• Accueil
  • > Archives pour le Lundi 15 mars 2010

Les Echos de La Tribune : Femmes !!!

15032010

Par Mohamed Fouad Barrada

  

Lorsque  j’ai  écrit (voir la Tribune n°491)  que  la liste des  femmes de valeur en Mauritanie, laquelle a été   abordée dans une tentative de rendre hommage à  certaines parmi  elles,  n’est  point  exhaustive, tant s’en faut, et qu’elle reste bel et bien  restreinte et incomplète, une réaction objective  m’a été transmise dont voici les passages  saillants:   

« Quiconque ne saurait lister  les femmes humbles, valeureuses et courageuses qui continuent de bâtir quotidiennement le pays et qui  ne cesseraient guère de faire partie des plus justes de cette nation,…!
- de ma mère, qui dès l’aube et après avoir rempli ses prières, égrenant son chapelet,  s’embarque dans un vieux taxi qui aurait, pratiquement, le même âge qu’elle en direction de la plage des pêcheurs. Là, elle remplit sa grande bassine de poissons que nous aimions bien retrouver au repas de midi. Elle s’installe au carrefour pff!! Pff !, disputant une place avec les mouches, d’autres bestioles et des ânes, pour vendre dignement ses poissons sous l’œil du poulet-de-flic véreux et de l’agent communal vicieux, la menaçant par intermittence au travers des taxes et contraventions fictives et virtuelles …
- de ma sœur qui, à force de gratter la terre, a fini d’enlever de la terre la graine nourricière à l’aide de ses mains calleuses ;
- de toutes ces femmes, qui dans un monde gouverné par l’hypocrisie du genre  masculin et la misogynie, ont su redonner à la femme la place qui lui devait pour nous montrer le chemin de l’honneur…» 
 

Ainsi, un  deuxième commentaire m’a été  ‘communiqué’, dans la même lancée, sous forme, cette fois-ci,  de chronique  ‘De fil en aiguille’ du Quotidien de Nouakchott, quel beau style, quelle cohérence, en un  mot, je suis ébahi.  Sans compliment, j’avais, tout simplement, raison : Maryam Brodowski-Bâ  attire, incontestablement, l’attention au sens positif du terme.  Lisez seulement ce  qui suit :  

« Souvent j’évoque combien je regrette de ne pas avoir moi-même enfanté… 

Lorsque je rends visite à une famille dont les enfants me connaissent, je n’ai pas de plus grand bonheur que de les voir se précipiter vers moi les bras ouverts et les entendre de joie hurler mon nom… Sentir leurs petits bras autour de mon cou… Me fait l’effet de posséder toute la tendresse du monde… 

Cette réflexion dans  » La Tribune  » me donne l’occasion de rappeler une fois de plus ce qu’est une mère. Où tout au moins telle que je la vois (et heureusement je ne suis pas la seule !) Depuis que le monde existe la mère a une place incomparable dans les différentes sociétés. Elle est le pilier irremplaçable d’un foyer. Celle qui règle la majorité des problèmes, qui soigne, console, écoute, conseille, protège, arrive à prévoir  » l’imprévisible  » … Et peut encore bien d’autres choses car, je suis désolée Messieurs si pour une fois je vous semble  » féministe « , la femme possède une énergie, une force et une disponibilité qui vous font très souvent cruellement défaut(…) 

Ne vous y trompez pas, j’ai, même si c’est sous une autre forme que la majorité de mes semblables, un très grand sentiment féministe et je voudrais que mes consœurs arrêtent de vouloir être des  » hommes  » et à réclamer sans discernement l’égalité des sexes… Croyez moi Mesdames Dieu nous a créé  » inégalables  » et jamais les hommes n’arriveront à notre niveau… Le travail que nous faisons et ferons encore… Nous sommes les seules capables de le faire… Mais nous avons besoin des hommes pour nous aider… Ils ont eux aussi une sensibilité et déjà assez de mal à se retrouver dans le monde actuel, Alors prenons les tels qu’ils sont, agissons avec diplomatie… Ne les bousculons pas trop …» 

  

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°492




Les Echos de La Tribune : De l’imaginaire au réel !

15032010

 Par Mohamed Fouad Barrada  

 Bizarrement, quelqu’un me suggéra  ceci : Il me disait, implicitement,  avec un jeu de  mots  formidable  si tu arrives   à  supporter  ce que je dis, tu gagneras  un point qui est à la fois réel et imaginaire, sinon tu risques de perdre  la partie. Face à ce jeu du hasard amusant pour les uns,  étrange  pour les autres, je me trouve pourtant  confronté  à  décliner cette offre sans pour autant contrarier  le meneur de ce  jeu qui confond entre  réalité et  fiction . Je m’en ressentais  aussitôt   en situation perplexe : être    ‘assujetti ’ à ce jeu  sans pour autant accepter de le jouer. D’où l’unanimité ou le désaccord qui sous-entend le  puzzle  en question. Il s’agit  bien, si j’ai une bonne interprétation de l’événement, d’un ensemble qui forme, selon mon interlocuteur, un système composé assurant  la maitrise de  soi-même  sous l’ordre, bien sûr, de la complexité de la réalité sociale du maître du jeu. Voici  en gros les questionnements du fameux ‘assommoir’ tels qu’ils sont  avancés : Si quelqu’un,  ou quelqu’une,  vous insulte quel sera  alors votre réaction proactive ?  

Le principe est simple : dans ce jeu, vous êtes  testés pendant une période x en vous créant  des tensions avec des individus connus et inconnus. C’est une sorte de camera cachée pas tout à fait inconnue dont la victime arrive difficilement à  distinguer le vrai d’avec le faux.  

Certes, venant de quelqu’un que vous aimiez ça sera blessant, voire choquant. Néanmoins, s’il s’agit d’un jeu le  mieux  est d’être indifférent.  Et si votre  vie est, dans un moment ‘t’,  soumise à un jeu de hasard, tel que la domination, quelle  sera, dans ce cas délicat,  votre aptitude ? 

 La réponse  me semble évidente :  

Vous avez le choix entre deux options qui ne sont guère agréables, cependant, complémentaires. La première consiste à surpasser la   transmission  des messages aléatoires qui renforce la domination du joueur, quant au second phénomène, ces messages, qui ont une apparence aléatoire tendent vers un seul but : la ‘destruction’ ou la consolidation  de l’intérêt  du dominant  qui est souvent égocentrique. C’est exactement  ce qui se passe en grande partie dans notre vie réelle.  

    m_barrada@yahoo.fr 




L’Edito de La Tribune Par Mohamed Fall O Oumère

15032010

Il y a quelques semaines, le monde célébrait un héros africain, un mythe vivant : Nelson Mandela. Nous étions probablement la seule société qui a vu passer l’événement – l’occasion du 20ème anniversaire de sa sortie de prison – sans le commémorer. Pourtant que d’enseignements nous aurions pu tirer de l’expérience de l’homme, de sa vision, de son parcours… 

Nous qui manquons – dans toute notre aire – de symboles vivants, de vivantes incarnations de ce qui est bon dans l’humanité… nous qui vivons dans un monde où les illusions ne motivent plus… où les hommes politiques n’inspirent plus… où les mots perdent leur sens… où l’échelle des valeurs est à l’envers… où rien d’ailleurs n’est à l’endroit… nous là… nous avons besoin de temps en temps de nous regarder en face et de nous dire l’une de nos quatre vérités. 

Et parce que nous sommes pris, en ces temps de transitions incontrôlées, par de multiples interrogations, il est temps de s’arrêter. De méditer ce que nous disons et faisons. De temps en temps… nous regarder… hideux reflet… 

Ces pseudo-intellectuels qui alignent des mots pour dire leur mépris de l’autre, pour cracher leur racisme, déverser leur haine. Sous prétexte tantôt de défendre l’identité culturelle mauritanienne, tantôt de vouloir sauver une frange du joug exercée par une autre. 

Les mêmes discours ont préparé février 1966, avril 1989… ont justifié les affres qui s’en sont suivis. Que nous préparent les présentes campagnes ? 

Certainement quelque chose qui nous fera revenir sur nos pas. A des moments de douleurs et de séparation. Quelque chose – et c’est peut-être le plus important pour les instigateurs -, quelque chose qui fera peur à tout le monde. 

Aux autorités qui craindront alors d’avancer dans le projet de réforme entrepris avec le nouveau régime. A la société qui a visiblement décidé de rompre avec les réflexes «traditionnels» en refusant de suivre les chantiers battus par la classe politique «habituelle». A l’élite qui semble comprendre qu’il y a autre chose que la politique du ventre à promouvoir… 

Fatigués… nous sommes fatigués de ces discours qui visent à diviser, à faire peur. Ils cultivent la haine, l’acrimonie, la bêtise… 

 C’est maintenant ou jamais : le sursaut national. Aux hommes politiques, aux partis, aux syndicats, à la presse… à tous ceux qui croient que ce pays est une terre de convergence qui a vu se développer – non en juxtaposition mais en parfaite symbiose – diverses cultures aussi riches les unes que les autres, que ceux qui croient que ce pays doit rester ce qu’il a toujours été : un pays riche de ses différences, un pays de savoirs partagés, d’histoire commune… que tous ceux-là s’élèvent pour dire non à ceux qui, pour combler des incompétences évidentes et assouvir des relents déviants vulgairement affichés, essayent aujourd’hui de redonner vie à une vision sectaire du pays. 

Entre ceux qui stigmatisent une partie de la population, ceux qui insultent le passé et ses hommes, ceux qui refusent la perspective du changement en marche… il n’y a pas de différence parce que l’objectif est le même : créer l’amalgame, cultiver la haine, faire peur… Ses instigateurs sont ignobles certes, mais ce n’est pas pour cela qu’il faille les empêcher de parler et d’exposer leurs idées affreuses. 

Dans le temps, la réponse première a été la création, au lendemain des douloureux événements de 66, d’un mouvement unioniste de gauche qui a fini par donner les Kadihines. Dans les années 90, les Mauritaniens se sont retrouvés dans des partis politiques qui ont mis du temps à devenir autre chose que des conglomérats de mouvements clandestins. Un parti – l’Union des forces démocratiques – a pu, un temps donné, prendre en charge les soucis des uns et des autres. De cette période nous retiendrons qu’elle a permis aux Mauritaniens de se retrouver et de faire taire les mauvais génies. Et il y en avait. Il y en a toujours. 

Quand survient août 2005, l’élite mauritanienne semblait découvrir le mal qui a été fait aux uns au nom des autres, et aux autres au nom des uns. L’élection présidentielle de 2007 sera l’occasion pour les 19 candidats de parler de l’exercice de l’arbitraire par le passé, du communautarisme, du racisme d’Etat, des inégalités sociales, de l’esclavage… tous ces thèmes étaient devenus des enjeux. Pour tous. 

Si bien que les gouvernements qui suivirent n’eurent d’autre choix que de corriger, que de soigner les plaies… nous en sommes encore là… quand reviennent au devant les discours éculés et dangereux… si aujourd’hui la cacophonie produite par d’irréductibles marchands de la haine – la pulsion est surtout «commerçante» en ce qui les concerne – couvre le reste… à qui la faute ?

Source : La Tribune n°492 




Réalisations du gouvernement :

15032010

Le Président monte au créneau

 

C’est devant une foule nombreuse venue lui dire son attachement à son régime, que le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a pris la parole. Il était venu lancer le programme mis en œuvre au profit des populations nouvellement déplacées de la gazra de Arafatt. Il s’agissait de lancer l’ouverture de 38 rues principales dans ce quartier dont la viabilisation complète est prévue pour le proche avenir. En sillonnant les rues déjà tracées, le Président de la République a écouté des explications présentées par les superviseurs de l’opération et s’est informé sur les efforts déployés par la SONIMEX et la SOMAGAZ pour disponibiliser les produits de consommation de base à des prix abordables (produits alimentaires et gaz butane), et par la SOMELEC et la SNDE pour assurer l’accès des populations à l’eau et à l’électricité.
Prenant la parole devant les populations, le Président de la République parlera de la situation générale du pays tout en répondant aux dernières accusations de l’opposition. Notamment en ce qui concerne les réalisations de son pouvoir dès les premiers sept mois de son mandat, la sécurité du pays et le disponibilité au dialogue.

Le Président devait insister sur le choix de la sécurisation des frontières du pays. Allant jusqu’à donner l’exemple de Ain Bintili qui n’a pas été occupée par l’armée mauritanienne depuis 1976. Il en a profité pour expliquer le choix de fixer des points de passage sur toutes les frontières mauritaniennes. «On vit dans un pays et non sous une tente», a-t-il dit. Tout en se posant des questions sur l’attitude de l’opposition concernant cette question. Tout comme son attitude quand les autorités ont pris la décision de rappeler l’ambassadeur au Mali. Et d’ajouter que les partis d’opposition ne sont que des ««fragments des régimes précédents» qui se sont consacrés à critiquer la majeure partie des bonnes décisions prises par le gouvernement rien que pour apparaître comme étant une opposition au pouvoir en place.
Le Président Ould Abdel Aziz accusera l’opposition de soutenir le terrorisme et la gabegie, dans une allusion à son recours devant le Conseil constitutionnel pour contrecarrer la loi sur le terrorisme déjà approuvée par l’Assemblée nationale et le Sénat. «La sécurité est nécessaire pour le pays et nous devons tous renforcer et apporter notre soutien à l’armée quitte à ne dépenser une ouguiya que pour elle», martèlera le président Aziz à l’endroit de l’opposition.
Par ailleurs il notera que ni le gouvernement, ni la Majorité ne refusent le dialogue avec l’opposition, comme cette dernière le prétend, mais que ce dialogue doit être fait sur la base normale d’un rapport Majorité/Opposition. «Il n’est pas question de lui céder une partie du pouvoir ou de l’associer à la gestion des affaires. C’est notre responsabilité nous qui avons été élus pour cela». Mais, dira-t-il «rien ne l’empêche de jouer pleinement le rôle de contrepouvoir et de nous orienter si elle le veut».

Le Président Ould Abdel Aziz précisera qu’il ne fera pas appel à l’opposition pour entrer dans le gouvernement car elle a un rôle à jouer et que «si elle ne sait pas c’est celui de suivre, contrôler l’action du gouvernement et l’orienter et non pas seulement d’organiser des manifestations et les spectacles de soutien aux prévaricateurs».

Cette montée au créneau du Président de la République fait suite à plusieurs déclarations des chefs de l’opposition. Dont la dernière est la sortie de Mohamed Ould Maouloud, président de l’UFP. C’était au cours d’un meeting organisé à El Mina à l’occasion de l’inauguration du siège de son parti. Ould Maouloud s’en est pris aux politiques du gouvernement actuel, estimant qu’elles «fragilisent davantage les populations». Il a dit que «le pays traverse une période périlleuse, du fait des tâtonnements et de l’improvisation qui caractérisent les politiques et pratiques du pouvoir en place». Ajoutant que «le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz s’évertue, depuis maintenant près de deux ans, à saboter l’administration en la vidant de tous les cadres compétents et expérimentés, systématiquement remplacés par des néophytes…». Il a également dénoncé ce qu’il a appelé «l’assujettissement de la justice devenue un instrument du pouvoir». Le Président de l’UFP a appelé le gouvernement de Ould Mohamed Laghdhaf à tirer les conséquences «de son incapacité à gérer le pays en démissionnant».

Les griefs développés par les chefs des partis d’opposition s’accompagnent d’une demande pressante de dialogue. Et à chaque fois en référence à l’Accord de Dakar qui a effectivement préconisé le maintien d’un dialogue inclusif dans l’après élection du 18 juillet. Mais y a-t-il un après de ces élections ? Les différents pôles politiques ont-ils dépassé cette échéance ? Ou sont-ils restés dans l’esprit d’avant ? Et, surtout, à qui la faute ?

Face aux différentes accusations de l’opposition, la Majorité au pouvoir ne semble pas avoir trouvé la formule. Sinon comment expliquer la montée au créneau du Président de la République lui-même ?

Il y a quelque temps, l’Union pour la République (UPR) avait tenté une réponse qui n’a visiblement suffi. Puis ce fut autour du Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf de s’essayer, non sans mal, à l’exercice de la communication. Et puis une partie des ministres.
Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a dû insister : le gouvernement ne communique pas assez, sinon comment comprendre le mécontentement populaire. Ce fut l’occasion donnée jeudi dernier à trois ministres. Prétexte : deux projets de loi, l’un concernant la loi foncière, l’autre les indemnités de logement allouées aux fonctionnaires.

Au plan du foncier, le conseil a adopté un projet de décret abrogeant et remplaçant le décret n°2000/89 du 17 juillet 2000 portant application de l’Ordonnance 83-127 du 05 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale.
Le projet de décret vise à remédier aux insuffisances constatées dans la réglementation domaniale en vue de mettre fin à l’incohérence et à l’anarchie qui caractérisent la gestion d’espace rural et la zone d’habitat évolutif. Et, plus simplement, l’attribution des terres est désormais du seul ressort du ministre des finances. Finie l’époque où l’administration distribuait à tour de bras. 

Le conseil a adopté aussi un projet de décret portant indemnité de non logement.
Le projet de décret traduit la nouvelle politique de l’Etat en matière de gestion des avantages accordés aux fonctionnaires et prévoit l’octroi et la généralisation d’indemnités de logement. Ces indemnités toucheront l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat et sont allouées, pour la première fois, de manière transparente, juste et équitable. 

Le conseil a adopté un autre projet de décret portant création d’un établissement public à caractère administratif dénommé Ecole Nationale d’Administration, du Journalisme et de Magistrature (ENAJM). La création de cette école répond à l’expression d’un besoin national en personnels administratifs et judiciaires hautement qualifiés pour résorber le déficit dont souffre notre administration a cause à l’absence au cours des dernières décennies de toute politique de relève entreprise par les pouvoirs publics en la matière.
Elle permettra également de revaloriser notre administration, d’une part, à travers une plus grande maitrise des plans de carrières des personnels de l’Etat et, d’autre part, par la mise en places de formations ciblées au profit des diplômés des filières non professionnelles de l’enseignement supérieur, ce qui devrait leur permettre d’intégrer la fonction publique. 

Il a aussi adopté un projet de décret portant création de la Société Nationale d’aménagement de terrains, de développement de l’habitat et de promotion et de gestion immobilières (ISKAN). La création de cette société s’inscrit dans le cadre de la priorité accordée par le Gouvernement à l’amélioration des conditions de vie des populations, à travers notamment l’accès à un habita décent. La Société ISKAN absorbera l’Agence Nationale d’Aménagement des Terrains (ANAT) et la SOCOGIM par voie de fusion, conformément aux dispositions de la loi n° 2000- 05 du 18 janvier 2000, portant code de commerce. 

Ce sont ces projets qui ont fait l’objet d’explications par les ministres des finances, Kane Ousmane, de l’urbanisation, Ismail Ould Bodde, et de l’emploi, Mohamed Ould Khouna. En face d’eux pour les interroger un groupe de journalistes dont des confrères de la presse indépendante. Une manière nouvelle pour TVM de faire l’actualité. 

Le parti puis le gouvernement – de différentes manières – et enfin le Président de la République. Quelles conclusions en tirer ? 

 

(Avec agences)

Source : La Tribune n°492 




Otages :

15032010

Le fric, c’est chic

 

C’est malheureux de le dire de la sorte, mais la question des otages dans l’espace sahélo-saharien est devenu une affaire de fric. Une affaire qui rapporte gros. Surtout quand elle se couple avec les trafics de tous genres. Des enlèvements par sous-traitance. Des circuits d’intermédiation. La chaîne se met en place. L’arnaque aussi.

Seule l’otage espagnole, Alicia Gamez, a finalement été libérée. Et rapidement acheminée en Espagne après un passage au Burkina Faso dont les autorités ont joué un rôle fondamental dans sa libération. Philomène Kaboré, l’italienne d’origine burkinabée, n’acceptera de quitter son mari retenu en même temps qu’elle par AQMI dans le désert malien. Une leçon d’humanité et de courage que cette femme de 35 ans donne à ses ravisseurs et au monde d’aujourd’hui.

Pour sa part Alicia Games a eu ses premiers mots pour ses compagnons restés entre les mains de leurs ravisseurs : Roque Pascual et Albert Viralta. «Je suis très heureuse d’être de retour à la maison et ma joie sera complète quand Albert et Roque seront de retour», a-t-elle expliqué.
«Pour le moment, je veux être avec ma famille et j’espère que les gens respecteront cela pendant que nous attendons tous la libération rapide de mes compagnons», a-t-elle ajouté.

Les autorités espagnoles ont vite déclaré qu’aucune rançon n’a été versée pour libérer cette otage. Pour sa part AQMI a déclaré que cette libération a été possible quand Alicia Games s’est convertie à l’Islam.

Par ailleurs AQMI a fait savoir qu’elle xigeait le paiement d’une rançon de cinq millions dollars contre la libération des deux autres espagnols. Pour les deux italiens rien n’a été précisé jusqu’à présent.

En attendant d’y voir clair, la lutte contre le terrorisme s’organise. Les pays reviennent à la cause commune. C’est ainsi que l’Algérie accueille, mardi prochain, une conférence des ministres des affaires étrangères de la région sahélo-saharienne. Seront présents les ministres du Burkina Faso, de la Mauritanie, du Mali, de la Libye, du Niger et du Tchad. Seul parmi les pays nommément cités par AQMI comme terrain d’action, le Sénégal sera absent.

La conférence sera consacrée « à une évaluation de la situation qui prévaut dans la région, en particulier sous l’angle de la recrudescence des actes terroristes et de la menace que représente ce fléau et ses connexions avec le crime transnational organisé et les trafics de tous genre, sur la paix, la sécurité et la stabilité de la région », a précisé le ministère dans un communiqué, cité par l’agence algérienne APS.
La conférence doit permettre aux pays participants d’« examiner et arrêter les mesures, au plan bilatéral et régional, pour éradiquer ce fléau ainsi que les voies et moyens de la relance du développement économique au profit des populations de cette région », a ajouté la même source.

Source : La Tribune n°492




Le Premier ministre confirme l’orientation raciste exclusiviste de la Mauritanie

15032010

 

   

         J’ai été amené, à plusieurs reprises, a dénoncer le plus grand et le plus indigne mal du troisième millénaire : l’ existence sur ce globe terrestre d’inégalités raciales ! On me dirait que ce n’est pas là un fait nouveau, que partout dans le monde où cohabitent des communautés humaines différentes par leurs langues, leurs religions ou les couleurs de leurs peaux, il y a eu (ou y a encore) des inégalités ! Je répondrai que la particularité du racisme mauritanien, c’est justement qu’il a été suscité par l’Etat qui continue encore aujourd’hui de l’entretenir. On me répondra que pourtant la constitution mauritanienne ne prévoit aucune disposition raciste, que les lois de notre république consacrent l’égalité des citoyens, je reviendrai à la charge pour dire ceci : c’est justement là le plus terrible des racismes car autant il est relativement absent dans les textes régaliens en général et dans la loi organique en particulier, autant il est omniprésent dans le vécu quotidien des Mauritaniens ! 

Du racisme d’Etat 

Pourquoi la Mauritanie est un Etat raciste ? Et pourquoi ce racisme est un racisme d’Etat ? Si je juge nécessaire de répondre à ces deux interrogations, ce n’est certainement pas à cause de difficultés épistémologiques liées aux termes définitionnels de ce syntagme. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, aussi accessibles que soient ces termes, c’est l’écrasante majorité de la classe politique et civile qui semble d’accord pour l’occulter à jamais ! Dans les cercles politiques – y compris (je devrais dire surtout) dans les partis politiques – dans les médias et à fortiori dans les milieux officiels, l’affirmation de l’évidente existence dans notre pays du racisme d’Etat est un tabou ! « Haze maa yin ngal » vous dira-t-on lorsque, sidéré par l’hypocrisie générale, vous osez le crier haut et fort! 

Le racisme messieurs, est effectif lorsque, sans pour autant que ce ne soit écrit ni dans la constitution, ni dans aucune autre loi, le gouvernement mauritanien affiche toujours une dizaine de Noirs sur un effectif d’une trentaine de ministres pendant que plus de 80% de la population mauritanienne sont noirs ! La proportion des Noirs baisse de manière encore plus draconienne au niveau des secrétaires généraux des ministères, des directeurs de départements ministériels, des chefs de service, des gouverneurs, des préfets, des chefs d’arrondissement etc, parce qu’il s’agit là de postes moins visibles depuis l’étranger. 

De la complicité de l’intelligentsia et de la classe politique 

Ainsi, les communautés noires de Mauritanie que sont les Hratines, les Peuls, les Soninko et les Wolofs sont systématiquement réduits au strict minimum de leur nombre et relégués aux périphéries par rapport aux postes de responsabilités  Le plus inadmissible c’est que cet état de choses est considéré par une frange importante de la minorité dominante (Maures blancs) comme normal. 

Cette situation qui dure en s’amplifiant depuis les indépendances a fini par instaurer une configuration économique, sociale et urbaine clairement révélatrice de ce racisme : comme au temps de la colonisation, à Nouakchott par exemple, les Noirs sont, pour l’écrasante majorité, relégués dans les quartiers populeux, insalubres, sans eau et bien des fois sans électricité ( cinquième, sixième, quebé, arafat, basra couva…)  Au plan national, les régions du sud (Guidimakha, Gorgol, Trarza, Brakna Assaba) sont laissées pour compte dans tous les projets de développement initiés par l’Etat, ou alors ne bénéficient que des miettes, de sorte qu’une ville comme Sélibaby est pendant toute les saisons hivernales coupée du reste du pays faute d’infrastructures routières avec tout ce que cela comporte comme victimes sur les routes et dans les hôpitaux corrompus. 

Dans l’appréciation de cette dramatique situation, l’objectivité voudrait que l’on s’intéressât tout particulièrement au sein de la communauté noire, à une de ses composantes : les Haratines. Ces hommes et ces femmes auxquels la Mauritanie doit l’essentiel de son essor économique et qui sont « remerciés » par un déni de leur humanité ! A eux seuls les Haratines, qui sont racialement noirs, linguistiquement arabes et culturellement hybrides (nous aurons l’occasion de revenir sur cette question) constituent au moins 40% de la population mauritanienne. Et pourtant dans la haute et moyenne administration, ils ne représentent même pas 5%. Le système raciste et esclavagiste qui a dirigé la Mauritanie depuis les indépendances a décidé que leur place est ailleurs : 

-ils doivent être la pièce détachable des camions et autres remorques qu’ils doivent décharger à longueur de journées et de nuits pour que les commerces florissent et que les banques augmentent leurs chiffres d’affaire. 

-ils doivent servir de manœuvres dans l’édification des châteaux de Tevrag Zeina, ils doivent aussi occuper ces lieux, mais juste le temps des travaux, pour surveiller le matériel. Mais une fois que le chantier devient une luxueuse maison habitable, ils doivent immédiatement s’en aller ailleurs, à la recherche d’une nouvelle pitance, aux côtés d’un autre chantier ou sous d’autres baraques… 

Ce racisme d’Etat qui a finit par instituer la domination politique, économique et culturelle de la  communauté raciale blanche sur la communauté raciale noire, s’il a survécu et s’est renforcé, c’est bien à cause de la complicité de l’écrasante majorité de l’intelligentsia de la première et de celle d’une minorité oligarchique noire prête à tout pour s’enrichir. En effet, qu’ils s’appellent Mohamed oul Mowloud, Ahmed Daddah, Jémil Mansour (pour citer des dits opposant de l’heure), Abdel Aziz, Mint Mouknass, BA Mbaré ou Kane Hamidou Baba, Moulaye oul Lahgdaf (mouvance présidentielle), ils sont tous complices avérés de ce racisme grégaire qui exclut la majorité des Mauritaniens à cause de la couleur de leurs peaux ou de leur appartenance linguistique. Les uns veulent maintenir leur suprématie raciale et/ou tribale, les autres sont disposés à sacrifier leur communauté pour garder leurs privilèges bassement matériels. 

Tous sont d’accord pour que l’équipe nationale de la Mauritanie s’appelle les « Mourabitounes ». Que toute une partie des Mauritaniens boude son équipe nationale rien que pour cette appellation sectaire, raciste et exclusive ne les offusque guère ! Comment voulez-vous que les Mauritaniens peuls, soninkes, hatatines ou Wolofs se sentent concernés par une équipe dont la dénomination, au meilleur des cas ne les regarde point, au pire des cas désigne leurs oppresseurs. Les Mourabitounes sont peut-être les ancêtres des Maures blancs, mais les Négro-africains, eux ne se sentent liés à eux ni par la biologie, ni par la génétique, encore moins par la culture. Quant aux Haratines, pour peu qu’ils soient instruits et soient imprégnés de l’histoire, ils savent que leur condition actuelle d’esclaves affranchis (ou d’esclave tout court-version moderne) est née de la pénétration almoravide. Aussi n’est-il point étonnant que cette équipe ne remporte jamais de coupe, puisque ceux qui s’intéressent au sport ne la supportent pas ! L’équipe nationale aurait pu s’appeler les « Taureaux » ou les « Béliers » de la Mauritanie, dans un souci de compromis national, mais non, car pour cela il aurait fallu une réelle volonté de construire une véritable nation. Les Habitants de Sélibaby (Guidimakha) se rappellent encore de la réaction méprisante du Gouverneur de leur ville qui, en 1998, à l’occasion de la Semaine de l’Amitié et de la Fraternité (SAFRA), a fait venir de Nouakchott deux joueurs maures blancs parce que selon lui, l’équipe sélibabyenne composée de Peuls, de Soninkés et de Haratines, ne pouvait pas dignement représenter la Mauritanie dans une compétition sous régionale. Il fallait la colorer d’éléments blancs. Aussi les joueurs blancs venus de Nouakchott ne rencontraient leurs camarades que dans le stade, car ils étaient logés ailleurs dans des conditions de petits princes. La colonisation française n’a jamais été aussi cruelle face à ses administrés ! 

Du génocide linguistique et culturel 

Tous sont d’accord que l’hymne national doit continuer à être chanté dans la langue d’une seule communauté linguistique sur quatre qui composent la Mauritanie. De sorte que près de la moitié des Mauritaniens, uniquement parce qu’ils ne sont pas des arabes, ne comprend rien à ce qui était censé l’émouvoir et revivifier sa flamme nationaliste. 

La langue arabe qui est une langue nationale comme le Poular, le Soninké et le Wolof est imposée comme la langue officielle. Mais ce qui est inadmissible dans cette institution, c’est que l’officialisation de la seule langue arabe n’est nullement motivée par la volonté de construire une nation unie. Elle répond au seul désir d’ériger la suprématie d’une communauté sur les autres! Sinon, comment expliquer le refus catégorique des différents régimes racistes d’intégrer les autres langues nationales dans le système éducatif ? Comment expliquer la suppression, en 1999 de l’Institut des langues nationales et son remplacement par un département des Langues nationales et de linguistique dont la mort fut programmée le jour même de sa création ? 

Comment, enfin, expliquer l’arrogance, le mépris et l’irresponsabilité du premier ministre Moulaye ould Laghdaf qui, dans la même semaine, répète à qui veut l’entendre que la Mauritanie est un pays (exclusivement) arabe ? En appréhendant ses propos, je me suis dis une chose : la véracité du titre de Docteur que la presse officielle lui colle, ainsi que la carrière de diplomate qui lui est attribuée sont à vérifier ! D’abord parce qu’un docteur même en « technique de surface », à moins qu’il soit victime de daltonisme, ne peut ignorer les composantes sociales de son pays, surtout que ce dit docteur est, comme par hasard, premier ministre. Ensuite parce qu’un diplomate même stagiaire est censé savoir qu’on n’insulte pas une communauté nationale surtout que celle-ci a atteint le paroxysme de la frustration et du mépris. A moins que son objectif ne soit de déstabiliser le pays, cela pour je ne sais quelle raison ? 

M. Moulaye doit savoir qu’en Mauritanie vivent des Peuls, des Soninkés, des Haratines et des Wolofs et que ces communautés racialement noires et culturellement africaines n’ont ni l’intention d’être confondues avec les arabes, encore moins de s’assimiler à la culture arabe ! Nous sommes ceux que nous sommes, et il en demeurera ainsi, cela, n’en déplaise à Moulaye l’ignorant !Avec de tels racistes à la tête de nos gouvernements, il n’est pas étonnant que le génocide culturel qui a succédé au génocide de 1989 se poursuive encore infiniment. L’on sait qu’après la tentative de « dé-négrification » de la Mauritanie qui s’est soldée par la mort de milliers de négro-mauritaniens et la déportation de milliers d’autres, des lobbies racistes – auxquels appartiendrait l’actuel premier ministre – s’évertuent à effacer toute trace de culture négro-africaine en Mauritanie, y compris et surtout dans les régions du sud. Ainsi, ce sont des dizaines de villages, de collines, de plaines, de quartier qui, de Nouakchott à l’intérieur du pays, sont rebaptisés avec le seul objectif de faire disparaître l’appellation poular, soninké ou wolof au profit d’une nouvelle appellation maure. 

Ce n’est pas non plus étonnant que nos frère déportés de retour dans leur patrie grâce à au Grand cœur de SIDIOCA, se retrouvent brutalisés, emprisonnés, et humiliés, uniquement parce que, conformément à l’accord qu’ils avaient signé au préalable, ils ont osé réclamer leurs maisons et leurs terres de culture ! 

Avec le même objectif, les racistes d’obédience islamiste, à travers des propagandes décousues, et des décisions arbitraires, s’efforcent de nous imposer les us et coutumes (par exemple ne pas saluer les femmes) ainsi que le mode vestimentaire maure (port du voile) sous le couvert de l’islam. Les uns et les autres doivent savoir une bonne fois pour toute que seul Dieu crée un peuple et il ne sera jamais possible pour des humains de le recréer ! 

A bon entendeur, salut ! Je ne saurai terminer sans appeler tous les patriotes à constituer un bouclier contre les velléités colonialiste du premier ministre Moulaye Laghdaf sur une partie de son propre peuple ! 

  

Mamadou Kalidou BA 

Président de l’Initiative Mauritanienne pour l’Egalité et la Justice (IMEJ) 

  

  

 

Mamadou Kalidou BA 

Maître de conférences  

(Littérature africaine, critique littéraire)  

Université de Nouakchott 




Commentaires sur le discours du Premier Ministre et Avenir de la somelec

15032010

 

  

 

En réponse à l’intervention du Premier Ministre sur le secteur de l’énergie, je tiens à apporter les précisions suivantes :

-          La plus grande centrale solaire existante dans le monde et rattachée à un réseau conventionnel se trouve en Espagne dans une localité de l’Andalousie avec une population de 300.000 Habitants. Sa capacité est de 10 MW seulement. Je ne vois pas comment ma ville natale peut disposer d’une centrale de 100 MW dans les 5 ou 10 années à venir. La demande de la ville ne le justifie pas, même si nous tenons compte des besoins de toutes les régions avoisinantes. Ensuite ces 100 MW doivent être injectés sur un réseau conventionnel suffisamment grand pour être capable d’absorber une telle puissance sur la base du taux de pénétration le plus élevé car il s’agit bien d’une énergie aléatoire. Au-delà de ces deux aspects, l’implantation d’une centrale occupera énormément d’espace dont l’entretien et la maintenance demande beaucoup de temps et d’énergie à une main d’œuvre hautement qualifiée. Assurer un nettoyage des plaques solaires dans nos conditions climatiques sur une large superficie de 1 KM² n’est pas garantie pour demain.

L’ensoleillement existe en quantité suffisante mais nos réseaux existants sont un freinage pour le développement d’une telle technologie à grande échelle. Il s’impose de revoir, à la baisse, les chiffres avant qu’on ne les présente à nos partenaires qui se moqueront de nous de toutes les façons.

-          Le parc éolien prévu à Nouadhibou d’une capacité de 100 MW suppose l’existence au préalable d’un réseau conventionnel dont la capacité minimale devrait être de 1000 MW si nous prenons un taux de pénétration très faible de 10 %  de l’énergie éolienne à interconnecter sur un réseau de production classique. Cela n’est pas pour demain, d’autant plus que les trois études jusqu’à présent menées n’ont mentionné que de faibles puissances :

·         ma Thèse Doctorale  soutenue en Février 2001 et qui proposait un parc éolien de 1.6 MW représentant un taux de pénétration de 10% du réseau de
la Sonelec existant à cette date ;

·         l’étude d’Helimax portant sur les données du vent à Nouadhibou et dont les données ont été exploitées par le GEF sans pour autant qu’il nous restitue les conclusions de ses études technico-financière et technico-économique. A ma connaissance
la Puissance dont il était question ne dépassait pas les 10 MW ;

·         L’étude de
la SNIM sur le potentiel éolien de Nouadhibou et dont les conclusions n’ont pas mentionnées la puissance qui sera installée.

            Il va falloir revoir à la baisse nos prévisions en matière de production de l’énergie éolienne et commencer avec des puissances capables d’être supportées par le réseau conventionnel déjà existant.

-          La centrale de gaz de 700 MW est énorme pour notre pays et ne se justifie pas à l’heure actuelle car notre demande à nous seule ne peut pas lui assurer le fonctionnement minimal de rentabilité économique. Compter sur les pays voisins est une solution qui contient beaucoup de risques financiers étant donné l’instabilité de la sous région. Pourrions-nous véritablement compter sur nos voisins immédiats en leur vendant le surplus de notre production ? Et à quel prix ? Toujours est-il que le pétrole Off-shore a été en deçà de nos espérances, devrions-nous croire plus au Gaz qui se trouve dans la même zone ? C’est tout de même une source tarissable sur laquelle il ne faut pas trop compter. La mise en fonctionnement de cette gigantesque centrale nous contraindra à retirer les autres centrales qui seront d’ici là déclassées. L’apparition d’une panne technique imprévue engendrera probablement des nuits obscures pour Nouakchott. L’entretien d’une sécurité pour une telle centrale nous coûtera très chères et demeurera hors de portée de nos moyens jusqu’à là rudimentaires. Ce choix n’est pas éminemment stratégique dans la mesure où nous ne maîtrisons pas nous-mêmes les gisements de Gaz.

-          La centrale de 36 MW, dénommée Anglaise, je ne sais pour quelle raison ? Sauf, si l’on fait allusion à ces types de moteurs, demeure obscure, car le Premier Ministre ne nous a pas éclairé sur sa technologie (Gasoil ou Fuel) ni sur son coût de production. IL serait toujours souhaitable de rechercher à introduire de nouvelles technologies meilleures par rapport à ce qui existe et avec des coûts plus compétitifs. Le citoyen a le droit d’être éclairé.

-          Les groupes Diesels de 10 MW coûtent énormément chers pour le pays. L’Etat paye d’avance, pour une production de 6 mois, 2 Millions d’Euros tout en assurant le Gasoil et les frais d’entretien. Ainsi le coût de production du KWH dépasse les 100 UM et oblige l’Etat à assurer une subvention de la moitié car il ne nous est facturé à 59 UM pour les abonnés domestiques hors social. Ce n’est pas la bonne solution car le marché est très mal négocié et devrait être revu pour intégrer les coûts liés à la pollution et les coûts indirects en relation avec une création d’emploi juste et durable afin de nous protéger contre les humeurs des producteurs dont l’autorité de régulation devrait suivre de près.

En conclusion l’Etat doit revoir à la baisse ses ambitions et ne compter que sur lui-même pour ce qui concerne les parcs solaires et éoliens. En général les partenaires au développement n’ont financé jusqu’ici que les multipales Américaines, les petits Aérogénérateurs (type 100 W à l’exception de 2500 W à Tiguent), les petits Kits solaires. Ils sont aujourd’hui dans cette même logique par les lignes de crédits accordées à l’ADER et à l’APAUS. Leur chef de file étant
la France, de surcroît s’intéressant très peu aux énergies renouvelables, je vois difficilement leur politique changer de sitôt. Mais cela ne devra pas nous faire baisser les bras car les enjeux sont énormes pour notre futur et notre indépendance énergétique. D’autres voies sont là pour nous permettre de s’autofinancer et gagner plus de souveraineté dans un secteur vital pour le développement de notre pays.

 

Au vu de cette modeste contribution dans l’analyse du Discours du Premier Ministre pour le volet énergétique, je profite ici pour éclairer le citoyen sur sa relation avec son entreprise d’électricité :     


La Somelec est une société qui devrait se situer au cœur de tout développement de

la Mauritanie. Elle devrait en être le moteur. En fait, quand on parle de développement, on sous-entend un niveau de production énergétique. Il revient à elle de l’offrir à notre pays. Malheureusement ce niveau est jusqu’à présent très faible en comparaison à la sous région. La vétusté de son outil de production, la mauvaise gestion de ces dernières années, le manque de professionnalisme de son personnel, le pis-aller de son administration font, qu’aujourd’hui,
la Somelec est au bord de l’abîme après une tumultueuse tentative de privatisation qui a échoué par la faiblesse de l’offre qu’elle a reçue.

Ses pertes techniques et commerciales s’évaluent actuellement entre 30 et 35% pour les calculs les plus optimistes :

 

*Les pertes techniques sont dues essentiellement au non respect des normes dans les modes de branchements tant pour les clients que pour elle-même (les câbles à même le sol, les poteaux surchargées, l’absence d’isolateur, le sous dimensionnement des câbles et de la filerie, le surdimensionnement des abonnements, les déséquilibres chez les clients sont autant de facteurs de nature à créer des conditions susceptibles d’augmenter encore les pertes techniques).

*Les pertes commerciales sont le fruit d’une mauvaise gestion des abonnés souvent surfacturés et emmenés à faire de la fraude, les agents intermédiaires de
la Somelec offrant des facilités aux abonnés, le manque de législation en matière de piraterie, le manque de régulation de la facturation, le non respect de payement de l’Etat qui est le plus gros client, la quasi absence de programmation de l’outil de production, l’incohérence des compteurs par l’absence d’un étalonnage sérieux par une tierce personne autre que
la Somelec qui ne peut pas continuer à être juge et partie, sont autant de facteurs qui ne peuvent que peser lourdement sur son chiffre d’affaires.

 

A titre d’exemple, je vous invite à interpréter mes quatre dernières factures depuis qu’on ma installé un  compteur électronique au lieu d’un compteur électromécanique dont la facturation moyenne était de 130.000 UM pour deux mois et qui me faisait déjà souffrir énormément. C’est pourquoi, j’ai demandé qu’on me le change. Le résultat est horrible :

Mai-juin : 286.000 UM, Juillet-Août : 275.000 UM, Septembre-Octobre : 308.000 UM (Mois de  Délestage où la ville de Nouakchott est plongée dans l’obscurité totale),Novembre-Décembre : 126.000 UM. Ces facturations me contraignent à verser le double de ce que je payais, soit 248.000 UM tous les deux Mois au lieu de 130.000 UM. Autrement dit, parce que j’ai demandé un changement de compteur on m’oblige à payer le double de ma facturation qui est de toutes les façons erronées car mes essais l’ont prouvé au moment où l’étalon de
la Somelec dit le contraire. Qui de nous deux à raison ? Pour le moment, je continue de souffrir

 parce que je paye mensuellement à
la Somelec 124.000 UM ce qui est supérieur à la moitié de mon salaire. En se fiant à son compteur
la Somelec perd le visage commercial et montre ses limites techniques et prouve qu’elle est dans l’incapacité de gérer objectivement ses clients qu’elle contraint à la fraude. Je ferme cette parenthèse ici et l’occasion nous est donnée pour vous éclairer plutard.  

 

De toutes les manières
la Somelec est malade parce que l’Etat ne veut plus y investir dans sa forme actuelle qu’elle a hérité depuis quelques années mais encore, et c’est le comble, elle sur utilise son outil de production engendrant d’énormes frais inutiles (Il s’agit d’une augmentation de la production sur la base, soit d’abonnements surdimensionnés, soit d’un faux comptage électronique qui, de toutes les façons reflèteront en réalité une Puissance électrique fictive engendrant un coût plus élevé de consommation en Gasoil et en maintenance).

Il est évident que les populations souffrent cruellement de la maladie de
la Somelec et souhaitent qu’elle soit soignée. Même l’Etat en souffre directement car plusieurs de ses entreprises croulent sous le lourd poids des facturations de

la Somelec. Plus aucune personne, aucune entreprise étatique ou privée, aucun service, ne sont épargnés de l’injustice de cette société. A défaut d’une entité d’arbitrage, et fort de son monopole illégal,
la Somelec continuera à se fier à son faux comptage qui nous tuera tous, inclus elle-même, car les chefs de centres sont tenus de produire leurs recettes sur cette même base. Or, ils savent pertinemment que l’affichage des compteurs de Zones est faux grâce à leurs connaissances de leurs quartiers en matière d’occupation et d’habitat. D’ailleurs les nouveaux modes de prépayé avec leurs compteurs mal tarés poseront les mêmes problèmes aux populations.

 

L’actuelle Direction devra réviser tous ses compteurs, ce qui n’est pas une mince affaire. Mais la justice est plus importante qu’un gain illicite.

Depuis quand les compteurs qu’on nous installe, et qui changent d’un abonné à un autre, n’ont pas été étalonnés ?  Depuis quand les deux étalons de
la Somelec n’ont pas été étalonnés ( le neuf et le vieux)? Depuis quand une société fait elle-même l’étalonnage des compteurs de ses clients et par une seule personne depuis  plus d’une décennie ? Si, elle s’absente ou elle tombe malade, qu’allons-nous faire ?

 


La Somelec, indépendamment des facturations, est injuste vis-à-vis de ces clients pour les raisons suivantes :

 

  1. Elle ne respecte jamais sa police d’abonnement qui stipule qu’elle doit offrir à  ses abonnés une tension simple entre phase et neutre de 220 + ou – 10%, c’est-à-dire au

minimum 198v et au maximum 242v. Tel n’est pas le cas car, suivant des mesures que

nous avons effectué, elle a toujours été en deçà du petit seuil et assez souvent au dessus du grand seuil. Les conséquences résultantes de ces dépassements sont préjudiciables pour le matériel de même, que les sous alimentations qui entraînent

un disfonctionnement des équipements.
La Somelec devrait être placée sous contrôle

d’une vraie autorité de régulation qui ne joue pas avec les intérêts de ses citoyens et qui effectue des contrôles réguliers chez les abonnés et sur demande de ceux-ci.

 

  1. Elle n’avise pas ses clients de ses coupures intempestives, ni des retours de l’électricité qui mettent le plus souvent les équipements hors usage. Une ou plusieurs Sociétés doivent être agréées pour évaluer à chaque fois les dégâts subis par les clients et faire en sorte que
    la Somelec les rembourse sans tarder.
    La Justice devrait faire son travail.

 

  1. Les sociétés de monopole ont disparu, laissant place à la concurrence dans un marché tourné vers le libéralisme organisé et régulé. C’est le cas de
    la Sonimex (n’importe quel commerçant peut emmener  le produit qu’il veut parmi ceux de première nécessité), le Gaz (
    la Somagaz, Gaz de Mauritanie, Rimgaz, Etc …), Aviation (Air Mauritanie, Airways et d’autres petites compagnies), Les Télécoms (
    La Mauripost,  Mauritel, Mattel, Chinguittel ). Même le secteur de l’eau n’est pas épargné avec la multiplication des Sociétés étatiques (SNDE, ANEPA, APAUS, toutes intervenant dans le secteur Eau, les deux dernières assurant la Maintenance et une partie de
    la Gestion des AEPs en milieu rural et semi-urbain ) et privées (Nombre en croissance de petites unités d’embouteillages d’eau minérale auxquelles s’ajoutent les Fontaines et les Charretiers). Rien ne justifie plus ce monopole de
    la Somelec (l’ADER et l’APAUS n’intervenant qu’ en milieu rural). Effectivement, l’Etat avait suspendu le projet de privatisation, à un moment donné, pensant que les recettes de pétrole pouvaient nous éviter de brader notre Société qui n’arrivait pas à trouver un bon acquéreur.

 

      Les recettes  tardant à venir et le rêve d’être Pétrolier pour le Pays s’est envolé, il

      S’impose au pouvoir public, aujourd’hui ou demain, de repenser notre politique 

      énergétique de manière à être cohérent avec tous les Secteurs.          

                                            


  1. La Somelec est en porte à faux avec le Code d’électricité qui est une Loi disponible

depuis 2001 et qui n’arrive pas à être appliquée par le manque de volonté des dirigeants de cette Société. Un certain nombre de décrets devraient être adoptés en l’absence même d’une privatisation. C’est le cas de ceux portant sur la tarification, la production et le transport.

Récemment,
la Somelec a pris l’option d’associer l’Autorité de Régulation dans l’élaboration de sa tarification malgré l’absence de son décret d’application ce qui fragilise cette dernière institution dans ses prises de position par le manque de cadre légal.

En dehors d’une privatisation,
la Somelec devrait inviter d’autres producteurs à s’intéresser à notre marché en mettant en place le décret d’application du Code d’électricité relatif à la production. Autrement dit,
la Somelec devrait préparer le futur centre de Dispatching auquel, tous les producteurs seront affilés notamment
la SOGEM qui, aujourd’hui opère, dans un cadre entaché d’irrégularité par l’absence d’un cadre légal qui lui impose son niveau de production, sa qualité de service et sa continuité. Il est vrai, quand même, que cette Société est liée à
la Mauritanie par une convention fixant les niveaux de Puissance et d’Energie à fournir à notre Pays, mais ce n’est pas suffisant pour les besoins de contrôle.

 

Après la régulation de la production, le monopole du transport peut être levé graduellement suivant la nature des nouveaux intervenants dans le secteur électricité qui prendront part dans la distribution de l’énergie afin d’améliorer les types de branchements aux poteaux et d’installations internes chez les clients. La création de nouvelles Sociétés de contrôle s’impose car ils devront délivrer des attestations de conformités avec nos normes que l’Etat cherchera à actualiser.

 

Deux options s’offrent devant nous :

 

-          Premièrement, accepter que l’équipe actuelle est saturée et la recycler dans son mode de gestion en lui fixant un objectif clair et précis qui devra engendrer une dynamique, au sein de la boîte, basée sur le développement d’une haute performance alliant qualité de services et normes des installations et équipements. C’est une solution interne, doublée d’une volonté politique solide et déterminée, peut donner d’excellents résultats. Elle sera onéreuse sur le Budget de l’Etat mais elle nous permettra de continuer à gérer un secteur de souveraineté.

-          La deuxième solution, contiendra plusieurs scénarios de libéralisation dont on retiendra celle de  moindre mal pour la société mais surtout pour le pays qui doit tenir compte des besoins de ses populations fragiles et pauvres. D’ailleurs, toutes les politiques menées ces dernières années par nos différents Gouvernements ont accordé une importance particulière à cette frange de la population qui ne peut que disposer d’un service de base vital pour l’amélioration de ses conditions de vie.

Cette solution offre l’avantage de maintenir un cap de stabilité pour
la Société et permet de réduire les charges supportées par l’Etat tout en garantissant un cadre légal plus sain et plus homogène.

 

Source : La Tribune n°492

Dr Khalil Ould Khalifa




Aziz contre l’opposition

15032010

 

 Le dialogue c’est quoi ? 

« Vous entendez souvent cette dernière (l’opposition) parler de dialogue. Je crois que notre conception du dialogue est différente de la sienne. 

Nous, dans la majorité, sommes disposés au dialogue à travers les chaînes de télévision, dans la rue et dans tout lieu qu’ils veulent mais je voudrais me demander ici si la conception qu’ils se font du dialogue est la même que celle qui est connue dans le monde entier où il y a toujours une majorité qui gouverne et une minorité dans l’opposition, conformément au système démocratique en vigueur. » 

C’est en ces termes que Mohamed Ould Abdel Aziz a réagi à la demande au dialogue réitérée plus d’une fois par l’opposition. Celle-ci est montée au créneau depuis quelques mois pour dénoncer ce qu’elle a décrit comme une crise généralisée. 

Il y a eu d’abord  la COD qui a dénoncé une « comédie de changement » n’ayant  eu pour effet qu’une désorganisation et une mauvaise prise en charge des questions comme la lutte contre l’esclavage et le retour des déportés. Cette coalition avait alors saisi  « l’urgence de s’unir pour sauver le pays et de  prouver  qu’il y a un barrage au despotisme ». Histoire de « clarifier la scène politique», sans doute. Mais celle-ci ne se précisera en termes de jeu véritable que lorsque le RFD intervient par la voix de son président à la faveur d’une conférence de presse et que l’UPR réagit juste le lendemain. Ahmed Ould  Daddah  avait exprimé alors ses inquiétudes après le rappel par la Mauritanie  de son ambassadeur à Bamako en réaction à la libération par Al Qaida d’un otage français consécutivement à celle de terroristes emprisonnés au Mali. Il avait critiqué la gestion des problèmes sécuritaires du pays, estimant que celle-ci devait relever d’une action sous régionale concertée. Le chef de file de l’opposition avait déploré son non implication par le chef de l’Etat dans les questions cruciales.    

A quoi le parti au pouvoir va lui répondre que pour être invité au dialogue il faut que le RFD reconnaisse le président de la république dont il a contesté l’élection au lendemain du 18 juillet. 

Autre réaction du pouvoir : quelques semaines plus tard, la CPM est née. Des partis se réclamant de la majorité se sont organisés elles aussi  en coalition des partis de la majorité. Equilibre des forces ou préparation au dialogue ? Toujours est –il que la scène politique s’est animée par les sorties des uns et des autres. 

Toute intervention du pouvoir est matière à critique. Le premier ministre, un certain  1er mars se fait le chantre de l’arabité de la Mauritanie. Un discours commémoratif de la journée de la langue arabe est servi comme pour plaire aux nationalistes arabes du pays. Effet immédiat les ondes publiques se font le relais d’un discours qui appelle désormais à l’arabisation exclusive de l’administration : débats et opinions favorables fusent sur les ondes de la radio te de la télévision nationales. 

Le 8 mars c’est le président de l’Assemblée et préside nt du parti APP qui réagit. Messaoud Ould Boulkheir déclare devant les femmes de son parti : « Nous avons vécu par le passé des problèmes très regrettables et que nous nous sommes attelés à le résoudre Tout récemment il nous a été infligé une nouvelle orientation qui risque de nous diviser à nouveau. On nous dit que la Mauritanie est exclusivement arabe, que seule la langue  arabe doit être employée.  Nous pouvons développer notre arabité sans discriminer ceux parmi nous qui ne sont pas arabes.» 

Même réaction du côté de l’UFP dont le président a dénoncé le 13 mars « certaines manifestations devenues dangereuses du populisme et de la démagogie de Ould Abdel Aziz et de son pouvoir à travers la question de la langue arabe, aujourd’hui imprudemment instrumentalisée pour semer la discorde au sein de nos populations. » Pour Ould Maouloud « autant il est légitime d’œuvrer à promouvoir la langue arabe, autant il est du devoir de tout décideur responsable de reconnaître les mêmes droits aux autres composantes non arabes de notre peuple » 

 

  

Sur un tout autre sujet Messaoud Ould Boulkheir, le président de l’APP qui est en même temps le président en exercice de la COD a dénoncé « la détérioration des relations avec les pays voisins qu’ils soient au Nord ou au Sud allusion sans détour aux derniers développements dans les relations avec le Mali suite à la libération de prisonniers ayant permis la libération par Alqaida d’un otage français. La Mauritanie avait en guise de protestation rappelé son ambassadeur au Mali et signifié par la voix de certaines de ses autorités dont le Premier ministre Ould Laghdaf qu’elle ne négocierait pas avec les terroristes et ne cédera pas au chantage consistant à donner des rançons ou à faire des échanges. 

Un grief qui ne laissera pas indifférent  Mohalmed Ould Abdel Aziz :  « La république islamique de Mauritanie, gouvernement et président confondus, a décidé, après ce qui est intervenu avec un pays frère et voisin, de rappeler son ambassadeur pour les intérêts supérieurs de la nation. L’opposition, ou une partie de celle-ci a dénoncé cette décision et défendu les intérêts d’autrui ; cela est contre les orientations des oppositions connues dans le monde entier.» A-t-il dit devant les populations d’Arafat samedi. 

« Une partie de l’opposition » ? Est-ce à dire qu’Ould Abdel Aziz écarte du rang de ses fustigateurs un certain  Jemil Ould Mansour ? 

Le président du Tawassoul a dans une conférence de presse organisée mercredi donné sa conception du dialogue et sa lecture des choix diplomatique set sécuritaires du pouvoir.    

Au sujet du dialogue, Ould Mansour estime que « pour avoir un dialogue sérieux il faut que la majorité qui soutient le président Ould Abdel Aziz sache qu’il est impossible de gérer la Mauritanie de la même manière qu’une autre époque et que l’ouverture est inévitables et qu’il faut reconnaitre les autres pour que ceux-ci vous reconnaissent et nous avons dit que nos amis mais de l’opposition démocratiques sachent  qu’il est impossible de gérer les relations politiques avec les partenaires de la même manière qu’avant le 18 juillet. Maintenant nous avons une autre situation, nous avons président élu, une situation démocratique normale et il faut comprendre que l’acceptation de cette situation nous aide au dialogue sérieux car la volonté est plus importante. » 

Une position que d’aucuns ont perçue comme clin d’œil au pouvoir. Toujours est-il que désormais dans le discours du président de la Mauriatnie, la nuance est notoire.  De quoi se souvenir de la fameuse notion d’ « opposition responsable » employée du temps d’Ould Taya à l’endroit de ceux -comme l’UFP à l’époque- s’étaient disposés à dialoguer avec son pouvoir et s’étaient  montrés moins virulents. 

Autre temps autre époque. Et  Ould Abdel Aziz de dire : « s’agissant du dialogue, nous considérons que nous gouvernons conformément à la volonté du peuple mauritanien et nous n’allons pas partager le pouvoir avec qui que ce soit et nous n’allons céder sur rien à ce sujet car la responsabilité pèse sur nous en tant que majorité. Et si, au niveau de l’opposition, ils n’ont pas de programme ou de vision politique claire, ce n’est pas notre affaire. (…) » 

Mépris ou désir d’écraser ses adversaires devant le peuple ? Aziz n’hésite pas à se radicaliser dans le discours. Si ses adversaires avaient consenti de participer au scrutin qui va le porter au pouvoir sous réserve que soient respectés les accords de Dakar stipulant un dialogue inclusif, le tombeur de Sidi Ould Cheikh Abdellahi déclare : « si l’opposition entend par dialogue ce qu’ils appellent l’accord de Dakar, nous, nous n’opérons pas sur la base de considérations qui ne nous concernent pas. » 

Pas du tout concerné par cet accord de sortie de crise devant les partenaires internationaux ? 

En attendant de savoir ce qu’une telle déclaration  va donner comme conséquence, celui qui se veut le président des pauvres  martèle : «  ce qui nous importe c’est l’amélioration des conditions de vie des citoyens de manière honnête, transparente et qui serve toutes les franges du peuple mauritanien et garantisse la répartition équitable des ressources nationales et c’est précisément ce auquel nous sommes disposé et s’ils ont la volonté de dialogue sur cette base, nous sommes ouvert sur ce plan. » 

Pour le moment les prix grimpent, le quotidien se faut de plus en plus hostile. Une équation dont il a peut-être la solution. Mais le pessimisme est grand du côté de l’opposition.   

« Le pouvoir conduit la Mauritanie vers le chaos par les multiples errements du gouvernement sur les plans politique, économique, social  et sécuritaire », dira Mohamed Ould Maouloud devant les populations de Sebkha samedi 13 mars. 

Action réaction, la sortie d’Ould Abdel Aziz a Arafat peut certainement donner l’occasion à la polémique en attendant que le dialogue soit véritablement ouvert. Le ministe de la santé Ould Horma a déclaré que Ould Abdel Aziz est « une ligne rouge » et que les leaders de l’opposition sont en train de « trembler dans la ville ». Mohamed Ould Maouloud  cité par www.saharamedia.net au sujet de cette intervention du ministre dans le quotidien  Chaab a simplement dit : Dieu lui pardonne

Source : La Tribune n°492




Les Echos de la Tribune :Femmes !!!

15032010

Par Mohamed Fouad Barrada  

Lorsque  j’ai  écrit (voir la Tribune n°491)  que  la liste des  femmes de valeur en Mauritanie, laquelle a été   abordée dans une tentative de rendre hommage à  certaines parmi  elles,  n’est  point  exhaustive, tant s’en faut, et qu’elle reste bel et bien  restreinte et incomplète, une réaction objective  m’a été transmise dont voici les passages  saillants:   « Quiconque ne saurait lister  les femmes humbles, valeureuses et courageuses qui continuent de bâtir quotidiennement le pays et qui  ne cesseraient guère de faire partie des plus justes de cette nation,…!
- de ma mère, qui dès l’aube et après avoir rempli ses prières, égrenant son chapelet,  s’embarque dans un vieux taxi qui aurait, pratiquement, le même âge qu’elle en direction de la plage des pêcheurs. Là, elle remplit sa grande bassine de poissons que nous aimions bien retrouver au repas de midi. Elle s’installe au carrefour pff!! Pff !, disputant une place avec les mouches, d’autres bestioles et des ânes, pour vendre dignement ses poissons sous l’œil du poulet-de-flic véreux et de l’agent communal vicieux, la menaçant par intermittence au travers des taxes et contraventions fictives et virtuelles …
- de ma sœur qui, à force de gratter la terre, a fini d’enlever de la terre la graine nourricière à l’aide de ses mains calleuses ;
- de toutes ces femmes, qui dans un monde gouverné par l’hypocrisie du genre  masculin et la misogynie, ont su redonner à la femme la place qui lui devait pour nous montrer le chemin de l’honneur…»
 
  Ainsi, un  deuxième commentaire m’a été  ‘communiqué’, dans la même lancée, sous forme, cette fois-ci,  de chronique  ‘De fil en aiguille’ du Quotidien de Nouakchott, quel beau style, quelle cohérence, en un  mot, je suis ébahi.  Sans compliment, j’avais, tout simplement, raison : Maryam Brodowski-Bâ  attire, incontestablement, l’attention au sens positif du terme.  Lisez seulement ce  qui suit :  

« Souvent j’évoque combien je regrette de ne pas avoir moi-même enfanté… Lorsque je rends visite à une famille dont les enfants me connaissent, je n’ai pas de plus grand bonheur que de les voir se précipiter vers moi les bras ouverts et les entendre de joie hurler mon nom… Sentir leurs petits bras autour de mon cou… Me fait l’effet de posséder toute la tendresse du monde… 

Cette réflexion dans  » La Tribune  » me donne l’occasion de rappeler une fois de plus ce qu’est une mère. Où tout au moins telle que je la vois (et heureusement je ne suis pas la seule !) Depuis que le monde existe la mère a une place incomparable dans les différentes sociétés. Elle est le pilier irremplaçable d’un foyer. Celle qui règle la majorité des problèmes, qui soigne, console, écoute, conseille, protège, arrive à prévoir  » l’imprévisible  » … Et peut encore bien d’autres choses car, je suis désolée Messieurs si pour une fois je vous semble  » féministe « , la femme possède une énergie, une force et une disponibilité qui vous font très souvent cruellement défaut(…)  Ne vous y trompez pas, j’ai, même si c’est sous une autre forme que la majorité de mes semblables, un très grand sentiment féministe et je voudrais que mes consœurs arrêtent de vouloir être des  » hommes  » et à réclamer sans discernement l’égalité des sexes… Croyez moi Mesdames Dieu nous a créé  » inégalables  » et jamais les hommes n’arriveront à notre niveau… Le travail que nous faisons et ferons encore… Nous sommes les seules capables de le faire… Mais nous avons besoin des hommes pour nous aider… Ils ont eux aussi une sensibilité et déjà assez de mal à se retrouver dans le monde actuel, Alors prenons les tels qu’ils sont, agissons avec diplomatie… Ne les bousculons pas trop …»   

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°492







bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann