par la situation anarchique des gares routières ainsi que de l’atmosphère qui règne entre les différents groupes de fédérations». Comme si n’était le ministère et les fonctionnaires du ministère qui entretenaient une atmosphère délétère dans le milieu. 

«C’est dans ce cadre que mon département compte mettre sur pied une autorité de régulation du transport routier regroupant l’ensemble des intervenants». Il écrivait ces lignes le 2 mai alors que l’arrêté portant création de l’autorité est daté du 29 mars. Mauvaise foi ?!? 

En attendant, le ministre annonce dans sa lettre «la mise en place chargée de l’organisation des gares routières». Ses missions sont définies comme suit : fonctionnement des gares, «opérabilité du transport à partir des gares reconnues à cet effet», recherche de terrains pour les besoins de gares routières, interdiction du transport clandestin (?), assurance de la sécurité au niveau des gares routières. 

Le président de la CUN, Ahmed Ould Hamza, adepte du franc-parler, n’a pas tardé à répondre. En disant en substance au ministre qu’il ne pouvait répondre à une doléance d’une administration non concernée par la gestion des gares. Si le ministère a préféré exclure les collectivités locales auxquelles la loi confère la gestion des gares, c’est qu’il doit aller jusqu’au bout. 

 

MFO 




Mes meilleurs souvenirs

17052010

 

 Invitée en tant qu’ancienne élève du Lycée National, je suis revenue après près de trente ans d’absence, sur ce lieu qui a représenté l’essentiel de mes centres d’intérêt pendant plus de trois longues années. Longues parce que riches, riches en apprentissage de la vie (à défaut de savoir), riches en relations humaines, riches surtout en rêves. 

Je suis donc, arrivée sur ce lieu de pèlerinage, et tout de suite je fus frappée par l’effervescence du lieu, il y avait comme un air de kermesse : trop de bruit, trop de personnes, un air de fête… 

Nostalgique, j’ai commencé à rechercher mes repères : le foyer, la cabane d’Ahmed le gardien, l’arbre des cancres, la Direction, le domicile du Directeur, le réfectoire, l’internat, les terrains (basket, foot, volley), … 

Le foyer était encore debout, certes déserté, éteint, l’arbre et la cabane étaient toujours là, fidèles, à leur place, la Direction aussi, mais beaucoup moins imposante, les blocs intacts sauf qu’en lieu et place des hautes fenêtres en bois (par lesquelles je glissais pour sécher un cours), il y avait des vasistas grillagés, un peu comme une prison. 

Mais la vue la plus douloureuse, était celles du grand vide, blanc, plat, rasé : le lieu des annexes : le dortoir, le réfectoire, les cuisines, l’infirmerie, les terrains … 

Et je me suis vue, là, il y a bien longtemps, à gambader derrière un ballon que je rattrapais difficilement, ou à traîner entre les bâtiments en rasant les murs pour échapper aux surveillants et surtout pour échapper au regard perçant du surveillant général, Mr Koné ! 

Eh, oui il était impossible de traîner dans la cour pendant les cours, comme le fait aujourd’hui cette cohorte d’élèves, éparpillés, bruyants, indisciplinés, habillés comme s’ils sortaient d’une boum ! 

Je cherchais désespérément à repérer les profs, impossible, dans une telle confusion… Perdue dans mes souvenirs, je revoyais Mr Arnaud sortir de son cours, avec sa cour de disciples, qui l’écoutent religieusement, retardant sa marche vers sa Jeep décapotable. 

Je me suis vue en train de fantasmer (somme toute innocemment) sur mes profs : après les cours de Mme Colombelle et Mme Karité, je rêvais d’être plus tard en blouse blanche à manipuler des éprouvettes. Pendant le cours de Mme Maillot, je me voyais grande, imposante, érudite, maîtrisant la géopolitique du monde sur la scène d’un amphithéâtre. Après le cours de Mme Sy, la prof d’anglais, je me voyais mystérieuse princesse dans un conte de mille et une nuits ou redoutable Mata Hari sillonnant le monde dans un sillage fortement musqué ! 

A la vue de mes promotionnaires (avec des tifs quelques peu blanchis), je retrouvais mon âme enjouée de fillette insouciante, déplorant qu’ils fussent peu nombreux, je retrouvais mille et un souvenirs oubliés ! 

Des souvenirs heureux (les sales tours, les blagues, les dragues, nos lectures échangées, nos sorties au cinéma, au CCF, nos jeux au foyer) et d’autres douloureux (les grèves de 79, les policiers, les matraques, les gaz lacrymogènes). 

Que tout ceci semble loin, et oh combien sont perdues « toutes les choses » que tout cela représentait, … comme tout à changer ! 

Le Professeur était craint, respecté ! Il en imposait par sa sérénité, sa tranquillité, ne criait jamais, arrivait le premier en classe et partait le dernier ! Connaissait tous ses élèves, leurs handicaps, leurs capacités. 

Rien à voir avec l’enseignant d’aujourd’hui, hirsute, énervé, préoccupé, pressé, comme s’il avait le diable aux trousses. Il a perdu toute sa dignité, à force de courir dans tous les sens à la recherche de quelques sous, a perdu sa vocation en confondant l’intérêt général et l’intérêt personnel : quel est l’enseignant ou l’inspecteur qui n’a pas le statut de fonctionnaire de l’Etat, de prof ou directeur dans un établissement public et dans un établissement privé, de répétiteur à domicile ? 

Quant est ce qu’il trouvera le temps nécessaire pour préparer ses cours, pour réviser les programmes, pour corriger les épreuves et devoirs et pour le repos de son corps et de son esprit ? 

Qu’est ce qu’un éducateur écartelé, relégué par la société au rang de personnel domestique, peut transmettre, à nos enfants déjà peu motivés par un cadre désuet, exigüe et un environnement triste, sale, … à part son stress ? 

Et c’est triste, la tête remplie par toutes ces interrogations, écrasée par l’ampleur de la déliquescence du plus grand symbole de notre système éducatif, que je me suis sauvée de ce lieu qui désormais fera partie de ma liste, déjà longue, d’actions prioritaires (mes jours de grand optimisme), ou celle tout aussi longue, des arguments pour l’immigration (mes jours sombres) ! 

La Citoyenne Lambda 

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