ACTU/REGIONS
21 12 2009Rosso : Séminaire sur la scolarisation des filles
L’école de Rosso 3 a abrité les 10, 11 et 12 décembre un séminaire au profit de 23 enseignants venus toutes les écoles de la ville. Le thème portait sur la scolarisation des filles notamment le défi de leur rétention dans les internats loin de leurs résidences familiales et la fréquentation des filières scientifiques dans les écoles.
Le séminaire organisé par l’ONG Santé Sans Frontières du Dr Ly Ciré a permis aux enseignants de se pencher sur la problématique de la scolarisation des filles et de leur maintien à l’école. Après une présentation du thème, les enseignants ont travaillé en ateliers pour faire un état des lieux en passant en revue tous les problèmes socio-économiques qui constituent une entrave à la scolarisation des filles avant de dégager des pistes de solutions.
En marge de ce séminaire, Santé Sans Frontières a organisé dans les locaux de la commune de Rosso un atelier de sensibilisation sur le Sida au profit de 37 adolescents. Au cours d cet atelier, Dr Bakar médecin chef du dispensaire de Rosso a pu expliquer aux jeunes tous les aspects de ce fléau, les moyens de se protéger et les traitements possibles.
Richard Toll : Séminaire sur le Genre et la macro économie
AWOMI (African Women Millenium Initiative on Poverty and Human Rights) organise du 3 au 6 janvier prochain, un séminaire sur le thème genre et macro économie. Ce sera à Richard Toll (Sénégal).
L’objectif de ce séminaire est de rassembler les organisations communautaires de base (femmes et jeunes) pour échanger sur les relations entre le genre et les questions macro économiques. Plusieurs journalistes de la sous région sont invités à l’atelier. Ils auront notamment à définir une stratégie de plaidoyer afin d’amener les gouvernements à rendre compte des engagements pris au nom de la communauté.
AWOMI est une ONG lancée au Kenya en 2005 et basée à Dakar. Elle a été créée parce que malgré le fait que beaucoup de gouvernements africains ont signé de nombreux instruments juridiques propres à protéger les femmes, la situation de ces dernières na pas beaucoup changé en Afrique.
Hodh El Gharbi
La vie des ‘’yagharate’’ à Aioun
Yagharé vaut dire femme en soninké et yagharate, son pluriel en hassaniya . Le terme est collé aux femmes qui viennent de
la Moughata de Kobeni et du Mali. Elles sont majoritairement soninkés. On compte parmi elles une minorité de peuhles.
Chassées de leurs lieux d’origine par la pauvreté, elles viennent se réfugier en ville à la recherche d’un emploi domestique pour trouver de quoi vivre et aider leurs parents restés dans les hameaux.
A Aioun elles se regroupent en foyers suivants leurs lieux d’origine. Et leur point focal est le quartier Marquez.
La vie de ces pauvres femmes est très misérable : s’entassant dans des maisons totalement délabrées où le meuble est quasi inexistant et la nourriture est maigre.
La nuit, ses foyers se caractérisent par le trop plein de brouhaha, des éclats de rire et parfois la musique mandingue sonne tandis que le jour le silence de cimetière règne .Chacune vaque à son boulot et d’autres circulent dans la ville pour chercher à effectuer des travaux ménagers : faire la lessive la vaisselle, le balayage etc.
Les plus aisées de ces femmes sont celles qui travaillent comme’’ binédane’’ avec des salaires de misère ou de pitance. Dans ces maisons elles sont victimes de surexploitation (tache dépassant largement le gain) .Leurs employeurs n’ont ni considération ni pitié à leurs travers : maltraitées, accusées de vol, retard de salaire et parfois exploitées sexuellement.
Des pauvres femmes sans aucune défense subissent de maltraitance de la part des personnes sans âmes et pitié
L’autre frange, de l’aube au crépuscule se faufilent entre les maisons pour se procurer de boulots temporaires afin d’éliminer l’oisiveté et rentrent à la maison avec quelques centaines d’ouguiya .Mais parfois certaines rentrent bredouilles comme l’affirme A. D. ‘’ parfois tu fais le tour de la ville sans rien trouver ‘’
Une question sur la gestion de leurs gains, la réponse et presque unanime ‘’ après avoir enlever ce qu’on doit manger et envoyer nos parents une somme pour les soulager, le reste est gardé. Cette somme économisée est destinée à l’achat des habits ou servant l’argent de poche une fois de retour au village.
Notons que dès la première pluie, la majorité de ces femmes retourne à leurs fiefs pour constituer la main d’œuvre champêtre .C’est le retour au terroir.
Ce qui est plus triste est que cet exode n’a pas épargné les jeunes filles (moins de douze ans) qui devraient être à l’école.
Adama Sy cp Hodh El Gharbi
Source : La Tribune n°479




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