Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada

22 02 2010

 Nouakchott ?  

Nouakchott Au Carrefour de la Mauritanie et du Monde, voilà  un titre impressionnant d’un livre   qui vient d’être publié par une ‘chercheuse’ associée au laboratoire PRODIG  dénommée Armelle Choplin, elle  est  de l’hexagone  spécialisée dans les questions socio-urbanistiques du pays et  dont je vous livre quelques passages.   Culturellement, et « contrairement  à toute attente, Nouakchott  est une ville  de  la négociation permanente, ce qui met à mal  la théorie d’Huntington ( la ville produit  de la rupture  mais également  de l’échange  les deux dynamiques  ne  sont pas contradictoires ni incompatibles mais bien inhérentes   au support urbain,  quand bien même les rapports sont déséquilibrés entre  les groupes sociaux).» 

A l’évidence apparente, la question  qui sous-tend  la  réflexion de l’auteur,   est de comprendre comment  se construit  désormais  une métropole  d’un pays  pauvre comme la Mauritanie  dans  un contexte néolibéral  mondialisé affecté par la montée du terrorisme et la violence.  Sous l’aspect socio urbain, la chercheuse nous  décrit  une expérience personnelle   du terrain : « un dimanche  de novembre 2008, alors  que je me rendais dans l’une  de ces lointaines périphéries de Nouakchott pour  y conduire des enquêtes, je tombai de façon fortuite  sur un nouveau quartier qui n’est pas reconnu officiellement. Pourtant, elle porte un nom, donné spontanément  par les habitants : «  le quartier des sans fiche sans photo ». Le quartier s’appelle ainsi car les gens  qui y résident sont  eux-mêmes « sans fiche et sans photo.» 

En effet,  le quartier  est attaché au  6ème  arrondissement ; il ne se situe pas loin du cimetière de Pk 7, juste à 1 kilomètre de la place où nos morts dorment en toute sécurité juste à droite de la route bitumée passant devant le cimetière et  allant vers Rosso. Dans un autre passage   Armelle Choplin  brosse l’historicité  de Nouakchott  en  insistant sur  la caractérologie interraciale de l’espace urbain.   « Des interfaces de  natures différentes se superposent et se reconfigurent à Nouakchott ».  La première est d’ordre politique et liée  au statut que revêt Nouakchott. « En  tant que  capitale et ville, elle est interface entre politique et social, entre le centre et les marges socio-spatiales, l’élite dirigeante et les «résidus». 

La seconde interface est selon l’auteur géopolitique: «Elle est  même physique de prime  abord  puisqu’il s’agit d’un contact entre le Sahara et le Sahel, terme qui vient de l’arabe «sâhil» et qui signifie lui même  rivage».  Quant  à la dernière  interface,  Armelle Choplin la considère  comme étant    d’ordre spatial : «Nouakchott assure la jonction entre local et global et par conséquent entre  hinterland/ extérieur,  on shore / off shore, ce qui suppose l’intense échange, et ce à différentes échelles entre vaste  espace  extérieur et un territoire intérieur  quasi exclusivement rural et peu peuplé (….) Bien que  bâtie  sur l’atlantique , Nouakchott  n’est pas une ville littorale. Initialement  elle tourne  même le dos à la mer. Ce n’est  que récemment  qu’elle  a redécouvert  cette interface  terre/mer et les bénéfices qu’elle pouvait en tirer. » 

Sur la gestion de la cité, l’universitaire   dévoile  la personnification  du pouvoir en Mauritanie à travers le cas de la Capitale bien que jeune, elle regroupe le tiers de la population du pays  :  « ce sont  en effet  trois  échelons  de gestion urbaine qui se supposent et se concurrencent : l’Etat central, les agences  d’exécution de type agence  de développement urbain, directement  en cheville  avec la  Banque Mondiale , et à la Communauté Urbaine de Nouakchott . Plus qu’une décentralisation, il s’agit d’une déconcentration incomplète et imparfaite  des services de l’administration centrale.» A l’appui  de jugement  tantôt objectif, tantôt  subjectif,  la  géographe  française  n’évite guère  de  confirmer ou d’  affirmer  à maintes  reprises   la domination   d’une classe dirigeante, appartenant à un groupement spécifique, sur les autres composantes sociales et ethniques : 

 «Il a été dit au fil des pages combien la capitale est et demeure un espace géopolitique de toute première  importance, relevant du champ politique qui  la manipule  à travers  des projections idéologiques et symboliques (…)Certes, l’Etat  mauritanien est le moteur de Nouakchott mais il ne saurait être  ce deus  ex Machina  car il n’a pas la possibilité , ni même  la capacité de façonner entièrement  à son image. Seuls quelques espaces  sont réellement  sous influence, et en premier  lieu le centre  ville dans    lequel il s’efforce  de soigner la symbolique…»   M_barrada@yahoo.fr 

Source : La Tribune n°489


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Une réponse à “Les Echos Par Mohamed Fouad Barrada”

  1. 24 02 2010
    fouad (22:12:56) :

    moi j’abelle fouad de maroc j’me mahamade fouad ou trol 3andi le msn ok mon nami fouad

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