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Les Echos de la Tribune :Pour une meilleure santé dans les milieux Urbains

12042010

Par Mohamed Fouad Barrada

La prévention demeure, sans équivoque, le seul instrument pouvant éradiquer des maladies qui font des ravages tels que le SIDA, la tuberculose et des maladies ayant trait aux pathologies d’hygiène sanitaire progressant notamment dans la métropole de Nouakchott qui regroupe le tiers de la population totale du pays. Ainsi, d’après une enquête, effectuée en 2006 sur l’hypertension artérielle, le diabète et les facteurs de risques cardio-vasculaires à Nouakchott, les risques suivants sont signalés en Mauritanie: 

Tabagisme : 13,4 % de fumeurs quotidiens avec 23,8% d’hommes fumeurs et 3,5% de femmes qui fument. Déficit d’activité physique (moins de 150 minutes par semaine):54,9% avec 55% en milieu urbain et 54,9% en milieu rural. 

Déficit en fruits et légumes (moins de 5 portions par jour):«97,3% avec 96,5% en milieu urbain et 98,1% en milieu rural.» La mise en place d’une approche sanitaire citoyenne par le biais d’un processus participatif intégrant l’ensemble des acteurs étatiques, locaux et non gouvernementaux, aboutira, certainement, à des résultats plus rassurants, plus efficaces voire efficients. 

Au cours de cette année, cette approche a été adoptée notamment à travers un comité de pilotage sur la santé mentale pour sensibiliser l’ensemble des citoyens et des décideurs sur la nécessité de la prise en charge et les soins des malades atteints de déséquilibres mentaux. C’est ainsi qu’un réseau de concertation a été constitué pour une meilleure action sanitaire pour une frange qui  est affectée, malheureusement, par la quasi inexistence des infrastructures d’accueil et du personnel spécialisé. Ces pathologies touchent, 88.000 patients à Nouakchott selon l’OMS dont 5600 seulement sont pris en charge (voir la Tribune n°494). Main dans la main, les structures étatiques sanitaires, les gouvernements locaux, ONG, instances internationales, bailleurs de fonds à travers un partenariat ‘solide’, peuvent fournir des meilleurs soins tout en sensibilisant les citoyens sur les maladies et leurs causes ainsi que la gravité du délaissement hygiénique. 

Il est aujourd’hui possible, avec l’état de nos connaissances sur les  maladies et les avancées scientifiques, de réduire significativement la propagation et les méfaits de certaines maladies notamment  celles relatives aux transformations rapides d’une  situation caractérisée par une double charge de morbidité. C’est le cas de l’hypertension artérielle, des cardiopathies rhumatismales et du diabète avec leur retentissement redoutable sur le cœur, les reins, le cerveau et les yeux qui progressent à un rythme arithmétique dans la ville de Nouakchott.

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°496




Nomination en Mauritanie

12042010

 

 D’ abord, le cas du directeur adjoint des impôts est révélateur. Celui-ci aurait été  mis à l’écart  suite à la nomination d’un nouveau directeur  à la tête de la direction  des impôts et cela sans justification logique.  Pourtant, le Directeur adjoint  est considéré comme étant  un technocrate  intègre.  Son  train  de vie se résume, d’après nos informations,  ainsi : la mosquée, le travail et la maison. Il  assurait depuis longtemps des fonctions techniques avec excellence. Au lieu qu’il puisse   avoir une promotion on le met à la touche  sans que le nouveau  directeur  le teste et  sans profiter de son expérience.  En plus,  on lui retire des dossiers  qu’il maitrise depuis  belle  lurette. Il semble être  sous les nouvelles directives, un directeur adjoint sans tâche. 

Un autre cas, parmi tant d’autres, est dévoilé, il y a peu. Il est question de  la mise à l’écart  de l’ex délégué régional  de l’office National du Tourisme (ONT) à la région de l’Adrar  dans des circonstances qui  ne sont pas tout à fait  justifiées.  

En effet,  après la nomination récente  d’une nouvelle directrice de l’ONT, qui vient,  d’ailleurs , de débarquer d’un poste  de chef de service  au  ministère  déglué auprès du premier ministre, chargé    de l’environnement, la première mesure qu’elle  a entreprise  c’est  de remplacer l’ancien délégué par un conseiller assurant  son intérim.  Quelle explication ? 

Une évidence se manifeste par le fait que le poste de  directeur  et  mêmes les autres postes (directeur adjoint, chef de service etc.)  sont,  tout simplement,   attribués  selon le positionnement idéologique, ethnique  ou tribal.   

Nouveau directeur n’est pas souvent  synonyme   d’un changement évolutif. Un esprit de changement formel  peut facilement être  entravé par un autre esprit dysfonctionnel et malveillant.   

Il est temps que l’Etat  engage  des processus permettant de promouvoir l’esprit de motivation  en faveur des technocrates tout en s’éloignant  des procédures  subjectives affectant le bon fonctionnement des  structures  étatiques qui sont jusqu’à- là  inefficaces  . 

  

M F Barrada

Source : La Tribune n°496




Edito de La Tribune Par Mohamed Fall Ould Oumère

12042010

Comme dans toute entreprise humaine, l’imperfection est au rendez-vous. Et avec elle tous les malheurs et toutes les dérives que peuvent produire les approximations et l’absence de vision motrice. Encore une fois, c’est bien le manque de lisibilité qui risque de faire avorter le projet de «Mauritanie nouvelle» que le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a défendu depuis son accession au pouvoir un certain 6 août 2008. 

Si, avant son élection le 18 juillet, il ne pouvait prétendre à la légitimité, ce n’est plus le cas depuis. Malgré les réserves, et même les contestations, de l’opposition. Seulement la légitimité des urnes ne suffit pas à elle seule. Elle ne fait pas un projet. Elle en reste l’émanation, le principal soutien, et ne peut en être le moteur. 

Le moteur du projet reste l’action. Et l’action dépend des hommes. Des messages aussi que le nouveau pouvoir envoie en tant que promoteur du projet. 

Oui, nous avons vu des chantiers lancés dans le pays. Infrastructures routières surtout, hôpitaux aussi… oui, la lutte contre la gabegie et la mauvaise gestion est devenue un leitmotiv… oui, le Président Ould Abdel Aziz donne l’impression d’y croire… mais est-ce suffisant ? 

Je ne crois pas. Qui le croit d’ailleurs ? En discutant avec ses plus proches collaborateurs, j’ai l’impression de revivre une ère d’incertitudes qui a caractérisé la fin de règne de Ould Taya. Les plus proches du centre du pouvoir paraissant les plus critiques, n’hésitaient plus à dénoncer «les dérives», «l’autoritarisme», «la mal gouvernance dans tous ses états». Et quand on leur demande pourquoi ils n’en font pas cas devant «le chef», ils prétextent tout simplement que «le chef ne veut entendre que les belles paroles». L’un d’eux m’a rappelé un jour qu’«il vaut mieux satisfaire les désirs de l’adulte plutôt qu’agir dans son intérêt» (traduction approximative du proverbe de chez nous). 

Nous n’en sommes certainement pas là. Nous risquons cependant d’y aller. Et avec grande vitesse. C’est normal dans la mesure où le Président Ould Abdel Aziz refuse de sortir de la logique et de l’état d’esprit d’avant. D’avant le 3 août 2005, d’avant le 18 juillet 2009. 

Avant le 3 août, nous avons tous eu à faire le constat du gouvernement qui a mené le pays au bord de la faillite. Autoritarisme, exclusion, sac de l’économie, absence de perspectives… la mauvaise gouvernance qui a mené à l’émiettement de la société et à la déconfiture de l’Etat. Les choix étaient en fonction de l’allégeance au pouvoir en place. Ce qui a conduit au règne de la médiocrité, la compétence étant devenue un handicap, une tare. La parenthèse de la transition puis du premier régime démocratique ne permettra pas la réhabilitation du mérite. La guerre entre l’ancien et le nouveau tourne plutôt à l’avantage du premier qui refait carrément surface avec le gouvernement du Premier ministre Ould Waqf (avril 2007). 

Avant le 18 juillet 2009, le régime d’exception devait se battre pour compenser le manque de légitimité. Il y a eu l’élection présidentielle organisée sous l’égide d’un gouvernement d’union nationale. Où l’opposition détenait les portefeuilles les plus déterminants dans une élection de chez nous : l’intérieur (la fraude), la communication (la propagande), les finances (la corruption) et la CENI (l’onction). Avec la bénédiction de la communauté internationale. La suite qui devait être facile à gérer dans la mesure où le pouvoir se normalisait, se compliqua faute de refus de tourner la page. La normalisation s’en trouve menacée aujourd’hui. 

Depuis le 3 août, le rendez-vous avec le changement est à chaque fois reporté. Par la volonté du système d’avant. Si l’on y regarde de plus près, on voit que le personnel recruté provient de la même écurie, celle qui a fait la gloire du PRDS, de la direction de la sûreté d’Etat des années de braise, et finalement du système que certains d’entre nous ont combattu un moment donné. Et si l’on disait que Ould Taya avait été pris en otage par son directeur de cabinet, son chef de parti, son chef de renseignements… nous n’avons fait que recruter parmi les sous-fifres qui servaient ceux-là. 

J’ai lu récemment un beau passage d’une militante franco-marocaine qui fait l’économie du constat qui vaut pour nous : «L’ancien cherche toujours à se rétablir, le nouveau tente de prendre sa place, et, au milieu du gué, il y a des itinéraires humains, des faiblesses humaines, des mensonges humains, des intérêts humains. Et, paradoxalement, l’ordre naissant refuse les témoins et les précurseurs. C’est souvent lorsque ses idées sont en passe de triompher que celui qui les a défendues est sanctionné». 

Ne vous étonnez point si les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Les mêmes acteurs restant là. Soit directement, soit par procuration.   

Si les «hommes de l’époque» d’avant le 3 août avaient mis en place un système inique et faible, ils avaient eu l’intelligence et la marge de manœuvre qui leur permettaient de le faire de façon «acceptable». Certainement pas justifiable, vu l’arbitraire que le système a occasionné. Que peuvent leurs disciples pour le recrutement desquels, le premier critère était celui de l’indignité (incompétence+allégeance+effacement+prédation+…) ? dans un moment d’urgence et d’exception ? 

Rien d’autre qu’essayer de reproduire des schémas qu’ils ne maîtrisent point. Hésitations, atermoiements, confusions, inconstances… des mots qui peuvent dire la même chose mais dont aucun ne peut, à lui seul, traduire la situation actuelle. Pourtant ce ne devait pas être le cas. 

Tout avait réussi pour le Président Ould Abdel Aziz. Toutes les portes étaient ouvertes devant lui. Et tout le prédisposait à ouvrir celle qui menait vers le changement, le vrai. Jamais Président de la République n’a eu autant de marge de manœuvre. Ne devant sa victoire à personne en particulier, il avait la latitude de faire les choix qui annonçaient la rupture avec le passé. Il a finalement choisi dans le tout-venant. Libre à lui. 

Un Président mauritanien arrive fatalement à entamer à un processus au début duquel il s’enferme dans une logique qui lui est propre (illisible du dehors, incomprise du dedans). Au milieu du processus, il se retrouve en train de jouer son pouvoir. Pour finir en train de jouer le pays en entier. C’est à ce moment que se produit la rupture. 

Nous en sommes, je crois, au tout début. Tout peut encore arriver. Y compris le meilleur.

Source : La Tribune n°497




Communiqué

12042010

 

 Le bureau élu par l’assemblée générale de l’Association  Nationale  des Fonctionnaires et Agents de l’Etat  retraités, tenue ce jour   samedi 10/04/2010 à l’ancienne maison des jeunes de Nouakchott  se présente ainsi : 

Président d’honneur  

Ely O/ Alaf  

Camara Seydi Boubou 

Niang  Omar  

Mohamed Cissé  

Bureau exécutif  

Président Kane Amadou Moctar  

1er vice Président Mohamed O  Bouna Moctar 

2ème vice président  Sarr Boudi  

Secrétaire général Mohamed Mahmoud O  Bahya  

Secrétaire Général adjoint   Galédou  Ibrahima  

Trésorier  général  Soumaré Issagha 

Trésorier  général  adjoint Moctar O Jiddou 

Secrétaire chargé de la Communication  Fouad Barrada Aziz    

Secrétaire à l’organisation Hacen Fall 

Secrétaire à l’organisation adjoint  Mohamed O Ahmed  

Secrétaire chargé du développement  Sow Samba  M’Bagnik 

Secrétaire chargé aux relations avec l’administration Bouh Ould  Boba  Jiddou  

Secrétaire aux relations avec l’administration adjoint Ba Ibra  Saïd 

Commissaires  aux comptes  

-Amar O Ahmed   

-Mangassouba Aliou  




Remaniement

12042010

 

 Ce qui n’a pas été dit 

 

Tout finalement n’a pas été dit concernant le dernier remaniement du gouvernement. Un remaniement partiel alors que l’opinion attendait un profond réaménagement dans le dispositif du Président Ould Abdel Aziz. 

 

Retour sur «un mouvement de ministres» encore illisible… 

 

On raconte – comme dans les légendes – que le directeur de TVM était en pleine séance de rasage chez un coiffeur de la place, quand son téléphone sonna. A l’autre bout, c’était Melaïnine Ould Tommy, chargé de mission auprès du Président de la République. Celui-là même qui avait été longtemps l’ombre de l’ancien Président Ould Taya devenant tour à tour son directeur du protocole et son directeur de cabinet. Il est aujourd’hui l’homme fort du palais brun. Confident du Président, il est aussi son conseiller le plus écouté, le mentor de ses collaborateurs, l’intermédiaire le plus indiqué de ses soutiens. Pour cela, il est la personne la plus redoutée du pouvoir actuel. 

Ould Tommy est déjà à TVM et veut voir le directeur «de toute urgence». C’est sur place qu’il lui présente le brouillon du décret nommant les nouveaux ministres «sur proposition du Premier ministre». C’est sur place que la mouture finale du communiqué est élaborée. 

On raconte parmi les choses qu’on raconte, que le directeur se hasarda à demander : «que devient le Maghreb arabe ?» Ne sachant quoi répondre, Ould Tommy s’isola et téléphona. «Le département n’existe plus». 

On raconte que le ministre des finances, Kane Ousmane, l’une des rares compétences du gouvernement, a appris la nouvelle de son limogeage alors qu’il dînait tranquillement avec une mission de la Banque Mondiale, et par la voie d’un privé qui l’a appelé de Dakar. Il dut interrompre sa soirée en annonçant : «je ne suis plus ministre». On parla d’abord d’une affaire d’ancien ministre qui percevait encore ses émoluments. Faux. On parla ensuite d’un conflit ouvert avec le Premier ministre à la suite de quelques tentatives de ce dernier de passer outre la réglementation. Ce qui expliquerait le départ simultané du ministre et de son directeur du budget reconnu pour sa probité. Pas assez suffisant cependant pour démettre ce cadre de grande valeur. La raison est à trouver ailleurs. Même si le conflit ouvert entre le ministre des finances et son Premier ministre était arrivé à l’insupportable. 

Gouverneur du FMI depuis le dernier accord, Kane Ousmane qui a été aussi président du Caucus des gouverneurs africains de banques centrales, s’est vite imposé comme le premier interlocuteur des partenaires. 

On raconte que dans le cercle restreint des bailleurs financiers, on murmure la nécessité d’une dévaluation de notre monnaie nationale. Eventualité refusée par le Président de la République pour tous les troubles et dysfonctionnements qu’elle peut entraîner. Mais le poids de la gestion, celui des crises mondiale et intérieure, ont affaibli l’économie nationale. Le raisonnement du FMI serait imparable à cet effet. Malaise des autorités qui auraient donc choisi de sacrifier Kane Ousmane déjà fragilisé par toutes les guerres qui lui sont menées par le Premier ministre et par le cabinet du Président de la République. Le cabinet qui serait aussi à la source du départ de Messaouda Mint Baham qui voit tout simplement son ministère brusquement «dissout». 

On raconte que le franc-parler et l’engagement de Mint Baham pour le Président Ould Abdel Aziz auront eu raison d’elle. Elle n’aurait jamais hésité à prendre à partie ses collègues pour dire ce qu’elle pensait de leurs communications. 

On raconte qu’elle opposa au ministre de la santé, Cheikh Ould Horma, un cinglant démenti quand il a présenté l’affaire qui l’opposait aux spécialistes à sa manière. Elle aurait dit en plein conseil qu’il s’agit bien d’une retraitée de la fonction publique marocaine qui n’a pas plus de compétences que les mauritaniens et que rien ne pouvait justifier son recrutement et le traitement qui lui était réservé. 

On raconte aussi qu’en Türkiye et en Iran, des altercations l’auraient opposé à Cheyakh Ould Eli, inamovible directeur de cabinet depuis Sidi Ould Cheikh Abdallahi et Melaïnine Ould Tommy, le chargé de mission. Elle aurait rappelé à plusieurs reprises le rang qui est le sien dans l’ordre protocolaire. Une manière de se faire respecter dans un milieu rétrograde et misogyne. Croyant à la volonté de changement du Président Ould Abdel Aziz et jouant à fond sa carte, elle aurait pris beaucoup de liberté dans l’expression de son indépendance d’esprit, une seconde nature chez elle. Elle s’est du coup aliéné l’opinion dominante dans l’entourage du Président. Surtout ceux qui sont formés à l’école du «manges et tais-toi». 

D’un point de vue «opérationnel», on raconte que Coumba Ba, nouvellement promue ministre chargée des affaires africaines, est venue occuper les bureaux du secrétariat aux technologies nouvelles rattaché désormais à l’emploi. Le Bureau Organisation et Méthode (BOM) a mis du temps à comprendre pour «séparer» les biens des uns et des autres. Confusions. 

La surprise produite a été la même que celle qu’a occasionné le fameux décret démettant les cinq chefs des forces armées et de sécurité (dans la nuit du 5 au 6 août 2008). La même précipitation, la même confusion. Heureusement qu’il n’y a pas eu les mêmes effets. 

C’est certainement cette improvisation qui accentue l’illisibilité du «mouvement des ministres» (mieux vaut parler de «mouvement» plutôt que de «remaniement»). On y ajoute volontiers le traitement de certains problèmes comme celui de la santé. 

Après avoir démis deux médecins spécialistes de leurs fonctions pour ce qu’il juge comme insubordinations, le ministre de la santé s’est trouvé dans l’obligation de revenir sur sa décision après intervention du chef de l’Etat. Prenant fait et cause pour le ministre, le Président a d’abord accusé les médecins de vouloir privatiser les moyens publics, avant d’accepter de recevoir le directeur de l’hôpital qui refusait d’exécuter une décision du ministre. Suite à quoi, la décision du ministre a été annulée et le problème résolu. Est-ce à dire que tous les problèmes syndicaux seront désormais solutionnés uniquement au niveau de la présidence ? que les décisions des ministres peuvent être récusées si une crise est ouverte et si l’autre patrie arrive au niveau du Président ? est-ce à dire que les ministres ne sont pas comptables de la gestion de leurs départements ? si ce n’est pas le cas pourquoi ne pas reconnaitre les manquements du ministre et le faire payer pour cela ? pourquoi le ministre ne tire pas lui-même les conclusions pour démissionner ? 

Les confusions ainsi occasionnées vont avoir des conséquences énormes sur le proche avenir. Sur le plan diplomatique par exemple, il y a des questions qui se posent. Si notre chère Coumba Ba qui a lamentablement échoué à la fonction publique, s’occupe désormais de l’Afrique et de nos relations continentales, que fera Naha Mint Mouknass, la ministre des affaires étrangères ? Qui représentera la Mauritanie dans les réunions africaines, maghrébines, afro-maghrébines, afro-européennes, afro-caribéennes, afro-arabes… ? De qui dépendront nos ambassades en Afrique ? Et la question la plus essentielle : pourquoi la diplomatie qui est un domaine réservée du Président de la République dépend-elle du Premier ministre qui a d’autres chats à fouetter ? 

C’est trop demander au Docteur Moulaye Ould Mohamed Laghdaf qui n’a pas encore redressé l’action de son gouvernement après neuf mois d’exercice «normal» de son poste de chef de gouvernement. 

Mardi dernier, le Premier ministre devait diriger un séminaire gouvernemental sur l’aménagement du territoire. Il s’agit d’une première qui devait rassembler 18 membres du gouvernement en plus de quelques hauts responsables. Plusieurs fois reportée, la réunion n’a finalement pas eu lieu parce que le Premier ministre Docteur Moulaye Ould Mohamed Laghdaf n’est pas venu. Après des heures d’attente, les ministres ont dû quitter le Palais des Congrès sans savoir pourquoi le premier d’entre eux n’était pas venu. Ils ont, au moins, déjeuné avant de partir. Facture salée. Pour rien. 

Nous sommes déjà fin avril, la table-ronde de Bruxelles dont on parlait tant pour le mois de mai, s’éloigne de pus en plus. D’ailleurs on ne sait plus à quoi elle servira. La campagne agricole est loin d’être lancée pour assurer une saison 2010/2011 plus fructueuse. Les états généraux de l’éducation sont loin d’être lancés pour assurer une rentrée scolaire 2010/2011 plus prometteuse. L’économie est loin d’être relancée et on parle pour la première fois depuis longtemps de l’éventualité d’une dévaluation de la monnaie nationale, dévaluation qui aura des effets néfastes. La relance promise n’arrive pas pour une raison simple : le budget 2010 n’a pas été encore été opérationnel. Malgré l’annonce faite par le ministère des finances le 1er mars dernier, le système Rachad n’a pas encore fonctionné convenablement. Ce qui empêche les administrations de fonctionner normalement. Comme toute l’économie vit de l’Etat, l’activité est sérieusement ralentie. Reste à savoir pourquoi ce blocage : est-ce à cause du manque des ressources ? Difficile à croire. 

La menace terroriste est encore plus pesante après la tentative de rapt d’étrangers en plein cœur de la ville et à quelques mètres d’un poste de police, et, plus grave, la fuite de ses auteurs. La scène politique mauritanienne est de plus en plus radicalisée par des discours sectaires, parfois racistes et haineux. 

Qui est responsable de tout cela ? Personne apparemment. 

 

Ould Oumeir

Source : La Tribune n°497




PS

12042010

 

 Faillite d’une société 

 

Les passagers du vol AT 511 de la compagnie Royal Air Maroc sont en attente dans l’aéroport Mohammad V de Casablanca. Les premiers sont arrivés deux heures avant le vol. Certains sont en transit. Tous se reconnaissent et se rapprochent en attendant l’embarquement. Brusquement tous les bruits sont couverts par un tumulte où se mélangent mots et bruissements de pas trainés sur le carrelage neuf de l’immense salle d’attente du terminal II. Voix de femmes. Une quinzaine environ. Toutes jeunes apparemment, entre 25 et 30 ans. Elles sont accompagnées d’une femme nettement plus âgée. Vous avez idée de ce que peut produire, en terme de bruit, une compagnie de jeunes mauresques. 

Nous apprendrons plus tard qu’il s’agit là d’un groupe de jeunes mauritaniennes que la police saoudienne vient de renvoyer. En fait, il s’agit vraisemblablement d’une maison close que gérait la dame âgée en plein Médine, non loin de la Mosquée dite du Prophète, Paix et Salut à Lui. La police saoudienne n’a pas ménagé les filles qui semblent heureuses de rentrer chez elles. Elles révèleront qu’elles sont là-bas depuis six ans… 

Quand je descends de l’avion, j’en parle au premier responsable de l’aéroport qui me dit : «Nous avons reçu des corps de femmes et d’hommes victimes de l’application stricte de la Chari’a. les années passées il en arrivait de nuit pour éviter le scandale…» 

En 1965 revenait sur cette terre l’Erudit Abbe Ould Khtour. A l’époque ce sont les hommes de sa trempe qui «s’exportaient» vers le Machreq, particulièrement au Hidjaz, dans les parages des Lieux Saints. Ils ont eu leurs temps de gloire en dispensant un enseignement pure. Aussi bien de la langue Arabe que des sciences religieuses. Donnant l’image d’une société vertueuse et absolument savante. Détachés des choses de la vie, loin de toute tentation salissante, forts de leurs savoirs, fiers de ce qu’ils sont, les représentants de l’élite de l’époque n’ont pas eu recours à l’allégeance aux souverains des contrées où ils s’établissaient, le temps de livrer leurs messages nobles. Aucun de ceux-là n’a prêté allégeance à l’autre. Préférant rester ce qu’ils sont, incarnant du coup l’esprit d’indépendance qui a toujours été celui d’ici. 

En 1972 quand le Roi Fayçal d’Arabie arrivait en Mauritanie dans le cadre de sa tournée africaine, il donnait l’impression de venir en pèlerinage, lui le Souverain des Lieux Saints. Tellement l’image du pays était bien faite. 

Jusqu’au début des années 80, les Mauritaniens étaient bien appréciés à l’extérieur. L’image qu’ils donnaient d’eux-mêmes était faite de modération, de détachement, de fierté, d’indépendance… 

En moins de trente ans, l’évocation du nom de «Chinguittien» renvoie désormais à la prostitution, à la malhonnêteté, au faux et à l’usage de faux… en Arabie Saoudite, sur cette terre que le Musulman est tenu de sacraliser, en Europe où les fournisseurs craignent désormais de faire des affaires ici, en Chine où les thieb-thiabas organisent des rezzous modernes, dans les pays pétroliers arabes où nos élites d’aujourd’hui utilisent tous les moyens pour avoir des subsides des riches donateurs de ces contrées… 

En moins de trente ans, nos élites ont réussi le tour de main de détruire une image – surfaite quelque part – mais qui avait sa justification. Il s’en est suivi une formidable dépréciation de cette élite. Le ternissement de l’image est la conséquence du niveau de ces élites, de leurs préoccupations, de leurs natures… mais il en devient la cause avec l’absence de repères. 

Bien sûr que nos professeurs, nos politiques, notre encadrement est prompt à évoquer les gloires d’antan. Mais que lui en reste-t-il ? Rien. 

Sur une terre où l’écrit a été fondamental dans la construction d’une identité propre, où sont maintenant nos productions intellectuelles ? Sur une terre où la piété, l’humilité, la modération, la tolérance, l’équité… étaient à la base des valeurs sociales, que reste-t-il de cette culture qui cultivait la dignité ? Qu’en reste-t-il chez nos élites ? 

Entre les élites d’hier et celles d’aujourd’hui, y a-t-il comparaison à faire ? Entre Erudits, hommes de lettres et hommes d’armes d’hier, et ceux d’aujourd’hui, quelle comparaison ? Entre les ministres de Moktar Ould Daddah et ceux qui ont suivi, quelle comparaison à faire ? 

Ce pays a souffert de la détérioration des termes de son image, de la perte de ses vocations premières, de l’irresponsabilité de son élite formée dans les écoles sectaires et sans modules d’enseignement. Ce pays a souffert de l’hégémonie d’une classe dirigeante qui n’entend pas rendre compte. Ce pays a souffert de l’impunité, du refus du devoir de mémoire. Ce pays a souffert du report continuel du règlement de ses passifs. Ce pays a souffert du refus de la modernité. Ce pays a souffert de l’isolement et du déracinement. 

C’est ainsi que nos élites ont été responsables du délitement de notre image. Et c’est ainsi qu’elles ont provoqué la faillite de notre société. Car c’est d’une faillite de la société que nous souffrons. Avant de parler de la politique, de faire allégeance à l’extérieur, d’exiger une nouvelle forme de gouvernement, de nouvelles redistributions du pouvoir… avant tout, parlons de cette faillite morale de la société. Faisons-en le constat. En même temps le deuil de ce que nous avons été. Et enfin faisons le procès de nos élites qui nous ont conduits sur le chemin de la perdition… 

 

MFO  

 

Source : La Tribune n°497




L’APP en meeting

12042010

 

 

Messaoud est-il désormais seul face au pouvoir ?

L’Alliance populaire progressiste, l’un des partis de la coordination des partis d’opposition au régime en place multiplie ses sorties devant ses militants dans la capitale afin d’expliquer sa vision sur la situation sociale, économique et  politique du pays.

Samedi à Dar Naim, des responsables des instances du parti et des représentants du parti à Riad ont pris la parole pour fustiger la politique du pouvoir en place. Pour eux un gouvernement issu d’un coup d’état ne peut en aucun cas réussir. Car ayant renversé un président démocratiquement élu a souligné l’un des intervenants.

Mohamed Ould MBareck membre de la section du parti à Riad a déclaré que la présence de
la TVM est inutile : « si s’est pour couper les importants passages du discours de Messaoud comme ce qu’elle a fait pour son intervention le jeudi à El Mina, on n’a as besoin d’elle. » A-t-il insisté souhaitant que la télévision de Mauritanie et les journalistes de la presse privée soient expulsés de la salle. « Ils sont tous des corrompus ! » a-t-il fulminé.

D’autres ont parlé du mode de gestion de Mohamed O.Abdel Aziz et de son gouvernement. Ils ont par la suite critiqué la politique de l’UPR qu’ils ont qualifié de PRDS.

Vendredi 9 Avril 2010 vers 16 heures, la salle de spectacles Liv-Rig est prise d’assaut par les militants de l’APP pour assister au meeting.

C’est dans une salle pleine à craquer que le Président de l’APP et Président de l’assemblée nationale Monsieur Messaoud Ould Boulkheir et ses proches collaborateurs se sont retrouvés avec leurs sympathisants venus de Riad, Toujounine et Arafat.

18 heures trente, Messaoud Ould Boulkheir accompagné de Isagha Coréra , Mohamed Ould Bourboss anciens ministres sous Sidi O. Cheikh Abdallahi , Ladji Traoré membre du bureau national , Mohamed El Hafedh Ould Ismael président du conseil national du parti , entrent dans la salle sous les acclamations et les cris de leurs sympathisants. Etaient présents Yacoub Ould Salem,Vall maire de Zouératt, le maire de Riad Mahmoudi Ould Saleck, Touré Mamadou, l’ex-maire de Sebkha, Sidi Ould MBoirick, beau fils de Messaoud O.Boulkheir et la représentant des femmes du parti à Riad.

Après le mot de bienvenue du chef de la section du parti dans
la Moughataa de Riad, les représentants des instances du parti ont tour à tour passé en revue la politique de leur parti et ils ont critiqué le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz et le gouvernement de Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.

Ils ont brossé un tableau sombre sur le régime du Président de

la République. Le président du conseil national a soutenu en substance que les actes du pouvoir actuel pourraient s’acheminer vers une dangereuse dérive totalitaire.

Prenant la parole à son tour le Président du parti APP et président de l’Assemblée nationale Messaoud Ould Boulkheir, qui dans son mot, n’a pas hésité de faire marche arrière sur le coup du 6 Août 2008 qui a écourté le mandat de  Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Dans la lancée, le Président de l’APP, a dit que le 6 Août 2008, est un événement malheureux pour
la Mauritanie, c’est ce jour que le général Aziz a mis fin à un régime démocratiquement élu par un coup d’état anachronique, qui a provoqué une profonde fracture politique interne et un isolement diplomatique sans précèdent du pays qui avait commencé à s’installer dans le cercle des pays qui ont eu une expérience démocratique considérable que tout le monde avait salué.

Pour lui, les actes du Général Aziz se manifestent notamment par « de  graves concessions au détriment de la souveraineté nationale ainsi que la négation de l’Etat de droit, l’intimidation de l’élite politique, les règlements de comptes, la marginalisation totale de l’opposition et le non respect de ses droits. Messaoud O.Bolkheir a ajouté dans son mot devant ses nombreux sympathisants, «qu’une telle gestion des affaires du pays provoque de plus en plus un profond désarroi et une indignation doublée d’une grave préoccupation pour l’avenir même d’un pays qui vit déjà un ensemble de crises politique, économique, sociale, financière et de valeurs face auxquelles le général Aziz improvise des solutions démagogiques, populistes et manifestement sans lendemain ». Sur le plan de la sécurité, Messaoud, est revenu sur le crime commis non loin d’Aleg par des présumés salafistes qui a coûté la vie à des français que Aziz avait critiqué du fait c’était au temps de Sidi O. Cheikh Abdallahi.  Alors l’insécurité grandissante, les activités terroristes dont la tentative d’enlèvement d’un couple français à coté de l’ambassade de France où est stationnée une unité de la police qui n’a pas réussie à arrêter les deux hommes, la sortie musclée de la police contre les étudiants, l’instrumentalisation de la langue arabe pour effacer les langues nationales par les autorités du pays n’est pas une bonne affaire car
la Mauritanie est composée de différentes composantes qui sont soudées et qui se respectent et elles demeureront ainsi a-t-il souligné. Pour Messaoud, la lutte contre la gabegie, slogan de Mohamed Ould Abdel Aziz, n’a  visé que ses opposants qui ont dit non au 6/8/2008 et pour ce qui est des Moufcidines , Messaoud , a dit de regarder l’entourage du général. Selon le président de l’APP, il est dans l’intérêt général du pays que les autorités gardent de bonnes relations avec les pays voisins et d’avoir des rapports équilibrés avec les grandes puissances, de préserver les acquis démocratiques en mettant l’accent sur les droits de l’homme, les  libertés collectives et individuelles,- mettre un terme définitif aux politiques néfastes à la démocratie. S’adressant à la majorité, Messaoud dira «  que
la COD n’a pas besoin de postes ministériels, ni d’ambassadeurs, ni de conseils, elle a plutôt besoin d’une paix entre les composantes du pays, d’un président pour tous, d’un gouvernement apte à soulager les souffrances d’un peuple longtemps oublié et trahi par des discours maquillés ».

« Nous sommes pour le dialogue constructif dans l’intérêt de sauver notre pays et notre peuple et ce n’est pas sur notre compte. Nous voulons que nos points de vue soient prient en considération. » A dit Messaoud Ould Boulkheir.

Nous espérons trouver en vous, militants de l’APP, le meilleur appui affectif et moral, surtout en ce moment que l’UPR est sur le terrain pour sa campagne d’implantation et d’adhésion, je vous demande à dire non à la corruption et l’achat des consciences. La campagne d’implantation de votre parti APP est pour quelques jours et je vous informe que
la Coordination de l’opposition démocratique tient à organiser un meeting le 17 Avril courant dans la place située à coté de la mosquée Ibn Abass pour défier les sorties motorisées de l’UPR a lancé le président de l’APP, Monsieur Messaoud Ould Boulkheir.

L’APP a tenu des meetings similaires le jeudi 8 avril à El Mina pour Sebkha, Tevragh Zeina et El Mina et le samedi 10 à Teyarret pour ses militants de Dar Naim, Ksar et Teyarret.

Président en exercice de la coordination de l’opposition démocratique, Messaoud Ould Boulkheir, par ces sorties pressantes au nom de son parti politique APP est-il désormais seul face à un pouvoir qui donne l’impression d’ignorer ses adversaires ?

 

Compte rendu Aboubecrine O.Sidi




La diversité culturelle n’est pas un handicap

12042010

Suite aux propos récents de notre Premier ministre portant sur l’importance que revêt l’arabe pour notre pays et la nécessite de lui accorder sa place de choix  comme langue officielle, un débat passionné semble se dégager sur la question. Comme toujours, quand il s’agit d’une discussion afférente à un aspect de l’identité linguistique du pays, des réactions étaient attendues. Mais des  propos, a priori anodins, justifiaient-ils, pour autant, un tel déchainement de passions ? 

Jadis dénommée prosaïquement terre des hommes à cause des rigueurs qui y impose la nature au commun des mortels, l’existence dans notre pays, presque un siècle après l’assertion d’Antoine de Saint Exupery, reste encore difficile, pour la plupart d’entre nous, pour en rajouter en souffrances supplémentaires les uns aux autres. La vie au quotidien force déjà, en temps de paix, ses épreuves, sans merci, à la majorité d’entre nous. Y ajouter un fardeau de plus serait, plus qu’une faute de tact, un excès de maladresse. Le faix de la misère ne saurait en effet supporter trop longtemps le poids des tensions identitaires. 

A cheval entre le monde arabe et l’Afrique noire, le pays semble, depuis son accession à l’indépendance,  mal assumer le rôle de trait d’union qu’a voulu lui assigner ses fondateurs dès sa conception. Cette inadéquation entre l’aspiration fondatrice et la réalité d’aujourd’hui prend en fait sa source dans l’histoire, parfois tragique, de la cohabitation ethnique dans notre pays. L’instrumentalisation des identités culturelles à des fins politiciennes explique, en partie, cette tournure à  l’envers de notre projet d’état-nation. Un projet que  les bâtisseurs espéraient  voir évoluer en mosaïque  « arc-en-ciel. D’où le désillusionnement par rapport aux slogans d’unité nationale si chers aux patriotes de la première heure. D’où, évidemment, la déception et la sensibilité à fleur de peau que l’on entrevoit, aujourd’hui, dans  les réactions des uns et des autres. 

Nous allons tenter, dans le présent essai, de sonder l’importance de l’idée d’arabisation pour notre pays  avant de mettre en exergue les bienfaits d’un effort visant à promouvoir les autres langues nationales. Ce faisant, on mettrait l’accent, tout au long de notre réflexion, sur l’importance d’y bâtir un avenir commun sur des bases justes fondées sur l’impératif de justice et le souci d’équité. 

On conclurait notre analyse par un éclairage critique sur  le déviationnisme apparu récemment dans le mode de production d’un nouveau discours sur l’émancipation de certains laissés-pour-compte de  notre société afin de mieux en cerner la portée subjective. 

 Notre but étant, avant tout, d’initier, au travers d’un échange de vues et d’idées, un dialogue intelligent à même de nous permettre d’appréhender, ensemble, la complexité de certains  enjeux importants liés à notre devenir de pays multiethnique et multiculturel. 

  

La Question de l’arabisation 

Si l’utilitarisme de l’apprentissage, ou de l’usage, du français va de soi, pour le moment, en Mauritanie, le monopole de cette langue dans l’administration n’est pas un acquis dont la préservation relève nécessairement de la légitimité de droit. Bien qu’il soit une langue d’ouverture et de communication très utile, le français n’en demeure pas moins une langue étrangère. Par conséquent, le maintien de son statut actuel ne devrait se faire au détriment de l’utilisation de la langue officielle du pays ou de la promotion des autres  langues nationales. 

En effet, si on peut former des experts voire des élites dans une langue étrangère, on ne peut, cependant, éduquer des masses dans un medium qui leur est culturellement  étranger. Outre un outil de communication, une langue est aussi le  véhicule d’une culture et l’expression d’une civilisation. S’en approprier une sans précaution intelligente, c’est faire preuve de beaucoup d’inconscience et d’un manque réel de prudence ; c’est, en d’autres termes, se vouer à l’acculturation en singeant aveuglément les us et coutumes d’un monde différent.  Il va, sans dire, qu’on perdrait notre âme si on empruntait un tel chemin. 

Du reste, l’expérience sociologique et les recherches dans le domaine du développement ont prouvé, de par le monde, que l’essor d’une nation ne peut, durablement, prendre pied sans un affermissement de son indépendance culturelle et de sa personnalité identitaire. Or, il se trouve, au cœur de cette identité, un pilier de base : la langue. Sans un développement conséquent de ce socle identitaire, fondation première de toute culture, aucun épanouissement n’est possible. Mieux, aucune politique de développement ne peut réussir en en faisant fi. La préservation de l’héritage d’une nation et la promotion de ses cultures participent indéniablement de la logique de son développement intégré.  Outil d’expression identitaire par excellence, la langue demeure, si elle est conséquemment mise en valeur, une arme de choix dans le dispositif de toute politique de développement durable. 

Aucun exemple de développement réussi, que ce soit celui des tigres asiatiques ou avant eux celui du Japon, ou bien celui de la Chine, n’a pu se réaliser sans l’intégration, dans la stratégie de développement, de la dimension culturelle du progrès où le facteur de la langue joue un rôle essentiel. C’est à partir de cette base que s’effectue, sur l’entrefaite, le décollage de pays émergents comme le Vietnam, la Turquie, le Brésil  ou l’Iran. D’autres nations y ont investi un trésor d’énergies. 

En posant les bases de leur projet sioniste, les Ashkénazes ou  Juifs d’Europe, étaient particulièrement conscients de l’importance de cet aspect des choses dans leur projet de colonisation de la Palestine. D’où la mise sur pied, à cet effet, de l’Université Hébraïque de Jérusalem.  L’avènement  de cette institution académique, avant même la création de l’état d’Israël, démontrait l’importance que revêt aux yeux des pionniers du sionisme, la dimension culturelle de leur dessein. Leur effort participait, ainsi, de la revivification de la culture et de la civilisation judaïques ; d’où la décision, dés le départ, d’enseigner dans cette langue toutes les disciplines et à tous les niveaux. Le résultat est impressionnant : la renaissance d’une langue et d’une culture quasi-mortes il y a un siècle. 

L’émergence de l’arabe comme la langue de prédilection et d’instruction de millions de locuteurs participe de la même logique de renaissance culturelle et de réaffirmation identitaire. Son potentiel d’expansion qui chevauche les continents est, aujourd’hui, une preuve irréfutable de sa centralité géostratégique et de sa vitalité linguistique. 

Prétendre, donc, que l’Arabe ne peut pas servir d’outil de communication moderne et d’instrument d’acquisition du savoir c’est faire preuve d’une étroitesse d’esprit n’ayant d’égal que la morgue raciste de ceux qui ne voient pas d’utilité dans la promotion des autres langues nationales. C’est aussi faire preuve d’iniquité quand on sait qu’une majorité de nos compatriotes sont formés dans cette langue nationale qui plus est officielle. 

Comment peut-il en être autrement si on leur refuse l’opportunité de donner toute la mesure de leur potentiel dans leur langue de formation? Certains avanceront des arguments spécieux comme quoi les arabisants sont, par essence, médiocres et partant ne méritent que l’exclusion, le bannissement ou la condamnation à  la subalternité fonctionnelle. La vérité est que la médiocrité frappe sans partage des deux côtés. Ce qu’il convient d’évaluer objectivement, ici, ce n’est pas tant, comme le font insidieusement certains, la nature d’une langue donnée mais plutôt  la qualité du contenu appris dans cette langue. Le reste n’est que bluff. 

En vérité, l’avantage que confère  l’apprentissage de l’arabe n’est pas une chose qui prête, désormais, à équivoque tant la richesse  idiosyncratique de cette langue, ses qualités éclectiques et  l’immensité de son fond d’érudition ne sont plus une matière à polémique ou un sujet à prouver. Hormis les  inconditionnels d’un orientalisme révolu, personne ne se hasarde à ânonner, au sujet de cette langue, les  absurdités que répètent encore, chez nous, les adeptes d’une francophonie exclusive et étroite. 

En fait, Il ne s’agit vraiment que d’une frange minoritaire au sein de l’élite francophone qui perçoit, à tort, l’ascension de l’arabe comme une menace sans précédent et un danger existentiel qu’il faudrait combattre coûte que coûte. Prisonniers de leur déracinement, sans âme propre ni fierté identitaire, confondant inconsciemment leurs illusions d’avec l’intérêt général, ces aliénés culturels demeurent, en permanence, séparés de leurs base populaire et des aspirations réelles de leur peuple. 

Toutefois, l’aliénation n’est pas, faut-il le souligner, le propre d’une classe ou l’apanage d’une ethnie. C’est un fléau qui afflige une bonne partie des élites du tiers-monde et inhibent les possibilités de développement endogène de bien de nations sur notre continent. Son danger réside dans l’écart qu’elle crée entre les besoins d’émancipation des masses et les calculs opportunistes ou inconscients de certaines élites urbaines déconnectées, à  jamais, de la réalité de leur terroir. 

Par ailleurs, il est difficile d’être convaincu par l’argumentaire avancé par ceux qui ne rechignent pas à choisir, volontiers, comme d’expression vernaculaire la version « créolisée » d’un français bas de gamme tout en refusant, systématiquement, d’apprendre la langue véhiculaire des préceptes sacro-saints de leur religion. Mieux, en choisissant comme unique mode d’instruction une langue d’emprunt étrangère à  leurs réalités sociologiques, ils peineront  à convaincre du bien-fondé de l’argument selon lequel l’idée à la base d’une telle décision prend source dans le refus, somme toute légitime, d’assimilation culturelle. 

Des les toutes façons ils n’en feront qu’à  leur têtes s’ils continuent de rejeter l’apprentissage d’une langue dont la connaissance, plutôt que de les appauvrir, les enrichirait infiniment. 

Autant il est inexcusable pour certains Mauritaniens de continuer à rejeter systématiquement  l’apprentissage de l’arabe, sous des prétextes fallacieux, autant il est inadmissible de vouloir le leur imposer sans leur consentement. Mieux, s’il est judicieux de défendre la légitimité de l’usage de l’arabe comme langue de travail et la nécessité de sa promotion, étant donné son statut officiel, il est tout aussi équitable de lutter pour la préservation des droits légitimes de ceux de nos citoyens dont la langue de formation est le français.    

On ne peut, en effet, escompter une unité nationale en  cultivant l’exclusion ni bâtir une nation forte sur des bases d’iniquité. Une politique de promotion fondée sur l’exclusion porterait préjudice à  l’arabe plus qu’elle ne lui bénéficierait. Pour pouvoir s’inscrire dans la durée et prêter à conséquence, la promotion d’une langue nationale ne doit pas s’accomplir dans une logique hégémonique ni se réaliser aux dépens des autres. 

Si l’arabe, vu son ancienneté, les circonstances historiques de son évolution et l’étendue de l’aire géographique où il est parlé, jouit naturellement d’une longueur d’avance sur les autres langues nationales, ce n’est pas une raison pour ne pas induire un effort sérieux pour la promotion et le développement de celles-ci. Plus qu’un impératif d’équité la promotion des autres langues du pays constitue une nécessité. 

Mais avant qu’elle ne soit réalité,  c’est-à-dire avant la standardisation de l’enseignement des autres langues nationales et leur mise aux normes académiques requises, la solution la plus équitable demeure, à  mes yeux, la culture d’un bilinguisme de qualité arabe -français où la part du lion reviendrait à  la langue officielle. Car le monolinguisme à sens unique est une nouvelle forme d’illettrisme. Mieux, l’apprentissage du français peut nous ouvrir  à d’autres horizons et nous permettre un meilleur accès à la connaissance des sciences et de la technologie. 

Le multilinguisme n’est, donc, pas un handicap mais un atout majeur. D’où l’intérêt d’un apprentissage sérieux du français et d’une valorisation de notre patrimoine multiculturel et multilinguistique. 

 La nécessité de promouvoir les autres langues nationales 

Si le développement d’une langue constitue une tâche de longue haleine, la décision d’en promouvoir une relève, elle, de la volonté du leadership politique. Si la détermination de ce dernier est acquise dans ce domaine, il y a des mesures pratiques qui peuvent être prises à cet effet. Insuffler la vie, par exemple, à l’institut désigné pour la promotion des langues nationales peut constituer, en ce sens, un premier pas  important. 

Contrairement aux apôtres d’un arabisme hégémonique aux relents  négationnistes, les autres langues nationales disposent, elles aussi, d’un potentiel réel qui mérite d’être mis en valeur. Ce ne sont pas simplement des mediums vernaculaires mais des langues, à part entière, qui méritent, par conséquent, d’être développées et promues à un meilleur statut. Il y va de la cohésion et de l’avenir de notre pays. 

Concomitamment  à  la propagation de l’arabe et la généralisation de son usage dans l’administration, une batterie de mesures, simples mais efficaces, peuvent être prises en vue de l’élévation académique des autres langues nationales puis leur promotion subséquente. 

L’adoption d’un plan  de développement stratégique dans ce sens revêt, à notre avis, une importance critique. Pour produire les résultats escomptés, celui-ci doit être axé sur un ensemble de mesures concrètes suivant un schéma réaliste d’évolution processuelle et de mise en œuvre graduelle. On peut, entre autres, citer comme actions à prendre en vue de la réalisation de ce projet de promotion de nos langues : 

·         La formation d’un personnel enseignant qualifié. 

·         Le choix obligatoire pour les étudiants universitaires de l’apprentissage d’une langue autre que leur langue maternelle  pour l’achèvement de leur cursus de licence ou de maitrise.  Par exemple, pour compléter sa licence en droit un étudiant maure doit, au préalable, avoir complété un niveau intermédiaire ou avancé dans l’une des trois langues nationales restantes avec la possibilité de choisir parmi elles etc. 

·         L’entreprise, en collaboration avec les pays de la sous-région concernés, d’un effort soutenu et collectif de traduction d’ouvrages didactiques (linguistique, histoire, géographie, informatique…) et de leur vulgarisation. 

·         L’introduction de ces langues dans les programmes d’alphabétisation des adultes. 

·         L’augmentation du nombre d’horaires dévolus  à  ces langues dans les medias publics. 

·         La création d’une version en langues nationales du Journal Chaab et du site électronique  de l’AMI 

·         L’introduction d’un service civique obligatoire pour les jeunes diplômés à  effectuer en dehors de leur lieu de naissance ou région d’origine pour encourager le brassage linguistique et l’apprentissage culturel réciproque. 

·         La création d’un prix national pour encourager et honorer un travail de traduction accompli dans une langue nationale. 

·         Mettre à profit la contribution matérielle et technique de partenaires au développement comme l’USAID, les agences canadienne et  française de coopération et de développement, l’Unesco etc. 

·         S’impliquer plus activement dans des initiatives régionales comme le colloque tenu récemment  à Dakar pour la promotion de la langue Pulaar. 

·         Elaborer un plan cohérent assorti d’objectifs spécifiques à  accomplir en vue de l’officialisation  à terme de ces langues. 

Ces propositions sont, certes, succinctes et partielles et  doivent, par conséquent, être intelligemment  discutées et approfondies avant de constituer une source d’analyse ou de réflexion. Toutefois, il importe de savoir que l’esprit qui les sous-tend n’est pas le produit d’une vision naïve d’un égalitarisme utopique. Il est l’expression objective d’une conviction : la Mauritanie n’est pas la propriété privée d’une ethnie ou d’une race.  C’est un pays qui appartient, à parts égales, à toutes ses composantes. 

Pour pouvoir y construire un devenir commun prometteur, il importe d’y cultiver un sens de la justice et de l’équité. Pour ce faire, les ressources du pays doivent profiter à tout le monde sans discrimination aucune. 

Mais, hélas, la carence des uns n’a d’égal que l’extrémisme des autres. A l’étroitesse d’esprit d’une frange de notre classe politique répond l’irréalisme d’une autre. Doit-on rappeler, sans cesse, aux uns que ni l’Iraq de Saddam ni le Soudan d’El Bachir ne sont des modèles dignes d’émulation tout en faisant comprendre aux autres que la Mauritanie ne peut, en aucun cas, aspirer à   un sort culturel semblable à  celui du Gabon ou du Congo Brazzaville. 

S’il est hors de question d’y initier une assimilation culturelle par la contrainte, il serait également absurde d’y officialiser une langue étrangère quelle que soit, par ailleurs, son utilité pratique. Il y va de notre authenticité nationale et de notre fierté culturelle. 

Sans une consolidation de nos identités, on ne peut escompter ni évolution ni progrès. Une nation sans personnalité est une entité sans fondation. Or un corps, sans structures, ne peut ni s’élever ni s’épanouir. Tout comme le corps humain, une collectivité sociale a besoin,  pour  bien fonctionner, de veiller à  la santé de tous ses membres. Sans quoi elle tombera malade. Par conséquent, notre diversité ne doit pas constituer un handicap à  notre progrès ni être une source de conflits. Si on méditait l’histoire récente de notre continent, on pourra tirer bien des leçons sur l’absurdité de certains de nos raisonnements actuels. 

On a bien vu, par exemple, que ni l’homogénéité ethnique de la Somalie ni l’uniformité linguistique du Rwanda n’ont empêché ces deux nations de sombrer dans l’enfer des guerres fratricides et de la haine génocidaire. 

Par ailleurs, on ne peut pas, du fait du comportement de certains, vilipender toute une culture ou une cultiver une haine sans mesure de l’autre. Ce serait aller contre-voie de l’idéal d’émancipation poursuivi que d’emprunter un tel chemin. 

L’effet contre-productif et néfaste d’une révolte fondée sur la hargne 

La stupidité est la pire ennemie des causes justes. L’ampleur de l’ignorance de certains esprits n’a d’égal que le poids écrasant de leurs complexes et la vacuité de leurs préjugés. Outre la puanteur raciste et la haine viscérale de l’autre qui s’en dégagent, le prurit de la hargne dégoulinant de certaines langues, aujourd’hui, démontre à quel point la déraison peut, profondément, nuire à la défense d’une cause humaine d’essence juste et noble : la liberté.  

On a vu , en effet, récemment comment, en voulant défendre les droits légitimes  d’émancipation d’une communauté longtemps opprimée, certains usent et abusent, délibérément, du langage ethno-fasciste le plus réactionnaire. La dénonciation, sans nuance,  de toute une communauté humaine ne peut, en aucun cas, servir de catalyseur légitime à la libération d’une autre quel que soit son degré d’oppression. 

Vouer aux gémonies un groupe ethnique tout entier, tourner en dérision, sans souci de précaution, l’entièreté du corpus doctrinaire lui tenant de référence spirituelle, assigner à  sa culture toutes les tares possibles, remettre en question l’authenticité de ses repères linguistiques et civilisationnels, mettre publiquement en cause la probité de tous ses représentants politiques et guides religieux, sans exception aucune, voilà  le genre d’intolérance raciste qui frise le summum de l’absurdité subjective et négationniste. 

Si, pour acquérir un pouvoir et le préserver, le seul impératif requis était le nombre, les Hutu n’auraient jamais perdu le contrôle du Rwanda. Au-delà de l’exigence de la quantité en la matière, il y a cet autre impératif, de qualité celui-là, que constitue, pour l’espèce humaine, la raison. On peut, grâce une majorité de voix, conquérir le droit d’exercer une prérogative légitime, on ne peut, cependant, maintenir l’exercice de ce droit quand on fait preuve d’un manque cruel d’intelligence. 

Le genre de propos provocateurs auxquels nous faisons allusion peuvent, au mieux, exaspérer des  tensions raciales latentes, au pire, convaincre les éléments les plus réactionnaires du groupe exerçant la réalité du pouvoir de chercher à perpétuer leur domination, par tous les moyens, étant  convaincus qu’ils  perdraient tout s’ils faisaient preuve de la moindre concession. 

La provocation insensée et les mauvais calculs peuvent conduire, comme on l’a vu au Darfour, à  l’exact contraire de l’effet escompté avec pour résultat des conséquences désastreuses pour les plus vulnérables. 

La noblesse d’une cause, donc, ou la justesse d’une finalité ne justifient, en aucun cas, l’emploi de tous les moyens pour y accéder. Seuls des esprits, à la fois  bêtes et méchants, peuvent y croire. 

Mohamed El Mokhtar Ould Sidi Haiba 




Faits divers de La Tribune

12042010

Mauritel Carrefour 

Le  chef d’agence  en prison 

Mohamed Salem Ould Mahmoud, chef d’agence de la Mauritel située au carrefour Madrid, a été arrêté le 25 mars dernier par au commissariat de police d’Arafat I. Motif : une affaire de 75.000.000 UM suite à  une plainte déposée par la direction de la Mauritel. 

Après interrogatoires et enquêtes, différentes sources concordantes ont indiqués que seul le chef  d’agence est responsable de la disparition de cette importante somme a-t-on appris de sources policières. Après consultations des deux parties, le chef de la section de la police judiciaire du Commissariat de police d’Arafat I, a fait son procès verbal qui sera paraphé le Commissaire. 

Le 29 du même mois, Mohamed Salem est déferré  devant le Procureur de la République qui le renvoie au juge d’instruction qui à son tour le renvoie au commissariat.
La Mauritel informée de ce qui s’est passé, riposte et fait pression selon nos mêmes sources pour que son argent soit remboursé en entier ou le suspect va en prison. La deuxième solution a été adoptée. Déféré une seconde fois le lendemain vers 10heures au parquet, le Procureur de
la République lui délivre un mandat de dépôt à la prison de Dar Naim. Ses parents ont cherché à régler l’affaire, mais la façon proposée n’est dans l’intérêt de la société de téléphonie a indiquée une source proche de
la Mauritel. 

El Mina : Le voleur de l’agence Mauritel appréhendé ! 

L’agence de la Mauritel d’El Mina a été cambriolée dans la nuit du jeudi 25 Mars dernier par un multirécidiviste du nom de A.Bâ très connu par les policiers, les juges et les gardiens de prisons. Le malfrat avait emporté une valeur de 3.000.000UM de cartes de recharge toutes séries confondues. La société porta plainte conte X et des enquêtes sont menées par la police et la société à son niveau a procédé par le codage de certaines cartes et le blocage des autres. 

 A. Ba, gratte quelques cartes, charge son portable et passe quelques appels et le centre de contrôle des émissions d’appels repère le lieu où il se trouve et file l’information à la Brigade Recherche d’El Mina II, ont indiqué des sources proches des deux milieux. Sur la base des informations reçues de la part de la société, les éléments de la police mettent la main sur le malfrat qui était sur le chemin de liquider une partie des cartes et le reste était gardé dans sa piaule. Amené au commissariat de police et remis au chef de la section PJ dudit commissariat, ce dernier l’interroge et recueille toutes les réponses et rédige son procès verbal et le déféré au parquet de
la République. 

Après lecture du procès verbal de la police et de son déferrement, le  juge du 5e Cabinet l’entend avant de l’envoyer en prison. 

 

Dar Naim : Arrestation d’un présumé terroriste 

Mohamed Lemine, la trentaine, soupçonné d’appartenir à un réseau de terroristes a été délogé par une unité de la police anti-terroriste mercredi passé dans le quartier de Tensouweilim sis à Dar Naim. Les services de sécurité ont été déployées dans la zone où il a été arrêté il y a de cela quelques semaines a indiqué une source sécuritaire. Cette arrestation est survenue quelques heures avant une tentative d’enlèvement d’un couple français, par deux jeunes enturbannés, non loin du centre culturel français dans la matinée du jeudi 8 Avril courant. L’intervention d’une unité motorisée de la police stationnée à quelques mètres de l’ambassade qui a ouvert le feu sur les assaillants a permis de sauver le couple. Une chasse poursuite a été lancée par la même unité, mais selon nos informations les présumés terroristes n’ont pas été appréhendés et la traque se poursuit. 

Sebkha : Deux amis ivres arrêtés et expulsés ! 

C’est lors d’un contrôle que les limiers de commissariat de police Sebkha II, ont mis la main sur Moustapha Gaye dit Tapha chauffeur de taxi Mercedes blanche immatriculée…accompagné de son fidèle ami, Chérif MBaye , à qui il passe souvent son taxi pour « sirou », s’il est fatigué. Les deux amis sentaient l’alcool et ils étaient ivres. Transportés au commissariat où ils ont été mis en garde à vue pour être déferrés le 5 du mois courant, au parquet, le Procureur de
la République opte de les expulser pour l’autre coté du monde.

Par Aboubekrine Ould Sidi

Source : La Tribune n°497 

  







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