Budget 2010

21 12 2009

 

  

Les infrastructures pour booster l’investissement 

 

Le budget mauritanien pour l’année 2009-2010, en discussion dans les deux chambres des représentants met le paquet sur l’actualisation et la création d’infrastructures pour favoriser et aimanter les investissements directs étrangers. 

 

 

«Dans la situation économique actuelle, la levée de ressources financières pour satisfaire les énormes besoins de l’Afrique en infrastructures constitue un défi majeur. Cependant, sans ces ressources, les gouvernements africains auront beaucoup de difficultés à rattraper les autres régions du monde.» assurait récemment Obiageli Ezekwesili, vice-présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique. A défaut, des crédits nécessaires à moyen terme, ne compter que sur ses propres ressources d’abord, et bien les placer. C’est cette option que la Mauritanie semble suivre à court terme, en ayant présenté le mois passé, au parlement mauritanien un projet de budget pour l’année 2010, qui fait la part belle au développement des infrastructures. Au total, entre les réseaux de transports, les centrales électriques et les ports, le budget présente 15% d’allocations à l’amélioration ou création d’infrastructures, selon les cas. «Une meilleure infrastructure pourrait augmenter de 40% la productivité de nos entreprises, selon la plupart des études. Prenez l’exemple d’une entreprise de produits frais comme Tiviski: elle doit pouvoir gérer en toute quiétude une chaîne de froid pour subir le moins de pertes sur le chemin, et pour présenter au client la meilleure marchandise possible; or pour l’heure, avec un défaut marquant de routes entre le no man’s land du centre mauritanien et les principales villes, des pertes importantes sont constatées. Pertes qui pourraient largement être minimisées, avec de meilleures infrastructures de transports» expose longuement un analyste du ministère des affaires économiques.

 

Les infrastructures apportent les investisseurs 

 

Le budget d’un milliard de dollars américains pour 2010 (soit +3,70% par rapport à 2009) adopté par le gouvernement traduit donc la volonté du nouveau pouvoir de maintenir la dynamique de poursuite des efforts visant «la relance de l’activité économique en vue d’atténuer l’impact de la crise sur les finances publiques grâce au renforcement de l’efficacité de la dépense publique et une allocation optimale des crédits budgétaires». Cette relance passe par une meilleure productivité des entreprises nationales, via l’optimisation des infrastructures, mais ces dernières doivent aussi permettre d’attirer beaucoup plus d’investissements directs étrangers. Et entre les européens, les pays du Golfe, et les asiatiques, les potentialités sont encore nombreuses.

L’Europe, malgré les efforts de ces cinq dernières années, reste tout de même lente à investir chez nous. «L’éthique commerciale est différente de ce à quoi les entreprises européennes sont habituées. Les infrastructures constituent un autre problème. Cela concerne bien sûr les infrastructures de base, les routes, les services postaux etc., mais pas seulement. Les entreprises européennes expriment aussi leur inquiétude vis-à-vis de l’état des infrastructures télécom.» développe Nic Cantuniar, directeur des ventes Europe de l’opérateur Cable&Wireless, qui offre ses services aux entreprises qui bravent la barrière des infrastructures, notamment en matière de télécoms.

 

MLK 


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