Visages de femmes mauritaniennes

8 03 2010

    En Mauritanie, en ce mois de mars considéré communément comme le  mois de la femme, notamment en ce jour du 8 mars, le courage de certaines  personnalités  surtout activistes  dans le domaine associatif mérite d’être  souligné. De la lutte contre  les mutilations génitales, à l’environnement,  à l’imposition dans des médias fortement dominés  par le genre  masculin, à la politique politicienne ,   passant par la sensibilisation dans toutes ses formes, des femmes ont été sur le devant de la scène tantôt  en défendant  les plus démunies, tantôt en marquant l’histoire.  Nonobstant, les  premières  femmes qui ont  pu  exercer des métiers tels  que la médecine, ingénierie etc., faute d’information, nous choisissons certaines femmes du pays qui ont attiré   l’attention   sans pour autant négliger les autres militantes et femmes  de valeur. La liste est loin d’être exhaustive, elle  reste à notre avis restreinte et incomplète,  bien que moins idéologisée,  elle demeure plus ou moins  objective   d’autant plus qu’il y a des  femmes  d’obédience partisane  dans ladite liste.   

 Incontestablement,  nous ne  pouvons qu’encourager le dévouement  et l’engagement de Mariem Daddah pour la cause du peuple mauritanien.  En s’approchant d’elle, on se rend compte  que cette femme  considère tout mauritanien  ou mauritanienne comme étant son fils ou sa  fille, elle  est fidèle et sincère pour tout  ce qu’elle fait.   Mobilisée pour tout acte impliquant  la cause de la société mauritanienne. De la génération qui a bâti le pays, on la classe parmi les justes de la nation.  

Fatimata MBAYE,  considérée  comme figure emblématique de droit de l’homme, avocate de formation.  Elle est dévouée pour des causes de droit de l’homme,  elle a,  plusieurs fois,  été  sous les verrous.   

Eminetou   Mint El Mouktar activiste  connue  mondialement,  parmi les premières femmes  qui se sont investies  dans le domaine de  l’organisation de la société civile en Mauritanie , elle  créa son « Association des Femmes Chef de Famille » (AFCF),  elle est citée par une étude Américaine, parmi les 500 personnalités les plus influentes du monde Musulman, aux cotés d’éminents érudits tels que Mohamed El Moctar Ould Bah et Abdoullah Ould Boya .  

Madame Aissata KANE, marque,  quant à elle, l’histoire des mouvements féministe du pays. Elle est la    première femme mauritanienne à occuper un poste ministériel  dans le Gouvernement en 1975. Elle  fut Ministre de la Protection de la famille et des affaires sociales.  

Oumoulkeiry Mint Yarba, victime d’esclavage,  son cas   est fortement médiatisé, il  est révélé  par Sos Esclave,  tout récemment,   il  tend, une fois de plus,  à  relancer le débat sur la traite esclavagiste.  

Kadiata  Malick  Diallo députée de l’UFP  femme de caractère instruite et une grande militante de la gauche  mauritanienne.  

Nebghouha Mint Haba O  Mohamed Vall , première femme  nommée  Ministre de l’Education Nationale.  Elle a engagé des reforme controversées.  

Naha  Mint Mouknass,   la femme diplomate, chef du Parti UDP,   première femme qui  a occupé  le  porte feuille  ministériel  des affaires étrangères dans le pays et dans le monde arabe.  

Mintate  Mint Hedied  députée,  élue  présidente du   PRDR,  l’un des partis de  la majorité  les plus influents aux parlements après UPR.    

Culturellement, Maalouma mint el Meydah , utilise la musique pour transmettre des messages à  portée  politique , toutefois  elle  est une  véritable ambassadrice du pays  à travers la musique qui a su  avec excellence moderniser pour  faire connaitre une partie de la culture mauritanienne à l’étranger . Ezza Mint Hemmam,  à la fois sénatrice et entrepreneure  dans le domaine du Tourisme, elle est parmi les  femmes  qui  croient à  la promotion du tourisme local.  

 Naha Mint Seyyidi , femme des médias mauritaniens avec sa sœur cadette Khadaja pour le J.T. en langue française. Ces deux journalistes à la radio   et à la télévision nationale restent  l’unes des figures marquantes de  la presse  mauritanienne. 

 Mint Elkory est  considérée comme étant la  première femme  à s’engager pour faire entrer les NTIC dans les mentalités des femmes tout en créant des projets de développement par le biais de l’outil internet.  

Une autre femme qui peut attirer l’attention, il s’agit d’une journaliste qui assure une chronique  quotidienne,  il est question  de Maryam Brodowski-Ba . Engagée dans la défense des plus démunis, surtout les enfants  et les handicapés, une vraie mère au sens large du mot, excellente plume.   A cela s’ajoute les autres belles  plumes et présentatrice du journal télévisé   telles que : Hindou mint Ainina qui  est considérée  comme étant la   première femme rédactrice en chef dans la presse écrite mauritanienne,  Mariem  Mint Edriwich,  Niara  Simpère,  Mint  el Mougphar , Raky Sy,  Mint  Ahmed Cherif, Fatimetou Mint Saw Daina,  Houria Mint Moulay Idriss, Fatimatou  Mint Cheikna, etc.  

Marième  Bekaye,  environnementaliste, consultante de renommée   nationale et internationale. Elle est  une militante active des Droits Humains et Environnementaux. 
Maimouna Mint Saleck,  activiste en environnement, elle semble   parmi les figures montantes des associations  engagées dans le domaine de lutte contre le déséquilibre de l’écosystème.    

Aicha Vall Mint Michel Verges, ancienne  ministre de la technologie, ancienne directrice adjointe de l’agence de la promotion de l’emploi,  présentement active  à travers son ONG, nouvellement créée,  avec l’aide des médecins bénévoles   dans le domaine de la sensibilisation des femmes contre les  maladies telles que le cancer du sein et de  l’utérus.  En si  peu de temps  sa campagne a touché plusieurs  femmes  fonctionnaires dans des structures étatiques et établissement publics.  

Mohamed Fouad  Barrada 

Source : La Tribune n°491 


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Une réponse à “Visages de femmes mauritaniennes”

  1. 11 03 2010
    barrada (20:09:43) :

    De fil en aiguille
    COMMENT EXPRIMER…
    Ce que je ressens ? Une grande fierté je l’avoue! Je ne sais pas si je connais personnellement le collègue de  » La Tribune  » Mohamed Fouad Barrada qui m’a fait l’honneur du plus beau compliment
    que je puisse recevoir mais je voudrais le remercier de tout coeur ! Non seulement il évoque mon nom parmi les femmes mauritaniennes mais constatant que je m’engage pour les plus démunis et surtout pour les enfants, il écrit, je le cite (pour savourer encore une fois) : C’est une vraie mère au sens large du mot… Ah quel merveilleux compliment… Pour moi être mère est l’état le plus exaltant qui soit.
    Souvent j’évoque combien je regrette de ne pas avoir moi-même enfanté…
    Lorsque je rends visite à une famille dont les enfants me connaissent, je n’ai pas de plus grand bonheur que de les voir se précipiter vers moi les bras ouverts et les entendre de joie hurler mon nom… Sentir leur petits bras autour de mon cou… Me fait l’effet de posséder toute la tendresse du monde…
    Cette réflexion dans  » La Tribune  » me donne l’occasion de rappeler une fois de plus ce qu’est une mère. Où tout au moins telle que je la vois (et heureusement je ne suis pas la seule !) Depuis que le monde existe la mère a une place incomparable dans les différentes sociétés. Elle est le pilier irremplaçable d’un foyer. Celle qui règle la majorité des problèmes, qui soigne, console, écoute, conseille, protège, arrive a prévoir  » l’imprévisible  » … Et peut encore bien d’autres choses car, je suis désolée Messieurs si pour une fois je vous semble  » féministe « , la femme possède une énergie, une force et une disponibilité qui vous font très souvent cruellement défaut.
    Un ami m’expliquait un soir en me ramenant chez moi, persuadé de son rôle de protecteur il ne pensait pas un instant à me laisser retourner à la maison à pieds… (5 Minutes environ) en parlant de ses femmes (son épouse et 2 filles) :
    Tu sais, nous devons être conscients de nos responsabilités vis à vis des femmes ! Quand je regarde Mariem et les petites, je les sens si fragile… Elles ont besoin de protection… Je revis un instant la ravissante Mariem qui venait de quitter la maison flanquée de sa meilleure amie, superbe, sûre d’elle, parfaitement consciente de sa valeur et ne put m’empêcher de lui murmurer en descendant de voiture : Fais bien attention que ce ne soit pas toi un jour qui ait besoin de protection !
    Mariem est pour moi le symbole de la femme intelligente, sage, équilibrée et je n’en doute pas un instant : heureuse ! Elle gère avec beaucoup de talent sa maison.
    Veille à ce que les enfants soient ponctuels à l’école, va les chercher et les reconduire et a toujours une oreille attentive à leurs problèmes. Lorsque j’ai fait leur connaissance, son époux avait été sans travail pendant un certain
    temps, et ils avaient eut une période difficile mais il avait retrouvé un emploi et je dois dire qu’ensemble ils avaient très bien maîtrisé la situation…
    Je pensais souvent en les voyant vivre à l’écrivain Efraïm Kishon qui disait que derrière un couple heureux il y avait toujours une femme très intelligente… Je pense que cela peut être octroyé à Mariem…
    Pour moi sa satisfaction et son équilibre étaient si évidents que je n’ai jamais pensé à lui demander si elle avait déjà souhaité avoir un emploi à l’extérieur…
    J’aurais eu un sentiment d’inconvenance… Elle avait comme disait un autre ami, une maison toute à fait mauritanienne… Accueillante, conviviale… Nous savions que chez elle la porte est toujours ouverte… Quand j’allais chez elle et que chose très rare elle n’était pas là… La porte n’était jamais fermée… Mais en son absence j’avais l’impression que le ciel était moins bleu et que le soleil avait éteint un certain nombre de ses rayons… Si elle avait au nom de la  » liberté  » choisi le joug d’un employeur nous aurions été tous beaucoup plus pauvre.
    J’aurais pu citer l’exemple assez identique de ma mère… Mais j’ai voulu rendre hommage à Mariem une femme mauritanienne de notre époque !
    Ne vous y trompez pas, j’ai, même si c’est sous une autre forme que la majorité de mes semblables, un très grand sentiment féministe et je voudrais que mes consoeurs arrêtent de vouloir être des  » hommes  » et à réclamer sans discernement l’égalité des sexes… Croyez moi Mesdames Dieu nous a créé  » inégalables  » et jamais les hommes n’arriveront à notre niveau… Le travail que nous faisons et ferons encore… Nous sommes les seules capables de le faire… Mais nous avons besoin des hommes pour nous aider… Ils ont eux aussi une sensibilité et déjà assez de mal à se retrouver dans le monde actuel, Alors prenons les tels qu’ils sont, agissons avec diplomatie… Ne les bousculons pas trop …
    Bonne journée !
    Maryam Brodowski-Bâ
    maryambrodowski@yahoo.fr

    Source : Le Quotidien de Nouakchott du 11mars 2010

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