ACTU/REGIONS

8 03 2010

Mission syndicale à Aioun 

Les représentants de quatre centrales syndicales et le Secrétaire Général du Syndicat Indépendant des professeurs de l’Enseignement Secondaire (SIPES) ont effectué une mission à Aioun le vendredi dernier. Les centrales sont en occurrence
la CGTM (Confédération Générale des Travailleurs fédération Libre des Travailleurs Mauritaniens),
la CNTM (Confédération Nationale des Travailleurs de Mauritanie),
la CLTM (Con Mauritaniens) et l’UTM (Union des Travailleurs de Mauritanie). Après avoir tenu des réunions avec ses sympathisants le long de la route de l’espoir de la wilaya de l’Assaba et Tintane, les missionnaires ont organisé une réunion dans le fief de la coordination régionale du SIPES à Aioun. Sont présents à cette assise les représentants des corps professoral, instituteur, médical et aussi de l’administration. L’objectif de la réunion est de réagir contre le décret des indemnités de transport et de logement récemment mis en vigueur. Abdallahi Ould Mohamed  dit Naha, le représentant du CGTM et chef de mission a pris parole pour annoncer l’objectif de la mission.

Les missionnaires ont intervenu un à un pour expliquer leur attitude face au décret et relater leur cursus entamé pour négocier.

Ils ont affirmé tous unis qu’ils ont dépose leur préavis pour ouvrir le dialogue avec le gouvernement et mettre une pression tandis que le gouvernement a fermé la porte  en voulant créer une intoxication. Les centrales se sont posées des questions pour dire comment l’état procède une négociation avec des centrales qui n’ont pas déposé une plate forme revendicative. A leurs yeux cette attitude est l’apanage des anciens régimes ou l’état’’ divise  pour régner’’.

Ils ont affirmé qu’ils sont prêts pour la négociation mais si le gouvernement continue à s’entêter  et ils n’hésiteront pas à prendre des mesures lourdes pour obtenir leurs gains de causes.  Les missionnaires ont par ailleurs ajouté que l’Etat a piétiné l’article 25 de

la Fonction Publique qui dit que toute modification doit être faite en présence des syndicats.

Après un long débat les missionnaires ont réitéré à leurs sympathisants que la grève du 15,16 et 17 mars 2010 est maintenu et ils demandé a tous de rester soudés pour arriver au bout des initiatives. Et ils ont aussi mis en garde à leurs collègues de se méfier des intimidations ou intoxications qu’effectuait l’état pour dissuader les mouvements de grèves.

Les participants ont à leur tour manifesté leur entière satisfaction et montré leur attachement derrière les centrales. Ils ont par ailleurs affirmé qu’ils sont prêts à militer pour défendre leurs causes. Et le mouvement de grève sera largement suivi au niveau de la région car ils ne laisseront pas dupés par le gouvernement. En un mot les ils se sont conseillés pour dire que l’avenir est entre leurs mains.

 

Les grincements de dents à la suite des erreurs budgétaires 

Plusieurs fonctionnaires de la wilaya ont constaté des anomalies au niveau de leurs salaires ou  des primes. Les professeurs sortants  ont été privés de leurs primes de craies et d’autres leurs indemnités de logement. Cela a occasionné une fureur  et grincement de dents de la part des victimes. Cette situation qui s’ajoute aux minables indemnités de transport  enrage le corps professoral qui pensent que c’est un mépris et manque de considération à leur égard. Certainement ces maux pousseront les fonctionnaires à aller massivement en grève déjà prévue le 15,16 et 1è mars prochain.

Adama Sy cp Hodh El Gharbi 

 

 

 

Aioun : Un trafiquant s’est encore retrouvé dans les mailles du filet 

Les gendarmes ont saisi une quantité du chanvre indien à l’entrée de la ville d’Aioun de la route venant du Mali la semaine dernière. Le détenteur de la quantité est de nationalité malienne. La quantité saisie était dans un bidon de 20 litres couvert de sac pour détourner la vigilance des contrôleurs. Le trafiquant faisant semblant d’utiliser le bidon pour se procurer  de l’eau fraîche. Cette fois, il n’a pas pu surprendre  la vigilance des gendarmes qui l’ont demandé de l’eau pour boire. Le coupable  bredouilla une réponse pour dire que son bidon est vide. Et les contrôleurs ont remué puis versé son contenu : c’était du Hashis. C’est ainsi  que le malfaiteur est acheminé à la brigade d’Aioun.  Interrogé le coupable a avoué qu’il faisait cela depuis quelques temps.

Après l’interrogatoire le coupable menotté est mis sous surveillance. Quelques heures plus tard, il  demanda à ses détenteurs de lui accorder une permission pour aller à la selle.  Fermé au nez le détenu sauta par la fenêtre et fuit  en laissant sa geôle attendre vainement à la porte. Une inquiétude de la part de la geôle qui ouvrit la porte et trouva la douche vide. Une affaire qui donna aux gendarmes un boulot. Plus de trois jours ils  étaient à la recherche du fuyard  qu’ils retrouvèrent,grâce au service de renseignement , dans une localité située à une quarantaine kilomètre d’Aioun sous un hangar entrain de siroter du thé. Le malheureux trafiquant se retrouve sous les verrous en attendant son procès.

A noter qu’Aioun représente une grande porte d’entrée des trafics illicites et il es très difficile de rester quelques jours sans entendre le bruit d’une capture de trafiquant illicite. Ce qui mérite une vigilance particulière de la part de la sécurité.

Adama Sy cp Hodh El Gharbi 

 

F’Deirik : Un boucher en taule pour outrage à l’autorité 

  

Khattry Lahbib est boucher de son état dans la ville de F’Deirik et vendeur en même temps de lait. Mais sa particularité est qu’il vend le kilo de viande à 800 um contrairement au prix devant du marché fixé à 1000 um le kilo de viande de chamelle. Il commence à gagner la confiance des populations parce qu’il soulage leurs souffrances dans une ville où la pauvreté est grandissante, d’ailleurs certains qualifient son geste de brave et d’humanitaire. Mais, le boucher a attiré l’ire ou la jalousie des autres vendeurs de viande. 

Chemin faisant, le Hakem lui dit de ne pas égorger car il perturbe l’ordre établi ( un tour de vente de viande pour les bouchers civils et un autre pour les militaires) et qu’il lui trouvera un jour pour la vente de sa viande arguant qu’il n’a pas d’autorisation, en plus il fait de la concurrence déloyale. Alors que Khattra affirme avoir payé une quittance et s’acquitte des taxes municipales à savoir 1000 um par jour. Des sources concordantes affirment que le maire et le Hakem ont une fois payé avec le boucher  la viande d’une chamelle qu’ils se sont partagés. 

Le lendemain, il égorge et le Hakem fait la saisie de la viande et la conserve dans un réfrigérateur. Les autres parties portent plainte, c’est alors que Khattry et le maire sont convoqués par le commandant de la région pour le rappeler à l’ordre. 

Mais, avec son insistance le boucher égorge le deuxième jour, le Hakem arrive sur les lieux flanqué des gardes, enlève sa tente et ordonne aux gardes de le conduire à la gendarmerie, ajoutant selon des témoins qu’il préfère que les bêtes dévorent la viande. Néanmoins,il dit aux gardes de veiller sur la viande restée exposée au soleil pendant 4 heures de temps, sous l’œil aussi des clients qui étaient venus payer la viande. 

Après cette durée, des notables et l’Imam viennent récupérer la viande longtemps exposée au soleil sur autorisation  du préfet. 

  

Témoignages des habitants de la ville  

  

L’emprisonnement  Du boucher récalcitrant a ému certaines populations de F’Deirik qui se mobilisent pour  sa libération. 

Néfiia OULd Soufi qu’il est un simple citoyen il n’a aucun lien de parenté avec l’arrêté mais le soutient parce qu’il vend la viande à bas prix qui permet aux pauvres d’accéder à cette denrée primordiale. Il affirme qu’il n’a ni vu ni entendu Khattry agresser le Hakem ni aucune autre autorité. 

Sid’Ahmed Ould Kaabach abonde dans le même sens,il n’ a aucun lien de parenté avec le concerné mais lui apporte son soutien plein et entier parce qu’il soulage les pauvres, il s’étonne dans quel lieu Khattry a outragé l’autorité précisant que c’est cette dernière qui l’a humilié publiquement en enlevant sa tente et en disant préférer livrer sa viande aux chiens. 

D’après ces témoignages,le boucher écroué avait maille à partir avec les autorités, il a été précédemment arrêté par la gendarmerie puis libéré sur autorisation du Wali Mouçaid après mobilisations de ses soutiens .D’après les témoins,la gendarmerie avait voulu le libérer mais il a refusé voulant demander les raisons de son arrestation, ils concluent à cet instant,on l’accuse d’outrage à  autorité. 

Ils ont enfin dénoncé la transformation d’un site du Musée National en magasin de vent de produits alimentaires appartenant au Maire de F’Deirik. 

                                                                 Djibril SY CP/ZOUERATE 

  

Boghé : Le lycée technique et Mon 3 forment les femmes

Le lycée technique de Boghé a accueilli le 5 et le 6 mars 2010 une session de formation sur les techniques de la production précoce de l’oignon par bulbilles. Ce séminaire est le 1er des trois que doivent avoir les femmes agricultrices de
la Wilaya du Brakna. Ce premier séminaire a vu la participation de 16 coopératives féminines des mouqata’a de Boghé et de Bababé. Cette formation va durer deux jours et va porter sur trois modules : le 1er module est la production d’oignon à partir d’une plantation de bulbilles. Le 2e module se focalise sur la production d’oignons à partir des repiquages de plans et le 3e module se porte sur la production d’oignons à partir d’un semis de graines. Au cours de cette formation, les femmes ont bénéficié des outils pédagogiques qui les permettent de préparer le sol avant le semis, la préparation des pépinières, l’entretien des cultures, la récolte, le séchage et le stockage. Cette formation a été assurée par quatre professeurs du lycée technique. Il est à noter que le projet est financé par la coopération espagnole en la personne morale de la mairie de Barcelone dont les partenaires locaux sont
la Fondation Mon 3 et le Lycée technique.

Il est aussi à souligner qu ce projet a une durée de vie de 5 ans de 2007 à 2011.

Il faut aussi rappeler que la fondation Mon 3 a plus de deux décennies d’existence en Mauritanie. Elle intervient dans plusieurs domaines.

Dans le tourisme : restauration des viles anciennes (Oualata, Tichitt), en partenariat avec la faculté des sciences et techniques de Nouakchott, le lycée technique de Boghé, le CNRADA de Kaëdi et dans un futur proche, l’ENFVA de Kaédi.

Au lycée technique de Boghé, la fondation a fait plusieurs réalisations dont les plus essentielles sont : l’aménagement d’un espace vert, l’équipement d’une salle en matériel informatique flambant neuf à l’intention des étudiants et professeurs, organiser des voyages d’études à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis pour quatre professeurs (mai 2009) etc.

Il est à noter que le Hakem de Boghé, M. Mohamed Ould M’khaïtir a insisté auprès des femmes formées qu’elles soient attentives et réceptives aux contenus pédagogiques qui leur seront donnés et d’être de futures formatrices pour leurs consoeurs restées au village.

Quant à M. Camara Abdoulaye, Chef de projet, il dira dans son mot que ces activités de formation sont les besoins exprimés par les femmes sur les techniques culturales et il a rappelé que l’ONG n’est pas là pour se substituer à l’Etat dans la formation mais de l’épauler. Et M. le directeur du lycée technique, M. Mrabih Ould Abderrazaq, de renchérir que son établissement mettra ses professeurs et leur savoir-faire pour aider ces femmes à se former pour qu’elles puissent améliorer leurs techniques culturales pour sortir de l’engrenage de la pauvreté.

Selon l’une des participantes, Atté Komé de Wothie, elle a remercié l’ONG de ce geste et de cette formation qui les a outillé et va améliorer leur productivité agricole.

Abou Boubou Fall

Cp. Brakna


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