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Les Echos de La Tribune : Une partie qui cache une autre

5042010

Par  Mohamed Fouad Barrada  

 

 La libéralisation de l’audiovisuel, la crise sociale syndiquée, voilà des thèmes qui se posent voire s’imposent pour laisser le champ libre tantôt à des spéculations tantôt à des attaques et contre-attaques dénuées de tout fondement constructif ou ‘constructeur’. C’est ainsi que le débat risque, dans cette lancée, d’être déplacé, car trop politisé pour ne pas dire désorienté. Il se manifeste par la lutte contre les gouvernés et les gouvernants à travers les syndicats et l’autorité, avec bien sûr la touche déguisée des ‘politiciens’ politiques.  

Dans cette veine, sous haute tension d’effervescence conflictuelle, un projet de décret portant approbation d’un statut sur le développement de l’habitat et de la promotion immobilière, vient d’être adopté. Ce qui sous-entend que ledit projet est avantageux dans la mesure où il appuie  la logique de la sécurité sociétale par le biais, entre autres, des structures permettant de dynamiser la construction des logements pour chaque employé remboursable ‘suivant’ son revenu, d’une façon acceptable. 

Selon toute vraisemblance, le cas mauritanien est révélateur.  A l’époque, aucun mécanisme admettant l’égalité n’était envisageable et par conséquent aucune politique étatique  inculquant l’espoir ne semblait à l’ordre du jour. Qu’est ce qu’alors l’espoir ? 

C’est, en partie, rassurer les citoyens- employés, leur donner une raison de croire à leur pays, de croire à l’action  gouvernementale.  

Ce qui frappe, chez nous mauritaniens, c’est le fait, que la grande partie de nos retraités et employés, d’ailleurs honnêtes, n’ont aucune  vie décente, d’où la frustration qui en découle. Le fait de discuter sur une telle ou telle indemnité même si elle atteint  des montants  tels que  100.000 ouguiyas pour chaque  salarié  ne règle point l’affaire. Et après sa retraite que va-t-il faire ? Se trouver dans la rue ? Ou assurer des logements par des processus tordus ?  

Ainsi, il est aberrant de chercher une ‘productivité’ dans des organisations dominées par l’inégalité quant au traitement salarial. Un parlementaire, un ministre, un secrétaire général, etc.,  perçoivent des rémunérations  dépassant généralement les 90% des écarts avec les autres salariés. C’est, pourtant, du jamais vu dans la sous-région. 

Il est temps  que les autorités agissent  sur des mécanismes plus fiables, réduisant de tels  écarts. 

Par ailleurs, de la  communication  gouvernementale qui ‘console’, il est question de dynamiser le système médiatique  loin des enjeux provocateurs, qui mènent souvent vers la forme loin du fond. A cet égard, la libéralisation de l’audiovisuel  conditionné, semble-t-il, par les exigences de l’Union européenne et qui a été réaffirmée, récemment,  suite à la visite inopinée du chef de l’exécutif à la TVM, nécessite l’application d’un plan d’action quantifiable, mesurable dans le temps. Celui-ci, doit être, évidemment, déduit d’une stratégie bien définie, guidée par la force d’un système gouvernemental transparent et au-delà de sa clairvoyance tactique, dérivant d’une  autre stratégie socio-politico-économique plus  globale, plus élaborée. 

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune ( Mauritanie) n°495 




Nominations :

5042010

 

 Après les générations spontanées, le droit d’allégeance 

 

C’est au moment où l’opinion publique avait cessé de le prévoir qu’il est arrivé : le premier remaniement du gouvernement de l’après-élection présidentielle. Pour surprendre, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a surpris. 

 

D’abord en conservant «son» Premier ministre, Docteur (?) Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, pourtant coupable de nombreuses défaillances. L’absence de visibilité dans l’action du gouvernement est imputable à l’incapacité d’Ould Mohamed Laghdaf à jouer son rôle de coordinateur et d’inspirateur de l’action gouvernementale. Si bien que de nombreux ministres se plaignent de ne pas pouvoir le trouver pour discuter des problèmes de leurs départements. C’est certainement ce manque de pouvoir coordonner et organiser qui est à l’origine de l’échec, désormais prévisible, de la table-ronde de Bruxelles. 

Initialement prévue en mars, cette réunion avec les bailleurs a été reportée à plusieurs reprises : pour avril, mai et enfin juin. On parle aujourd’hui d’un nouveau report pour octobre. Cette réunion peut ne jamais se tenir quand on sait l’appréhension des partenaires, premiers concernés. Appréhensions exprimées au moins par l’Union Européenne qui n’en comprend pas l’objet. S’il s’agit de présenter une panoplie de projets devant les partenaires à la manière d’un Groupe Consultatif, la Mauritanie risque d’essuyer un échec politique grave. Rien que parce que la tendance sera de comparer avec le dernier GC de Paris où la Mauritanie a pu avoir un peu plus de trois milliards dollars d’engagements. Aléatoire, d’autant plus que l’équipe n’est pas la même (euphémisme), que la situation ne joue pas en faveur du pays ni pour les bailleurs qui vivent encore les retombées de la crise économique et financière. 

Mais le Premier ministre, quatre fois reconduit par le Président Ould Abdel Aziz, est aussi à l’origine de deux crises sociales qui ont menacé la cohésion et la paix sociales. C’est bien parce que le projet d’indemnisations (transport et logement) a été mal présenté devant l’Assemblée nationale, que les syndicats ont menacé de grève. C’est bien parce qu’il a préféré traiter avec les moins représentatifs des syndicats, que le mot d’ordre de grève a été maintenu. Le gouvernement, et la présidence, ont dû par la suite déployer énormément d’efforts pour faire échouer le mouvement. 

Deuxième menace, celle qu’il a fait peser sur le tissu social à la suite de ses déclarations malheureuses sur la question de l’arabisation totale de l’administration et la présence du français en Mauritanie. Ce qu’il avait dit lors des festivités marquant la célébration de la journée de la langue arabe (1er mars) n’aurait pas été retenu, s’il n’avait pas réagi publiquement à la demande de traduction de ses propos lors de sa première sortie devant la presse. «Débrouillez-vous pour comprendre, nous sommes dans un pays arabe et vous devez parler arabe…» Grèves et menaces dans les établissements universitaires… 

Rien de tout cela ne semble affecter l’image du «Docteur», du plus impopulaire des Premiers ministres de Mauritanie. «Est-ce que nous n’assistons pas à la naissance d’un nouveau Docteur Louleid Ould Weddad ?» se demande un observateur tout en feignant d’oublier qu’il s’agit d’une autre époque, d’autres hommes, d’autres circonstances qui ne sont pas celles que nous vivons. Sauf si le Président Mohamed Ould Abdel Aziz avait décidé de commencer là où avait fini Ould Taya. 

Docteur Ould Mohamed Laghdaf ne sauvera pas seulement son fauteuil, il sauvera aussi ceux de l’éducation, coupables de … incapacité à donner espoir que le système éducatif est une priorité… de celui de la santé avec tous ses problèmes… Mais «Docteur» aura la peau de ses adversaires au sein du gouvernement. Le premier d’entre eux, Ousmane Kane jusque-là ministre des finances et son directeur du budget, Sidi Mohamed Ould Abd Eddayim. Ousmane Kane cède sa place à Ahmed Ould Moulaye Ahmed, autre rebelle à l’autorité du «Docteur». Celui-ci quitte le pétrole où il empêchait la machine des micmacs de tourner. Il est remplacé par un ancien responsable des mines qui a quand même visé (presque) toutes les autorisations de prospection et d’exploitation de ces dernières années. Sa grande expérience dans le domaine, pourra-t-elle faire oublier les chantiers ouverts par Ould Moulaye Ahmed ? Le départ de ce dernier du secteur du pétrole peut sérieusement inquiéter quant à ce qui attend la gestion de cette ressource. 

Ousmane Kane quant à lui, laisse derrière lui un ministère des finances où il avait pu «insérer» – ou maintenir – quelques compétences incontestables : le directeur du trésor, Mohamed Lemine Ould Dhehbi qui a pu maintenir le cap de la transparence contre vents et marées ; Sidi Mohamed Ould Abd Eddayim qui a malheureusement quitté la direction du budget sans raison… Des changements comme celui-là peuvent inquiéter pour la valeur des partants. Ould Abd Eddayim est unanimement apprécié pour sa rectitude et sa compétence, pourquoi l’enlever ? Kane Ousmane est l’un des meilleurs cadres du pays, il l’a prouvé (BCM, SNIM et ministère), pourquoi s’en débarrasser de façon aussi désinvolte ? Ould Moulaye Ahmed était très bien là où il était, pourquoi ne pas le laisser terminer l’entreprise d’assainissement qu’il avait commencée ? 

Au ministère de la justice, un inconnu remplace un illustre inconnu. Tous deux haratines, tous deux des professionnels du secteur. Mais que fera Me Abidine Ould Khairi que n’a pu faire Baha Ould Meida et avant lui Me Bal Amadou Tijane ? Rien. Alors ? Tout simplement la preuve que la volonté de reformer la justice n’est plus évidente. Pourquoi ne pas envoyer ici Me Hamdi Ould Mahjoub, ancien Bâtonnier de l’Ordre national des avocats, bénéficiant de plusieurs préjugés favorables, ayant la compétence sociale de pouvoir prendre tout le monde avec lui dans une éventuelle démarche de réformes ? Non. Il atterrit à la communication où l’on se prépare, il est vrai, à libéraliser. La communication ne mérite pas qu’on sacrifie les compétences d’un avocat qui a eu ses heures de gloire devant les tribunaux. 

Il est clair que le Président Ould Abdel Aziz perçoit le malaise qui existe au niveau de la communication. Avec le besoin pressant pour lui et son gouvernement de communiquer, avec la libéralisation annoncée de l’audiovisuel, avec les retards des médias publics… Mais a-t-il fait les bons choix ? Comme ministre, Cheikhna Ould Nenni aurait pu faire l’affaire. Comme directeur de l’AMI, il suffisait de faire une promotion interne. Tout comme à la Radio. Il n’y a pas mieux qu’un chevronné de l’AMI ou de la Radio pour redresser ces deux boîtes. 

Mati Mint Hammadi au ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration. Oui. Il s’agit bien de l’une de ces femmes de grandes qualités dont justement le sérieux et le sens d’écoute. Elle arrive dans un ministère – heureusement – restructuré. Mais qui vient de subir un véritable tsunami après le passage de Docteur Coumba Ba. Les meilleures compétences ont été remerciées, les plans d’action remis en cause, les réformes bâclées dans leur mise en œuvre. Avec, en toile de fond, tous les mécontentements nés des dernières mesures qui ont transgressé les textes en vigueur. 

Coumba Ba qui n’est pas comptable de son bilan – tout comme le Premier ministre et bien d’autres – se taille un nouveau ministère dit «des affaires africaines». Avec lui disparaît le département dédié au Maghreb Arabe. Est-ce une manière d’épouser les schémas Kadafiens ? Peut-être. En tout cas, cela occasionne la «dissolution» du Maghreb Arabe, poste qu’occupait Ikebrou Ould Mohamed, diplomate chevronné. 

Comme ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Environnement et du Développement Durable, c’est Ba Housseinou, précédemment Secrétaire général du Ministère délégué auprès du Premier ministre chargé  de la modernisation de l’Administration et des Tic. Il remplace Dr Idrissa Diarra. Personnalité au milieu de toutes les controverses, Ba Housseinou a sévi aux technologies nouvelles où on l’accuse de nombreuses «infractions». Dont la dernière est l’octroi du marché du centre d’appel. Dans quelles conditions ? Pour le BCI, le secrétariat général des nouvelles technologies a consommé à hauteur de 95% le programme dit Programme de Modernisation de l’Administration en excluant les directions concernées de la mise en œuvre des projets. Au niveau de l’ancien ministère, on n’hésite pas à vous parler d’expertises «fictives», de contrats «fictifs», de dépenses «fictives»… Pour le visiteur, il est aisé de constater qu’il n’y a là aucune action utile, aucun impact sur la modernisation de l’administration ou sur le citoyen. 

Comme ministre de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et des Technologies Nouvelles, Mohamed Ould Khouna est maintenu. 

«C’est comme si le Président a voulu nous rappeler que nous sommes encore dans la phase des récompenses à ceux qui l’ont soutenu», affirme un observateur pour lequel les nominations de ces dernières semaines «répondent toutes à un souci d’approcher ceux en qui on a confiance». Et d’en conclure : «En période de quiétude, le gouvernant fait appel aux compétences, en période d’incertitudes, il fait appel à la confiance». 

Si l’on fait la somme des changements ces trois dernières semaines, on ne trouve aucune explication aux choix, aucun fil conducteur. Depuis le mouvement des ambassadeurs jusqu’au remaniement, en passant par la commission des Droits de l’Homme, l’IGE et les Conseils de ministres. 

Comment comprendre le déplacement de Sidi Mohamed Ould Boubacar de Madrid au Caire, au moment où le pouvoir cherche à avoir l’Espagne de son côté dans la perspective de la table-ronde de Bruxelles ? Aujourd’hui l’ambassade à Madrid n’a pas encore eu de locataire. Que fait Ould Boubacar au Caire ? Mais que diantre fait Me Mohamed Lemine Ould Haysen aux Etats-Unis ? Ne prend-on pas au sérieux notre relation avec ce pays ? … 

La Commission nationale des Droits de l’Homme, à cause des choix, a tout perdu. Elle est désormais dirigée par un fonctionnaire qui s’est occupé, il est vrai, de la question depuis quinze ans, même plus. Mais du mauvais côté. Parmi les membres figurent des noms liés à la torture, aux renseignements, à l‘exercice de l’arbitraire, à la pratique esclavagiste… assez pour décrédibiliser cette institution. 

Redéploiement du dispositif, restructuration du système, redistribution des rôles… on aurait bien voulu trouver la formule pour qualifier les derniers choix. Mais rien de tout cela ne convient. Parce qu’il n’y a pas de fil conducteur. Pas de logique. Ce qui ajoute au manque de visibilité de l’action du pouvoir, à l’illisibilité de son exercice. 

 

Ould Oumeir  

 Source : La Tribune n°495




Faits divers de La Tribune

5042010

Un incendie mortel au quartier Mendez  

Dans la nuit du samedi passé, de l’intérieur de sa demeure, un homme changeait une bombonne de gaz, en ignorant une bougie allumée à coté. Non loin de lui, il y avait sa petite fille et son ami. Au moment de dévisser la tête du réchaud, la baraque prend feu. Sa petite fille a été vivement touchée par le feu et elle est morte sur le champ. Son ami est légèrement blessé mais quant à lui, le feu l’a gravement touché à la jambe droite et à la figure. Vu l’ampleur des blessures, il est depuis le lundi admis dans les services de la réanimation. Il faut dire que le feu a été vite maîtrisé avant d’atteindre une installation électrique où sortent une multitude de câbles  qui alimentent le quartier. 

Cimetière d’Arafat : Un serpent accueille une dépouille dans sa tombe 

Après les funérailles d’un homme,  le cortège arrive au cimetière et en voulant l’enterrer, un gros serpent noir aux yeux éblouissant de lumière surgit de la tombe. Les gens fuient et creusent une autre tombe  à quelques mètres et le même scénario se reproduit, ont indiqué des témoins oculaires. 

Ses proches parents ont consulté un érudit et ce dernier leur a dit de l’enterrer. Et c’est chose faite ! Le serpent s’est vite enroulé sur lui dès que sa dépouille a été déposée dans la tombe, ont encore rapporté les mêmes sources. Au retour, certaines personnes ont posé des questions relatives à la vie du défunt, son épouse répond : « il ne s’occupait pas des prières et n’accomplissait non plus mes droits ». 

 L’Anti-drogue en action 

Les limiers du commissariat de lutte contre les stupéfiants ont reçu sans incident à mettre la main sur un groupe de cinq personnes dont trois Mauritaniens et deux Nigérians qui se trouvaient dans une maison isolée à la partie Est de la cité plage. Ces derniers possédaient une quantité de 106 grammes de « Brown Suger » une dérivée de
la Cocaïne très consommée par les drogués. 

Cette bande se servait d’une piaule de la maison pour traiter leurs affaires.  La spectaculaire descente a été effectuée par le patron Ould Nejib, l’adjudant Ly, et quelques éléments de l’anti-drogue. 

Après l’interrogatoire, les cinq hommes ont été déférés devant le Procureur de
la République qui selon des sources judiciaires les a orienté vers le juge du 3e Cabinet qui après lecture et application des sanctions les envoie en prison. 

La cour correctionnelle près du tribunal de Nouakchott : des verdicts ! 

Dans le courant de la semaine dernière, la cour correctionnelle a étudié un  volumineux  dossier comprenant des cas de vol et de consommation d’alcool. 

Comme à l’accoutumée le vol est une affaire très répandue dans la capitale, il se fait le jour comme la nuit, de ce fait, l’un des dossiers compte sept cas à étudiés. 

Mohamed Lemine O. M…, qui a été condamné à 3 mois de réclusion et doit rembourser une somme de 70.000UM qu’il avait subtilisée à son propriétaire et 30.000UM pour amenda et frais de justice. Dans le même cadre, Soueid’Ahmed, a été condamné pour 1 an. Mais lorsqu’il a été arrêté les policiers ont  trouvé sur lui une quantité de drogue. Ce qui a aggravé sa peine. Il devait verser une somme de 50.000UM pour amende et 11.000UM de frais de justice. 

Parmi les dossiers figure celui  de Mohamed O. Moussa qui s’est vu coller la plus lourde peine. Condamné à 5ans fermes pour vol et escroquerie. Ce multirécidiviste doit verser 500.000UM pour frais et amende sans compter le remboursement de la somme qu’il avait volée qui est de 100.000UM à la victime. 

Selon nos sources, Mohamed Moussa, est l’un des graciés lors de la fête du 

Mouloud. Il avait monté cette opération de vol et d’agression quelques heures seulement après sa sortie de la maison du silence de Dar Naim, où il avait passé de bons moments avec des compagnons de longues dates ont ajouté les mêmes sources. 

Ensuite vient le cas du marabout voleur, Cheikh Diop, qui s’est vu lui aussi infliger une peine de 5ans suite à une affaire de vol et d’escroquerie sur des femmes. Ce malfrat devrait rembourser la coquette somme de 670.000UM à ses victimes et verser un montant de 140.000UM dont 40.000UM de frais de justice. 

S’agissant du cas de consommation d’alcool, c’est M’Beyareck qui a écopé d’une peine de 3 mois.  

Arafat (Khandahar) : Vol chez un employé de l’ambassade des USA 

Le quartier de Khandahar, situé au Sud de Arafat, dans la périphérie de Kosovo, est dans l’émoi et la consternation depuis la nuit du lundi dernier. Cette nuit-là  des voleurs sont descendus dans la maison de Mohamed… et comme il n’y avait personne, ils ont monté deux opérations : la première était de faire passer la main sur tout ce qu’ils ont trouvé comme téléviseur, récepteur, chaîne de musique, habits, moquettes et autres effets. La deuxième se portait sur le démontage et le transport de toutes les portes et fenêtres de la maison. 

Apparemment ils n’ont laissé que la porte d’entrée qui est cadenassée et l’enlever allait susciter du bruit et ça dérange ! 

Combien ce quartier a vécu des scènes horribles et révoltantes de vols en plein jour, de vols à main armée, de viols et d’agressions. Pour en savoir un plus va demander aux habitants du Carrefour Mosquée Nour, des parties Ouest, Sud et de la Gazra.

 




Langue officielle, langue sacrée

5042010

Dans sa khoutba du vendredi 02 avril 2010, un imam de Nouakchott est revenu sur la question de la langue et de l’identité arabes. Etant intervenu sur la question  une semaine plus tôt, l’imam avait été abordé, juste après l’office, par un responsable de parti politique qui avait prié dans les rangs ce jour-là : « Imam, il fallait axer votre discours sur la nécessité de respecter les musulmans non arabes et spécialement les communautés négro-africaines de Mauritanie aux ascendants de qui, heureusement, vos ancêtres ont présenté d’abord l’islam. Figurez-vous, imam, si les premiers missionnaires de l’islam avaient tenté d’imposer la langue arabe à nos grands-parents, ils auraient échoué. » 

Pareille interpellation a dû convaincre cet imam à introduire sa khoutba suivante en ces termes : « Notre khoutba du vendredi passé est loin d’être un discours pour l’arabité. C’était plutôt un discours sur la langue arabe. » Et l’imam de se livrer à un exposé d’exemples. Premier exemple : Oumar Ibn Khattab aurait conseillé à ses compagnons d’apprendre l’arabe et de l’enseigner à leurs enfants. Moralité : les familiariser avec les textes de leur religion et leur permettre d’en comprendre les contenus. Second exemple : l’imam Ghazali aurait déclaré qu’il n’est pas permis à quiconque qui sait s’exprimer en arabe de parler une autre langue. Leçon : apprendre l’arabe est un devoir religieux. 

Mais le même imam a pris le soin de déconstruire l’argument de ceux qu’il a taxé de chauvins et d’extrémistes et selon lequel   le prophète Mouhammad (PSL) aurait commandé à sa communauté d’aimer  les arabes parce que lui-même est arabe, que le coran est en arabe et que la langue du paradis est arabe. «Le hadith auquel ces personnes malintentionnées se réfèrent est inauthentique.» a martelé l’imam qui a tenu à insister la nécessité d’apprendre l’arabe qui reste selon lui le seul moyen d’accéder au sens, à la quintessence du coran. 

Voilà donc un imam réajustant son discours hebdomadaire sur une question dont la prise en compte n’aurait pas dû aller au-delà de son utilité matérielle. 

Si tant est qu’en Islam, la meilleure voie à suivre est celle de la sunna, inspirée des faits, paroles et gestes du prophète (PSL) ou des usages introduits par l’un de ses quatre successeurs (khalifes), l’argument de l’Imam Ghazali n’est d’aucune autorité. En tout cas pas spirituelle. Car l’homme est un savant qui a ses propres contradictions épistémologiques et ne saurait servir de référence dans ce cas précis. 

N’en déplaise à ceux qui préfèrent avoir un rapport mystique et métaphysique avec la langue, chercher à convaincre que l’arabe est la clé du paradis est la pire des absurdités. Et pour cause : dans le coran on trouve une sourate où Allah dit : « le jour où nous dirons à la Géhenne : es-tu remplie ; elle rétorque : y en a-t-il encore à ajouter ? » (sourate 50 ;verset 30). 

Ceux qui veulent nous faire croire que la langue, officielle peut-être, du paradis est l’arabe sont-ils capables de nous dire en quelle langue l’enfer a parlé pour demander s’il y a encore à ajouter au nombre des ses pensionnaires ? 

Revenons sur terre et voyons en quelles langues les élus d’Allah Lui ont demandé de leur accorder qui un héritier, qui le pouvoir, qui la prospérité pour leur descendance, qui absolution et protection… 

Dans la sourate de Marie, Dieu nous rappelle sa miséricorde pour son serviteur Zacharie. A ceux qui récitent le Coran et en comprennent le sens de dire en quelle langue ce prophète a demandé ce qui biologiquement lui était devenu impossible et que Le Tout Puissant lui a accordé : Yahya… 

De même Marie, la vierge immaculée. Dans quelle langue a-t-elle exprimé ses prières ? Dans quelle langue Issa Ibn Mariam (Jésus)  a-t-il parlé alors qu’il était dans le berceau ? 

Dans quelle langue Allah a-t-il parlé à Moussa (Moïse) ? 

La prière d’Abraham pour la Mecque a apporté et continue à apporter ses fruits en Arabie Saoudite. De cette prière (doua’) est rendu compte dans le Coran en arabe. Mais Abraham ne l’a certainement pas formulée en arabe. En somme, le Coran, dans sa relation de l’histoire de la prophétie et des événements sociaux et purement humains est la traduction, divine certainement, de ce qu’Allah a décidé de mettre à la disposition de son prophète comme connaissance. 

On peut s’employer à revenir sur tous les exemples tirés du coran pour déconstruire le discours mystificateur de ceux qui tiennent à rendre complexés les non-arabes qui pratiquent l’Islam sur cette terre de Mauritanie. Mais une remarque : autant le nationalisme arabe rend un mauvais service à la langue arabe par les discours extrémistes, autant le rapport des communautés négro africaines à cette langue est doublement faussé. 

D’une part, le nègre a sacralisé dans son inconscient l’arabe au point de ne plus concevoir qu’un simple vœu  puisse être exaucé s’il n’est pas exprimé en arabe. Ainsi, les mariages, baptêmes et autres occasions donnent lieu à d’interminables litanies en arabe, une langue que même les marabouts comprennent très mal pour la plupart. Un tour dans les moquées dirigées par les négro-africains rend parfaitement compte de cet ascendant mystérieux et mystiquement que requiert l’arabe sur les fidèles foutanké.   

Ensuite, le négro-africain, frustré certainement par les circonstances qui politiquement lui ont ravi sa personnalité en est arrivé à intérioriser cette langue comme un mal le rongeant à tout bout de champ. Sans devoir chercher les origines d’une telle frustration, on peut comprendre le calvaire d’un jeune halpular, soninké ou wolof que l’on cherche à contraindre à prononcer le nom du loup en hassaniyya pour prouver sa nationalité mauritanienne…. 

En définitive, la question de  la langue aurait pu être décomplexée si on pouvait la séparer des enjeux faussement politiques et hypocritement religieux que l’on cherche à lui faire comporter. 

Si par exemple il s’agit de défendre la langue arabe, nous disons à tous les prétendus adeptes que cette langue a un défenseur et un protecteur qui n’a pas besoin de leur aide : Allah a élevé la langue arabe et en a fait la langue la plus exprimé au monde : y a-t-il en effet un instant qui s’écoule en ce monde, sans que quelque par sur la terre, il ne se trouve au moins quelqu’un en train de faire une prière dans la langue arabe ? Ne serait-ce que pour dire Allahou Akbar, tous les musulmans ont l’arabe dans les cœurs.    

Kissima

Source : La Tribune n°495 




Facebook : qui est Mark Zuckerberg ?

5042010

Créateur du réseau social le plus en vue de la planète, Mark Zuckerberg nourrit forcément quelques fantasmes et histoires rocambolesques. De la genèse de Facebook aux saillies verbales sur la fin de la notion de vie privée, portrait et parcours du plus jeune milliardaire du capitalisme. 

Attention, tête à claque en vue : 25 ans bientôt, milliardaire, businessboy en perpétuelle ascension, une biographie et presque 400 millions d’amis… virtuels. Mark Zuckerberg, c’est lui, le petit roux timide de la banlieue de New York derrière le tentaculaire Facebook. Un succès fulgurant fondé sur un concept assez simple mais révolutionnaire de partage d’humeurs, de photos, de vidéos, de vies. Le web 2.0 trouve ici son meilleur représentant. Lancé en 2004, Facebook a fait de son géniteur une icône du web, même si le discret Zuckerberg préfère répéter, dernière itération à l’Express en octobre 2008, que « l’important n’est pas de savoir qui est le PDG ». 

Toujours est-il que le personnage est la figure publique du site et le porte-voix du social networking. Une ascension prodigieuse toutefois jalonnée de petites pépites, coups du sort ou de couteaux dans le dos comme seules les succès stories peuvent en contenir. Il y a un peu de Microsoft dans la naissance de Facebook et beaucoup de Bill Gates dans Mark Zukerberg. Il suffit juste de remplacer le garage qui a vu naître Windows par le bureau d’une chambre de fac. 

La vengeance du rouquin 

Année 2003. Du fond de sa chambre du campus de Harvard, un étudiant fulmine de ne pas faire partie de la sphère influente de l’université reine : le Porcellian Club. Il tente, il tente, mais en vain. Il faut dire qu’intégrer le club ultra fermé, fondé en 1791, promet une sacrée carrière. Des présidents des Etats-Unis, des patrons influents, des têtes pensantes du capitalisme sont passés par là. Mieux encore, si par « malheur » l’un des membres n’engrange pas son premier million de dollars avant l’âge de quarante ans, le club lui offre généreusement. Du haut de ses 19 ans, Mark Zuckerberg, né un 14 mai 1984 à Dobbs Ferry près de New York, doit également composer avec une gente féminine pas forcément très délicate avec sa petite personne. 

Fraîchement une nouvelle fois humilié par une « date » sur le campus, Zuckerberg, plutôt que de noyer son chagrin dans le Dr Pepper, va tout simplement, lui qui tapote sur un clavier depuis presque 10 ans, pénétrer les serveurs de Harvard. Il récupère alors toutes les photos disponibles et lance, sur un site internet créé pour l’occasion, Facemash (tête à claques), où chaque utilisateur de la fac peut s’amuser avec les photos des autres étudiants, surtout avec celles des étudiantes, laisser des commentaires et des notes. 

Prends l’idée et tire-toi 

Le concept est tellement osé et génial que tout Harvard s’y engouffre, à tel point que les serveurs de l’institution sont mis à genoux. Grosse tape sur les doigts doués de Zuckerberg mais la frustration du jeune homme trouve ici un exutoire. Et des fans. Tyler et Cameron Winklevoss, autres petits génies du clavier et jumeaux, développent depuis quelques mois un logiciel, ConnectU, pour mettre en relation via le web plusieurs personnes se connaissant. Coupler leur idée avec celle de Mark, c’est leur proposition. Ce dernier accepte. Pas forcément ouvert au monde réel, Zuckerberg le solitaire pourrait trouver en les jumeaux des partenaires qui lui feraient enfin se sentir important. Pourtant, malgré l’accord et quelques ébauches de travail sur le site communautaire des frangins Winklevoss, Mark prend la tangente. 

Légende urbaine confirmée depuis mars dernier par le site Business Insider, Mark Zuckerberg prend ses clics, ses claques, le code de ConnectU, Facemash et quelques deniers (environ 1 000 dollars) d’un pote, un vrai, pour monter une structure et travailler son projet dans son coin. Le généreux donateur et très proche ami, Eduardo Saverin, va également faire les frais des accès solitaire du petit génie. Plus de nouvelles mais il peut constater que Zuckerberg planche sur le projet et prend conseil auprès du fondateur de feu Napster, Sean Parker. En 2004, sans aucun diplôme de Harvard en poche, il lance TheFacebook avec Parker et relie tous les étudiants et anciens de la fac entre eux. Puis viennent les versions pour Princeton, Yale et Stanford en 2005. TheFacebook devient Facebook et s’ouvre au grand public en 2006, avec le petit succès qu’on lui connaît. 

… et allonge 

Cet enchaînement de trahisons aujourd’hui avérées est également le principal axe de développement de la biographie écrite par Ben Merzich (il y parle aussi beaucoup du rapport compliqué de MZ avec les filles), The accidental billionaires : the story of Facebook, a tale of sex, money, genius ans betrayal. Des embûches qui n’empêchent pas le réseau social d’avaler des membres à la pelle et d’attirer les investisseurs. Facebook compte ainsi près de 15 milliards de dollars de capitalisation, sans pour autant être entré en bourse. Un exploit quand les derniers indices rapportent que le modèle économique de Facebook (publicité ciblée et vente de fichiers de données) n’engrangerait que 150 millions de dollars par an environ de chiffre d’affaires. Mieux encore, Mark Zuckerberg devient en 2008, à 23 ans, le plus jeune milliardaire de l’histoire du capitalisme. Une fortune qui s’élève aujourd’hui à 1,5 milliard de dollars pour celui que le magazine Forbes place à la 52e place des personnalités les plus influentes de la planète. 

Ombre au tableau, plusieurs preuves prouveraient la véracité des contes et légendes de trahisons de la genèse de Facebook. Les historiques des chats entre Zuckerberg et les frères Winklevoss à l’époque de Harvard, mais aussi des preuves de détournements de courriels de journalistes du Harvard Crimson, journal de la faculté vers lesquels les jumeaux s’étaient tournés pour enquêter sur l’affaire ConnectU/Facebook, alourdissent le dossier. Un litige qui a couru de 2004 à 2008 et qui a trouvé son épilogue sur le chéquier de Zuckerberg. On parle de 65 millions de dollars. 

Big – Zuckerberg – Brother 

De rejeté de la vie réelle, Mark Z. est devenu en 5 ans le pape d’une communauté virtuelle si puissante qu’il a son mot à dire sur l’avenir du web. Son avis compte aujourd’hui autant que celui de Bill Gates ou Sergey Brin et Larry Page (Google). A tel point que sa sortie du 12 janvier dernier lors d’une conférence devant plusieurs décideurs de la planète web a forcé le monde à écouter et à trembler : « En tant qu’adultes, nous pensons que notre maison est un espace privé… Pour les jeunes, ce n’est pas le cas. Ils ne peuvent pas contrôler qui entre ou sort de leur chambre (…) Mais les gens sont maintenant plus enclins non seulement à partager plus d’informations différentes et aussi à s’ouvrir à plus d’internautes. La norme sociale a évolué avec le temps. L’ère de la confidentialité est révolue. » 

Une magnifique présentation des évolutions des règles de confidentialité de Facebook, qui paramètrent les profils plus ouverts par défaut depuis décembre 2009. Photos, mur, commentaires, vidéos personnelles, si vous ne mettez pas le nez dans les réglages, il est facile d’accéder à toute votre vie. Après tout, on parle bien d’un site de réseau social et de partage, non ? N’empêche, le changement est si vicieux que son géniteur est lui-même piégé. Malgré les multiples démentis, Mark Zuckerberg, l’homme qui demande aux utilisateurs de Facebook de s’ouvrir au maximum mais qui possède le profil le plus verrouillé du site, se retrouve du jour au lendemain avec quelque 290 photos devenues publiques. Aïe. Dur pour un solitaire faussement ouvert. A-t-il joué le jeu de l’ouverture prolongée ? Que nenni. L’ensemble des contenus s’est volatilisé et la page du petit Mark re-vérouillée. 

Tout est sous contrôle, comme toujours. Peut-être parce qu’il n’a que cette interface pour communiquer, Zuckerberg reste le seul maître à bord de Facebook. Malgré ses dires ( »ce qui compte, c’est l’équipe« ), difficile de ne pas déceler au travers des interviews et discours de conférence les résidus du gamins introverti mais fier de son jouet. Facebook, c’est son oeuvre et sa vie, à tel point qu’il préfère refuser les multiples assauts du milliardaire russe Yuri Milner, PDG du fonds de pension Digital Sky Technologies, car celui-ci demande en contre-partie des 200 millions de dollars qu’il est prêt à investir, une place au directoire. L’intransigeance du golden geek ne refroidit pas pour autant le russe, qui injecte tout de même deux fois 200 millions l’année dernière, sans autres compensation. Fort, très fort. 

Un film cette année 

Riche et très riche, en pleine réussite et capable d’imposer pas mal d’idées révolutionnaires sur le droit à l’image et la vie privée, Mark Zuckerberg compose maintenant avec un prochain alias au cinéma. Ainsi Justin Timberlake, chanteur pour minettes, gueule d’ange et parfois acteur, devrait-il endosser le jean et le tshirt du rouquin de Harvard le temps d’un film produit par l’acteur oscarisé Kevin Spacey (American Beauty) et réalisé par David Fincher (Se7en, Fight Club, Zodiac). 

Baptisé « The Social Network », le long métrage devrait raconter la naissance du réseau Facebook, les divers brouilles qu’elle a occasionnées et peut-être aborder la psyché complexe de cet homme discret à la vie très privée qu’est le créateur du réseau de partage de millions de tranches de vies.
Pas sûr que ce solitaire dont le mur Facebook ne dit pas grand chose et qui tente de mettre tout le monde en relation en ressorte avec plus d’amis. 

Romain Thuret 

Source : www.techyou.fr




Une voix et une oreille pour les sourds-muets

5042010

. 

Contribution pour une meilleure scolarisation de l’enfant sourd. Telle est l’ambition de la classe intégratrice scolaire créée au Guidimakha par Bakari Abdoulaye Tandia

Instituteur de son état, Bakari A. Tandia a choisi de se mettre au service des jeunes enfants atteint de surdité. Formé au langage des signes, ce natif de Gory-Djéol (Mauritanie), a dû parcourir plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest pour se doter des techniques d’enseignement appropriés en matière d’éducation des sourds.

Aujourd’hui, il s’occupe à Agoinit dans la commune d’Ajar au Guidimakha  une classe intégratrice scolaire (CLIS) qui fonctionne depuis Octobre 2009. Toutefois, il ne peut consacrer aux jeunes enfants sourds que ses heures libres : le week-end. Car Tandia est un fonctionnaire de l’éducation nationale affecté par la DREN du Guidimakha à l’école 2  d’Agoinit.  Ses élèves, âgés de moins de 12 ans, ont très peu de temps pour se doter d’un moyen de communication susceptible de leur fournir une présence au monde. Mais cette l’enfance   à besoins  éducatifs  spéciaux  dans
la  Wilaya  de  Guidimakha   en   Mauritanie jouit d’un engagement des parents qui ont participé à la création  d’une école pour leurs enfantns. Car selon Bakary Tandia, les autorités publiques n’ont pas encore répondu présent à l’appel à l’aide pour ces personnes en situation difficile. Mais lui a commencé par inscrire  quatre  jeunes  sourds  à l’école  des   sourds   à l’école  de  Nouakchott  à la  rentrée  scolaire 2008-2009 dans le cadre d’un projet d’initiation à l’éducation et de la libération des mouvements associatifs.

A l’origine de ce projet, l’Association Espoir de Demain (AS.ES.DE),  promotrice de la CLIS avait organisé en avril 2008 une étude d’identification des enfants handicapés d’âge scolaire dans quelques localités du Guidimakha. Elle avait enregistre à titre indicatif 101enfants d’âges scolaires dont 73 sourds, 16 aveugles et 12 handicapés moteurs.

Riche d’une expérience acquise au cours d’une mission qui l’a mené en Octobre 2008 et Juin2009 au Mali, en Côte d’Ivoire au  Bénin et au Niger, monsieur Tandia s’est imprégné des réalités de l’éducation des sourds. Il se sent à présent bien armé pour mettre cette expérience au profit de l’éducation et de la réinsertion des sourds. Une volonté, un volontarisme qui n’attend certainement que l’appui des autorités pour être encouragée davantage à aller de l’avant dans une entreprise humanitaire à verser au service du développement.

Source : La Tribune n°495




Nouadhibou :

5042010

 

 JOURNEES – DEBATS DU RFD 

Le rassemblement des forces démocratiques (RFD) a organisé un séminaire sous le thème : La crise actuelle et ses répercussions sur le plan local. 

Ces deux jours de débats (1et et 2 avril) ont eu lieu à Mauritanides, lieu d’habitude réservé aux cérémonies telles que mariages ou soirées culturelles, face à l’aéroport. 

Organisées à l’initiative de la fédération de Nouadhibou, ces journées ont vu la participation d’une forte délégation du parti venue de Nouakchott. 

Il s’agit de Me Mohamed Mahmoud Ould Lematt , vice président du parti , chef de la mission, Abderrahmane Ould Minih , député , chef du groupe parlementaire à l’assemblée nationale , Yedaly Ould Cheikh , membre du BE et président de la commission de communication , Fousseynou Diabira ,,membre du bureau exécutif , Me Il Id Ould Mohamed , membre du BE  et Cheikhani Ould Mohamedou , vice président de la commission des jeunes. 

Les journées –débats ont porté largement sur le bilan du régime de Mohamed Ould Abdel Aziz jugé , selon la plupart des intervenants comme ‘négatif’. Et responsable de toutes les crises que vit le pays : crise économique, baisse du pouvoir d’achat, insécurité, mauvaises relations avec les pays voisins, gabegie, famine, errements, crise identitaire … 

La liste est longue. 

Beaucoup d’intervenants ont fait une rétrospective, comparant le régime actuel avec les précédents et tirant la conclusion que c’est ‘le pire des régimes’. 

Sur le plan économique , le RFD a jugé que la ‘prétendue’ lutte contre la pauvreté ‘ n’est qu’un leurre’ , ‘ de la poudre aux yeux’ , ajoutant que jamais la pauvreté n’a autant gagné du terrain. Et de s’interroger : Comment prétendre lutter contre la pauvreté sans maîtriser l’inflation galopante ? Pour le parti de Ahmed Daddah, jamais corruption et gabegie n’ont été aussi présentes. Selon le RFD toutes les prétendues réalisations ne sont que populisme et détournements de l’attention sur les vrais problèmes. 

Concernant le volet sécurité, les séminaristes ont évoqué les différents enlèvements, attentats, meurtres et kidnapping qui ont eu lieu ces derniers 12 mois. Les conférenciers prédisent le pire si on ne donnait pas aux forces de sécurité les moyens et la liberté d’action. Pour cela, il faut, a ajouté le modérateur que nos forces de d défense et de sécurité ne soient plus ‘l’otage d’un homme’. 

L’armée. ‘Elle doit être républicaine et doit rompre avec sa tradition de spécialiste en coups d’états.’ ‘L’opposition n’est pas contre l’armée’ a dit l’ancien ministre de la défense, Yedaly Ould Cheikh. Il dénonce ceux qui cherchent à créer une cassure entre celle –ci et son parti.. 

Dialogue pouvoir /opposition. Le RFD a rappelé qu’il a toujours été disposé au dialogue et continue à tendre la main au pouvoir. ‘ Nous ne voulons pas entrer dans un quelconque gouvernement. Mais l’intérêt supérieur de la nation nous engage au dialogue sur certains points au moins’ a dit le vice président. 

Sur l’identité de la Mauritanie. La position du RFD  est que : ‘ La langue arabe est notre langue officielle .C’est la langue de la politique. Mais on doit pouvoir utiliser le français pour ceux de nos compatriotes qui ne la parlent pas en attendant que leurs langues atteignent un niveau tel qu’on puisse les parler tous. Pas question de nier l’identité de nos compatriotes non arabes’ a précisé Ould Lematt. 

Le RFD a rappelé ses positions sur un certain nombre de points tels que la loi sur le terrorisme ‘ aveugle’, la brouille avec le Mali  ‘un de nos meilleurs voisins’, la bonne santé du parti ‘malgré quelques défections’. 

Les militants justement. Ils étaient peu nombreux. Les communautés négro mauritanienne et hartani étaient peu représentés. 

Répercussions de la crise actuelle sur le plan local 

Mokhtar Ould Cheikh et Camara Moussa, fédéral et fédéral adjoint ont passé en revue les différentes injustices dont le parti est victime de la part de ‘ certaines autorités régionales’. Selon eux, ces autorités supposées servir tous les citoyens au même pied, font preuve de zèle quand à leur désir de casser l’opposition. 

Ces griefs vont du refus de mettre à la disposition du RFD des locaux pour organiser des activités (tribune, maisons des jeunes), prêts de chaises jusqu’au refus d’accorder des autorisations administratives. 

Pour la fédération de Dakhlet Nouadhibou, quelques autorités régionales ne sont pas neutres et lui mettent des bâtons dans les roues. 

La mairie de Nouadhibou. ‘ Sa prétendue opération d’assainissement n’a visé que les militants de l’opposition’. Pour les responsables locaux du RFD, c’est à une véritable chasse à ses militants et sympathisants .Pour eux, le bilan de l’actuelle équipe municipale est ‘nul’ et que le RFD ne la soutient pas. 

L’opération d’assainissement des quartiers précaires ?  Du ‘tapage’, selon les leaders locaux du parti. Ils trouvent que c’est injuste de ‘jeter des populations dans une zone sans eau, sans électricité, sans moyens de transport et en pleine année scolaire.’ Cette opération a surtout permis de solder des comptes, selon un intervenant .Ce dernier ajoute que l’on a retiré des lots à des citoyens pour en donner à d’autres sans équité. 

La Délégation à la Surveillance des Pêches et au Contrôle en Mer (DSPCM). Elle serait instrumentalisée. Les opérations ponctuelles de distribution de poisson à quelques familles cacheraient son incompétence. Selon le RFD il faudrait plutôt qu’elle s’en tienne à sa mission de protection de nos ressources halieutiques qui sont ‘pillées à ciel ouvert’. 

D’après la fédération régionale, Nouadhibou est une région en faillite sans aucune perspective de développement. La crise économique qui y sévit est plus forte que partout ailleurs faute de plan de développement. 

Les animateurs de ces deux journées –débats ont feu preuve de patience, de pédagogie, prenant le soin d’expliquer tel ou tel point. 

Athié Youssouf 

CP.Nouadhibou

Source : La Tribune n°495 




La BNM

5042010

 

 Nouveau siège, nouvelles ambitions 

Mercredi 31 mars 2010, il a été procédé à la pose de la première pierre du fytur siège de la Banque Nationale de Mauritanie. Côté officiels, c’est au ministre du commerce bamba Ould Dermane qu’est revenu la charge de superviser la cérémonie en présence du gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie Sidi Mohamed Oul Raess et de représentants des missions diplomatiques accréditées à Nouakchott. 

Il y avait aux côté de la famille Ould Noueighedh, propriétaire principale de la banque, l’érudit Mohamed El Hacen Oul Dedew. 

Le bâtiment qui servira de siège à la BNM comportera au terme des delais fixés deux batiments juxtaposés de huit étages et un sous sol.  Le tout sera réalisé sur une superficie  1300 mètres carrés. 

Le bâtiment principal du siège ouvre sur l’avenue Gamal Abdel Nasser. Les huit niveaux accueilleront en plus du siège central de la banque au rez-de-chaussée, toutes les directions, un centre informatique sécurisé, des salles polyvalentes et une salle de restauration. 

En effectuant la pose de la première pierre de son nouveau siège, la Banque National de Mauritanie s’est fixé de nouvelles ambitions. C’est du moins ce qui ressort du discours prononcé par le directeur général de la banque, M. Mohamed Ould Noueighedh. Selon lui l’importance de la construction de cette infrastructure composée de huit étages se traduira en terme de lutte contre le chômage et la pauvreté par la couverture de plusieurs domaines économiques dont la pêche et l’agriculture, les services et l’industrie. 

Par ailleurs, Ould Noueighedh a précisé que la Banque emploie 300 personnes et a investit  durant les trois dernières années 60 milliards d’ouguiyas dans différents domaines créateurs d’emplois. 

Enfin, le directeur de la BNM a pris l’engagement de lancer durant ce 1er semestre de l’année en cours la Fondation BNM pour les œuvres sociales. Cela devra se traduire par des projest scolaires et une structure médicale fonctionnant avec des quotas de gratuité au profit des populations démunies ; a promis Mohamed Ould Noueighedh. 




L’Edito de la Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

5042010

On nous fait souvent le procès de ne pas proposer, de nous contenter de critiquer, de dire n’importe quoi et parfois son contraire, de nous répéter continuellement, de refuser les confrontations avec les autorités, d’être indulgent avec l’opposition… 

Pour ma part, je n’ai jamais voulu satisfaire mes lecteurs… au contraire… ma réussite dans une analyse, je la mesure à l’aune de la violence de la réaction, de la mise à mal du lecteur… mon objectif étant de l’amener à se remettre en cause, à le mettre à mal avec ses plus profondes croyances, avec ses vérités les mieux établies. La convergence d’idées ne m’a jamais préoccupé. 

Je suis issu d’une école qui a échoué dans ses batailles pour le changement. A force de vouloir modeler le monde dans lequel nous vivons, le retravailler et lui imposer une marque de progrès, nous avons fini esquintés, vidés même… en désespoir de cause, nous nous contentons aujourd’hui de décrire ce monde qui nous a échappé. Une manière de ne pas baisser les bras, de comprendre ce monde en attendant de pouvoir le changer. 

Ici, ce qui peut être demandé au journaliste, c’est d’être l’interprète de la société, le support de ses aspirations, le soutien de ses projets porteurs… de valeurs d’équité, de justice (ce n’est pas la même chose), d’égalité, d’épanouissement moral et matériel de ses citoyens, de rationalité dans la gestion de ses affaires… 

Ici, le journaliste se doit d’aider à l’établissement d’un dialogue, d’œuvrer pour que la politique ne reste pas un simple moyen d’accès au pouvoir, pour que la démocratie ne reste pas une simple bataille électorale pour avoir le pouvoir et pour que l’accès au pouvoir ne continue pas à simplement signifier l’opportunité de prendre sa part de la richesse nationale. 

Nous sommes un pays qui avance par blocages successifs. Sans ligne conductrice. Parce que notre encadrement national refuse de se prendre en charge et d’affronter le monstre du statu quo. Et c’est comme cela que nous répétons le même schéma : pouvoir personnel et totalitaire, arbitraire tu, blocages politiques, fractures sociales, échecs économiques… coup d’Etat… sortie dans les rues pour soutenir les nouveaux maîtres… légitimation de l’acte par l’ancienne opposition… le temps pour le nouveau pouvoir de s’installer et de tenir les fils… puis retour à la case départ… avec sensiblement les mêmes outils, voire les mêmes personnes… en tout cas les mêmes promesses d’une Mauritanie libérée du clientélisme, du népotisme, du tribalisme, de l’affairisme, de l’ethnisme… et de tous les maux en «isme» ayant fait les affaires des pouvoirs déchus. 

La grande tendance chez chacun de nous est malheureusement le repli sur soi dès les prémisses d’un goulot d’étranglement… tendance individuelle, tendance sociale qui est devenu l’un des caractères fondamentaux du pays qui se referme facilement sur lui-même. Régulièrement. 

L’explication «intellectuelle» consiste à dire en pareil cas que nous sommes un pays «unique», une culture «spécifique», un esprit «exceptionnel»… plus on avance dans cette logique, plus nous prenons l’allure et la forme d’un ghetto… l’un de nos rares producteurs de réflexions disait que «plus le temps avance, plus l’espace se rétrécit»… et comme nous avons horreur de la promiscuité, s’en suivent tous les dérèglements qui ont marqué jusque-là notre vie. 

Pour en finir, il va falloir faire le constat, le bilan du parcours. Pour cela, il faut décrire pour comprendre pourquoi nous en sommes (encore) là. Eviter de se poser la question en ces termes : comment en est-on arrivé là ? parce que cela suppose un mouvement qui n’a, peut-être, pas été effectué. Alors, pourquoi en sommes-nous encore là après cinquante ans d’existence ? 

Le refus de répondre aux questions, d’apporter les solutions aux problèmes qui se posent, de faire face aux insuffisances qui empêchent de voir… mais aussi l’excès dans les mots, les positions, les visions… et enfin les égoïsmes qui enferment l’esprit et l’aveuglent. 

Le 8 juin 2003 a été au 3 août 2005, ce que le 16 mars 1981 a été pour le 12 décembre 1984, une sorte de tonnerre annonciateur. Nous n’avons pas voulu voir que l’ordre chancelait, qu’il devait nécessairement s’écrouler. Les égoïsmes ont empêché de préparer la succession. La nature ayant horreur du vide, l’ordre a produit sa propre mue. Les égoïsmes ont dicté à l’encadrement national – opposants, soutiens, esprits indépendants…- de croire que cette mue était autre chose qu’un lifting de saison. Ou de raison. 

Devant les velléités de l’ordre ante, la résistance et la vigilance ont été au niveau zéro. C’est donc sans difficulté que l’ordre ancien s’est vite rétabli. Livrée à elle-même, la scène a produit un chao déstructurant dont le coup d’Etat du 6 août n’est qu’une manifestation… 

 

(Suite la semaine prochaine)

Source : La Tribune n°495







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