Les Echos de la Tribune

27 04 2010

Par  Mohamed Fouad Barrada  

 Selon l’économiste en chef à la région Afrique de la BM, Shanta Davarajan, au cours  d’une conférence de presse par vidéo conférence, tenue, tout récemment, à Washington « la Banque mondiale est prête à soutenir la gouvernance sociale de l’actuel pouvoir, à condition, que celui-ci formule la demande », notamment pour promouvoir une politique du logement plus humaine  adaptable et adaptée aux contraintes des couches faiblement rémunérées. 

En effet, présentement, les orientations de la Banque Mondiale se résument par un appui pour la relance des investissements infrastructurels et urbanistiques afin de remettre à niveau les économies des pays africains. Et pour que ces derniers puissent concrétiser les OMD, ils sont amenés d’ici 2015 à réaliser une croissance annuelle d’au moins 7%.  

Dans cette lancée, il est de ‘notoriété’ de  combiner entre deux visions complémentaires : une première socio- économique courte assurant la stabilité des prix (la maîtrise de l’inflation), l’emploi, l’appui salarial, la sécurité, etc.,  quant à la seconde, elle est longue permettant d’injecter des fonds dans les infrastructures de base, l’éduction et la santé. 

 D’ailleurs, les fonds existent, expliquent les experts de la World Bank et ce qu’il faut au pays c’est, tout simplement, de ‘drainer’ des capitaux qui sont actuellement en quête des ‘contrées’ pouvant les absorber. 

Dans cette logique, en Afrique notamment en Mauritanie la ‘carence’ infrastructurelle peut être, en cette période de crise économique mondiale, un champ propice à l’attraction des bailleurs de fonds. Toutefois, la stabilité reste un baromètre incontestable de reprise économique. Et qui dit stabilité, évoque certainement, le renforcement des capacités institutionnelles à travers la bonne gouvernance qui implique, en partie, d’une part, la productivité du travail et, d’autre part, la lutte contre la corruption déguisée. On entend par là, une politique de motivation salariale axée sur le mérite et l’incitation à la performance. 

Ainsi, pour les pays en développement, on peut tabler, d’après les spécialistes des institutions de bretton woods, sur une reprise relativement solide, avec une croissance économique de 5,2% en 2010 et de 5 ,8% en 2011, soit une augmentation de 1,2% par rapport à 2009. 

En réponse à la crise économique mondiale et pour améliorer son efficacité et sa flexibilité, la banque  mondiale déclare « développer divers financements innovants en vue de répondre aux priorités de développement les plus urgents en 2010 et au-delà »[1]. A titre d’illustration, « elle a mobilisé environ 6 milliards de dollars pour soutenir le développement dans les domaines de la gestion forestière, de l’efficacité énergétique et de la technologie » (idem). Elle a également mobilisé 500 millions de dollars avec comme investisseur des fonds souverains et un fonds de pension, par le biais, de sa branche chargée des opérations avec le secteur privé. En outre, « un nouveau programme d’intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale dans le cadre duquel a été approuvée une aide de 710 millions de dollars destinés à 21 pays africains » (sic), est en cours de réalisation.  

De fait, les enjeux économiques du pays demeurent fortement liés à la capacité du gouvernement Ould Lagdaf à mobiliser des financements, auprès des bailleurs aux requêtes, souvent, draconiennes. Et cela sur la base des dossiers cohérents  et convaincants défendant une approche socio-économique décentralisée et locale.  

m_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune n°498
 



[1] Note de la Banque Mondiale à propos des réunions de printemps  24 et 25 avril 2010 à Washington 


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