Développement

16 02 2010

Pour une bonne gouvernance de la migration de main-d’œuvre

 

Le lancement de la composante du projet de bonne gouvernance des migrations et son lien avec le développement en faveur de
la Mauritanie a été fait le jeudi 11 février 2010 à Nouakchott. Pour la circonstance, le secrétaire général du ministère de l’emploi et de la formation professionnelle, Mohamed Ould Sidi dit Bedene a souligné que le phénomène de la migration a atteint un degré inquiétant et sans précédent ces dernières années.

En Afrique et particulièrement dans sa zone ouest ceci est dû aux conséquences de la pauvreté, à l’instabilité politique et sociale et aux répercussions de la mondialisation.

Inscrit dans le cadre d’un vaste programme du Bureau International du Travail (B I T), Cette composante du projet de bonne gouvernance des migrations a été financée par le Royaume d’Espagne à hauteur de deux millions d’euros. Le projet s’étend sur une durée de quatre ans et concerne trois pays de la région ouest africaine :
la Mauritanie, le Sénégal et le Mali. Il vise à maximiser les bénéfices de la migration encadrée de main d’œuvre pour promouvoir le développement durable et la réduction de la pauvreté dans ces trois pays.


La Mauritanie, le Sénégal et le Mali font face à une insuffisance d’emploi qui oblige, surtout les jeunes, à considérer la migration comme une solution très attractive. Les mouvements ver l’Europe et l’Espagne en particulier, ont considérablement augmenté ces dernières années et font l’objet d’une préoccupation croissante en raison de leur caractère irrégulier : d’un coté dans les pays d’origines, il y a un accroissement considérable de la demande d’emploi en Espagne, de même qu’une forte pression sociale basée sur des images positives sur la vie en Europe ; de l’autre, les canaux pour la migration régulière en Espagne commence à ce développer. C’est pourquoi, dans leurs plans respectifs de lutte contre la pauvreté,
la Mauritanie le Sénégal et le Mali ont fait de l’emploi une priorité absolue. Sur 56 millions de migrants vivant en Europe, 27, 5 millions sont économiquement actifs, ce qui représente 4% de la population active de l’Europe. Le gouvernement mauritanien accorde une importance particulière à la problématique de la main-d’œuvre étrangère et à procéder à la ratification de plusieurs convention dans ce cadre. Ce projet intervient au moment où notre pays mène un combat sans merci contre le chômage et l’exclusion sociale. Ce qui contribuera aux traitements judicieux des aspects négatifs du phénomène de l’immigration. Et qui aura certainement des retombées bénéfiques sur l’opération de développement national.

Par ailleurs, il existe un grand écart entre les profils socioprofessionnels des candidat (e)s à la migration et la demande dans les pays d’accueils. S’il est vrai que les politiques migratoires des pays d’origines et d’accueils font la promotion de la migration circulaire et temporaire, le retour est encore difficile. En effet il n’existe pas de mesures suffisantes pour faciliter la réinsertion des travailleurs et travailleuses migrant (e)s sur le marché du travail de leurs pays. La migration est encore masculine dans sa grande majorité, mais elle tend vers une participation croissante des femmes dans les flux migratoires de travailleurs. Le Bureau International du Travail cherche à réaliser a travers ce projet les objectifs suivants : renforcer les institutions et améliorer les mécanismes d’intermédiation, améliorer le système de formation professionnelle, appuyer un système d’incitation au retour et de réinsertion dans le pays d’origine et en fin promouvoir une meilleure et une plus grande insertion du travail des femmes travailleuses migrantes.

Pour rappel, le BIT est la seule agence des Nations Unies ayant un mandat clair de protection des travailleurs migrants. Ce mandat a été réaffirmé en 1998 avec
la Déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail. Le Bureau International du Travail a traité les questions des migrations de main-d’œuvre depuis sa création en 1919. Il a facilité l’adoption des conventions pour guider la migration et la protection des travailleurs migrants Le BIT adopte une approche de la migration de main-d’œuvre basée sur les droits.                

         

Feinda Traore.

Source : La Truibune n°488


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