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Les Echos de La Tribune Par Mohamed Fouad Barrada

14122009

 

Aziz est-il un leader ? 

Deux événements marquants : le premier c’est l’ouverture des médias publics à l’opposition et le second  n’est que la nouvelle approche communicative du conseil des ministres. 

La démocratisation du pays est en bonne marche. C’est dans la confrontation des idées que les choses peuvent avancer.  Un nouveau système, semble-t-il, nécessaire pour la stabilité du pays.  Les mauritaniens  sont toujours guidés à être sous  l’influence du  chef bien que  souvent un homme    représentant   dans l’inconscient collectif de la grande partie des pays africains et arabes  un déterminant incontestable, il  est loin d’être un leader. Il a, tout  simplement, raison même s’il ne l’a guère.   C’est ainsi que l’autorité se créait   autour d’un noyau dur  systématiquement individualiste et masculin  au sens ‘négationniste’ du terme.  Certes,  dans des composantes de la société mauritanienne c’est la femme qui  tire les ficelles de la systématisation arbitraire  du pouvoir centralisateur. Toutefois,  elle reste à l’arrière  plan. Elle  est généralement nonchalante quant à la créativité. Ce qui se répercute sur les enfants en bas âge.  Et qui souffre de ce manque de créativité décisionnelle ?  C’est en denier ressort la femme qui se trouve  délaissée  par le mari, le père  et la famille.  En effet, le tout est  affecté par le phénomène de la pauvreté lequel avait été, en fait,  accentué par le manque d’innovation ‘résolutive’ au niveau de  l’exécutif, le législatif et le judiciaire.  Dans cette lancée, tout dépendait  du centre décisionnel  qui façonne les autres déterminants du pouvoir de la manière la plus abjecte.   

Il manquait, par ailleurs, un leader à  ce pays.  Il fallait des secousses et on ne sait point  encore s’il faut d’autres secousses pour que l’exécutif se cantonne  sur ses compétences.     

L’actuel pouvoir en place et surtout le chef de l’exécutif semblent déclencher des processus ayant trait au changement. Les prémices de ce changement se manifestent, en outre,  par ce fameux  concept  de lutte contre la gabegie  que certains  jugent orienté vers l’opposition.  C’est ainsi que cette dernière  a déclaré    que «  les autorités  gèrent  à   leur manière    la lutte contre la gabegie pour l’instrumentaliser ». «  Aziz  favorise l’escalade au détriment des canaux juridiques impartiaux   ». Résume   le président de l’Assemblée  Messoud Ould Boulkheir     

Néanmoins, nous avions  des chefs, mais nous souffrons depuis longtemps de manque  de leader  qui créera par la volonté du peuple des  paradigmes  souvent rejetés par des forces traditionnelles. Maintenant que les choses bougent, la crise de leadership de l’époque  en Mauritanie  impose  un nouveau mode décisionnel  qui peut être qualifié de nouveau.  Espérons qu’il soit efficace.     

m_barrada@yahoo.fr

Source : La Tribune n°479







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