RFD contre UPR

1 03 2010

 

 Quand le pouvoir choisit son adversaire principal 

Le parti de l’Union pour la République (UPR) a organisé une conférence de presse, mercredi, après midi, à son siège. Au cours de cette rencontre avec les journalistes, le parti a apporté sa réponse aux critiques adressées au pouvoir, mardi, par le président du RFD.   

Mohamed Yahya Ould Horma secrétaire permanent aux affaires politique de l’UPR a lu en arabe un communiqué accusant le leader du RFD d’avoir « déversé sa colère sur le président (Ould Abdel Aziz, ndlr.) et sur le gouvernement tout en maudissant les choses et semant de façon flagrante la confusion au sein de l’opinion nationale.» 

En réponse au tableau négatif de la situation du pays, dressé par le chef de file de l’opposition, le parti au pouvoir estime que celui-ci « ferme les yeux sur tout sauf sur le quart vide de la nation alors qu’il ne comprend pas que la réalité des gigantesques réalisations, la logique politique et les réalités sur le terrain démentent ses allégations dans les détails ». 

Allusion tacite à la zone Est du pays en proie aux problèmes de sécurité. Ahmed Ould Daddah avait au cours de sa conférence de presse du mardi déclaré que « la situation sécuritaire est inquiétante à cause de l’absence d’un dialogue national qui renforcerait le front intérieur et d’une coopération régionale pour assurer une gestion plus adéquate de la situation ». Cette déclaration intervenait au lendemain de la décision des  autorités mauritaniennes de rappeler leur ambassadeur au Mali en réaction à la libération par ce pays de prisonniers d’Alqaida en contrepartie de la libération d’un otage français. 

Un geste inconcevable aux yeux du chef de file de l’opposition pour qui, « les voisins sont comme les proches parents avec lesquels on est obligé de composer » et qu’il ne faut nullement compromettre les relations  fraternelles pour des options maladroites au plan diplomatique. Du côté de l’UPR, on se dit plutôt satisfait de la réaction du pouvoir face à la « conduite surprenante de la République sœur du Mali » et l’on valorise le rappel du diplomate mauritanien au pays. En plus le parti au pouvoir accuse le leader du RFD de tentative de diversion de l’opinion car concernant la situation économique, Ahmed Ould Daddah n’aurait pas apporté de preuves du bilan négatif qu’il établit. « Un milliard de dollars a été investi par l’Etat dans le secteur des mines et dans des  projets. Ce qui augmente à 30% la production de la SNIM qui devra atteindre 15 millions de tonnes par an. » A déclaré Ould  Horma qui affirme que 500 millions de dollars ont été injecté dans le secteur des infrastructures de base. 

Le principal grief du président du RFD contre le pouvoir ? « Un blocage notoire dû à un manque manifeste de dialogue de la part du pouvoir ». Selon Ould Daddah, « malgré les dispositions de la loi régissant les rapports entre pouvoir et l’Opposition, prévoyant une rencontre tous les trois mois au minimum entre le Chef de l’Etat et le Leader de l’Opposition » aucune consultation ni rencontre ne lui ont été adressés du côté du pouvoir. 

Réaction de l’UPR : le président du RFD doit d’abord reconnaitre le pouvoir issu des élections du 18 juillet. Chose curieuse car au lendemain de l’élection de Mohamed Ould Abdel Aziz l’opposition avait pris acte à la suite de la proclamation par le conseil constitutionnel des résultats qu’elle avait d’abord contesté et pour lesquels elle avait fait un recours.    

 


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