Minarets: L’ONU s’inquiète

7 12 2009

 

 Après l’adoption dimanche du projet d’interdiction de construction de minarets en Suisse, l’ONU, par la voix d’Asma Jahangir, parle de résultats « discriminatoires » et s’inquiète du non-respect des droits de l’Homme.  

L’affaire des minarets « indésirables » en Suisse ne cesse de faire des vagues sur la scène internationale. Et la question de la liberté religieuse est au centre de la polémique. Lundi, c’est une experte indépendante auprès des Nations Unies, Asma Jahangir, qui regrettait le résultat de ce référendum, organisé par le parti de droite populiste Union démocratique du centre (UDC). « J’ai de sérieuses inquiétudes quant aux conséquences négatives que le résultat du vote aura sur la liberté de religion ou de conviction des membres de la communauté musulmane« , avait alors indiqué Asma Jahangir. 

Si elle considère que l’interdiction de construire des minarets sur le territoire helvète est une « discrimination claire » à l’égard des musulmans, la rapporteuse spéciale sur la liberté de religion ou de conviction, ne fait que confirmer le point de vue des Nations Unies. Il y a un mois, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU avait déjà mis en garde la Suisse en indiquant qu’une telle interdiction serait contraire aux obligations du pays. 

Le Vatican soutient les musulmans 

Selon l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), la Suisse – qui a ratifié ce texte – se doit de protéger et de garantir le respect pour la liberté de pensée, de conscience et de religion. En plus de ce droit indéniable, Asma Jahangir interpelle aussi la scène internationale sur l’importance de « sensibiliser (…) les gens à propos de la diversité religieuse« , car « aucune société n’est à l’abri de l’intolérance« . 

Le Vatican – par solidarité religieuse? – a également tenu à apporter son soutien aux musulmans suisses. « Je ne vois pas comment on peut entraver la liberté de religion d’une minorité ou empêcher un groupe de personnes d’avoir sa propre église« , a jugé, dès l’annonce du référendum, le président du conseil pontifical pour les migrants, Mgr Antonio Maria Sveglio. De son côté, le secrétaire général de la conférence épiscopale suisse, Mgr Felix Gmür, avait considéré que l’interdiction des minarets était « un coup dur pour la liberté religieuse et l’intégration« . 

Dimanche, 57,5% des Suisses ont accepté le projet d’interdiction de construction des minarets sur leur territoire. Pourtant, l’islam est la deuxième religion du pays loin derrière le christianisme, avec 300 000 musulmans, soit 4% de la population. 

Source : le JDD.fr 


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