• Accueil
  • > Archives pour le Lundi 15 février 2010

La Tribbune Pdf

15022010

La Tribbune Pdf dans La Tribune Mauritanie PDF pdf latribunemauritanie488.pdf




Les Echos de la Tribune : Le cri d’un étudiant de la diaspora !

15022010

Par  Mohamed Fouad Barrada

 

Pour qu’il y ait une révolution, il faut  une culture spécifique voire un paradigme.  Et pour qu’il y  ait un développement, il faut un soubassement socioculturel alimenté par l’interactivité avec d’autres sociétés. 

Certes, le  développement  de notre système éducatif  est une noble finalité. Certes,  nous avons besoin des techniciens, des médecins,  des pilotes,  etc.  Cependant, pour  concrétiser le  développement, il ne faut pas aller loin,  il faut d’abord  passer  par  une émancipation culturelle voire sociétale incitant les composantes  les  plus actives  de la nation  à  relever le niveau du  débat national. Ce qui sous-entend qu’il  est  temps  d’encourager ceux qui  ont eu le courage d’aller loin de chez eux  pour s’abreuver  du savoir.  J’ai,  dans ce contexte, reçu fraîchement un message de la diaspora. Un cri du cœur  dont voici les points saillants : « Je suis un étudiant mauritanien en Master 2 recherche en Droit Public en France. Je vous interpelle pour une confidence, en l’occurrence, sur les conditions d’attribution des bourses par la commission des bourses  au ministère de l’éducation, surtout une discrimination au niveau des filières comme les sciences juridiques, les sciences humaines. En réalité,  la commission ignore les étudiants de ces filières même arrivées  au niveau du master 2 (l’ancien DEA) qui est classé troisième cycle.
Je pense que toutes les filières sont importantes pour le développement  de notre Mauritanie.
Je vous confirme  que la discrimination n’est pas raciale mais  elle est plutôt au niveau des filières «  :  la commission donne une bourse à un étudiant en 1ère  année des  Sciences appliquées  alors  qu’ un étudiant en Master 2 Droit public voire en 1ère  année de thèse qui est à un pas  de  finir ses études et servir la Mauritanie n’aura jamais de  bourse  » cette  attitude pousse-t-elle  l’étudiant qui a rencontré toutes les difficultés et qui n’a jamais eu de  bourse même une année à servir la Mauritanie ?
Les étudiants en master 2  Sciences juridiques sont venus en France après avoir décroché  leurs diplômes de maîtrises à l’Université de Nouakchott faute de troisième cycle, ils  sont obligés de partir si loin de leur pays pour continuer leurs études dans un but de revenir avec des qualifications pour servir  leur chère patrie »,fin de citation . 

Il est clair, l’objet de ce cri n’est qu’une frustration, conséquence des  séquelles de la décision qui s’oriente vers une interdiction formelle d’attribution des bourses à la filière ayant trait à la science Humaine.  Les initiateurs de la nouvelle politique, on les comprend,   défendaient chacun à son tour  son département ministériel en l’occurrence la santé et les domaines professionnels. Néanmoins, il est essentiel de nuancer entre les approches.   Contrairement à ce qui est répandu, le domaine des sciences humaines, conditionne les autres domaines, spécifiquement, il y a une carence au niveau des  ‘sciences’ de la gestion, de la planification stratégique,  de la sociologie, de psychologie sociale, des sciences cognitives, etc. Aucune structure de recherche permettant de promouvoir le savoir sans ces branches. Quasi inexistence des revues scientifiques humaines.  L’université ferme ses portes aux compétences en termes  de recherche en se focalisant sur l’enseignement.  De ce fait, le mieux  est de combiner entre  la rationalité budgétaire quant à l’attribution des bourses   et la performance éducative. Nous sommes amenés  à former des formateurs et de restructurer  notre unique  université à travers des vrais laboratoires de recherches  créateurs  apportant  des solutions  structurelles.  Il faut aussi  avoir l’aptitude de bénéficier des ressources humaines de l’extérieur en valorisant le système de rémunération incitative.   Et si on cherche les raisons fondamentales   du développement  socio-économique  de chaque pays, nous allons évidement aboutir à une conclusion élémentaire : l’imitation, l’adaptation des modèles qui réussissent ailleurs   aux réalités locales, l’innovation et l’apprentissage. En guise  d’illustration,  le père de la révolution économique contemporaine de la Chine populaire, a pu s’inspirer du modèle français pour prôner l’ouverture des marchés de  son pays  face aux capitaux extérieurs. Quelle explication ? 

Le réformateur  Deng Xiaoping  a, tout simplement, passé une grande partie de son cursus universitaire  en France. Pourtant ce dernier  fut  un ardent défenseur  des  valeurs  intrinsèques  de l’empire du milieu.    

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune Mauritanie  n°488







bientôt tous en prison, bie... |
WADE - Président - |
la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Journal d'1 République...
| sarkosy un espoir pour la f...
| Sylvie Trautmann