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Les Echos de La Tribune:De l’imaginaire au réel !

8032010

 Par Mohamed Fouad Barrada

Bizarrement, quelqu’un me suggéra  ceci : Il me disait, implicitement,  avec un jeu de  mots  formidable  si tu arrives   à  supporter  ce que je dis, tu gagneras  un point qui est à la fois réel et imaginaire, sinon tu risques de perdre  la partie. Face à ce jeu du hasard amusant pour les uns,  étrange  pour les autres, je me trouve pourtant  confronté  à  décliner cette offre sans pour autant contrarier  le meneur de ce  jeu qui confond entre  réalité et  fiction . Je m’en ressentais  aussitôt   en situation perplexe : être    ‘assujetti ’ à ce jeu  sans pour autant accepter de le jouer. D’où l’unanimité ou le désaccord qui sous-entend le  puzzle  en question. Il s’agit  bien, si j’ai une bonne interprétation de l’événement, d’un ensemble qui forme, selon mon interlocuteur, un système composé assurant  la maitrise de  soi-même  sous l’ordre, bien sûr, de la complexité de la réalité sociale du maître du jeu. Voici  en gros les questionnements du fameux ‘assommoir’ tels qu’ils sont  avancés : Si quelqu’un,  ou quelqu’une,  vous insulte quel sera  alors votre réaction proactive ? Le principe est simple : dans ce jeu, vous êtes  testés pendant une période x en vous créant  des tensions avec des individus connus et inconnus. C’est une sorte de camera cachée pas tout à fait inconnue dont la victime arrive difficilement à  distinguer le vrai d’avec le faux. 

Certes, venant de quelqu’un que vous aimiez ça sera blessant, voire choquant. Néanmoins, s’il s’agit d’un jeu le  mieux  est d’être indifférent.  Et si votre  vie est, dans un moment ‘t’,  soumise à un jeu de hasard, tel que la domination, quelle  sera, dans ce cas délicat,  votre aptitude ? La réponse  me semble évidente : 

Vous avez le choix entre deux options qui ne sont guère agréables, cependant, complémentaires. La première consiste à surpasser la   transmission  des messages aléatoires qui renforce la domination du joueur, quant au second phénomène, ces messages, qui ont une apparence aléatoire tendent vers un seul but : la ‘destruction’ ou la consolidation  de l’intérêt  du dominant  qui est souvent égocentrique. C’est exactement  ce qui se passe en grande partie dans notre vie réelle.

  m_barrada@yahoo.fr 

    Source : La Tribune n°491




Les Echos de La Tribune : De l’imaginaire au réel !

8032010

 Par Mohamed Fouad Barrada

 

 Bizarrement, quelqu’un me suggéra  ceci : Il me disait, implicitement,  avec un jeu de  mots  formidable  si tu arrives   à  supporter  ce que je dis, tu gagneras  un point qui est à la fois réel et imaginaire, sinon tu risques de perdre  la partie. Face à ce jeu du hasard amusant pour les uns,  étrange  pour les autres, je me trouve pourtant  confronté  à  décliner cette offre sans pour autant contrarier  le meneur de ce  jeu qui confond entre  réalité et  fiction . Je m’en ressentais  aussitôt   en situation perplexe : être    ‘assujetti ’ à ce jeu  sans pour autant accepter de le jouer. D’où l’unanimité ou le désaccord qui sous-entend le  puzzle  en question. Il s’agit  bien, si j’ai une bonne interprétation de l’événement, d’un ensemble qui forme, selon mon interlocuteur, un système composé assurant  la maitrise de  soi-même  sous l’ordre, bien sûr, de la complexité de la réalité sociale du maître du jeu. Voici  en gros les questionnements du fameux ‘assommoir’ tels qu’ils sont  avancés : Si quelqu’un,  ou quelqu’une,  vous insulte quel sera  alors votre réaction proactive ? 

Le principe est simple : dans ce jeu, vous êtes  testés pendant une période x en vous créant  des tensions avec des individus connus et inconnus. C’est une sorte de camera cachée pas tout à fait inconnue dont la victime arrive difficilement à  distinguer le vrai d’avec le faux. 

Certes, venant de quelqu’un que vous aimiez ça sera blessant, voire choquant. Néanmoins, s’il s’agit d’un jeu le  mieux  est d’être indifférent.  Et si votre  vie est, dans un moment ‘t’,  soumise à un jeu de hasard, tel que la domination, quelle  sera, dans ce cas délicat,  votre aptitude ? 

 

La réponse  me semble évidente : 

Vous avez le choix entre deux options qui ne sont guère agréables, cependant, complémentaires. La première consiste à surpasser la   transmission  des messages aléatoires qui renforce la domination du joueur, quant au second phénomène, ces messages, qui ont une apparence aléatoire tendent vers un seul but : la ‘destruction’ ou la consolidation  de l’intérêt  du dominant  qui est souvent égocentrique. C’est exactement  ce qui se passe en grande partie dans notre vie réelle. 

    m_barrada@yahoo.fr 




Visages de femmes mauritaniennes

8032010

    En Mauritanie, en ce mois de mars considéré communément comme le  mois de la femme, notamment en ce jour du 8 mars, le courage de certaines  personnalités  surtout activistes  dans le domaine associatif mérite d’être  souligné. De la lutte contre  les mutilations génitales, à l’environnement,  à l’imposition dans des médias fortement dominés  par le genre  masculin, à la politique politicienne ,   passant par la sensibilisation dans toutes ses formes, des femmes ont été sur le devant de la scène tantôt  en défendant  les plus démunies, tantôt en marquant l’histoire.  Nonobstant, les  premières  femmes qui ont  pu  exercer des métiers tels  que la médecine, ingénierie etc., faute d’information, nous choisissons certaines femmes du pays qui ont attiré   l’attention   sans pour autant négliger les autres militantes et femmes  de valeur. La liste est loin d’être exhaustive, elle  reste à notre avis restreinte et incomplète,  bien que moins idéologisée,  elle demeure plus ou moins  objective   d’autant plus qu’il y a des  femmes  d’obédience partisane  dans ladite liste.   

 Incontestablement,  nous ne  pouvons qu’encourager le dévouement  et l’engagement de Mariem Daddah pour la cause du peuple mauritanien.  En s’approchant d’elle, on se rend compte  que cette femme  considère tout mauritanien  ou mauritanienne comme étant son fils ou sa  fille, elle  est fidèle et sincère pour tout  ce qu’elle fait.   Mobilisée pour tout acte impliquant  la cause de la société mauritanienne. De la génération qui a bâti le pays, on la classe parmi les justes de la nation.  

Fatimata MBAYE,  considérée  comme figure emblématique de droit de l’homme, avocate de formation.  Elle est dévouée pour des causes de droit de l’homme,  elle a,  plusieurs fois,  été  sous les verrous.   

Eminetou   Mint El Mouktar activiste  connue  mondialement,  parmi les premières femmes  qui se sont investies  dans le domaine de  l’organisation de la société civile en Mauritanie , elle  créa son « Association des Femmes Chef de Famille » (AFCF),  elle est citée par une étude Américaine, parmi les 500 personnalités les plus influentes du monde Musulman, aux cotés d’éminents érudits tels que Mohamed El Moctar Ould Bah et Abdoullah Ould Boya .  

Madame Aissata KANE, marque,  quant à elle, l’histoire des mouvements féministe du pays. Elle est la    première femme mauritanienne à occuper un poste ministériel  dans le Gouvernement en 1975. Elle  fut Ministre de la Protection de la famille et des affaires sociales.  

Oumoulkeiry Mint Yarba, victime d’esclavage,  son cas   est fortement médiatisé, il  est révélé  par Sos Esclave,  tout récemment,   il  tend, une fois de plus,  à  relancer le débat sur la traite esclavagiste.  

Kadiata  Malick  Diallo députée de l’UFP  femme de caractère instruite et une grande militante de la gauche  mauritanienne.  

Nebghouha Mint Haba O  Mohamed Vall , première femme  nommée  Ministre de l’Education Nationale.  Elle a engagé des reforme controversées.  

Naha  Mint Mouknass,   la femme diplomate, chef du Parti UDP,   première femme qui  a occupé  le  porte feuille  ministériel  des affaires étrangères dans le pays et dans le monde arabe.  

Mintate  Mint Hedied  députée,  élue  présidente du   PRDR,  l’un des partis de  la majorité  les plus influents aux parlements après UPR.    

Culturellement, Maalouma mint el Meydah , utilise la musique pour transmettre des messages à  portée  politique , toutefois  elle  est une  véritable ambassadrice du pays  à travers la musique qui a su  avec excellence moderniser pour  faire connaitre une partie de la culture mauritanienne à l’étranger . Ezza Mint Hemmam,  à la fois sénatrice et entrepreneure  dans le domaine du Tourisme, elle est parmi les  femmes  qui  croient à  la promotion du tourisme local.  

 Naha Mint Seyyidi , femme des médias mauritaniens avec sa sœur cadette Khadaja pour le J.T. en langue française. Ces deux journalistes à la radio   et à la télévision nationale restent  l’unes des figures marquantes de  la presse  mauritanienne. 

 Mint Elkory est  considérée comme étant la  première femme  à s’engager pour faire entrer les NTIC dans les mentalités des femmes tout en créant des projets de développement par le biais de l’outil internet.  

Une autre femme qui peut attirer l’attention, il s’agit d’une journaliste qui assure une chronique  quotidienne,  il est question  de Maryam Brodowski-Ba . Engagée dans la défense des plus démunis, surtout les enfants  et les handicapés, une vraie mère au sens large du mot, excellente plume.   A cela s’ajoute les autres belles  plumes et présentatrice du journal télévisé   telles que : Hindou mint Ainina qui  est considérée  comme étant la   première femme rédactrice en chef dans la presse écrite mauritanienne,  Mariem  Mint Edriwich,  Niara  Simpère,  Mint  el Mougphar , Raky Sy,  Mint  Ahmed Cherif, Fatimetou Mint Saw Daina,  Houria Mint Moulay Idriss, Fatimatou  Mint Cheikna, etc.  

Marième  Bekaye,  environnementaliste, consultante de renommée   nationale et internationale. Elle est  une militante active des Droits Humains et Environnementaux. 
Maimouna Mint Saleck,  activiste en environnement, elle semble   parmi les figures montantes des associations  engagées dans le domaine de lutte contre le déséquilibre de l’écosystème.    

Aicha Vall Mint Michel Verges, ancienne  ministre de la technologie, ancienne directrice adjointe de l’agence de la promotion de l’emploi,  présentement active  à travers son ONG, nouvellement créée,  avec l’aide des médecins bénévoles   dans le domaine de la sensibilisation des femmes contre les  maladies telles que le cancer du sein et de  l’utérus.  En si  peu de temps  sa campagne a touché plusieurs  femmes  fonctionnaires dans des structures étatiques et établissement publics.  

Mohamed Fouad  Barrada 

Source : La Tribune n°491 




Journée de la femme, le MASEF avance son bilan

8032010

Le bilan  du  ministère des affaires sociales, de l’enfance et de la famille tel que élaboré  par  les différents départements de ce dernier   à l’occasion du 8 mars 2010 se présente en partie  ainsi :  Les ressources de l’Etat et  des bailleurs affectées au secteur ont été accrues pendant la période 2005-2009. En effet, le budget annuel du Ministère en charge de la promotion a vu ses ressources quadruplées entre 2006 et 2009, passant de 200 millions d’UM à plus d’un Milliard. En matière de promotion des activités économiques des femmes,  le  rapport  ‘bilanciel’ souligne que le département concerné  a assuré : l’encadrement de 350  groupements associatifs féminins, la formation en gestion –organisation coopérative de 200 femmes en plus du financement de 1119 AGR et de 450 microprojets ; II)  le renforcement des capacités de 420 filles issues de la déperdition scolaire et de 317 femmes chefs de ménages  à la recherche  d’opportunité  de travail et d’insertion dans la vie active ; III) l’élaboration et la validation d’un plan d’action au profit de la femme rurale ; IV) l’organisation  de cérémonie de remise de prix aux filles lauréates le 7 janvier 2009. 

 Ces  efforts  se sont  vus relayés  par l’augmentation des ressources allouées au développement des capacités productives des femmes. Plus de 300 millions d’UM ont été  exécutés par le département au profit du développement des Activités Génératrice de Revenu (AGR). A titre d’exemple, environ 1300 AGRs ont été financés  pour une enveloppe globale de 130 millions d’UM dans le cadre du Programme Spécial d’Intervention (PSI, 2008) et Programme d’urgence (Juillet-Novembre 2007). En ce qui concerne la lutte contre les pratiques néfastes à la santé de la mère et de l’enfant et les violences à l’égard des femmes, des actions  soutenues d’information et de sensibilisation ont été menées à l’endroit des populations et des leaders d’opinion. Concernant la lutte contre les MGF (Mutilations génitales Féminines)  un programme visant l’abandon de ces pratiques a été mis en œuvre   au niveau des 15 moughataas du pays à haute prévalence.    La mise en œuvre de la stratégie du pays dans le domaine de la santé  a permis, au cours des quatre dernières années, l’amélioration de la couverture sanitaire et de la qualité des services, en particulier ceux offerts aux femmes. Cela est reflété par une baisse relativement importante de la mortalité maternelle, même si elle reste encore élevée, en passant de 747 pour 100 000 naissances vivantes en 2004 à 686 en 2007. S’agissant  de  la promotion féminine et d’institutionnalisation  du genre,  des efforts se sont focalisés selon le bilan du ministère  sur l’amélioration des conditions sociales juridiques et économiques des femmes notamment :la validation  et la mise en œuvre du plan d’action national de  la femme rurale ;la promotion des activités économiques  des femmes (accès au micro crédit, formation et encadrement) ;le renforcement de  l’accès et du maintien des filles dans le système éducatif et à la formation professionnelle ;la mise en œuvre de  programme  de sensibilisation, de mobilisation des femmes et de plaidoyer pour favoriser leur accès aux droits ; 

A propos de la protection et la sauvegarde de la famille,   le bilan  a mis en exergue  entre autres l’exécution de programmes d’éducation  familiale ; l’assistance, la médiation  et l’accompagnement juridique  pour la résolution de litiges familiaux ;  le recouvrement  des pensions alimentaires au profit des femmes et des enfants en collaboration avec les services de la justice ;la vulgarisation des dispositions du code du statut personnel (l’accès aux droits, lutte contre les violences conjugales). Par ailleurs, les réalisations de la direction de l’enfance pour l’année 2009 se matérialisent   d’après le même rapport par  trois axes essentiels : En matière de protection des droits de l’enfant : -indemnisation d’un cinquième     groupe  de 51 enfants  anciens jockeys aux Emirats Arabes Unis   et suivi de l’insertion en famille de 27 autres enfants 

-Elaboration et validation technique de  
la Stratégie Nationale de protection Sociale des Enfants 
-Renforcement des capacités des coordinations  régionales  du MASEF sur la protection  des enfants  contre les abus et l’exploitation Elaboration  d’une étude  sur la traite  et le travail des enfants en Mauritanie. En matière de promotion des droits de l’enfant et de sa participation : 

-mise en place d’un forum de promotion des droits de l’enfant -célébration du 20ème anniversaire de
la CDE et des journées de l’enfant maghrébin et africain 
-définition des modalités de la mise en place du parlement des enfants mauritaniens En matière du développement d’un système d’éducation et de garde des jeunes enfants 

-suivi  des structures du préscolaire à Nouakchott -élaboration  et validation d’outils pédagogiques en application du programme d’enseignement préscolaire. Et enfin mobilisation d’équipement au profit de 8 structures du préscolaire  Rappelons que  la Mauritanie a  souscrit  aux conclusions et recommandations de la 4ème conférence mondiale sur les femmes qui s’est tenue à Beijing du 04 au 15 septembre 1995, qui constitue un important jalon  en faveur de la promotion des droits des femmes. A l’issue des travaux de cette conférence, une déclaration dénommée « Déclaration de Beijing », assortie d’un un plan d’action, articulé autour des points suivants a été retenue : les mécanismes institutionnels pour la promotion de la femme ; la lutte contre la pauvreté ; l’accès à l’éducation ; l’accès aux soins de santé ; la lutte contre les violences faites aux femmes ; l’accès au pouvoir de décision ; la promotion et la protection des droits fondamentaux des femmes ; l’accès des femmes aux médias ; les femmes et l’environnement ; la discrimination à l’égard de la fillette. 

 Synthèse de MFB   


 




Tournoi scolaire Sidi Mohamed Abass, édition 2010 :

8032010

 

  

« Que le monde sache, nous n’avons pas fraudé…Nous ferons appel de cette décision» 

 

Son école ayant été sanctionnée pour des cas de fraudes par
la Commission d’organisation du tournoi de football scolaire Sidi Mohamed Abass, Samba Dia, entraîneur du lycée de Sebkha conteste vigoureusement la décision de cette commission. Il juge qu’elle est injuste, illégale et immorale. Il signe et persiste que son lycée a été victime d’une machination. Dans ce cas, il n’acceptera pas d’être victime d’une injustice flagrante au moment où son équipe était bien partie pour remporter son deuxième trophée dans cette compétition. 

 

LT : Vous avez été disqualifié pour des cas de fraudes. Pourquoi avez- vous fraudé alors que vous avez une bonne équipe ? 

 

Samba Dia : Ecoutez, nous n’avons pas fraudé. Que le monde sache, nous n’avons pas triché. Notre équipe a été éliminée en dehors du terrain. On m’a téléphoné d’urgence au niveau du Challenge. Je viens on me donne les dossiers de deux élèves dont les certificats de naissances avaient quelques problèmes de dates. Le cas du premier ne posait pas de problèmes puisque le concerné Dembélé n’avait pas joué de matchs. En ce qui concerne le second dossier de Moustapha Hamady Watt qui nous vient du collège de Sebkha. C’est là tout le problème. On m’a dit qu’il a déposé des dossiers de 1989. Nous sommes partis vérifier cela au niveau de l’Etat civil. Nous avons trouvé que c’est conforme. Mais le problème, c’est que le premier acte déclaré est faux, c’est-à-dire celui de 1991. Le comité m’a dit maintenant d’aller régler ce problème le plus rapidement possible.  Je suis parti voir l’élève pour lui demander pourquoi il a ces deux dossiers non conformes. Il m’a répondu que cela est dû à l’époque où il faisait l’entrée en sixième année. Son âge avait dépassé l’âge normal pour faire l’examen. Dans ce cas son père lui a fait un autre acte de naissance pour qu’il puisse faire l’entrée en sixième Il m’a dit que c’est avec cet acte de naissance qu’il contenu ses études. D’ailleurs le ministère ne reconnaît pas l’acte de 1989. J’ai dit cela à Moustapha qui m’a dit d’accord mais il attend la décision de
la Commission concernée pour cette affaire. A la veille des demi-finales, il m’appelle et il me dit : « la commission s’est réunie et elle a pris la décision suivante : Vous êtes tombés ». Comme ça au téléphone. . 

 

LT : Et après ? 

 

Samba Dia : Je suis parti le lendemain matin pour le rencontrer dans son bureau où on est resté presque plus d’une heure de temps. Tous, ont su que nous avons été victimes d’une injustice. Au moins qu’il élimine l’élève mais le lycée qui n’est pas fautif dans tout cela.  C’est inacceptable. 

Le lycée a reçu un acte authentique de 1991.  Et puis ce qui est bizarre, c’est que cet acte a joué cinq Challenge sans problèmes. Il a joué avec moi au temps où le lycée et collège avaient fusionné à l’école 4 Pendant qu’on s’est séparé, il parti au collège pour jouer encore trois ans avec le même dossier de 1991. C’est le même dossier qui a quitté le collège de Sebkha pour venir chez nous. Donc, nous n’avons pas de problèmes.  Si maintenant par hasard l’enfant est parti déposé un autre dossier qui n’est pas de celui de 1991, c’est la sanction devait tombée sur lui mais pas sur le lycée de Sebkha. Je me suis dis mais ce n’est pas possible. D’ailleurs l’année passée il y a eu des cas similaires mais les lycées concernés n’ont jamais été sanctionnés. C’est le cas de Moussa Djibi Coulibaly qui était au collège de Sebkha qui avait doublé et que le lycée Zem Zem a repêché pour le faire joué au moins 4 ou 5 matchs. Mais Zem Zem n’avait jamais perdu ses points. Pire encore Dar El Ouloum qui avait fait jouer en quarts de finales contre Al Barka, un joueur qui a doublé dans un autre collège. Après enquête on avait simplement retiré le joueur de l’équipe mais Dar El Ouyloum est qualifié. 

Pourquoi le lycée Sebkha est, aujourd’hui, tombé ? 

 

LT : Que contez- vous faire maintenant ? 

 

Nous contons faire appel à cette décision que nous jugeons injuste. Mais le dernier mot revient au directeur du lycée Ould Mahboubi. Nous allons nous réunir pour décider quelque chose. Que le monde sache que nous n’avons pas fraudé. Cela fait sept ans que nous sommes avec le Challenge mais on ne nous a jamais reproché quoi que ce soit. » 

 

LT : le lycée est frustré. Vous êtes furieux. Pensez-vous boycotter la saison prochaine ? 

 

Samba Dia : Tout dépend de la décision que nous allons prendre avec le directeur du lycée dans la semaine. Que nous jouons ou ne jouons pas, nous sommes toujours dans la vie scolaire. 

Propos recueillis par Sy Mamadou 

 

 

Encadré avec photo 

                    

 Résultats du deuxième tour du tournoi Sidi Mohamed Abass, édition 2010 

 

Le lycée des Nations a battu le collège Teyarett1 sur le score de 4-0. Le collège Ksar a battu, quant à lui, celui de Arafat6 sur le score 4-3 après tir au but. Le troisième match opposait Le lycée Salah Dine au lycée Thierno Moctar Kelly. Le premier a remporté sur le score sans appel de 3 buts à 0. Le lycée Zem Zem n’a pas, également, fait de détails contre Dar El Ouloum. Le score final est de 2 buts à 0. Le lycée Chems Dine et le collège Ryad ont joué un match dur et palpitant- Les deux équipes ont fait à l’issue du temps réglementaire un match nul et vierge. Chems Dine a gagné par 7 à 6 au tir au but. 

Le lycée El Hadj Oumar Tall s’est bien battu contre le lycée Zahara. 2 buts à 0 au coup de sifflet final en faveur du lycée de Oumar Al Foutiyou Tall.  Le lycée de Garçons a battu 2 buts à 1 le collège Ryad 3 Le lycée El Mina a été battu par le lycée national sur le score d’1 but à 0. 

 

Des belles affiches au troisième tour 

 

Le 12 mars le lycée des Nations affrontera le lycée Oumar Tall au stade Ksar et le collège Ksar sera face à l’équipe du lycée national au stade olympique de Nouakchott. Au même moment le lycée Salah Dine rencontrera le lycée Chems dine au stade de
la Capitale et le lycée Zem Zem sera face au lycée des garçons2 au stade El Mina. Qui sera en Afrique du Sud ? L’avenir nous le dira. 

S.M   

 




L’Edito de La Tribune Par Mohamed Fall Ould Oumère

8032010

 

  

Le Conseil Constitutionnel a rendu son avis : il a jugé anticonstitutionnels quelques-uns des articles de la loi sur le terrorisme. Suite à une démarche d’une partie des députés de l’Assemblée nationale. 

La loi a été votée par les deux Chambres après sa proposition par le gouvernement. Elle a fait l’objet de grandes polémiques dans les milieux politiques et médiatiques. Après avoir bien sûr suscité des débats houleux à l’intérieur du Parlement. Ne restait devant les députés y voyant une atteinte à la liberté, que le recours au Constitutionnel et l’invocation de l’anticonstitutionnalité de la loi. C’est fait. 

D’abord digérer cette évolution. N’est-ce pas quelque chose d’impensable il y a quelque temps ? Les velléités d’indépendance du Conseil découlent de la nouvelle attitude du pouvoir. Nécessairement. Comment consolider la tendance ? C’est la question que nous devons poser. 

Ensuite faire des contrepropositions. Quoi mettre à la place des articles incriminés ? Les détracteurs de la loi sont attendus sur la question. 

Enfin – et c’est probablement le plus important – les faiblesses de la loi ont pour cause principale l’absence d’une stratégie claire de lutte contre le terrorisme. On a entendu le Premier ministre donner les détails d’une approche : engager une bataille au niveau idéologique pour contenir les esprits déviants, une autre économique pour retenir la jeunesse et une sécuritaire pour préserver la stabilité du pays. 

L’approche idéologique a permis l’engagement d’un dialogue entre les Ulémas du pays et les prisonniers salafiste, a dit le Premier ministre sans toutefois spécifier si ces discussions auront des conséquences politiques ou non, si elles ont réussi ou pas… Les projets économiques visant la jeunesse ont été mis en œuvre. Là aussi aucune indication. La dimension sécuritaire a donné des résultats dont la dernière embuscade tendue par l’Armée nationale aux trafiquants dans le nord-est du pays. Pourtant ce n’est pas le PM qui va le premier en parler au cours de la conférence de presse mais quelqu’un d’autre. 

A ce sujet – aussi – les propos du Premier ministre sont restés évasifs. Pourtant, c’est l’un des défis lancés aux autorités issues de l’élection du 18 juillet dernier. Tous le reconnaissent. La question est de savoir où en est-on ? 

Sur le plan militaire, le pays tente – avec réussite apparemment – de reprendre possession du territoire national. L’Armée est désormais déployée un peu partout. Ce qui lui permet d’intervenir dans les délais partout où besoin se fera sentir. L’opération de Lemzeyreb est venue laver l’affront de plusieurs années de provocations et de confrontations largement à l’avantage de l’ennemi. Cette victoire devrait redonner confiance aux forces armées qui ont quand même bénéficié d’une remise à niveau certaine. 

Mais sur le plan idéologique, social et politique ? Il y a eu certes ces discussions entre salafistes prisonniers et Ulémas. Elles ont duré le temps qu’il faut pour concevoir un arsenal de relectures qui pourraient fonder une conscience nouvelle, une vision plus ouverte, plus conforme à ce qu’est le monde d’aujourd’hui. Si c’est le cas, il est temps d’en publier les conclusions. 

Ces conclusions auraient pu servir à orienter les prêches dans les mosquées, à tempérer les engagements au nom de la religion, à fonder un Fiqh nouveau et adapté… chose dont nous avons besoin, nous qui sommes encore régis par les textes rabâchés des exégètes du 17ème, 18ème et 19ème siècles. 

Sur le plan social et politique, il faut aussi penser à une approche qui fonde un ordre nouveau. Au niveau de l’éducation qui doit servir à former un homme mauritanien moderne et juste. La Mauritanie a besoin d’une école qui peut être le moule des générations de demain. 

De la formation professionnelle qui doit mettre sur le marché du travail des jeunes formés à tous les métiers. 

De l’emploi qui doit permettre l’insertion de tous les Mauritaniens en âge de travailler. 

La stratégie de lutte contre le terrorisme doit voir le jour. La loi sur le terrorisme doit en refléter la philosophie   

 

Source : La Tribune n°491 via www.barrada.unblog.fr 




Silence on (re) spécule

8032010

A peine s’est-il remis de sa chute qui allait entrainer avec  lui toute l’économie mondiale, que le capitalisme et ses adeptes se remettent à spéculer à cœur joie. En ligne de mire de cette nouvelle mode de spéculation, la dette des pays, notamment de la Grèce dont l’économie agonise actuellement. Il faut dire que depuis une vingtaine d’années déjà, le pays n’a  pas fait preuve d’une rigueur budgétaire. Aux aguets et assoiffés de gains rapides, les spéculateurs capitalistiques ou les fameux patrons de Hedge Funds comme on les appelle communément, ont décelé  dans les dettes d’Etat des failles qui pouvaient être source de spéculation et donc de profit. La Grèce n’est pas le seul pays exposé à cette spéculation : le Portugal, l’Italie ou encore l’Espagne sont des victimes potentielles. L’appât du gain rend créatif et surtout sans scrupules. 

Le capitalisme est en train de devenir ‘nietzscho-machiavélique’ après avoir été keynésien. La morale des forts visant à assujettir les faibles est morte. Mais les forts restent aux commandes. Plus besoin d’assujettir le faible, il n’existe plus. Il meurt à petits feux, il se suicide tous les jours à Total, France Telecom et ailleurs. A bas les conventions collectives, à bas les syndicats, les préavis de grève et tout le lexique ‘moralo-travailliste’ héritée de la défunte période communiste à laquelle on reprochait l’appel au partage et à la planification économique. Vive le profit, les spéculations et, quand même pour montrer qu’on est quelque peu soucieux des autres : vive les plans de sauvetage, les plans d’austérité et la réduction de la dépense publique. Ah oui ! Diminuer encore et encore les dépenses publiques. Ne surtout pas changer de politique fiscale pour qu’elle reste favorable aux entreprises et aux plus riches qui n’ont fait que détruire les acquis sociaux. Et on fait porter le chapeau de toute cette déconfiture financière aux salariés, aux plus pauvres. Enfin il faut toujours trouver un bouc émissaire à toute crise, c’est ce qu’appellerait Freud le transfert. 

Chez nous aussi, il est question de diminution drastique des dépenses publiques. Pour ne pas plagier l’Occident nous avons appelé ca : rationalisation des biens de l’Etat. Ingénieux n’est-ce pas ? Et là, la victime est toujours la même qu’ailleurs : le fonctionnaire. Il se plaint aujourd’hui de toutes ces mesures qui précarisent sa vie : désengagement de l’Etat du logement et du transport en contrepartie d’une indemnité insignifiante. Plus de prise en charge de la consommation d’électricité ni de l’entretien de la voiture de fonction. Sans oublier l’assèchement monétaire qu’on vit actuellement et qui vise, dit-on, à contenir l’inflation et les mauvaises surprises financières, parole d’expert clame-t-on. Pendant ce temps la sauterelle se meurt. 

 

Momme Ducros.Source : La Tribune n°491 




Faits divers de La Tribune

8032010

ARAFAT : Ahmed ligoté et lynché et sa  copine violée 

Ahmed .O.L. a été retrouvé ligoté au milieu d’une ruelle à Mellah secteur 3 dans la nuit de jeudi à vendredi. Sa copine Ramlah.M.H qu’il avait accompagnée pour un mariage a été victime d’un viol avant d’être amenée par ses trois agresseurs. Selon nos informations la fille a été déposée devant chez elle par des jeunes à bord d’une Mercedes noire. Pour entrer dans la maison de ses parents, elle rampait. Les trois gaillards ont tour à tour roulé sur elle sans être inquiétés a-t-elle dit à ses parents ; ont indiquées nos sources.  A l’hôpital CZ, les sages femmes qui ont consulté la jeune fille ont fait savoir, à ses parents, qu’elle a perdu sa virginité. Un bulletin d’analyse a été transmis aux proches de la fille pour qu’elle fasse une analyse de sang au CTO. 

Dans ce quartier plongé dans la torpeur, l’inquiétude était encore bien visible, hier dimanche, sur les visages. 

Des éléments de la brigade recherche des criminels sont à pied d’œuvre pour pincer les auteurs de ces crimes. Et dire que des unités de la gendarmerie nationale patrouillent et contrôlent les véhicules  à Mellah de 20heures à 6heures du matin. 

 

EL MINA (Zone Foire) : Un père de famille dans la tourmente ! 

Encore l’insécurité vient de se signaler à El Mina après les multiples crimes, meurtres et agressions qui ont été commis dans ce quartier populeux de Nouakchott. Ethmane, un père de famille qui a sept bouches à nourrir, a été plumé de tout ce qu’il possédait ce jeudi après une difficile journée de labeur. En rentrant chez lui après le crépuscule, Ethmane, croise une bande de jeunes armés de couteaux à la hauteur de la direction de EBTR. Là, le pauvre manœuvre est entouré rapidement par les malfrats qui lui ont demandé de verser tout ce qu’il possède s’il veut sa vie. «Lorsque j’ai su mes agresseurs sont déterminés, j’ai opté de sauver ma vie en versant tout ce que j’ai : 12.000UM, un vieux téléphone portable de marque Motorola, un sachet contenant ½ kg de viande, des légumes et 1kg 5oo de pattes pour le dîner de ma progéniture que j’avais quitté depuis l’aube » a déclaré Ethmane. « Je vous jure qu’en partant le matin j’ai dit  à leur maman d’aller voir le boutiquier du coin s’il peut lui donner de quoi tromper la faim des enfants » a-t-il ajouté. 

Ethmane dans la tourmente ne sait à quelle fin se vouait et  rentre chez lui bredouille. 

La particularité de cet acte est que ses  bourreaux se sont emparés de son portable pour narguer sa femme qui l’appelait. 

Les agresseurs de Ethmane sont des multirécidivistes et ils font partie des prisonniers qui ont  été graciés la veille de la fête du Maouloud selon des sources bien informées. 

MARCHE DE
LA CAPITALE : Elle stationne sa voiture, un policier dégonfle ses roues
 

 Khadîdja, une commerçante stationne sa voiture de type Toyota Corola immatriculée 8460 AM00 au bord du goudron qui passe devant le siège des anciens combattants et se dirige vers sa boutique comme à l’accoutumée. Cette place,  déclarée à stationnement interdit par un agent de la police qui circule dans la zone. Le policier l’interpelle et lui demande de venir déplacer son véhicule, ce que Khadîdja n’a pas cherché dit tout à comprendre. Une dispute éclate entre les deux protagonistes .Le policier jure de dégonfler les pneus de sa voiture et la dame jure elle aussi de le sanctionner à sa façon et  s’en va. 

Le policier part et dégonfle totalement les quatre pneus de la voiture. 

13 heures, c’est l’heure de la pause pour Khadîdja, en venant voir sa voiture pour rentrer, elle la trouve aux pneus sans air. Vexée, elle s’en va chercher le policier qu’elle trouve non loin dans une boutique entrain de siroter son thé et elle déverse sur lui une pluie torrentielle d’insultes et d’injures. Celui-ci ne pipe mot ! La dame appelle ses trois jeunes frères qui tombèrent du ciel et s’apprêtent à affronter le policier. Mais des hommes de bonne foi  s’interposent et calment l’affaire. 

Un homme appelle un Michelin et le paie pour qu’il gonfle les pneus de la voiture de la bonne dame. 

SEBKHA (Zone Saada) : Un dealer ambulant en taule !       

Une patrouille de la police qui faisait la ronde dans la zone du cinéma SAADA a arrêté B.O.T en possession d’un sachet d’Al Jezira rempli de boites d’allumettes pleines de chanvre indien. Ce dernier est un dealer ambulant et il des clients dans la zone qui viennent régulièrement s’approvisionner chez lui a-t-on appris de sources policières. Au commissariat de police, le chef de poste a trouvé lui une somme de 75.500um qui est égale à sa recette journalière suite aux résultats de l’enquête ont indiqué les mêmes sources. 

Cette prise a permis de déloger une dizaine dealers qui se trouvaient  partout dans la banlieue de la capitale et  qui alimentaient les fans de cette drogue toujours selon les mêmes sources. 

Et dire que depuis plus de six mois les brigades mobiles anti-drogue mènent une lutte sans merci contre les dealers et les consommateurs de la drogue.

Par Aboubecrine

Source : La Tribune n°491




La Parole à….

8032010

 

Ethmane Ould Bidiel

 

« Que les hommes de Mohamed Ould A1bdel Aziz cessent de considérer
la Mauritanie comme un laboratoire pour expérimenter leurs théories nationalistes décriées. »

 

Professeur de français, Ethmane Ould Bidiel est un cadre d’Alliance Populaire Progressiste (APP). A la veille des élections de 2007 il est président de la Commission Electorale Nationale Indépendante dans le département de Kobenni. Au lendemain du coup d’Etat du 06 août 2008 qu a renversé Sidi Ould Cheikh Abdellahi,  il milite activement avec son parti dans le cadre du Front National pour la défense de la démocratie avant d’être désigné membre de
la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) recomposée à la suite de l’accord-cadre de Dakar.

 

La Tribune : Le mélange des tendances nasséristes, El Horr et négro-africaine au sein de l’APP est-il en train de se révéler négatif du fait de certaines positions de militants perçues comme extrémistes ?    

Ethmane Ould Bidiel : Nos détracteurs doivent cesser d’avoir une vision réductrice et alarmiste d’Alliance Populaire Progressiste. Car celle-ci est aujourd’hui, qu’ils le veuillent ou non, le principal parti de l’opposition. Elle constitue, envers et contre tout l’épine dorsale des principales mouvances réunies dans le cadre de
la Coordination de l’Opposition Démocratique dont elle assure actuellement la présidence tournante. APP n’est pas une pure et simple juxtaposition de mouvements idéologiques mais. C’est le parti qui a réussi, en avril 2003,  à réaliser une jonction historique entre le part de AC (Harratines, Beydhanes mais également Négro-africains) interdit avec ceux de l’Alliance Populaire Progressiste, autour du projet stratégique de bâtir une Mauritanie plurielle où les considérations idéologiques, ethnocentristes, tribales, raciales et régionales se dissolvent dans une vision nationale du devenir commun ; une Mauritanie réconciliée avec elle-même et résolument engagée dans une dynamique de développement.

Ce choix stratégique n’a, du reste, affecté et n’affectera jamais les engagements de nos leaders politiques fussent-ils d’El Horr, Nasséristes ou Négro-africains. Nous sommes tous, plus que jamais, convaincus  que la lutte contre l’esclavage et le combat pour l’émancipation constituent une condition sine qua non pour asseoir la démocratie, promouvoir l’égalité et la  justice et garantir une stabilité durable. Bref APP n’a pas besoin de stimulant ou de prétexte pour se rappeler son devoir et ses convictions.

 

La Tribune : Mais vous avez quelqu’un comme Biram Ould Abeid de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste dont le discours dérange… 

 

Ethmane Ould Bidiel : Personne ne peut aujourd’hui être indifférent par rapport à la question de l’esclavage qui suscite actuellement les débats les plus passionnés.

L’acharnement tous azimuts  du régime en place contre les membres de la société civile, entres autres, contre Biram Ould Dah Ould Abeïd constitue une aberration. En effet, après lui avoir illégalement refusé le renouvellement de son passeport, les mauritaniens assistent, dans cette affaire,  à l’instrumentalisation des imams et théologiens du système à la fois. Ces derniers, pour des raisons politiciennes montrent Biram Ould Dah Ould Abeïd de toutes les vindictes et l’accusent même d’apostasie. C’est inacceptable ! C’est même très grave. Car cette immixtion des religieux, intellectuels organiques dus système, suscite une contre des réactions dont les effets sont lourds de conséquences.

Biram Ould Dah Ould Abeïd, abstraction faite de ce que les autres pourront à raison ou à tort lui reprocher, s’élève contre une réalité inéluctablement mauritanienne face à laquelle le pouvoir en place et les forces conservatrices qui lui font office d’adjuvants, font profile bas, entretiennent et en défendent les auteurs… L’esclavage est partout. Et ces derniers s’obstinent à le nier. Pourtant le dernier cas exposé aux médias par SOS Esclaves date du 04 Mars 2010. Qu’est-ce que les dits religieux qui marchent pour Irak, Palestine et El Bechir du Soudan Ont fait ? Dénégation sur dénégation.   

Et Biram que lui reproche-t-on ? Son extrémisme et sa virulence qui s’apparente dit-on au divisionnisme. Soit. Mais quel est l’effort fourni pour couper l’herbe sous Biram et sous les pieds milliers autres voire les centaines de milliers de Biram, tous déçus de la passivité pour ne pas dire la complaisance des théologiens réactionnaires dont nombreux sont adulateurs de l’esclavage et j’ose nommer parmi eux Hamden Ould Tah. Chaque jour qui passe l’exploitation fait de nouvelles victimes bénies par les « clergés ». Sinon pourquoi les imams harratines en sont-ils arrivés à se joindre à Biram, eux naturellement si modérés ! Pour une fois, situons les responsabilités. Ce qui arrive c’est de la faute des théologiens, ces intellectuels organiques qui n’arrivent toujours pas à nous dire comment nous pouvons ne autres pas être esclaves… XIV siècle après l’imam Malek, et la partie la plus contestée du malékisme justifiant les abominations de l’esclavage est toujours hélas d’actualité. Elle l’objet d’une déconcertante apologie. Certes, la faute n’est pas à l’islam qui est, par essence, une religion d’abolition et de liberté. Mais la faute, toute la faute, incombe au seul conformisme de ces imams-là griots du sceptre et de l’inhumanité abjecte, de ses faghihs qui refusent de voir l’islam comme tel, c’est-à-dire, une religion incontestablement universelle et adaptée dans le temps et dans l’espace. S’il y a, cependant anachronisme, c’est dans les esprits de ces pauvres créatures qu’il se situe… L’islam en est innocent. D’ailleurs, ce que je crains aujourd’hui c’est que le silence injustifié des uns et des autres ne pousse plus vers le radicalisme et ce jour-là il sera tard de vouloir faire le pompier.

 

La Tribune : Cette semaine, à l’occasion de la journée de la langue arabe, le premier ministre a prononcé un discours dans lequel il est question de redonner à cette langue son caractère primordial dans l’administration et en même temps à la Mauritanie son identité arabe. Quelle impression cela vous fait-il ? 

 

Ethmane Ould Bidiel : Je ne suis pas surpris de voir comme le reste des mauritaniens le Premier Ministre de Ould Abdel Aziz tenir des propos pareils d’autant plus improvisés que propagandistes. L’arabité de
la Mauritanie n’est plus à prouver Il faudrait que nous en soyons vraiment convaincus. Tout le reste c’est du complexe que beaucoup comme ce Premier Ministre traîne Malheureusement.


La Mauritanie  n’a pas besoin de s’engager dans une nouvelle polémique au demeurant stérile. Les textes reconnaissent l’arabe comme étant la seule langue officielle du pays. Qu’est ce qu’on veut réellement de plus ?

Il ne sert à rien de remettre une nouvelle fois sur la sellette la question d’identité qui n’est toujours pas encore complètement classée. Il y a un consensus tacite qui s’est imposé de fait. Nous devons nous en contenter et ne pas nous engager dans la provocation. Car  
la Mauritanie compte bien des arabes et des non arabes. Tous ont droit à s’exprimer sur des questions aussi sensibles que celle-ci. Nous venons, il n’y a pas longtemps de nous inscrire dans une reforme scolaire devant unir nos enfants et renforcer l’unité nationale… C’est déjà un jalon. Tout ce qui suit doit être le fruit de mure réflexion. Ce sujet est si sensible qu’il ne peut être le résultat de saute d’humeur d’un homme, fût-il, un Premier ministre.

Que les hommes de Mohamed Ould A1bdel Aziz cessent de considérer
la Mauritanie comme un laboratoire pour expérimenter leurs théories nationalistes décriées. Les Mauritaniens ne sont pas dupes. Les périples qui mènent sa diplomatie à travers les bastions de l’arabisme à l’étroit ne fascinent pas…
La Mauritanie a ses particularités sociolinguistiques et politiques qu’il ne faut pas occulter. Elle a une identité plurielle irréductible qu’il faut respecter.
La Mauritanie à aussi un lourd passif et une longue histoire à gérer. Toute décision à prendre doit émaner de l’intérêt suprême. Elle faut en conséquence prendre l’avis du peuple et y impliquer, surtout, tous les partis politiques sans distinctions. Tout le reste c’est du tâtonnement comme toutes les décisions auxquelles ce régime nous habituées depuis le 06 Août 2009.

 

La Tribune : Les partis de la majorité ont créé une coalition dénommée CPM. Faut-il la percevoir comme une structure visant à équilibrer le rapport entre le pouvoir et l’opposition qui elle est déjà organisée dans le cadre de la COD (coalition de l’opposition démocratique) ? 

 

Ethmane Ould Bideil : Il y lieu d’abord de rappeler le contexte dans lequel a eu lieu la création d’une nouvelle coalition par les partis dits de majorité. Ce non événement survient après la clôture de la session parlementaire où l’UPR et ses satellites ont essuyé plusieurs revers que je peux résumer en trois : d’abord la force de persuasion des parlementaires de l’opposition qui ont convaincu le peuple mauritanien du bien-fondé de leur position leur ayant permis de révéler le caractère injustifié et inconsistant des programmes du gouvernement du  Premier Ministre de Oud Abdel ; ensuite, l’improvisation et le tâtonnement dans lequel sont gérées les affaires publiques et qui sont en train d’entraîner le pays vers la déroute totale avec la banqueroute et la détérioration des conditions de vie des citoyens avec leurs lots de malaise sociale, de grèves en perspective et de menaces brandis par les bailleurs de fonds; enfin l’échec du régime en place à faire passer sa réforme sur la loi impopulaire de lutte contre le soi-disant terrorisme n’ayant au demeurant d’autre but qu’entraver les libertés d’expression et donc le champ de démocratie sur lequel le pouvoir a perdu tous ses combats.

La nouvelle coalition vient pour tenter de limiter le fiasco et vouloir prémunir le régime d’ Ould Abdel Aziz contre une fin irréversible. Cependant, ce que les artisans de cette farce semblent oublier que le compte à rebours a commencé et que le peuple tout entier sait maintenant que la lutte contre la gabegie, et les revendications populistes n’étaient en réalité que des slogans vaseux. Huit mois seulement, après les élections, ont suffi pour découvrir le vrai visage du pouvoir qui n’excelle qu’en amateurisme et en improvisation.

Cette coalition divisée, faible et opportuniste dont les composantes  ne se rencontrent que sur le principe de partage léonin du pouvoir comme un gâteau festif n’est pas celle qui peut barrer la route à l’opposition démocratique nationale soucieuse de l’intérêt et du bien-être du citoyen mauritanien pour lui empêcher l’accession à l’hémicycle du parlement, s’il n’y que cela.

Mais force est de savoir, que l’hémicycle n’est pas l’objectif d’un leader de la trempe de Monsieur Messaoud Ould Boulkheïr. Son opposition aux auteurs du coup d’Etat du 06 Août 2009 et, bien avant, son rejet de toute collaboration avec Ould Taya  sont les preuves que le pourfendeur du mensonge n’est pas un chasseur de poste, ni de prestige.

Homme des principes et de conviction, Monsieur Ould Boulkheïr ne traite qu’avec des mauritaniens consciencieux, engagés sur la voie de la justice et de la liberté… Et ces derniers il les a trouvés dans
la Coordination de l’Opposition démocratique qui occupe une place de choix dans le cœur des mauritaniennes et des mauritaniens… Nous sommes persuadés qu’à n’importe quel moment où dieu décidera les élections les électeurs prouveront que leur choix est celui du changement, de la démocratie, du développement et de la stabilité et non la capitalisation des échecs, la déroute et de l’amateurisme aveugle qui sont le credo de l’UPR et ses poussins.

Propos recueillis par Kissima

Source : La Tribune n°491




1ère sortie du PM devant la presse :

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Le degré zéro de la communication

 

La sortie ne donnait pas l’impression d’avoir bien été organisée. Sur le plan «technique» si… dans la mesure où tout était en place, bien ordonné… les journalistes tenus à distance… à droite les proches collaborateurs – le ministre de la communication, les directeurs du cabinet du Premier ministre, sa conseillère en communication et le directeur de la presse écrite… à gauche les directeurs des trois organes de presse officiels et l’attachée de presse… surveillant le tout, le très professionnel directeur du protocole du PM… et, derrière, le portrait du Président de la République.

Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf est Premier ministre depuis août 2008. Au lendemain du coup d’Etat, il a été choisi à ce poste par le Général Mohamed Ould Abdel Aziz. Puis il a été reconduit au même poste au lendemain de la mise en œuvre de l’accord de Dakar qui mettait en place un gouvernement d’union nationale devant gérer la phase menant à l’élection présidentielle. Nouvellement reconduit au poste par le Président élu, Mohamed Ould Abdel Aziz. Durant toute cette période, le Premier ministre Ould Mohamed Laghdaf n’a jamais accepté de faire face à la presse, ni d’accorder une interview à l’un des organes locaux. C’est pourquoi cette première sortie était tant attendue par les journalistes.

Elle arrive aussi à un moment où quelques crises sociales s’annoncent. Dont notamment les menaces de grèves lancées par les syndicats de l’enseignement et de la santé. A un moment où le pays fait face à la menace terroriste d’exécuter les otages enlevés sur le territoire mauritanien et retenus désormais au Mali. A un moment où les autorités sont appelées à s’exprimer sur la mise en œuvre d’un programme largement détaillé lors de la campagne électorale du Président Ould Abdel Aziz. Programme dont la philosophie essentielle est la rupture avec la mal-gouvernance du passé. Lutte contre la corruption et la mauvaise gestion, lancement de grands chantiers de développement, mise en œuvre de politiques ciblées bénéficiant aux populations nécessiteuses, infrastructures, eau, énergie, santé, éducation, administration, justice… un front à ouvrir contre tous ces maux qui ont justifié l’instabilité du pays et son mal-être.

Cette sortie arrive aussi au moment où l’on parle beaucoup de l’inefficacité du gouvernement que le Président Ould Abdel Aziz s’est choisi au lendemain de son élection. De l’absence de son Premier ministre et de son incapacité à incarner – ou même à accompagner – les velléités de la «Mauritanie nouvelle» promise par Ould Abdel Aziz. Autant dire donc que cette première sortie était attendue…

Personne dans la salle ne savait ce qu’il allait dire quand il fait son apparition. Peu avant son entrée, les journalistes s’amusaient à essayer d’anticiper : «on ne sait jamais avec cette Mauritanie nouvelle, peut-être va-t-il nous annoncer sa démission», ironisait quelqu’un. Ce ne sera pas ça. 

Quand il prend la parole, Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf semble plutôt serein. C’est au cours de la conférence qu’il va tiquer. Cela s’exprimait par l’attitude : les deux mains jointes, de fréquents battements de mains, un sourire nerveux, des choix peu judicieux de mots… D’abord l’exposé du motif de la conférence de presse : un bilan de l’action gouvernementale. Quelques unes des réalisations accomplies, à travers «l’exécution du programme du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz». Sécurité alimentaire, hydraulique, infrastructures de base et, notion générale, amélioration des conditions de vie des populations.

Evoquant la question de l’eau, il a annoncé que le gouvernement travaille sur l’exécution de 3 grands projets qui définiront la future architecture de l’approvisionnement de notre pays en eau potable : – Projet visant l’exploitation de la nappe du Dhar au Hodh Charqi qui vise à alimenter les villes de Nema, d’Adel Bagrou, de Timbedra et les agglomérations avoisinantes. Les travaux auraient déjà commencé selon lui. Les réseaux d’approvisionnement de ces villes et villages seront disponibles dans les plus brefs délais ; – Projet Aftout oriental qui couvrira la zone du triangle de la pauvreté. C’est là un projet ambitieux pour approvisionner 500 villages dans cette zone peuplée à travers le lac Foum Legleyte. Les études ont été déjà achevées pour ce projet pour lequel les efforts sont mobilisés afin d’obtenir son financement estimé à 81 millions de dollars dont 60 millions sont déjà disponibles. En attendant le reste du montant, les travaux seront lancés pour les lots déjà financés ; – Projet Aftout Essahili, entré dans sa phase finale dès lors que les parties restantes de son financement ont été obtenues, notamment celle relative au réseau de distribution à l’intérieur de la capitale, estimée à 127 millions de dollars.

En complément du Projet Aftout Essahili, il a été convenu avec la République populaire de Chine de financer un projet d’assainissement à Nouakchott pour une couverture de 199 millions de dollars déjà obtenue. Il a précisé que les travaux dans ce projet seront lancés dans les mois à venir. Il faut compter en plus 380 projets hydrauliques en cours d’exécution dont la plupart ont été déjà achevés et qui permettront à environ 300.000 citoyens d’accéder à l’eau potable.

Pour Ould Mohamed Laghdaf, l’enclavement est corollaire de la pauvreté, d’où la priorité accordée à la réalisation d’infrastructures routières. Et de citer des projets en cours d’exécution et dont les financements sont déjà disponibles comme la route Atar-Tidjikja, pour un coût d’environ 120 millions de dollars, la route Kiffa-Tintane, pour une couverture de 12 milliards d’ouguiyas provenant des bailleurs de fonds arabes, la réhabilitation de la route Rosso-Nouakchott, financée par l’Union européenne et la Banque mondiale, la route Nema-Bassiknou-Vassala que l’Iran a offert de financer, la route Tidjikja-Kiffa-Kankossa-Ould Yenge-Gouraye pour un coût de 71 milliards d’ouguiyas dont 38 millions de dollars ont été promis par la Banque islamique de développement. Les travaux dans le tronçon Kiffa-Kankossa correspondant à ces 38 millions de dollars seront lancés très prochainement, a-t-il annoncé, ajoutant que la Jamahiriya arabe libyenne s’est engagée à financer certains tronçons à hauteur de 100 millions de dollars. Quant à la liaison entre Keur Macène et la route Nouakchott-Rosso, longue de 33 kilomètres, pour un coût de 3 milliards d’ouguiyas prélevés sur le budget de l’Etat. Rappelant que cette zone regorge de ressources touristiques et oubliant de mentionner les autres raisons économiques (agriculture) et sociales (population et échanges avec le Sénégal tout proche). Il ne manquera pas de faire le bilan de la voirie de Nouakchott.

A propos de l’énergie, le Premier ministre a promis une solution définitive à l’alimentation des villes de Nouakchott, Nouadhibou et Kiffa. A Nouadhibou, la création d’une centrale éolienne est prévue selon lui ; à Kiffa ce sera une solaire. Chacune de ces centrales produira 100 MW, ce qui couvrira largement les besoins de ces régions. Pour la capitale, ce sera grâce à l’acquisition de 10 groupes électrogènes et la conclusion d’un contrat avec une société anglaise pour la création d’une centrale d’une capacité de 36 mégawatts, ce qui permettra d’obtenir 46 nouveaux mégawatts, doublant ainsi la production électrique à Nouakchott. C’est là, a-t-il dit, une solution provisoire en attendant la réalisation du grand projet qui permettra la disponibilisation de 700 mégawatts, par le biais du gaz, grâce à un partenariat avec la société Petronas et Gaz de France. Un projet dont il a été juste question mais dont le gouvernement de Ould Mohamed Laghdaf a retardé études et mise en œuvre du projet en refusant de discuter un accord avec Petronas.

Même s’il a insisté sur les efforts consentis dans la recherche d’une solution à l’endettement des agriculteurs, le PM Ould Mohamed Laghdaf n’ira pas au-delà. Ni chiffres concernant l’emblavement ou la production, rien concernant les problèmes de commercialisation de la production de cette année. A ce niveau du volet de la sécurité alimentaire, nous retiendrons : allègement des dettes contractées par les agriculteurs, grâce à l’annulation de 5,7 milliards d’ouguiyas sur un total de 12 milliards d’ouguiyas. A noter aussi la mobilisation de 1,4 milliard d’ouguiyas pour la clôture, en grillage, de 14 000 hectares dans 7 wilayas, précisant que 70% de cette opération ont été jusqu’ici réalisés et que le reste sera achevé dans un mois. Et la création d’un crédit à l’élevage.

Clou de la conférence, la question des indemnités accordées aux fonctionnaires. Il a indiqué que le gouvernement a mené une étude sur les indemnités et les avantages accordés aux fonctionnaires de l’Etat qui lui a permis de constater que plus de 9 milliards d’ouguiyas étaient supportés par le budget de l’Etat pour des dépenses sur l’eau et l’électricité, les logements conventionnés l’acquisition de véhicules et le carburant, soulignant que ces avantages profitaient seulement à 3000 personnes, dont la plupart sont à Nouakchott, sur un total de 37000 fonctionnaires. Devant cette situation, a ajouté le Premier ministre, le gouvernement a décidé de prendre des mesures de nature à assurer la justice et la transparence, car profitant à tous les fonctionnaires de l’Etat et ce à travers l’institution d’une indemnité de transport allant de 3000 à 54000 ouguiyas non imposable par mois et une indemnité de non logement, en plus d’autres mesures complémentaires portant sur l’attribution de parcelles de terrains aux fonctionnaires, selon les lieux de leur présence et la création d’un mécanisme permettant aux fonctionnaires de profiter de prêts pour les constructions.

Quand le Premier ministre finit son exposé, un journaliste lui demande de faire un résumé en français au profit des francophones présents. «Débrouillez-vous, nous sommes dans un pays arabe…» Froid dans la salle. Une première dans l’histoire du pays. Un net retour en arrière par rapport à la question des langues en Mauritanie. Mais passons… parce que les questions des journalistes suivront.

Dr Ould Mohamed Laghdaf répondra à peine à 50% des questions. En répondant aux autres, il escamotera l’essentiel. Probablement par ignorance, donc de bonne foi. Sur la question de l’énergie, il était clair que le Premier ministre avait mal (ou peu) lu ses dossiers. Quand est-ce qu’il a décidé de faire la conférence ? a-t-il pris le temps de travailler sa présentation ? Peu probable.

Retenons quelques unes des assertions. La Mauritanie ne discutera point avec les terroristes mais fera tout «pour que ceux qui sont de l’autre côté, qui sont loin de chez eux, puissent rentrer chez eux…» Comme s’il ne s’agissait pas d’otages, enlevés sur le territoire mauritanien et retenus par la force dans le Sahara malien. «Les mesures concernant les indemnités devaient être applaudies…» Joignant le geste à la parole et oubliant que le choix des mots à ce stade est très important pour faire passer son message. Oubliant aussi que le mot «applaudissement» fait référence à une méthode de gouvernant dont le régime de Ould Abdel Aziz se voudrait la négation. D’ailleurs, Dr Ould Mohamed Laghdaf n’a en rien incarné la philosophie de ce régime. Comme il n’a pas communiqué ce volontarisme qui caractérise la ‘méthode Aziz’. Ajouter à ces défaillances sur le plan de la communication, les grands oublis du Premier ministre : l’éducation, la santé, la justice, l’administration… Rien de tout ça. Prétexte : «si j’en parle ce sera l’exposition d’une déclaration de politique générale, d’un programme de gouvernement. Nous sommes restés un jour devant le Parlement pour le présenter…» Et quelqu’un d’objecter : «faites le bilan de ce programme, et vous ne perdrez pas cinq minutes».

Le Premier ministre accepte la décision du conseil constitutionnel même s’il estime que «le Gouvernement a présenté une très bonne loi à la hauteur de l’ampleur des défis auxquels fait face le pays et que cette loi a été adoptée par l’assemblée nationale et le sénat mais qu’elle a fait l’objet d’une certaine opposition sous prétexte que certains de ses articles sont non constitutionnels». Tant mieux.

Et quand l’un des journalistes de l’AMI pose une question sur les conclusions du comité interministériel qui doit réfléchir sur la situation des médias publics. «C’est une affaire interne dont je vous entretiendrai en privé…» Le rire sec du Premier ministre trahit sa méconnaissance du dossier ou encore le retard dans le traitement du dossier. Comme d’ailleurs pour tous les autres dossiers… Il apprend visiblement sur place la question de la lettre de l’Union Européenne rappelant au gouvernement mauritanien l’existence d’une enveloppe de plus de 150 millions euros qui doivent obligatoirement être décaissés avant la fin mars. Il tente d’abord une polémique sur les chiffres en disant au journaliste qui a posé la question : «vous êtes sûr du chiffre ?qui vous l’a donné ?» Cela ne donne rien. La réponse est évasive et promet que tout entrera dans l’ordre. Est-ce que cela affectera la réunion de Bruxelles ? Mystère.

Si l’exercice avait pour but de sensibiliser sur l’action du gouvernement, la moisson est pauvre. Si l’exercice avait été de vouloir désamorcer la bombe sociale qui est annoncée pour la mi-mars, l’objectif ne semble pas atteint dans la mesure où l’amalgame est resté. Si l’objectif avait été de convaincre les sceptiques ou de répondre aux allégations des détracteurs, cela n’a pas été clair… d’autant plus qu’au lendemain de cette sortie voulue rassurante, le prix des hydrocarbures allaient augmenter sans raison apparente, et que des coupures intempestives d’électricité allait paralyser des heures certains quartiers de Nouakchott. Cela sonne comme un démenti… Alors ?

La première sortie du Premier ministre Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a donné un résultat, un seul : révéler la personne. Rien de plus.

 

MF Ould Oumeir 

 

Source : La Tribune n°491 







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