Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

30052010



Entreprenariat culturel !
La culture   était  au rendez vous la semaine passée. Il est question  du débat télévisé El Houkouma Vi  el Mizane signifiant  littéralement le gouvernement dans la balance et  auquel était conviée l’actuelle ministre de la culture.
Ce  débat était, tout simplement,  désorienté  voire orienté vers d’autres  sujets qui ne sont  guère, je le reconnais,   moins importants  que ceux  de la promotion de la culture dans le pays.
 En  un mot, la  ‘ministre ’ de la culture  semble se  démerder  afin de  mettre en place une stratégie nationale traitant de la culture.
Certes, je n’ai pas eu l’occasion de me procurer une copie de cette stratégie, toutefois,  à travers ledit débat, une idée a attiré mon attention.
Il s’agit  là, d’un cas révélé, argué, bien sûr,  par  un intervenant dévoué.  C’est celui d’un jeune qui a déjà eu un prix d’excellence dans un concours artistique organisé localement. Cependant, ce même  jeune, et   après  des années de galères et de recherches d’emploi en vain, était  dans l’obligation de participer  à  un concours de recrutement  ‘organisé’ par la police. Il est présentement dans un domaine loin de tout  ce qui est culturel. 
En guise de réponse, madame la ministre a précisé qu’un artiste est amené à  être un policier ou exercer un autre métier tout en développant ses compétences. Cette  réponse demeure, à mon avis,  peu convaincante, étant donné que la promotion de la culture mauritanienne  et l’insertion des hommes et femmes  de culture   fait, évidement, défaut. 
Je voudrais dire  par là que notre jeunesse spécifiquement artistique  est à la merci du besoin.     
Devant la forte densité démographique liée aux aspects économiques, les zones urbaines  ont un problème  récurrent de chômage et de pauvreté   affectant  notamment  les artistes et les créateurs jeunes et femmes. Le taux de chômage avoisine les 33%.
En effet, la moitié de la population du pays est constituée des  femmes,  plus de 70% de celle-ci  est composée de jeunes.
Croyez moi, ils sont nombreux les créateurs artistiques parmi ces jeunes. Ou se trouvent-ils ? Qui  les rend  visibles ? Ils se regroupent, en grande partie,  au  centre culturel français. Honte aux pays des poètes et de multiculturalisme mal exploité. Le festival Essalam alaikoum en est une illustration frappante.
Néanmoins, je l’avoue, des tentatives de la promotion des jeunes deviennent de plus en plus ‘perceptibles’. Ainsi, désormais,   le discours officiel est orienté vers la prise en compte de leurs  préoccupations.   
 Retraçons, par ailleurs, succinctement,  la situation culturelle  dans les villes mauritaniennes.
Aucune structure de base permettant l’épanouissement  de  cette  jeunesse.  Notons, la quasi inexistence des maisons de jeunes, de centres de  formation et de lieu d’exposition artistique.
Cependant, des associations œuvrant dans le domaine artistique  notamment la peinture, la sculpture, la musique    s’organisent pour stimuler leurs créativités. Ce qui leur manque c’est justement  des mécanismes d’insertion leur permettant de vivre de leurs créativités.
Pour ce qui est de la Communauté Urbaine de Nouakchott, et les autres collectivités territoriales,  les ressources sont, pratiquement, insuffisantes.  Loin de là. L’Etat   a  transféré  des compétences sans pour autant transférer les moyens. En revanche, la politique de la promotion de la culture de la CUN et certaines communes, qui se comptent sur les bouts   du doigt,  est manifeste  par des subventions accordées aux associations culturelles. Toutefois, le seul moyen  demeure, sans contraste,  le déclenchement des procédures de financement  assurant la promotion de la culture dans la métropole de Nouakchott et les autres lieux de haute  concentration urbanistique.
m_barrada@yahoo.fr
Source : La Tribune n°503




Le Hakem de M’Bagne interdit l’ouverture du forage de Niabina.

30052010

 

  Décidément, les populations de Niabina et de M’Bahé ne comprennent pas le comportement du  premier responsable administratif du département à leur égard. 

En effet, après avoir ordonné l’arrêt des travaux du forage que partage les deux villages faute d’autorisation (en Août 2009), le Hakem revient à la charge en interdisant cette fois-ci les  branchements sociaux pour les populations en cette période de canicule dans la zone qui d’ailleurs a fait des décès. 

A souligner que ledit forage est l’œuvre d’une bonne volonté du département expatrié en Hollande, qui d’ailleurs a fait d’autres actions volontaires dans la zone, et mériterait les récompenses des autorités au sommet de l’Etat au lieu de saper ses entreprises. 

Le forage en question est situé entre les deux villages susmentionnés, il constitue une extension pour les habitants de Niabina qui en avaient un mais n’alimentait pas tout le village. Une tuyauterie d’un kilomètre a été entamée aboutissant à des raccordements sociaux pour les populations, c’est ainsi que  le gérant du premier forage (un commerçant et homme d’affaires de  Niabina) a porté plainte auprès du Hakem pour signifier que les gérants de la nouvelle extension vont empiéter sur ses tuyaux de canalisation voire les casser ou y provoquer des dégâts. Alors que les autres affirment que les tuyaux étaient le fruit de leur cotisation, les habitants des quartiers avaient pris en charge l’achat de la tuyauterie pour les raccordements. Elles ajoutent qu’elles ne comprennent pas cette décision hasardeuse et impopulaire du Hakem de
la Moughata’a qui au lieu d’encourager les bons donateurs cherche à contrecarrer leurs entreprises. 

Ces populations sont stupéfaites devant cette décision surtout en cette période de bouffées de chaleur accablante qui d’ailleurs a fait ses premières victimes chez des personnes âgées dans le département pendant laquelle les populations ont cruellement besoin du liquide précieux. 

 SY DJIBO

Source : www.barrada.unblog.fr




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

23052010

La Crise économique 

 Voici, à mon avis, la question  du moment : la solution de la relance des économies de la rive nord de la méditerranée  se trouve-t-elle  en Afrique notamment  dans la zone la plus proche de l’espace  européen y compris la Mauritanie?   

Incontestablement, la crise économique frappe l’Union Européenne, elle  frappe dur, l’événement est d’ampleur  mondiale.  Le taux de chômage est de 20% en Espagne,  le Portugal affiche un taux semblable, la Grèce est fortement affectée. Et le reste du berceau de la modernité et de la révolution industrielle, n’est point épargné. Les causes sont, pratiquement, les mêmes : l’Europe vit au dessus de ses moyens. En d’autres termes, elle soufre d’un énorme  déficit budgétaire aggravé, bien sûr, par le phénomène de la spéculation boursière. 

Ceci étant, une crise économique  en Europe, sans issue, peut, vraisemblablement, entrainer une instabilité mondiale  provoquant des turbulences aux séquelles imprédictibles.   

A cet égard, les économistes préconisent aux pays de l’espace européen de réduire leurs déficits budgétaires.  Citons, dans cette lancée,  le cas du  pays de la corrida

Depuis vingt ans, les gouvernements qui se sont succédé en Espagne  invertissaient dans les bâtiments, les routes et  les constructions touristiques. C’était, grâce au fonds des pays du nord de l’UE, que  des énormes montants, ont été, tout simplement, débloqués dans les domaines infrastructurels.    

Le but étant, d’attirer les touristes  tout en  créant  une société de consommation de masse à grande échelle. Toutefois, la crise de l’immobilier a bouleversé la donne. On l’a déjà dit, le taux de chômage ‘se voit tripler’ dans ce pays. Ce taux  touche, particulièrement, le secteur immobilier. Pourtant, les politiques  de restriction budgétaire, nouvellement approuvées,  incitent à réduire, impérativement,  les investissements du pays  dans les secteurs les mieux indiqués, sources, autrefois, de la reprise économique. Ce qui  dénote  d’une difficulté, certaine,  de réinsertion des employés  travaillant dans l’immobilier. 

Bizarrement, de l’autre côté de la zone  méditerranée,   les retraités européens exercent un mouvement ‘réversible’ de l’Europe vers le Maghreb en   s’installant de plus en plus   au Maroc et en  Tunisie.   C’est ainsi que, le coût  de l’immobilier atteint des  seuils bénéfiques pour les investisseurs dans le logement tout en provoquant un déséquilibre à travers le pouvoir d’achat local et celui  de nouveaux venus. Ces derniers  peuvent, probablement,  être  épaulés par  un second   mouvement migratoire, réversible également,  de chômeurs qualifiés  en quête d’emploi et   bénéficiant eux aussi  des allocations  biaisées par  la parité du taux de change. Tel taux  risque lui-même de jouer  un rôle   ‘modérateur’ à portée  courte ou longue selon les circonstances. 

De fait, l’orientation, se basant sur des politiques économiques braquées vers les investissements dans les domaines de la construction et les infrastructures en Afrique,  semble  fortement séduire les bailleurs de fonds, étant donné  qu’elle   peut induire des impacts  sur l’économie mondiale. Il faut, cependant,  un régulateur sécuritaire.

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°501




Les Echos de Mohamed Fouad Barrada

17052010

Les idéologies en Mauritanie ? 

 Je reviens volontairement sur l’émission  de la TVM : le Club,  dont les invités étaient respectivement Echbih Ould  Cheikh Malainie du Front populaire, Ould Koulam du Parti  islamiste Tawassoul , un représentant du parti nationaliste Sawab,  un délégué du parti  au pouvoir UPR et un autre chef de file d’un parti  nationaliste. Il était question des enjeux idéologiques en Mauritanie face à la mondialisation. Dans cette lancée, les idéologies  islamistes et nationalistes ont été  largement débattues  Sur fond d’argument, bien que ce ne fût pas dit publiquement, l’allégeance des partis nationalistes vis-à-vis de Mouamar Kaddafi a été, implicitement, évoquée. 

L’échec des islamistes au soudan et la corruption de sa classe étaient un autre argument martelé par des nationalistes à l’encontre de l’islamisme mauritanien politisé. 

Ainsi, les invités des partis nationalistes craignent fortement la montée et la domination du Parti au pouvoir. Ils s’expliquaient  ainsi : à moins d’un an, le nombre, d’adhérents du nouveau parti de l’UPR, a galopé d’une manière irrationnelle  alors que l’ancien parti au pouvoir PRDS  a été affecté par   une chute libre du nombre de ses adeptes, telle chute  interprétée par le fait, que les anciens dirigeants dudit parti ont changé de camp. Ce qui dénote d’un recul, incontestable, marqué par l’affaiblissent d’élément régulateur de l’action politique.    

Echbih Ould  Cheikh Malainine, quant à lui,  a affirmé que le monde est dominé par une seule idéologie, c’est celle  de la mondialisation dévastatrice  qui est à la  recherche permanente  des intérêts souvent égoïstes. Et de poursuivre, l’ennemi numéro un  du chef de file de cette  globalisation à l’échelle planétaire , à travers l’alliance contre nature de deux courants diamétralement opposés notamment  chrétien et sioniste,  toutefois, complémentaires, est l’islam et les pays musulmans 

‘‘Introspectivement’’, les idéologies de chez nous  ont été  souvent le fruit de la recherche d’une identité spécifique à un groupe bien déterminé de la société. Les ultranationalistes étaient et ils sont  dans l’obligation de prouver l’arabité du pays, les panafricanistes, les chefs de clans  et les abolitionnistes de l’esclavage luttent pour imposer les intérêts des populations dont elles sont issues.
Résultat : des divisions d’ordre national. Citons en partie, celles concernant les programmes de l’enseignement et les langues qui devraient être adoptées pour développer le système éducatif. L’accent était  mis alors sur l’imposition des programmes au détriment de la qualité. La conséquence était frappante : l’affaiblissement de l’Etat moderne à travers  la ‘fragmentation’  et  le sabotage  du  système éducatif.
 Néanmoins, avec la mondialisation, le pays a subi des mutations  modernistes dictées par la loi des marchés et les intérêts des superpuissances. Ce qui a renforcé, évidement,  la position  de la bourgeoisie compradore et le pouvoir d’une minorité dirigeante qui demeure fortement  inhibée de l’idéologie ethnico-tribale ou…. 

Il est clair, que le  peuple mauritanien était et continue d’être exploité par une minorité qui façonne sa réalité selon ses besoins de domination électoraliste ou clanique. Bien que la majorité soit convaincue du discours familial, tribal et ethnique, elle est dupée par des idées destructrices qui mènent directement vers l’anéantissement étatique. Et comme l’écrivait un universitaire « le discours sur l’identité, celui de l’arabité ou de la négritude, n’est en fait qu’une réaction a une question elle-même faussée qui ne demande pas quelle est ton identité ? Mais quelle est ta différence ? ».
L’idéologie communiste ou socio-démocrate   interventionniste serait-elle alors la solution ? Ou faut-il une émancipation permettant la maturité nécessaire pour agir en tant que musulman humaniste?

A  cet égard, « l‘avenir de l’ islam se pose en des termes très simples et très clairs : ou bien il entrera dans l’avenir à reculons, les yeux fixés sur le passé, rabâchant des commentaires, sur des problèmes juridiques qui se posaient aux temps des Omeyyades et des Abbassides ; ou bien il se montrera capable de résoudre le problème d’ un nouveau modèle de croissance, et il reprendra son vol victorieux comme au temps où il résolvait, au premier siècle de l’ Hégire, les problèmes posés par la décadence des deux empires de Byzance et de Perse .», expliquait déjà Roger Garaudy intellectuel Français converti à l’islam. 

 m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°501




Faits divers de la Tribune

17052010

 

La fête tourne au vinaigre 

Jeudi soir, aux environs de minuit, des couples dansaient allègrement dans un grand salon chez Oumar S. celui-ci les avaient invités à l’occasion de sa réconciliation avec sa femme qui l’avait quitté six mois plus tôt suite à une question de jalousie.  

Tandis que les invités se laissaient emporter par la joie des retrouvailles, un fou ivre, habillé en lambeaux, fait irruption dans la salle. Les danseurs se ruent vers la porte.    Elle est fermée à clé de l’extérieur.  Le monde se précipite vers les trois fenêtres! Là encore impossible de sortir : les grilles barrent la route! Le fou détruit  tout sur son passage. La chaîne de musique et les disques CD sont endommagés. Il éteint la lumière. La scène prend une autre dimension. Les femmes ne cessent de crier et de pleurer, les hommes ne savent plus quoi faire. Deux hommes tentent de l’immobiliser. Impossible! Le fou est aussi puissant qu’il arrive à les défier. Après un « long » quart d’heure, la porte est ouverte par un voisin alerté par les cris des enfants devant la maison. Les parents du fou qui étaient à sa recherche depuis le matin, le reconnaissent au milieu de la foule. Ils veulent l’amener, les danseurs s’interposent. « Nous allons partir à la police » lance l’un d’eux dont la femme est blessée à la tête, dans l’affrontement. Des hommes de bonne volonté interviennent et règlent l’affaire à l’amiable. Selon des enfants interrogés, le fou a été introduit dans le salon par un groupe d’enfants qu’Oumar avait empêché d’entrer dans la maison. Et c’est leur chef d’ailleurs qui a fermé la porte à clé de l’extérieur. Mais heureusement qu’il n’est pas parti avec la clé. Tout revient dans l’ordre, mais nul n’a plus envie de danser. Cette scène a lieu au secteur de Mellah, jeudi dernier. 

Une histoire de véhicule volé 

Arrêté suite à une affaire de véhicule volé, S.EL.Zaid de nationalité marocaine a bénéficié d’une liberté provisoire en attendant d’être traduit devant la justice très prochainement a-t-on appris de sources judiciaires. 

Il est accusé par un Egyptien résidant en Gambie d’avoir volé son véhicule qu’il a liquidé à Nouakchott à un Mauritanien à un montant de 11millions d’ouguiyas. 

C’est suite à la plainte déposée que l’enquête a été confiée à la section PJ du Commissariat de police de Tevragh Zeina I où elle a été dirigée par le Commissaire. Selon une source policière l’enquête a donné des résultats qui ne soulagent pas S.EL.Zaid. 

D’autre part, le cas de l’accusé tend à se compliquer suite à son évasion lors de sa garde à vue au commissariat avant d’être délogé alors qu’il avait élu refuge dans un hangar dans la zone ouest de Dar Naim. 

Lors de son audition, il a souligné qu’il avait payé la voiture en Espagne et il l’a envoyée en Mauritanie via
la Gambie. Et c’est après sa vente qu’il a su qu’elle fait partie d’un lot de voitures recherchées par Interpol.
 

Lors de l’investigation, le mauritanien qui avait payé la voiture est retrouvé et ne détenant aucun papier relatif à l’achat du véhicule, il a été entendu puis déferré  avant d’être incarcéré au pénitencier de Dar Naim a indiqué une source policière. 

Informée par ses amis que son unique fils est entre les mains de la justice mauritanienne suite à l’histoire d’un véhicule volé, la mère de S.EL.Zaid débarque dare-dare  du Maroc. Elle rembourse au mauritanien une partie de son argent (à peu près 8.000.000um) et promet de donner le reste sous peu de temps, mais le véhicule est toujours immobilisé au parquet, car la justice demande à ce qu’il présente des pièces et documents qui attestent qu’il l’a payée. L’histoire est loin d’être clôturée parce qu’elle est aussi compliquée! 

  

  

Le verdict de la cour correctionnelle 

La cour correctionnelle s’est réunie mercredi 5 et jeudi6 Mai 2010  pour étudier un lot de dossiers dont celui de l’agent de police qui avait giflé et insulté le commissaire de police, patron du commissariat spécial de la police judiciaire, il y de cela quelques jours. 

L’agent de police a été jugé après avoir été envoyé en prison. C’est le mercredi 5 Mai qu’il devait entendre son verdict. Condamné à 1 mois de prison ferme plus une amende de 5.000 UM et 15.000 UM de frais de justice. Lors de la proclamation du verdict le Président de la cour correctionnelle a longuement parlé de la gravité de son geste (gifles infligées), des propos (sale esclave) qu’il a tenus et de son comportement (dépassement) vis-à-vis de son supérieur. Parlant même de la violation de la loi. C’était en présence de quelques officiers de la police qui n’ont pas caché leur satisfaction. Peut-être une leçon pour les autres? 

  

Un multirécidiviste revient avec force! 

Certains le croyaient mort comme le Rouge, Beck, Séga, Cheikhou, Boy Bâ,  M’Bareck L, connu sous le sobriquet de M’B19 fait parler de lui. Cette fois-ci, il  revient avec force sur le terrain et récupère ses troupes, fait des descentes musclées dans certaines Moughataa de
la Capitale. En une semaine, 19 – comme l’appellent ses proches –  et ses lieutenants  violent quatre jeunes filles et mènent six opérations de vol à main armée dans les quartiers d’Arafat, Riad, Nezaha et les nouveaux lots d’El Mina qui se trouvent à quelques mètres du marché du bétail.
 

Dans ces quartiers, aucune fille n’ose sortir après le coucher du soleil. Les hommes possédant de l’argent et des téléphones portables ne sont point épargnés. Avec sa force de lion, 19 ne recule devant personne. Encore jeune, il affrontait les policiers. Il leur fallait beaucoup de renforts pour le neutraliser. D’ailleurs c’est lors d’un accrochage à
la Médina R en septembre1998 avec la police qu’il a perdu son index gauche et depuis ses amis l’ont surnommé 19. Selon des sources policières, M’B 19 a été déferré 7 fois suite à des cas de viols, de vols et d’arnaques puis emprisonné 5 fois à des peines allant de 3 à 4 ans avec des amendes. Il n’a jamais été inculpé dans des affaires de consommation de chanvre indien ni de drogue selon les mêmes sources. A savoir que 19 et ses lieutenants sont activement recherchés par des brigades de recherche de la police. Ils font l’objet de plusieurs plaintes déposées par les parents des victimes.
 

 




Point de presse de SOS Escalves :

17052010

 

 Les fugitifs de kaédi, les dockers…. 

 

 

 

Au debut du moiss de mais,  la representation de SOS Esclaves à Kaédi a revelé le cas d’esclaves « fugitifs. »  Il s’agit d’une sourde muette, Kroumniya et ses cinq enfants. Leurs maitres, selon SOS esclave, sont les Ehel Ethmane Zaghoura de la tribu des kountas. 

« les fugitifs » sont actuellment entre les mains de Alioune Ould Manza, ancien député de Kaedi. 

 

La mission de SOS Esclaves qui s’était rendue dans la capitale du Gorgol pour suivre ce cas a  publié le  09 mais un rapport portant « cas d’esclavage dans la localité de Rweibina. » Dans le rapport, il est  présenté « la repartition des esclaves entre les membres de la famille Ehel Ethmane. » Il est aussi signalé qu’il s’agit « d’esclaves detenus par héritage, c’est-à-dire leur grand-mère était detenue par cette famille et décedée entre leurs mains.» 

Le rapport décrit les circonstance de la fuite des esclaves. 

Concernant leur situation actuelle, il est ecrit: « les fugitifs se trouvent dans une situation déplorable. Ils sont ignorants, analphabetes et très pauvres. Les traces des tortures sont visibles sur leurs corps. L’Etat les a abandonnés à Kebbé (quartier de Kaédi) sans rien, dans la pauvreté et l’ignorence sans que leurs maitres soient punis ni meme sanctionnés ou blamés pour ce fait inhumain. Ces esclaves revendiquent avec insistance leurs droits. Leur mère est muette parcequ’un jour, elle était partie garder les chèvres. Au retour elle avait très soif. N’ayant rien à boire, elle a avaler de la graisse. Elle est tombée malade et est devenue muette et sourde. Les fugitifs ne disposent d’aucu nactes d’etat civil. La mère, sourde et muette serait agée de 50 ans. Les enfant, entre 12 et 25 ans. » 

 

Le 15 mai, à Nouakchott, SOS Esclaves a organisé un point de presse sur l’affaire de kaédi. Boubacar Ould Mohamed sécretaire général de l’ONG, après avoir rappelé les faits, a indiqué que « ce cas doit etre revelé à tous, « tout le monde doit savoir que si au Sénégal, l’esclavage a été declaré crime contre l’humanité, à coté, il y a ces pratiques malgré le vote d’une loi. » 

Boubacar Ould Messoud, president de SOS esclaves a parlé du cas des dockers manifestant à Nouakchott pour une augmentation de leur paie au tonnage. Pour Ould Messoud : « le mepris des autorité et la repression violente des manifestations de ces docker est dangereuse car elle pousse un groupe social aux extremes. » 

Le president de SOS esclave a denoncé l’indifférence des autorité. Il a noté que depuis le vote de la loi reprimant les pratiques esclavagiste, il n’y a eu aucune jurisprudence. 

« Meme les indemnisations acceptées par les victimes ne sont pas payées comme à Néma où nous avons detecté sept cas » a dit Ould Messoud. La zone de Néma, Bassiknou « où le pouvoir se dilue dans la puisance des féodalités familiales. 

Boubacr Ould Messoud a parlé des cas de victimes d’esclavage dont les maitres seraient de l’autre coté de la frontièe, au Mali. « J’ai une fois posé ce problème au president de
la République, avant son élection, il m’a repondu par uen boutade  demandant l’ouverture d’une section SOS Esclaves au Mali » a dit Ould Messoud. Sur ce sujet, « le commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire a, lui, dit avoir adressé une lettre au gouvernement malien. » 

La loi de 2007 portant criminalisation des pretiques esclavagistes ne permet pas aux associations de se porter partie civile pour défendre les victimes. « La loi sur les enfant permet à la société civile de se poter partie civile car les enfants sont incapables. Les esclaves aussi le sont, donc nous militons pour un amendement de cette loi. Autrement, il y aura toujours un face à face entre la puissance publique et les maitre d’une part et des esclaves analphabèt, vulnérables d’autre part » a dit Ould Messoud.

Source : La Tribune n°501




Lettre ouverte

17052010

        

A Monsieur le Président de
la République

 

Je suis un citoyen…j’espère comme les autres, avec son histoire, ses convictions et ses espoirs. Mes convictions sont celles de beaucoup d’autres qui s’efforcent de croire que quelque chose peut changer dans ce pays ou que quelque chose doit changer afin que la loi soit la même pour tous et que nul ne soit assez puissant pour imposer aux autres l’idée qu’il se fait de
la Mauritanie. Mais mes convictions se heurtent à mon histoire.

 

Une histoire qui débute  il y a un peu plus d’une année, en janvier de l’année dernière. Un voisin, riche commerçant me signifie plus de deux mois après le décès  de mon père que la maison familiale située au cœur du marché central de Nouadhibou, est sa propriété, prétendant l’avoir achetée il y a plus de quinze ans  en 1999 d’un autre qui lui, l’aurait achetée en 1994 et qu’il y avait laissé mon père comme locataire.

 

L’affaire passe devant les tribunaux. Un an d’attente puis une première audience. Les deux parties sont entendues. Le dossier est en délibéré pour le 23Février 20 10 .Et c’est  là que s’arrête ma compréhension des choses. . Le 03 au matin le commerçant accompagne un garde pour me remettre la convocation à l’audience.  Je mets cela sur le compte d’une maladresse administrative.

 

 Le 04 Mars je vais à l’audience avec le reste de ma famille  pour le verdict .Curieusement le dossier est relancé car une lettre venant de la wilaya  et datée du 3Mars confirme sur la base d’une lettre du service des  Domaines datée elle du 4 Mars que le commerçant est le propriétaire de la maison ! Alors que dés le début nous sommes allés plusieurs fois vérifier le registre des domaines pour avoir le coeur net. Seul le nom du défunt y figurait. Brusquement deux lettres… une de la wilaya et une des Domaines arrachées de justesse par je ne sais quelle magie pendant que nous nous patientons sous l’ombre de la salle d’audience l’arrivée du juge. Celui ci fera son jugement  sur la base de celles ci, nonobstant les irrégularités manifestes citées ci-dessous: 

 

1-La wilaya interfère sur un dossier de justice et prend position prétextant avoir reçu une correspondance du service des domaines. Sauf que la lettre de la wilaya est datée du 03 Mars alors que celle des domaines est elle du 04 Mars !

 

2-Au cours du jugement, la partie adverse a présenté successivement deux (2) permis d’occuper présentant des différences notoires : l’un est signé mais sans cachet et le 2ème a un cachet mais sans signature et portant des ratures sur la date écrite à la main.

 

3-Le chef de service des Domaines a reconnu avoir ajouté de nouvelles inscriptions sur le registre sur la base d’une simple présentation de documents alors qu’il savait que l’affaire est pendante en justice ; ce qui constitue une violation grave des procédures administratives et laisse supposer l’existence d’une manœuvre en vue de déformer la vérité.

 

4-Tout au long de la procédure judiciaire, le prétendu « 1er acheteur « n’a jamais été convoqué ni entendu.    

 

5-De 1994 à 2009 le prétendant n’a jamais signé le moindre contrat de Bail, n’a jamais manifesté la moindre présence physique sur les lieux, n’a aucune preuve matérielle attestant que le défunt était un locataire dans sa propre maison en dehors de quelques reçus écrits, signés et conservés par lui .Et cela pendant 15ans ! 15ans durant lesquels le « locataire » en plus payait pour lui les impôts sur l’habitat !!!

 

15ans sans que ni lui ni le « 1er acheteur » ne daignent faire le moindre enregistrement au Domaines et qu’il faille attendre le mois d’Avril 2010 -vers la fin des auditions- pour aller obliger le Mr des Domaines à ajouter de nouvelles inscriptions !

 

6-Manifestement au niveau de la wilaya et des Domaines il y’a usage de faux en écriture mais l’on me signifie qu’on ne peut poursuivre les représentants de l’administration et qu’il faut plutôt adresser une plainte à la direction centrale des Domaines!!

 

                                                                                                       

 

 Là, mes convictions vacillent et je me renvoie l’image de la fragilité  de ceux qui n’ont pas l’administration avec eux et du peu de cas que certains, toujours se font du Droit et de la légalité dans ce pays.

 

Mr le président, je porte cette affaire à votre connaissance pour espérer ne pas être obligé de croire que certaines administrations refusent de s’inscrire sur les grands principes de moralisation de la vie publique nationale. C »est mon espoir et celui de tous ceux qui, continuent encore toujours de subir l’implacable loi de la justice des plus forts …

Très haute considération

Ibrahima Falilou Professeur




La fête tourne au vinaigre

17052010

 

Jeudi soir, aux environs de minuit, des couples dansaient allègrement dans un grand salon chez Oumar S. celui-ci les avaient invités à l’occasion de sa réconciliation avec sa femme qui l’avait quitté six mois plus tôt suite à une question de jalousie.  

Tandis que les invités se laissaient emporter par la joie des retrouvailles, un fou ivre, habillé en lambeaux, fait irruption dans la salle. Les danseurs se ruent vers la porte.    Elle est fermée à clé de l’extérieur.  Le monde se précipite vers les trois fenêtres! Là encore impossible de sortir : les grilles barrent la route! Le fou détruit  tout sur son passage. La chaîne de musique et les disques CD sont endommagés. Il éteint la lumière. La scène prend une autre dimension. Les femmes ne cessent de crier et de pleurer, les hommes ne savent plus quoi faire. Deux hommes tentent de l’immobiliser. Impossible! Le fou est aussi puissant qu’il arrive à les défier. Après un « long » quart d’heure, la porte est ouverte par un voisin alerté par les cris des enfants devant la maison. Les parents du fou qui étaient à sa recherche depuis le matin, le reconnaissent au milieu de la foule. Ils veulent l’amener, les danseurs s’interposent. « Nous allons partir à la police » lance l’un d’eux dont la femme est blessée à la tête, dans l’affrontement. Des hommes de bonne volonté interviennent et règlent l’affaire à l’amiable. Selon des enfants interrogés, le fou a été introduit dans le salon par un groupe d’enfants qu’Oumar avait empêché d’entrer dans la maison. Et c’est leur chef d’ailleurs qui a fermé la porte à clé de l’extérieur. Mais heureusement qu’il n’est pas parti avec la clé. Tout revient dans l’ordre, mais nul n’a plus envie de danser. Cette scène a lieu au secteur de Mellah, jeudi dernier. 

Une histoire de véhicule volé 

Arrêté suite à une affaire de véhicule volé, S.EL.Zaid de nationalité marocaine a bénéficié d’une liberté provisoire en attendant d’être traduit devant la justice très prochainement a-t-on appris de sources judiciaires. 

Il est accusé par un Egyptien résidant en Gambie d’avoir volé son véhicule qu’il a liquidé à Nouakchott à un Mauritanien à un montant de 11millions d’ouguiyas. 

C’est suite à la plainte déposée que l’enquête a été confiée à la section PJ du Commissariat de police de Tevragh Zeina I où elle a été dirigée par le Commissaire. Selon une source policière l’enquête a donné des résultats qui ne soulagent pas S.EL.Zaid. 

D’autre part, le cas de l’accusé tend à se compliquer suite à son évasion lors de sa garde à vue au commissariat avant d’être délogé alors qu’il avait élu refuge dans un hangar dans la zone ouest de Dar Naim. 

Lors de son audition, il a souligné qu’il avait payé la voiture en Espagne et il l’a envoyée en Mauritanie via
la Gambie. Et c’est après sa vente qu’il a su qu’elle fait partie d’un lot de voitures recherchées par Interpol.
 

Lors de l’investigation, le mauritanien qui avait payé la voiture est retrouvé et ne détenant aucun papier relatif à l’achat du véhicule, il a été entendu puis déferré  avant d’être incarcéré au pénitencier de Dar Naim a indiqué une source policière. 

Informée par ses amis que son unique fils est entre les mains de la justice mauritanienne suite à l’histoire d’un véhicule volé, la mère de S.EL.Zaid débarque dare-dare  du Maroc. Elle rembourse au mauritanien une partie de son argent (à peu près 8.000.000um) et promet de donner le reste sous peu de temps, mais le véhicule est toujours immobilisé au parquet, car la justice demande à ce qu’il présente des pièces et documents qui attestent qu’il l’a payée. L’histoire est loin d’être clôturée parce qu’elle est aussi compliquée! 

  

  

Le verdict de la cour correctionnelle 

La cour correctionnelle s’est réunie mercredi 5 et jeudi6 Mai 2010  pour étudier un lot de dossiers dont celui de l’agent de police qui avait giflé et insulté le commissaire de police, patron du commissariat spécial de la police judiciaire, il y de cela quelques jours. 

L’agent de police a été jugé après avoir été envoyé en prison. C’est le mercredi 5 Mai qu’il devait entendre son verdict. Condamné à 1 mois de prison ferme plus une amende de 5.000 UM et 15.000 UM de frais de justice. Lors de la proclamation du verdict le Président de la cour correctionnelle a longuement parlé de la gravité de son geste (gifles infligées), des propos (sale esclave) qu’il a tenus et de son comportement (dépassement) vis-à-vis de son supérieur. Parlant même de la violation de la loi. C’était en présence de quelques officiers de la police qui n’ont pas caché leur satisfaction. Peut-être une leçon pour les autres? 

  

Un multirécidiviste revient avec force! 

Certains le croyaient mort comme le Rouge, Beck, Séga, Cheikhou, Boy Bâ,  M’Bareck L, connu sous le sobriquet de M’B19 fait parler de lui. Cette fois-ci, il  revient avec force sur le terrain et récupère ses troupes, fait des descentes musclées dans certaines Moughataa de
la Capitale. En une semaine, 19 – comme l’appellent ses proches –  et ses lieutenants  violent quatre jeunes filles et mènent six opérations de vol à main armée dans les quartiers d’Arafat, Riad, Nezaha et les nouveaux lots d’El Mina qui se trouvent à quelques mètres du marché du bétail.
 

Dans ces quartiers, aucune fille n’ose sortir après le coucher du soleil. Les hommes possédant de l’argent et des téléphones portables ne sont point épargnés. Avec sa force de lion, 19 ne recule devant personne. Encore jeune, il affrontait les policiers. Il leur fallait beaucoup de renforts pour le neutraliser. D’ailleurs c’est lors d’un accrochage à
la Médina R en septembre1998 avec la police qu’il a perdu son index gauche et depuis ses amis l’ont surnommé 19. Selon des sources policières, M’B 19 a été déferré 7 fois suite à des cas de viols, de vols et d’arnaques puis emprisonné 5 fois à des peines allant de 3 à 4 ans avec des amendes. Il n’a jamais été inculpé dans des affaires de consommation de chanvre indien ni de drogue selon les mêmes sources. A savoir que 19 et ses lieutenants sont activement recherchés par des brigades de recherche de la police. Ils font l’objet de plusieurs plaintes déposées par les parents des victimes.

Source : La Tribune n°501




Edito de la Tribune Par Mohamed Fall Ould Oumère

17052010

Cette semaine s’ouvre le procès des salafistes jihadistes. Le deuxième du genre, si l’on compte celui, bâclé, de juillet 2007.

‘Bâclé’ pour n’avoir pas permis de faire le procès de l’idéologie et d’apporter la contradiction à ses adeptes. Pour avoir été fait dans une atmosphère de fausses retrouvailles, de fausses réconciliations, de fausse indulgence. Pour avoir laissé croire qu’on était en face de justiciables «normaux»…

Ce n’est pas pour rien que l’on retrouvera la plupart des «acquittés» de ce premier procès au cœur de l’action criminelle qui devait frapper le pays dès les semaines qui suivront. Au moment où on l’attendait le moins.

Cela commence le 24 décembre 2007 aux environs d’Aleg avec l’assassinat de quatre touristes français. Comme par hasard, le jour de Noël.

Trois jours après, un commando jihadiste est pris en chasse par une voiture de l’Armée aux environs de Ghallawiya. Embuscade qui fait trois morts, tous les occupants du véhicule de l’Armée nationale. C’était le 27 décembre 2007.

Puis vinrent les folles semaines de Nouakchott. Attaque de l’ambassade d’Israël et de la boîte de nuit VIP qui la jouxte en plein cœur de la ville (1er février 2008). Cavale de Sidi Ould Sidina, l’un des présumés assassins d’Aleg, qui a fui du Palais de justice sans gros efforts. Echanges de tirs dans la ville pendant les semaines qui suivent. Puis la grande campagne d’avril. Enfin des résultats que le Général Mohamed Ould Ghazwani, directeur à l’époque de la sûreté nationale, pouvait présenter aux autorités politiques et à la population : démantèlement de la plupart des cellules de la branche locale d’AQMI sans gros dommage (un policier tué et quelques autres blessés). Le pays s’en tire, «à moindre frais» s’aventurent certains. Oubliant tout le préjudice subi.

Quand la première attaque est déclenchée en décembre,
la Mauritanie venait d’obtenir la promesse de financement de ses projets de développement pour les trois années à venir. Le Groupe Consultatif qui s’est tenu à Paris au début de décembre, avait promis plus de trois milliards de dollars. Une première.
La Mauritanie était alors une promesse de développement, de stabilité, de sécurité et de démocratie.

L’action de quelques jeunes «perdus» (pour tout le monde) allait sérieusement compromettre cette image qui devenait la première ressource d’un pays qui n’avait que la culture de la tolérance, de la mesure, de la pratique d’un Islam humaniste des sources… qui n’avait que ça à offrir.

Avant Aleg, on avait cru que Lemghayti n’était qu’un épisode malheureux à mettre sur le compte des errements du régime d’avant août 2005. On avait cru qu’il suffisait d’être indulgent envers les activistes et coopératif avec leurs idéologues, pour éviter au pays les attaques. Qu’il suffisait de dire que le terrorisme n’existait pas pour ne pas le subir.

Même après Aleg, l’autorité politique a hésité. Préférant parler de «crime crapuleux» comme si tous les crimes ne l’étaient pas, l’autorité a nié un moment l’existence de la menace terroriste sur le pays. Et ce ne sont pas les révélations des prisonniers qui allaient l’en convaincre.

Il aura fallu l’attaque de Tourine, puis les enlèvements successifs des humanitaires espagnols et des touristes italiens pour se rendre de l’ampleur de l’implantation de AQMI dans notre pays.

Côté Armée cela s’est traduit par la mise sur pied d’unités spécialement dédiées à la lutte contre le terrorisme et incidemment les trafics dans le nord et l’est du pays. Des unités spéciales sillonnent le désert de la Maajabaat el Koubra depuis quelques mois. La zone est déclarée «zone militaire».

Mais cette lutte ne peut donner de résultats qu’avec une sérieuse prise en charge par les services des renseignements du phénomène à la base. Ce travail commence par la mobilisation des tribus sahariennes au côté des Etats qui doivent accélérer la mise en œuvre de l’action commune. Phénomène transfrontalier, le terrorisme nécessite une réponse transfrontalière.

Trêve de mésentente avec le Mali, d’exclusion du Maroc, du Sénégal de la sainte alliance anti-terroriste. La lutte contre la criminalité transfrontalière ne peut se faire que de concert.

Resteront les efforts que chaque pays devra faire à son niveau.

Reprise en main par l’autorité centrale de l’ensemble du territoire national, contrôle des passages, des points d’eau, des mouvements de population, des activités licites et illicites…

Restera surtout, le traitement que la justice consacrera à ceux qui sont jugés dans ce cadre. Depuis hier, dimanche, tous les yeux sont rivés vers le Palais de Justice de Nouakchott…




Moussa Ould Khairy président de la section du sport ASC T.Z à la Tribune

17052010


 

 

 

A une journée du terme du championnat national de D1 de football, l’arbitrage en Mauritanie est pointé du doigt par le Président de la section du sport de ASC T.Z Moussa Ould Khairi. Pour lui la rencontre déterminante entre deux clubs d’une même entité, c’est-à-dire
la Kédia et SNIM entraîne des doutes sérieux sur la rencontre puisque la défaite ou le match nul de
la SNIM contre la victoire de son club face au Dar Naim lui donnera le titre du championnat. Un titre qu’il ne veut en aucun cas laisser à
la SNIM qui a commencé à fêter vendredi dernier à Nouadhibou lors de sa victoire contre
la Concorde. Une fête qu’il a jugée, d’ailleurs, anormale vu le match difficile qui les attend à Zouerate contre
la Kédia. Le Président de la section du sport de ASC T.Z dénonce le mauvais arbitrage en Mauritanie. Par conséquent, il dit que
la FFRIM est responsable des dérapages et des tricheries des uns et des autres. Entretien.    

 

 

LT : ASC T.Z compte 42 points derrière
la SNIM 43 points à une journée de la fin du championnat. Il vous faut une victoire contre Dar Naim et espérer une défaite ou un match nul de
la SNIM contre
la Kédia. C ’est la défaite de
la Concorde face à
la SNIM à Nouadhibou qui vous a compliqué la tâche. Alors le match Kédia contre SNIM vous fait trembler. Pourquoi ?

 

 

Moussa Ould Khairy :

 

Je remercie d’abord
la Tribune pour l’occasion qu’elle m’a offerte pour m’exprimer. Je ne tremble pas. Je veux tout simplement que les choses se déroulent normalement dans ce match là. C’est la fédération qui est responsable des devoirs et des dérapages du championnat et des compétitions nationales.

 

On sait que l’arbitrage chez nous est comme le reste du monde. Il est miné par la corruption, (sourires). Mais je ne dis pas que les arbitres sont corrompus. Peut être qu’ils ont des insuffisances. Peut être qu’ils ont des affinités par ci par là. Mais pour porter un jugement de valeur, les choses doivent changer. Trop c’est trop. Notre club a été victime des acharnements de quelques arbitres. On sait qu’on nous a fait perdre un match qu’on a gagné à Nouadhibou contre justement
la SNIM. On nous a refusé un penalty clair que notre adversaire a d’ailleurs reconnu.

 

Aujourd’hui, la logique voudrait que Tevrag-Zeina soit championne.

 

Voilà, le problème de deux équipes d’une seule entité se pose. Il ne faut pas se voiler la face. Deux clubs affiliés à une même entité ! Ce qui fait que quand il y a un enjeu de dernière minute, les arrangements sont inévitables. C’est l’un des aspects qu’il faudrait revoir pour éviter d’éventuels arrangements entre les clubs. Car les clubs peuvent se soutenir entre eux pour remporter le championnat.

Les griefs que j’ai personnellement contre la fédération dont je suis membre, c’est celui du tirage au sort orienté pour soit disant arranger ou éviter aux clubs des régions de l’intérieur comme on dit des déplacements successifs. Concorde a été victime l’année dernière de ce tirage dirigé. La même chose se répète. Dernière journée, deux clubs de la même entité se rencontrent entre eux, vous-même vous pouvez imaginez ce qui peut se passer. J’ai deux joueurs qui ont évolué l’année dernière à
la SNIM qui ont dit carrément qu’il y a des magouilles je le dis haut et fort. 

 

 

Logiquement la fédération doit prendre des dispositions pour que la rencontre se déroule normalement loin de toute tricherie. Partout ailleurs dans le monde quant on constate qu’il y a arrangement entre deux clubs, ils perdent automatiquement les trois points. Ils sont même susceptibles d’être relégués en deuxième division. Il faudra qu’on respecte en Mauritanie l’esprit du règlement. Je ne peux pas emmener des sponsors, des entités importantes, à financer des sommes importantes pour qu’à la fin on se retrouve à la merci d’un arrangement entre deux clubs ou à la défaillance d’un arbitre. C’est inconcevable et inacceptable pour nous en tout cas puisque nous avons dépensé beaucoup d’argent. Pour nous, les arrangements et les tricheries et la défaillance des arbitres sont même la négation du football. Le football c’est avant tout, des surprises agréables ou désagréables. C’est le plaisir d’un retournement de match comme ça dans un esprit vraiment saint.

 

 

L.T : Suite à cette polémique, certains préfèrent un arbitrage étranger, malien ou sénégalais pour ce match entre Kédia et
la SNIM. Êtes vous pour ?

 

 

Moussa : Ecoutez ! Je suis de ceux qui pensent qu’il faut responsabiliser nos arbitres. Je pense qu’on a des arbitres très compétents. Maintenant nos arbitres doivent cesser de verser dans le régionalisme. C’est vrai qu’on a eu des arbitres, par le passé, qui ont fait honneur à
la Mauritanie.

 

Les arbitres doivent travailler pour briller, c’est tout. Pour moi, l’arbitre doit briller sur le plan international. Par conséquent, il doit respecter les règles internationales. L’arbitre ne doit pas accepter la corruption pour faire gagner une équipe. C’est inacceptable. C’est un crime. 

 

 

LT : Vous êtes apparemment furieux puisque vous pensez que
la Kédia va se laisser faire contre
la SNIM. Et la victoire de
la SNIM contre
la Kédia vous privera du titre du championnat même si vous gagnez largement contre Dar Naim.  Que comptez vous faire en tant que membre de
la  Fédération de Football de
la République Islamique de Mauritanie (FFRIM) ?

 

 

Moussa : Ecoutez ! Je ne suis pas furieux. Je dis tout simplement que tout doit se dérouler normalement. Il ne faut pas que les deux équipes essayent de s’arranger. Il n’y a pas d’arrangement dans le football. Il faut jouer, c’est tout. Ensuite, je ne parle pas ici en tant que chargé de Communication de
la FFRIM. Je parle en tant que Président du club. Je tiens
la FFRIM pour responsable des dérapages et des tricheries qui peuvent survenir dans ce match. C’est à elle de prendre les dispositions qui s’imposent pour que ce match déterminant se joue dans l’équité et la transparence.

 

Je sais que
la SNIM commence à fêter à Nouadhibou dés qu’elle a battu
la Concorde comme si le match déterminant qui leur reste à jouer ne comptait même pas. Je sais que
la Kédia n’est pas un adversaire facile à battre chez elle. Les nouakchottois disent toujours que quand on revient avec un nul de Zouerate, c’est qu’on s’en sort très bien.

 

Je pense qu’on part favori si les choses se passent normalement. Et je ne serais pas contre si
la SNIM remporte le match convenablement. Je serai le premier à féliciter l’équipe. Je remarque tout simplement qu’un match comme celui là joué entre deux clubs d’une même entité ne grandit pas le football. Dans ces conditions, ça sera un trophée entaché de tricheries.

 

 Propos recueillis par Sy Mamadou







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